Post has published by CharlesDeGaule

Ce sujet a 23 réponses, 7 participants et a été mis à jour par  CharlesDeGaule, il y a 1 an et 2 mois.

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    Member since: 26 février 2016
    Uchronie : Der Triumph des Willens
    Chapitre 0 – Introduction

    Etant un grand passionné de la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement du conflit germano-soviétique sur le front de l’est, j’ai décidé d’écrire une nouvelle uchronie où le IIIe Reich allemand gagne la Seconde Guerre mondiale. Contrairement à ma précédente uchronie sur la Première Guerre mondiale, qui est actuellement en pause, j’ai préparé une bonne documentation dont quelques massifs livres.

    Je me suis évidemment d’abord posé la question : Comment l’Allemagne pourrait-elle gagner la guerre ? Et cette question concerne principalement le front de l’Est, zone la plus importante du conflit. Ayant d’abord choisi comme point de divergence principal la bataille de Moscou, je me suis finalement dit que la bataille de Stalingrad serait plus favorable à une victoire allemande. En ne se dispersant pas et ne sous-estimant pas trop son ennemi comme dans la réalité, la Wehrmacht devrait être capable de conquérir la ville, résister à l’offensive Uranus puis s’emparer du Caucase, ce qui privera l’URSS d’une bonne partie de son pétrole, donc handicapera son économie et son armée, tout en fournissant de l’essence en quantité au Reich. Ainsi, l’Allemagne pourra espérer gagner sur le front est.

    L’autre danger mortel pour l’Allemagne est les Etats-Unis, qui grâce à Roosevelt sortent de l’isolationnisme et s’opposent à l’Axe jusqu’à entrer en guerre et déployer leur monstrueuse industrie de guerre. Après avoir essayé quelques solutions (défaite de Roosevelt aux élections, abandon des Japonais par Hitler), je me suis dit que la meilleure manière de supprimer la menace américaine était simplement de faire mourir Roosevelt prématurément. L’attentat du 15 février 1933 contre le président, historiquement échoué, ici réussit et tue Roosevelt, qui sera alors remplacé par un président plus isolationniste.

    Voici donc cette uchronie, où le IIIe Reich national-socialiste d’Adolf Hitler, au bout de longues années d’affrontements exténuants, vainc le Tyran rouge de Moscou puis le Bulldog de Londres. Mais la lutte entre le Monde libre et l’Empire germanique millénaire n’en sera pas pour autant terminée …

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    Member since: 26 février 2016

    Une uchronie avec beaucoup de potentiel. 😉
    Même si sa fait froids dans le dos un IIIeme Reich vainqueur. :sick:
    Bonne chance pour ton uchronie. :cheer:

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016
    Chapitre 1 – Barbarossa

    22 juin 1941. L’Allemagne hitlérienne, qui domine alors l’Europe, ayant écrasé la Pologne, envahi la Norvège, vaincu la France, défait la Yougoslavie et la Grèce, et occupant la majorité de l’Europe, brise son pacte de non-agression avec l’Union soviétique en l’attaquant militairement. L’Armée rouge, totalement surprise et pas préparée, considérablement affaiblie par les Grandes Purges de 1936-1938, paraît s’effondrer, subissant des centaines de milliers de pertes en quelques semaines et entrant en déroute face à une avancée allemande foudroyante.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fa/Bundesarchiv_Bild_101I-185-0139-20%2C_Polen%2C_Russland%2C_Panzer_in_Bereitstellung.jpg

    Les blindés allemands se lancent à l’assaut de la Russie

    Malheureusement pour les envahisseurs, la guerre éclair montre vite ses limites. Le réseau logistique est considérablement étiré, les pertes sont très lourdes. De plus, la politique de terreur exercée par les Allemands leur aliène la population, alors que beaucoup de Soviétiques étaient au départ favorables aux assaillants qui, espéraient-ils, allaient les libérer du communisme. Les contre-attaques répétées de l’Armée rouge, bien que mal préparées et causant à celle-ci de lourdes pertes, ralentissent et désorganisent l’ennemi.

    https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/d0/22/4d/d0224dc4c637d02a04bb8d01edaea0f5.jpg
    Les pertes allemandes, notamment en blindés, sont très lourdes

    A la fin de l’été, alors que le Groupe d’armées Centre achève la destruction de la poche de Smolensk après deux mois d’immobilisation, que le Groupe d’armées Nord voit son offensive arrêtée devant Leningrad et que le Groupe d’armées Sud piétine en Ukraine face au gros des troupes soviétiques, seuls un tiers des chars de la Wehrmacht sont encore opérationnels. L’avancée allemande est totalement enlisée devant une Armée rouge qui, bien qu’initialement taillée en pièces, s’est relevée et résiste avec rage.

