Post has published by Nicopoleon 1er

Ce sujet a 13 réponses, 9 participants et a été mis à jour par  Henri Dubret, il y a 2 ans et 1 mois.

  • Participant
    Posts2169
    Member since: 12 avril 2012

    On considère souvent la bataille d’Ulm comme un chef d’oeuvre, car Napoléon a forcé la reddition de Mack et de ses 25 000 hommes, avec seulement 500 morts français, et ce grâce à des manoeuvres bien orchestrées.

    Qu’en pensez-vous ?

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    La campagne de 1805 un chef d’œuvre ? Sans aucun doute OUI !

    Stratégiquement Napoléon dirige son armée vers le véritable front décisif : l’Autriche.

    Cette campagne est un excellent exemple de « grande tactique » française ; la Grande Armée ne peut pas être commandée par un seul homme, elle est donc divisée en 7 corps d’armée autonomes avec le même objectif commun; envelopper Ulm.
    Ainsi ces corps d’armée peuvent se déployer sur une grande largeur, chacun sur son axe de progression, pour envelopper l’armée autrichienne, tout en restant proche les uns des autres pour se soutenir mutuellement. Finalement les autrichiens, sans quasiment combattre, se retrouvent isolés des russes, complétement encerclés et non d’autre choix que la capitulation.

    Comparaison n'est pas raison.

  • Participant
    Posts2625
    Member since: 12 avril 2012

    La rédition d’Ulm, comme on l’appelle aujourd’hui est une immense victoire qui glorifie le génie militaire de l’Empereur, après la victoire d’Elchigen remporté par Ney et appuyé par Lanne, les troupes autrichiennes se replièrent sur Ulm.
    Mack voulait refaire une brillante sortie comme à Marengo durant le deuxième campagne d’Italie, cette bataille, l’Empereur faillit la perdre.
    Mais Napoléon ne fit pas la même erreur et avec un peu de patience, Ulm capitula.

  • Participant
    Posts678
    Member since: 12 avril 2012

    C’est l’exemple même de la campagne/bataille à front renverse (comme à Marengo et à Bannockburn). Imparable quand on coupe l’ennemi de sa ligne de retraite et des ses voies de communications.

  • Participant
    Posts893
    Member since: 12 avril 2012

    Dans ce sens, Ulm est un chef d’oeuvre de l’art opératique napoléonien. La bataille n’a pas lieu, car elle est remportée par la manœuvre. Napoléon prouve définitivement que la campagne est le point clé de la guerre et est même parfois PLUS important que la bataille.
    Néanmoins, le mot “absolu” me paraît exagéré. En effet, Ulm ne contient pas tous les aspects d’une guerre, c’est impossible. Et pour cause, il n’y a pas de bataille, donc pas de poursuite. Et alors, au niveau de la poursuite, le chef d’oeuvre DANS CE DOMAINE est la campagne de 1806 contre la Prusse.

  • Participant
    Posts2925
    Member since: 12 avril 2012

    Justement je trouve le fait qu’il n’y ai ni bataille ni poursuite en fait un chef d’oeuvre absolu.

    Omnia Sunt Comunia

    Je suis anarchiste au point de traversé dans les clous pour ne point avoir de soucis avec la maréchaussée.

  • Participant
    Posts161
    Member since: 12 avril 2012

    Une victoire quasi parfaite, mais qui est dû a beaucoup de chose et de personne, notamment à Schulmeister.

    “Un habile général ne se trouve jamais réduit à de telles extrémités ; sans donner des batailles, il sait l’art d’humilier ses ennemis ; sans répandre une goutte de sang, sans tirer même l’épée, il vient à bout de prendre les villes […]tel est le but auquel tous ceux qui commandent les armées doivent tendre sans cesse et sans jamais se décourager.
    Votre but demeure de vous saisir de l’empire alors qu’il est intact ; ainsi vos troupes ne seront pas épuisées et vos gains seront complets. Tel est l’art de la stratégie victorieuse.”

    Sun Tzu, l’Art de la guerre
  • Participant
    Posts893
    Member since: 12 avril 2012

    Je vais chipoter sur le vocabulaire mais le mot absolu laisse entendre que cette victoire contient tous les aspects de la guerre parfaitement maîtrisés. Or, c’est impossible : on ne peut pas faire un chef d’oeuvre de manœuvre (Ulm) qui contient un chef d’oeuvre de poursuite (Iéna).
    Cela n’enlève néanmoins rien à cette victoire parfaire et sans accroc. Ulm est un chef d’oeuvre de manœuvre, puisque les français battent les autrichiens par leur campagne, sans recourir à la bataille.

  • Participant
    Posts911
    Member since: 12 avril 2012

    Napoleon a fait aussi marcher ses armées par diverses routes d’allemagne, ou de cette façon, rien n’indiquait son futur objectif aux ennemis.

    Ce sont “Les sept torrents.”

