Post has published by Colonel_Orlik

Ce sujet a 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  Ambarequiem, il y a 1 an et 5 mois.

  • Participant
    Posts373
    Member since: 17 juillet 2016

    La puissance et l’efficacité de l’arsenal mondial est en expansion quasi-continuellement depuis le développement des bouches à feu, de ce coté là rien de nouveau sous le soleil. En concentrant notre attention sur l’immédiat après deuxième guerre mondiale : l’armement est de plus en plus précis, efficace, destructeurs et l’on a qu’une vision réduite de ce potentiel à travers des conflits “mineur”, dans le sens où ce n’est pas un conflit “mondial” et “total” avec la Syrie et la Somalie par exemple.

    Cette situation me fait penser à l’ambiance d’avant la première guerre mondiale, où les grandes armées, européenne en l’occurrence, se focalisaient sur les armées maitrisé (cavalerie, infanterie, artillerie) en ne faisant pas attention à de nouveaux moyens qui ont du potentiel (aviation, motorisation, armement automatique).

    Pour développer mon parallèle, je vais me baser sur les deux “encadrements” : celle de 1870-1918 et celle de 1939-20xx.

    Après la déculotté que lui a fait subir la future Allemagne, la France a eu un un certains traumatisme doublé d’une prise de conscience. Pour simplifier, la confiance en l’avancement technologique (du chassepot notamment) de l’armée impériale a précipité sa perte à poussé l’armée républicaine à miser à fond sur le mouvement et l’offensive (à outrance), notamment en se basant sur la campagne prussienne de 70-71. Or le conflit mondiale qui en découle est une guerre de tranchée (surtout) au front de L’ouest.

    Aujourd’hui, le conflit majeur qui marque aujourd’hui encore le monde en géo-politique est la deuxième guerre mondiale qui a surtout été une guerre de mouvement où c’est imposé les nouvelles armes d’avant (char, aviation), un peu comme les canons en acier prussiens comme nouvelles pièces maitresses, avec l’infanterie, des conflits moderne. Sans parler de l’arme atomique.

    Aujourd’hui, toute les idée militaires actuelles se sont basé sur la deuxième guerre mondiale, à laquelle s’ajoute des constats avec les récents conflits (Irak, Syrie) un peu comme pour les conflits du Transvaal et des Balkans pour l’avant première guerre mondiale.
    Pour la Syrie, on entend souvent parler des tunnels et des protections souterraines, pour se protéger des bombardements aériens nous dit-t-on car elles ne peuvent pas répliquer.

    Mais, face a la puissance destructrice de l’armement moderne, les armes thermobariques pour citer un exemple qui est un sujet actuel du forum, est-ce que les armées nationales modernes ne reprendront pas le réflexe de s’enterrer et de bâtir des protections solides pour se préserver ?

    "La critique de l'art est aisément difficile mais l'art de la critique est difficilement aisé".

  • Modérateur
    Posts8403
    Member since: 17 juillet 2016

    Je pense qu’il y a plutôt dans les armées de haute technologie une recherche de la protection par le contre direct des capacités des armements destructeurs: brouillage, camouflage, mobilité et même destruction des munitions. Le retour aux fortifications importantes est problématique car la population n’en a pas, et elles marquent duazblement le territoire.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts1036
    Member since: 17 juillet 2016

    Le retour des fortifications, ont-elles jamais disparue?

    Pour simplifier, la confiance en l’avancement technologique (du chassepot notamment) de l’armée impériale a précipité sa perte à poussé l’armée républicaine à miser à fond sur le mouvement et l’offensive (à outrance), notamment en se basant sur la campagne prussienne de 70-71.

    Raccourci, la première chose que fait la France après l’armistice de 1871, c’est de construire des lignes de fortification. Fortifications qui permettent à Verdun, Reims, Amiens de gagner la guerre.

    Aujourd’hui, le conflit majeur qui marque aujourd’hui encore le monde en géo-politique est la deuxième guerre mondiale qui a surtout été une guerre de mouvement où c’est imposé les nouvelles armes d’avant (char, aviation)

    Ligne Maginot, ligne Siegfried, Canal Albert, mur alpin, mur de l’atlantique, ligne Gothique, ligne Molotov, ligne Staline, ligne Mannerheim, Ostwall, le Wire dans le désert, Tobrouk et Bir Hakeim, ligne GHQ au royaume uni… La seconde guerre mondiale est une guerre de mouvement… entre des lignes de fortifications, ou pour les contourner.

    Pour la Syrie, on entend souvent parler des tunnels et des protections souterraines, pour se protéger des bombardements aériens nous dit-t-on car elles ne peuvent pas répliquer.

    Les allemands n’ont pas agit autrement le 6 juin, les canadiens ont galéré pendant une journée complète à Courseulles sur mer à venir à bout des allemands les plus motivés utilisant le réseau de tunnels pour faire durer la défense.

    Mais, face a la puissance destructrice de l’armement moderne, les armes thermobariques pour citer un exemple qui est un sujet actuel du forum, est-ce que les armées nationales modernes ne reprendront pas le réflexe de s’enterrer et de bâtir des protections solides pour se préserver ?

    Est-ce qu’il y a un moment où l’on a cessé de le faire?
    Je rappelle qu’en France, certains ouvrages de la ligne Maginot ont cessé d’être utilisé en 2017 par l’armée, et que certains ouvrages fortifiés sont toujours utilisés à vocation de défense.

    Je pense qu’il y a plutôt dans les armées de haute technologie une recherche de la protection par le contre direct des capacités des armements destructeurs: brouillage, camouflage, mobilité et même destruction des munitions. Le retour aux fortifications importantes est problématique car la population n’en a pas, et elles marquent duazblement le territoire.

    Contrer les armes de l’assaillant est aussi vieux que la fortification. Reposer uniquement sur le contre est un peu risqué, puisque rien ne peut rattrapé une défaillance ou une supériorité de l’ennemi.
    Une position fortifiée résiste fort bien à une armée moderne, même sans contre mesure : la guerre de 2006 entre Tsahal et le Hezbollah en est l’exemple frappant. Des deux côtés, les fortifications jouent un rôle : les pertes civiles israelienne causés par les tirs de roquettes sont contrés à la fois par des contre mesures actives, et par une défense passive à base de bunker et d’abris qui sont systématique dans les maisons et immeubles Israeliens.
    De l’autre côté, les bunkers et réseaux de fortifications permettent au Hezbollah d’encaisser la supériorité absolue du feu de Tsahal (aviation et artillerie), et de stopper complètement l’attaque de Tsahal.

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