    http://www.flamesofwar.com/Portals/0/all_images/Historical/Eastern-Front/Soviet-troops-03.jpeg

    Les soldats soviétiques résistent vaillamment à l’invasion allemande

    Début octobre, après avoir anéanti une bonne partie des troupes soviétiques à Kiev, le Groupe d’armées Centre lance une offensive vers Moscou, l’opération Taifun (Typhon). Annihilant les armées se tenant en face de lui, il fonce vers la capitale, avant que les boues de la raspoutitsa ne paralysent son avancée, permettant à l’Armée rouge d’aménager des positions défensives. Reprenant l’attaque en novembre, les Allemands avancent difficilement. L’arrivée de l’hiver, bien que permettant une meilleure mobilité, complique considérablement le combat. Renforcés par quelques corps sibériens, les Soviétiques arrêtent l’ennemi alors que ses unités les plus avancées n’étaient plus qu’à une quinzaine de kilomètres du Kremlin.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b8/Eastern_Front_1941-06_to_1941-12.png/800px-Eastern_Front_1941-06_to_1941-12.png

    Avancée axiste du 22 juin au 5 décembre 1941

    Voyant l’ennemi au point culminant de son avancée et totalement épuisé, la Stavka (Etat-major soviétique) décide de lancer une vaste contre-offensive ayant pour but rien de moins qu’anéantir le Groupe d’armées Centre. Malgré des débuts prometteurs qui permettent de repousser les Allemands loin de Moscou, la Wehrmacht s’accroche et résiste aux Soviétique, grâce notamment à l’interdiction de repli d’Hitler et à l’arrivé de renforts permettant d’importantes contre-attaques. La contre-offensive russe s’achève sur une victoire mais loin d’être aussi grande que c’elle qu’espérait la Stavka. La tentative d’invasion éclair de l’URSS n’en demeure pas moins un redoutable échec pour les Allemands.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/ea/Eastern_Front_1941-12_to_1942-05.png

    Contre-attaque soviétique du 5 décembre 1941 au 5 mai 1942

    Du 22 juin 1941 au 22 janvier 1942, fin approximative de la bataille de Moscou, l’Armée rouge a perdu près de 5 millions de soldats, dont environ 700 000 morts et plus de 3,5 millions de prisonniers. A cela s’ajoute la perte de 20 000 blindés et 22 000 avions. Les pertes allemandes sont d’environ 850 000, dont un peu moins de 200 000 tués et 50 000 disparus.

    Soldats soviétiques faits prisonniers par les Allemands

    Sur le papier, le désastre soviétique est sans précédent. N’importe quelle armée au monde aurait été tout bonnement anéantie. Pourtant, grâce au patriotisme soviétique et à sa supériorité démographique et économique, l’Armée rouge est encore debout, régénérée et encore vivante bien qu’épuisée, face à une Wehrmacht considérablement affaiblie, au moral instable et contrainte de racler les fonds de tiroir pour essayer de combler ses pertes.

    https://img4.hostingpics.net/pics/510785Chap17.jpg

    Les soldats allemands doivent à nouveau subir le calvaire des tranchées

    La situation inquiète Hitler. Il se rend compte que l’ennemi judéo-bolchevique ne sera pas aussi facile à battre que ce qu’il croyait. De plus, les Etats-Unis, certes pour l’instant isolationnistes, font tout de même peser une lourde menace sur les arrières allemands. Le président Robert A. Taft, même si, anticommuniste, refuse d’aider l’URSS, envoie une quantité notable de matériel militaire et de soutien diplomatique au Royaume-Uni. Les tensions entre l’Amérique et le Japon augmentent dangereusement, notamment après l’occupation de l’Indochine par les Nippons. Pour Hitler, une course contre la montre s’engage : il faut à tout prix vaincre l’Union soviétique avant que le géant endormi américain ne se décide finalement à intervenir.

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016

    Je veux pas trop faire mon rabat-joie, et je sais que ce titre n’a pas été choisi avec une mauvaise intention, mais quand même… Triumph des Willen, ce n’était peut être pas le meilleur titre possible.

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016

    C’est le nom allemand du célèbre film de propagande nazi “Le Triomphe de la Volonté”. Je suis conscient que c’est un sujet assez sensible, mais ce titre représente parfaitement cette uchronie je pense, qui raconte non seulement “Le Triomphe” de l’Allemagne qui gagne la guerre, mais aussi l’entreprise d’extermination de celle-ci, qui a pour but d’assurer un espace vital vide de tout juif ou slave pour la race aryenne. C’est pour cela que j’ai choisi ce titre, malgré son certain tabou.

