Post has published by kymiou

Ce sujet a 4 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  kymiou, il y a 11 mois et 2 semaines.

5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)
  • Modérateur
    Posts1921
    Member since: 20 juillet 2013

    Le sympathique petit chasseur Vampire si reconnaissable à son fuselage bipoutre, fut mis au point par De Havilland en 1942, proposé l’année suivante, adopté en 1945 et mis en service peu après. Il aurait pu sortir beaucoup plus tôt mais l’état-major allié avait d’autres priorités en sorte qu’il ne connut pas les hostilités.

    https://images.empreintesduweb.com/originale/1494075488.png

    Ses performances étaient de son temps : 850 km/h dans ses premières versions. Mais sa facilité de pilotage, la simplicité de son entretien, sa grande souplesse d’utilisation et son faible coût en firent un produit-phare de l’exportation aéronautique britannique. Ainsi vit-on des Vampire suédois, suisses, français, canadiens, etc…

    Mais sa conception en double fuselage imposait certains impératifs. Il était évidemment exclu que le stabilo réunissant les deux poutres baignasse dans le flux de la tuyère. Aussi le moteur penchait-il légèrement vers le bas. Cela chauffait bien un peu le tarmac au décollage mais quelle importance ? Cela n’a pas empêché le Vampire de disposer d’une version aéronavale pour les porte-avions de Sa Majesté.

    Sauf qu’au moment d’arracher son engin, le pilote lance les gaz à fond, ce qui allège le nez et aggrave encore le côté « chalumeau » de son arrière-train.

    https://images.empreintesduweb.com/originale/1494075491.png

    Ce fut brillamment démontré il y a quelques jours sur un aérodrome anglais où un Vampire rénové faisait une démonstration.

    https://images.empreintesduweb.com/originale/1494075664.png

    Rassurez-vous. L’avion, rigoureusement intact, a décollé sans problème. Ce qu’on voit voler ici, ce sont des plaques de bitume. Sans doute un revêtement d’époque, lui aussi. 😉

    .

    A l'inverse du généraliste, le spécialiste est celui qui en sait toujours plus sur un sujet de plus en plus restreint. Le spécialiste parfait est donc celui qui sait absolument tout sur absolument rien.

  • Participant
    Posts914
    Member since: 6 novembre 2015

    Je préfère le Meteor !

  • Admin bbPress
    Posts6283
    Member since: 5 août 2017

    Merci pour l’info! Pour ma part, j’ignorais que les alliés possédaient une technologie turbojet pratique aussi tôt qu’en 1942. Je croyais que cette percée avait essentiellement été faite du côté allemand à cette date.

    Sinon, pour le tarmac, n’aurait-il pas été possible de simplement adapter une piste avec une longue plaque d’acier qui n’aurait au final que surchauffée?

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Participant
    Posts373
    Member since: 17 juillet 2016

    Ce qu’on voit voler ici, ce sont des plaques de bitume. Sans doute un revêtement d’époque, lui aussi. 😉

    Ha ha ! J’imagine la têtes des officiers anglais à la vue du bitume qui s’envole juste derrière l’appareil. Plus sérieusement, si le décollage de chacun de ses appareil coutaient une piste de décollage et d’atterrissage (car j’imagine que c’était le même type de bitume à l’époque) ça aurait put freiner grandement le développement de cet appareil, peut être même obliger de changer le fuselage pour élever un peu plus le réacteur.

    Pour la piste en acier, après la surchauffe il se peut qu le métal travail, et donc se déforme et j’ose à peine imaginer les accidents que celas aurait produit avec les pneus qui glissent sur une surface qui adhère moins que le bitume.

    "La critique de l'art est aisément difficile mais l'art de la critique est difficilement aisé".

  • Modérateur
    Posts1921
    Member since: 20 juillet 2013

    BaTBaiLeyS :

    Pour ma part, j’ignorais que les alliés possédaient une technologie turbojet pratique aussi tôt qu’en 1942.

    S’il fallait définir un retard, ce ne serait que de quelques mois. Il est tentant d’imaginer une sorte de course au premier turboréacteur entre les industries allemandes et britanniques. Mais les circonstances sont tellement différentes qu’il vaut mieux parler de deux histoires parallèles.

    Dès 1927, Franck Whittle, élève-officier à la RAF, émet l’idée d’un avion uniquement propulsé par ses gaz d’échappement. Ses supérieurs jugent le principe saugrenu mais l’autorisent à y travailler à ses moments perdus. Il réalise un prototype en 1930 mais, comme il travaille pratiquement à ses frais, c’est seulement en 1937 que l’autorité commence à s’intéresser à l’idée.

    La guerre accélère le processus et, en avril 1941, on assiste au premier envol sur une cellule d’avion bricolée. Il semble que Whittle ait développé deux types de réacteurs légèrement différents. L’un fut choisi pour équiper les futurs Météore commandés à l’usine Gloster. L’autre fut récupéré par De Havilland qui comptait le monter sur son propre projet : le Vampire.

    Mais ce dossier était très secondaire pour les état-majors qui préféraient alors produire en masse du matériel ayant déjà fait ses preuves. Question de priorité. C’est de ce choix que vient le retard apparent des Alliés dans ce domaine.

    En Allemagne, l’histoire est très différente. C’est seulement en 1936 que l’ingénieur Hans von Ohain propose à Heinkel un turboréacteur de sa conception (il ignorait tout des travaux de Whittle) et il est aussitôt engagé. Dès 1939, le Heinkel 178 décolle avec le moteur-miracle.

    Mais trois choses font freiner l’essor du nouveau système : d’abord, Heinkel a une réputation de constructeur de bombardier et Berlin préfère transférer le programme à Messerschmitt ; ensuite, il y a la fameuse demande d’Hitler de transformer le futur chasseur en bombardier (ce qui est un comble quand on considère le premier point) ; enfin, la réaction exige des matériaux performants, notamment des aciers spéciaux, que les Allemands ont les plus grandes peines à se procurer, blocus oblige.

    En somme, les Alliés pouvaient mais ne voulaient pas ; les Allemands voulaient, mais ne pouvaient pas.

    Beaucoup plus tard, Whittle et von Ohain se rencontrèrent. Ayant vite compris que nul n’avait copié l’autre, ils devinrent amis au point de faire des tournées de conférences ensemble.

    A propos du bitume volant, il s’agit évidemment d’un simple accident dû à un revêtement suranné. L’Angleterre offre encore beaucoup de ces vieilles bases abandonnées au tarmac parcouru de ravines et de mauvaises herbes. La tentation est grande de s’en servir pour l’une ou l’autre manifestation, voire pour tester de vieux coucous en cours de rénovation. Alors,…

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    A l'inverse du généraliste, le spécialiste est celui qui en sait toujours plus sur un sujet de plus en plus restreint. Le spécialiste parfait est donc celui qui sait absolument tout sur absolument rien.

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