    Un rideau de cavalerie voila face a l’alsace les manœuvres venant de france qu’il effectua.

    Schulmeister joua son role de faux informateur et ami de Mack, mais Napoleon fit aussi son theatre pour blufler l’ennemi, en repandant dans les journaux français, qu’il put faire parvenir a l’ennemi, que la volonté du peuple s’exprimant a travers cet organe, lui signifiait qu’ils lui refusait d’aller en Autriche sous peine de risquer son trone, et que Napoleon, sagement, par prevoyance, ecoutait les avis de son peuple craintif sur les résultats de cette future campagne qui s’engageait, ce qui enfonça Mack dans l’erreur et le perdit.

    Je pense personnellement, qu’Ulm est un chef d’œuvre, si parfait qu’il lui a eviter meme la poursuite, ce qui aurait signifié un manquement dans ses manœuvres.

    Que peut-on mieux souhaiter ?

  • Participant
    Posts110
    Member since: 12 avril 2012

    Chef d’oeuvre ? Certainement. Absolu ? Je ne pense pas.
    Bien que le résultat est exceptionnel, n’oublions pas qu’il avait quelques avantages par rapport au général en bavière. D’une part il avait une nette supériorité des forces sur le théatre des opérations. D’autre part, le général d’en face était étrangement inactif ( bon même si cela peut s’expliquer en partie mais pas totalement par les manoeuvres de Napoleon ). Avec une plus grande egalite des moyens, la campagne aurait surement été plus extraordinaire.

  • Modérateur
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    Member since: 12 avril 2012

    Cela n’enlève néanmoins rien à cette victoire parfaire et sans accroc. Ulm est un chef d’oeuvre de manœuvre, puisque les français battent les autrichiens par leur campagne, sans recourir à la bataille.

    Il y a bien eu plusieurs batailles : Wertingen, Haslach, Elchingen etc… Même si on est loin du cliché de la bataille décisive napoléonienne. Et je ne dirais pas sans accroc, Haslach est une défaite. Et Elchingen sert à rattraper une erreur de grande tactique : la traversé du Danube par une trop grande partie du corps de Ney.

    Comparaison n'est pas raison.

  • Participant
    Posts678
    Member since: 12 avril 2012

    C’est bien Elchingen qui clôt l’encerclement à Ulm. D’ailleurs Napo fait Ney duc d’Elchingen après la campagne. Pas pour rien…

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    Quand Napoléon a lancé sa manœuvre d’encerclement autour d’Ulm il a envisagé plusieurs possibilités.
    – Soit le général Mack s’enfuit vers l’Est ; c’est-à-dire en direction de Vienne et des russes.
    – Soit il s’enfuit vers le sud, les montagnes du Tyrol.
    – Cas moins probable il passe sur la rive gauche et tente de rejoindre la Bohème.
    D’après son interprétation des renseignements, c’est la deuxième option qui se produit. C’est ce qui lui paraissait le plus intelligent à faire. Mack ne se laisserait pas encercler, donc les corps d’armée français devaient franchir le Danube et provoquer la bataille décisive lors de sa retraite. Seule la division Dupont sous les ordres de Ney restait à l’Ouest du fleuve pour s’emparer justement d’Ulm théoriquement vide de troupe…
    Sauf que là surprise Mack est resté dans Ulm ! Et il tente une très audacieuse sortie par l’Ouest ! Il bouscule la division Dupont à Haslach, ce dernier a néanmoins très bien résisté. Mack est tellement en confiance qu’il espère couper les communications de l’armée française alors qu’il est en net infériorité numérique (mais cela il l’ignore) !
    Napoléon comprend qu’il s’est trompé sur l’emplacement du gros autrichien et fait repasser les 5 (Lannes) et 6ème corps (Ney), la Garde et la réserve de cavalerie de l’autre côté du fleuve à Elchingen.
    Ney s’est très bien comporté à Elchingen ; un franchissement en force d’un fleuve par un pont face à une position dominante occupée par l’ennemi. Ce qui justifie amplement son titre. Néanmoins le fait que ce franchissement est lieu est bien pour rattraper une erreur.

    Comparaison n'est pas raison.

  • Participant
    Posts893
    Member since: 12 avril 2012

    cuirassier écrit :
    “Néanmoins le fait que ce franchissement est lieu est bien pour rattraper une erreur.”

    Je dirais plutôt une bavure… Cette erreur est presque insignifiante, Napoléon, Ney et Dupont ont tellement bien agit face à l’action de Mack que ceci ne remet pas en cause la victoire finale. L’Empereur a légèrement surestimé la volonté de combattre de l’adversaire, mais ne pensait pas qu’il tenterait ce mouvement suicidaire (pas si suicidaire en fait car il ignore le nombre et les positions des français).
    De plus que Napoléon n’est pas responsable de la traversée du Danube par une trop grande partie du corps de Ney : c’est celui-ci qui en est responsable. Mais il réagit très bien, cela efface sa bévue.

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