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016

    J’attends de voir la suite de ce recit avec impatience 😉 , meme si ce que tu nous prepares n’a pas l’air des plus rejouissants…

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016

    Ah , charle de Gaulle est de retour avec une autres uchronie :cheer:
    Vivement la suite 😉

    Ps : je veux pas être rabat-joie, mais j’aimerais savoir si les autres uchronies (comme celle sur HOI4) referont surface ? 😛

    Un peuple qui n'aime pas son pays, ne mérite pas son indépendance.
    Moi

    Tiens , il pleut
    Napoléon Bonaparte

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016

    @fortif
    Heu ,il a jamais fait d’uchronie sur HOI4 car bon déjà ce serait un AAR puis le seul AAR qui a fait c’est sur DH .
    Après il a fait une uchronie sur la 1ere guerre mondial .
    Il a aussi fait un récit avec des gens du forums.

    La démocratie ,c'est l'oppression du peuple par le peuple pour le peuple
    Oscar Wilde

    Donnez moi une raison et je vous donnerai une guerre (Achille dans Troy :Fall of the city )

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016

    @Fortif
    Heu ,il a jamais fait d’uchronie sur HOI4 car bon déjà ce serait un AAR puis le seul AAR qui a fait c’est sur DH .
    Après il a fait une uchronie sur la 1ere guerre mondial .
    Il a aussi fait un récit avec des gens du forums.

    Ah pardon , j’ai confondu HOI4 et DH 😆

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  • Participant
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    Member since: 26 février 2016

    Je compte, contrairement à mon ancienne uchronie ( :sick: ) adopter une certaine régularité. Je vais pour l’instant poster un chapitre tous les deux jours, exception du vendredi de cette semaine, étant férié, j’accorderai le bonus d’y ajouter un chap. Je tiens aussi à informer que jusqu’au chapitre 5 ou 6, le récit ne sera pas uchronique. Il racontera les événements précédant Fall Blau pour bien montrer le contexte et la situation militaire à ce moment. Après cela, je commencerai la divergence uchronique, et je ralentirai la fréquence à 2 chapitres par semaine, étant donné que je ne devrai plus seulement synthétiser des informations mais en inventer.
    Voilà donc pour ce “planning”.

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016
    Chapitre 2 – Le plan Bleu

    Alors que le printemps 1942 commence, Hitler a plusieurs choix concernant l’Union soviétique : attaquer au nord, vers Leningrad, au centre, vers Moscou, ou au sud, vers le Caucase. Pour des raisons économiques, le Caucase étant le premier producteur de pétrole de l’URSS (une ressource bien évidemment indispensable et dont l’Allemagne manque), le Führer décide donc de lancer l’offensive de 1942 vers le sud avec pour objectif Bakou.

    https://image.noelshack.com/fichiers/2017/21/1495550994-chap2-1.jpg

    Hitler prépare personnellement le plan de guerre de la Wehrmacht

    L’opération “Bleue” (Fall Blau) est entièrement élaborée par Hitler dans sa directive n°41. Elle se déroulera en 4 phases successives décrites ainsi :
    – 1. Tout d’abord, une puissante masse de blindés et d’infanterie partant du sud d’Orel et du secteur de Koursk enfoncera et encerclera les défenses soviétiques vers Voronej, sur le Don, à mi-chemin entre Moscou et le bassin du Donets. De la sorte, on fera croire aux Soviétiques que Moscou reste la cible de l’opération, tout en coupant les voies ferrées nord-sud. En fer de lance de la tenaille septentrionale, la IVe arméee blindée du général Hermann Hoth sera assistée de la IIe armée du colonel-général Maximilian von Weichs et de la 2e armée hongroise. La VIe armée du général Friedrich Paulus, attaquant à partir de Kharkov, constituera la tenaille méridionale
    – 2. Une fois Voronej prise ou neutralisée, la IVe armée blindée et la VIe armée fonceront ensuite vers la boucle du Don, qu’elles dépasseront pour atteindre la ville de Stalingrad, se situant sur la bande de terre séparant ce fleuve de la Volga. Elles y opéreront leur jonction avec la Ire armée blindée du colonel-général Ewald von Kleist.
    – 3. Une fois le Don sécurisé et Stalingrad conquise ou neutralisée, les troupes allemandes devront déferler sur le Caucase, cette mission étant dévolue aux Ire et IVe armées blindées et XVIIe armée du colonel-général Richard Ruoff. Bakou doit être conquise avant l’hiver. Un détachement spécial de 10 000 hommes, la “Brigade pétrolifère Caucase”, se chargera de remettre en état les puits de pétrole sabotés.

    https://img15.hostingpics.net/pics/946169Chap22.png

    Le plan Bleu : 1re phase, 2e phase et 3e phase

    L’opération soulève de lourds problèmes logistiques, des centaines de milliers de soldats et véhicules devant manœuvrer à partir d’un front long de 500 km jusqu’à Bakou, distant d’un millier de km, le tout dans une région pauvre en infrastructures et lignes ferroviaires. Les deux plus importants chemins de fer relient le Caucase à Rostov-sur-le-Don d’un côté et Stalingrad de l’autre. Malgré ces difficultés, aucun plan de rechange crédible n’est proposé.

    La Wehrmacht engage 71 divisions dans l’opération : 46 d’infanterie, 9 blindées, 7 motorisées, 6 de montagnes et 3 de sécurité, auxquelles se rajoutent les 6 divisions (dont une blindée) du colonel-général Erich von Manstein en Crimée, ainsi que 22 divisions hongroises, roumaines, italiennes, slovaques et croates. En tout, la force armée de Fall Blau dispose d’environ un million de soldats, 1700 chars et canons d’assaut et 2000 avions de combat, face à 1 300 000 Soviétiques.

    https://img4.hostingpics.net/pics/331169ad64bf0da21e992767956305ce404d32.jpg

    Unité blindée allemande, équipée de PzKpfW IV Ausf. G

    L’OKH met dès lors en place une campagne d’intoxication, pour faire croire à l’ennemi que la cible de l’offensive sera Moscou, l’opération Kremlin. Cette stratégie fonctionne à merveille, étant donné que, et ce même après le début de Fall Blau, la Stavka sera persuadée que l’ennemi a pour but d’attaquer Moscou. Néanmoins, cette intoxication apporte aussi certains inconvénients aux Allemands, puisqu’elle oblige à garder sous occupation les saillants de Rjev et Demiansk, dont l’évacuation aurait permis de raccourcir le front et de fournir des réserves supplémentaires à la Wehrmacht.

    De son côté, l’Armée rouge aligne sur le front de l’Est 5,6 millions d’hommes, 45 000 pièces d’artillerie, 1720 lance-roquettes, 4000 chars et canons d’assaut et 3800 avions de combat. Depuis l’hécatombe de 1941, ses formations, surtout blindées et aériennes, ont été réorganisées. La troupe gagne en expérience, mais ses tankistes et ses aviateurs sont toujours qualitativement inférieurs à ceux allemands. L’infériorité tactique se fait toujours durement ressentir chez les Soviétiques.

    http://3.bp.blogspot.com/_g7WecZEyDf4/TUTH5WzgBmI/AAAAAAAAALE/uPKcUoVJQUY/s1600/TanksInfantry.JPG

    Revue d’une formation blindée de l’Armée rouge

    Mais de son côté, la Stavka prépare elle aussi une offensive contre la Wehrmacht, dont l’objectif n’est rien de moins que de la repousser totalement de la Mère Patrie …

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016
    Chapitre 3 – A la conquête de la Crimée

    Malgré les lacunes de son armée, Staline semble plus belliqueux que jamais. L’échec partiel de la contre-offensive de l’hiver précédent ne l’a absolument pas découragé à anéantir la Wehrmacht. Abusé par la propagande et les rapports falsifiés de ses généraux, il est persuadé que l’Allemagne et ses alliés ont, depuis le début de Barbarossa, perdus plus de 6 million d’hommes !

    De leur côté, les membres de la Stavka sont divisés : le maréchal Chapochnikov est en faveur d’un système défensif sur tout le front, renforcé au niveau de Moscou et Voronej. Joukov prône une offensive préventive sur les saillants de Rjev et Demiansk pour affaiblir le Groupe d’armées Centre. Staline lui-même est favorable à une stratégie défensive, mais veut des offensives localisées pour désorganiser la Wehrmacht et garder l’initiative en attendant que l’Armée rouge se renforce et puisse mener de plus grandes opérations.

    http://oi1256.photobucket.com/albums/ii486/malikotten/Great%20Patriotic%20war/after%20opening%20days/stavkahq.jpg
    Réunion de membres de la Stavka

    Intervient alors le maréchal Semion Timochenko, ancien Commissaire du peuple à la Défense, qui, soutenu par le commissaire politique Nikita Khrouchtchev, revendique une opération offensive de grande envergure. Ses forces du Front Sud-Ouest détruiraient les troupes allemandes dans la région de Kharkov et reconquerraient la ville, avant de s’élancer au cœur de l’Ukraine, d’où elle ferait sa jonction avec les armées venues de Crimée, qui auraient entretemps vaincues la XIe armée en face d’elles. Cela aurait pour conséquence rien de moins que la destruction de la quasi-totalité du Groupe d’armées Sud, et permettrait ainsi, via l’effondrement du front allemand, de chasser l’envahisseur du territoire soviétique !

    https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/5d/f8/91/5df891b5e6ca74f6761eabc2368187e9.jpg
    Le maréchal russe Semion Timochenko

    Ce plan, extrêmement audacieux et peu respectueux de la réalité, enthousiasme Staline, qui, désireux également de protéger sa capitale, approuve l’opération. La Stavka ne tient aucun compte des rapports du renseignement militaire, qui soulignent pourtant un important renforcement de la Wehrmacht précisément dans cette région, montrant que l’ennemi ne vise pas Moscou. D’autant que le Front de Crimée, qui était censé appuyer l’offensive, n’a en réalité plus beaucoup de temps à vivre.

    Pour l’OKH, la sécurisation de la péninsule est essentielle pour l’offensive vers le sud-ouest. Mais la XIe armée, comptant 6 divisions, dont une blindée, et un corps de montagne roumain, doit non seulement conquérir Sébastopol, la plus puissante place fortifiée de l’URSS, mais également détruire le Front de Crimée du général Dmitri Kozlov, forte de 260 000 hommes, 350 chars, 3500 canons et 400 avions.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6e/Bundesarchiv_N_1603_Bild-119%2C_Russland%2C_Sewastopol%2C_zerst%C3%B6rter_Hafen.jpg
    Le port de Sébastopol

    Néanmoins, la XIe armée est commandée par le colonel-général Erich von Manstein, sûrement le meilleur général allemand, bien plus talentueux que son adversaire. Il dispose du puissant VIIIe corps aérien de Wolfram von Richthofen, fort de 600 appareils. Les services de propagande allemands tentent de démoraliser et désolidariser les soldats ennemis, dont beaucoup sont Caucasiens, en leur promettant l’indépendance et la libération de la collectivisation s’ils rejoignent l’Allemagne. Le commissaire politique Lev Mekhlis, chien de garde de Staline, interdit d’ailleurs de creuser des tranchées, prétextant que se défendre révélerait une attitude défaitiste !

    Erich von Manstein, chef de la XIe armée, considéré comme le meilleur cerveau de la Wehrmacht

    Le 8 mai 1942, Manstein lance une puissante attaque sur le point fort des défenses soviétiques, là où justement personne ne l’y attend. Les positions russes sont écrasées. Les Allemands débarquent au même moment à l’est de Kertch pour prendre à revers l’ennemi. Les Soviétiques évacuent en catastrophe vers le Kouban. Mekhlis fait porter sur Kozlov la responsabilité du désastre, mais Staline n’est pas dupe et lui ordonne de « foutre le camp ». Le 16 mai, les Allemands reprennent Kertch. Au prix de 7588 soldats, la XIe armée a presque entièrement détruit le Front de Crimée, qui perd 175 000 hommes et tout son matériel lourd, évacuant la péninsule en catastrophe.

    Troupes allemandes progressant en Crimée

    Le 2 juin 1942, après la fin de la seconde bataille de Kharkov*, Manstein s’attaque à Sébastopol. Son artillerie noie Sébastopol sous un déluge d’acier et de feu. La XIe armée réunit 1 300 bouches à feu, dont 126 Nebelwerfer et 670 obusiers lourds. A cela s’ajoutent les deux mortiers géants Karl de 605 mm, 132 tonnes, capable de tirer des obus de 2 200 kg à plus de 12 km, ainsi que le monstrueux canon sur voie ferré Schwerer Gustav, 800 mm, 1 370 tonnes, servi par 4 120 hommes. L’un de ses obus de 5 tonnes parvient à désintégrer un dépôt de munition enfoui à 30 mètres sous terre !

    https://img4.hostingpics.net/pics/636594Chap36.jpg
    Le gigantesque Schwerer Gustav, plus puissant canon de tous les temps (et énorme inutile gouffre financier mais chut)

    Le 7 juin, les 204 000 soldats de la XIe armée se lancent à l’assaut des ceintures fortifiées du Gibraltar de la Mer noire, défendu par 106 000 Soviétiques. Attaqués par les mines mobiles Goliath, les blockhaus russes tombent les uns après les autres, les lance-flammes se chargeant de brûler les derniers défenseurs. Prenant la première ligne de défense soviétique en 3 jours, les Allemands mettent une semaine à conquérir la seconde, ayant désormais une vue plongeante sur la ville qu’ils écrasent d’obus.

    http://68.media.tumblr.com/765e2f7d6dc2b08799b6f53feabebfa3/tumblr_oauudb1jqP1rl6kkyo1_500.jpg
    Troupes de marines soviétiques durant la bataille de Sébastopol

    L’ultime ligne de défense de Sébastopol tient toujours héroïquement, bloquant les assaillants, qui ont déjà subis de lourdes pertes. Mais le 28 et le 29, les Allemands débarquent en masse au sud de la ville. Le 1er juillet, Erich von Manstein apprend par la radio qu’il vient d’être promu Feld-maréchal, à peu près au même moment que ses collègue Erwin Rommel qui a conquis Tobrouk et Georg von Küchler qui vient de détruire la 2e armée de choc près de Leningrad. Le 3 juillet, la presse soviétique annonce que l’Armée rouge a évacuée Sébastopol, proclamant fièrement que 300 000 fascistes sont restés au tapis. En réalité, la garnison a été complètement anéantie, 97 000 Soviétiques ayant été capturés pour 25 000 Allemands et Roumains tombés.

    Contre le souhait de Manstein qui voulait que son armée participe à la grande offensive au Sud, la XIe armée est alors envoyée à Leningrad pour préparer l’opération Nordlicht, le projet de conquête de Leningrad, sous le commandement du maréchal Wilhelm List. En effet, le 12 juillet, Manstein prend le commandement du nouveau Groupe d’Armées B, et est donc désormais responsable de l’avancée vers Stalingrad.

    *Prochain chapitre

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    Member since: 26 février 2016

    Chapitre 4 – La seconde bataille de Kharkov

    Le triomphe allemand, qui vient de détruire le Front de Crimée censé repousser la XIe armée et rejoindre les troupes de Timochenko, remet en cause le plan de ce-dernier. Mais le maréchal s’obstine, et Staline, désireux d’appuyer ses revendications territoriales aux Britanniques par une grande victoire militaire, lui accorde le feu vert pour l’offensive.

    Le 12 mai 1942, les 765 000 soldats, 925 chars et 900 avions du Front Sud-ouest attaquent les positions allemandes. Les Soviétiques tentent d’encercler les Allemands autour de Kharkov grâce à deux axes d’attaque, à partir du saillant d’Izioum et de la zone au nord de la ville. Les Allemands sont totalement surpris. Les préparatifs soviétiques de ne leur étaient pas passés inaperçu, mais ils ne s’attendaient absolument pas à une offensive de cette ampleur.

    https://img4.hostingpics.net/pics/877812Chap41.jpg
    Les Soviétiques se lancent à l’assaut des positions allemandes dans la région de Kharkov

    Heureusement, grâce aux préparatifs de Fall Blau, les Allemands disposent de puissantes unités, notamment la VIe armée et la Ire armée blindée, chargées initialement de prendre en tenailles le saillant d’Izioum. Mais les troupes de Paulus sont sévèrement malmenées par les armées soviétiques, qui avancent rapidement. Kharkov va-t-elle tomber entre les mains de l’Armée rouge avant même le déclenchement de l’offensive allemande ?

    https://img4.hostingpics.net/pics/331425Chap42.jpg

    Les Allemands parviennent à enliser l’offensive russe mais subissent des pertes importantes

    Cependant, l’avancée soviétique ralentit, la logistique peine à suivre, le soutien aérien est largement insuffisant. La VIe armée s’accroche dans la région de Kharkov. L’OKH voit alors que Timochenko, voulant avancer le plus possible, ne protège pas suffisamment ses flancs. L’occasion doit être saisie. Le 17 mai, la Ire armée blindée de Kleist attaque le Front Sud-ouest au saillant d’Izioum. Les combats sont meurtriers, mais les troupes allemandes avancent rapidement, la majorité des forces soviétiques se trouvant plus à l’ouest.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/df/Bundesarchiv_Bild_101I-218-0525-05%2C_Russland-S%C3%BCd_%28Don%2C_Stalingrad%29%2C_Panzer_III.jpg

    Les forces blindées allemandes contre-attaquent les Soviétiques

    Le 18 mai, le général Vassilievski, se rendant compte de la manœuvre allemande, informe Staline qu’il faut interrompre l’offensive et se replier. Mais, mal informé par Timochenko, celui-ci refuse. Mais le 19, le maréchal change soudainement d’avis et interrompt l’offensive pour se concentrer contre Kleist, mais il est trop tard. Le 23, la Ire armée blindée fait sa jonction avec la VIe armée, emprisonnant une bonne partie du Front Sud-ouest.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a6/Map_of_1942_Kharkov_offensive.png/800px-Map_of_1942_Kharkov_offensive.png

    Carte de la bataille. On y voit l’encerclement du Front Sud-Ouest par les armées allemandes

    Par milliers, les soldats soviétiques tentent de se libérer de la poche, mais sont taillés en pièces par les Allemands. L’Armée rouge a subi une nouvelle hécatombe, et un nouveau triomphe militaire allemand : 280 000 soldats, 650 chars et 5000 canons perdus, pour 20 000 pertes chez les nazis. 7 divisions blindées, 7 brigades blindées et 20 divisions d’infanterie ont tout simplement cessées d’exister. Staline est furieux, le prestige de Timochenko est profondément entaché par ce désastre. Heureusement, ce-dernier et Khrouchtchev gardent la vie sauve.

    https://68.media.tumblr.com/a43104c4ea159375c36947b9b3d30204/tumblr_n7l8h9VIpq1tdkouzo1_500.jpg

    Encore une fois, la Wehrmacht capture énormément de soldats soviétiques

    Chez les Allemands, l’heure est à la fête. Le général Friedrich Paulus, l’un des principaux acteurs de la bataille, devient, au même titre que Rommel, l’une des idoles de la propagande nazie, heureuse d’avoir sous la main un général n’étant pas originaire de la noblesse militaire prussienne. La Wehrmacht peut à présent achever ses préparatifs et s’apprêter à déclencher l’opération “Bleue”. L’Armée rouge va-t-elle résister ou céder face à l’envahisseur germano-fasciste ?

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    Member since: 26 février 2016

    La véritable uchronie commence au chapitre 5, qui sera posté très bientôt. Par conséquent, à partir de celui-ci, je sortirai un chapitre tous les 3/4 jours. Le chapitre 6 sortira donc mardi ou mercredi. Je vais aussi apporter quelques modifications et précisions mineures aux précédents chapitres.

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    Chapitre 5 – La conquête du Don

    Le 28 juin 1942, l’opération Fall Blau est déclenchée. La IVe armée blindée d’Hoth, accompagnée de la IIe armée de Weichs et de la 2e armée hongroise de Jany, attaque soudainement les positions soviétiques à l’est de Koursk. En tout, 21 divisions dont 7 blindées ou motorisées, soit 733 chars, appuyées par la IVe flotte aérienne commandée par Alexander Löhr puis Richthofen. L’avancée allemande est immédiatement foudroyante : en deux jours, la XXIVe division blindée traverse 70 km, la moitié de la distance jusqu’à Voronej. N’ayant pas assez de soldats, le Front de Briansk, commandé par Filipp Golikov, ne peut assurer une défense efficace et se replie immédiatement.

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    Les troupes allemandes avancent rapidement à travers les lignes soviétiques

    Le 30 juin, la VIe armée de Paulus s’élance à son tour à partir de Kharkov. Forte de 14 divisions dont 3 blindées et motorisées, elle perce rapidement les défenses du Front Sud-ouest. Les soviétiques alignent davantage de blindées, mais, sans coordination ou soutien d’infanterie, leurs contre-attaques sont écrasées. Les VVS combattent ardemment la Luftwaffe, mais sont incapables de l’empêcher de pilonner les troupes au sol. Les multiples raids aériens soviétiques ralentissement toutefois quelque peu l’avancée allemande.

    Maîtrisant toujours le ciel, les bombardiers allemands brillent par leur efficacité

    Voyant la configuration de l’offensive, la Stavka comprend que les Allemands veulent détruire les troupes protégeant Voronej par un mouvement en tenailles, Hoth étant la pince nord et Paulus la pince sud. Moins bornée que l’année précédente, elle consent à replier ses unités pour leur éviter l’encerclement. Le 2 juillet, la IVe armée blindée et la VIe armée font leur jonction, mais ne capturent que 33 000 Soviétiques, principalement des forces d’arrière-garde n’ayant pas eu le temps d’évacuer. Le 4, des éléments blindés atteignent le Don.

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    Encore des prisonniers, mais de moins en moins

    La prochaine étape est la prise de Voronej. Alors que la IIe armée et la IVe armée blindée s’y dirigent, la 5e armée de chars soviétique les contre-attaque violemment. Au bout de neuf jours de combat, son millier de chars est taillé en pièces par les Allemands, qui reprennent leur avancée. Hitler refuse tout d’abord d’engager la IVe armée blindée dans la bataille, voulant l’envoyer directement poursuivre l’offensive vers le sud, mais le commandant du Groupe d’Armées Sud, Fedor von Bock, insiste, expliquant que la prise rapide de la ville permettrait la sécurisation du Don. Finalement, Hitler accepte d’attaquer la ville, mais envoie les unités les plus mobiles d’Hoth poursuivre l’opération le long du Don.

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    Les soviétiques contre-attaquent les envahisseurs avec rage, mais sans succès

    Finalement, les hésitations et les retards du haut-commandement allemand permettent aux Soviétiques de solidement se retrancher dans Voronej. La bataille dégénère en combats de rues particulièrement sanglants. La Stavka, convaincue que Voronej n’est que la première étape d’une offensive visant à prendre à revers Moscou, créé un Front de Voronej, commandé par Nikolaï Vatoutine, ayant pour mission d’empêcher une poussée ennemie vers le nord. Le 16 juillet, Voronej tombe finalement entièrement aux mains des Allemands.

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    Troupes allemandes dans Voronej

    Pendant ce temps, Gueorgui Joukov, commandant du Front Ouest, prépare avec le Front de Kalinine d’Ivan Koniev une importante offensive contre le Groupe d’Armées Centre. L’objectif est de réduire le saillant de Rjev, “poignard pointé sur Moscou”, en reprenant Rjev voire Viazma. Il va falloir pour cela détruire au nord du saillant la IXe armée, commandée par le colonel-général Walter Model, l’un des meilleurs généraux de la Wehrmacht, expert de la défense et chef de guerre implacable et énergique.

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    Walter Model, surnommé “le pompier du Führer”

    Le 2 juillet, les Allemands tirent les premiers contre le Front de Kalinine en encerclant la 39e armée dans la saillant de Belyï, au sud-ouest de Rjev, détruisant 20 000 Soviétiques et renforçant considérablement la position de la IXe armée. Le 5 juillet, c’est au tour des 16e et 61e armées du Front Ouest d’attaquer la IIe armée blindée, à l’est du saillant allemand. Mais rien ne fonctionne. La coordination entre unités est inexistante, au même titre que l’appui mutuel infanterie-chars, l’aviation attaque plusieurs fois des troupes amies, bombardant même le PC de Joukov et Rokossovski, ce qui faillit leur côuter la vie. L’Armée rouge laisse sur le champ de bataille 10 000 hommes et 300 chars pour une avancée ridicule.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3f/Bundesarchiv_Bild_183-B21964%2C_Russlandfeld%2C_Soldaten_mit_MG.jpg

    Soldats allemands avec une mitrailleuse MG 34

    Le 30 juillet, les 29e et 30e armées du Front de Kalinine déchaînent leur artillerie sur les lignes allemandes, qui subissent de lourdes pertes. Les Soviétiques percent le front et avancent de plusieurs kilomètres, mais sont finalement stoppés par des contre-attaques ennemies. Ils tentent de reprendre leur progression le lendemain, mais, totalement bloqués, n’y parviennent pas.

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    Lance-roquettes Katioucha durant la bataille

    Le 4 août, Joukov lance ses 20e et 31e armées. Mieux coordonnées que celles de Koniev, elles enfoncent le front d’une dizaine de kilomètres en direction de Sytchëvka, puis le lendemain le groupe mobile d’exploitation progresse encore de 10 km, mais se heurte à la contre-attaque de deux divisions blindées. La bataille s’enlise dans de longs et furieux combats. Le 5 août, Joukov lance la 5e armée vers Gjatsk puis la 33e vers Viazma le 13. Ces unités progressent de plusieurs kilomètres, mais se font toutes finalement stopper par les lignes de défense et les contre-attaques allemandes. Début septembre, les attaques cessent progressivement, la bataille est terminée.

    Progression des armées soviétiques au nord du saillant

    La seconde bataille de Rjev est un sanglant échec soviétique. L’Armée rouge perd 70 000 soldats pour une avancée nullement décisive. Côté allemand, la IXe armée, attaquée de tous côtés, n’a tenu qu’in extremis grâce à un apport régulier de renforts demandés par Model, et en usant trois divisions blindées qui étaient prêtes à partir pour le sud. Cependant, sans le savoir, Joukov a déjoué une importante offensive allemande, l’opération Orkan, qui visait à encercler 5 armées du Front Ouest dans le saillant de Soukhinitchi, à l’est de celui de Rjev. Lancée le 11 août avec des moyens bien inférieure à ce qui était initialement prévue, l’attaque est arrêtée après une progression de 30 km.

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    Panzer 38(t) de la IIe division blindée en août

    Le 7 juillet, alors que la bataille fait encore rage à Voronej, la Ire armée blindée de Kleist et la XVIIe armée de Ruoff attaquent dans le bassin du Donets. Les blindés de Kleist, partis de la région d’Izioum, opèrent un grand mouvement tournant vers le sud, encerclant quelques dizaines de milliers de Soviétiques, ces-derniers s’étant encore une fois repliés. La Ire armée blindée doit ensuite continuer vers l’est et encercler avec l’aide de la VIe armée les forces ennemies dans la région de Millerovo.

    Pour simplifier l’organisation de l’offensive, le Groupe d’Armées Sud est divisée en deux nouvelles formations : la IVe armée blindée, les IIe et VIe armées, la 2e armée hongroise, la 8e armée italienne (ou ARMIR) et la 3e armée roumaine (en redéploiement) sont affectés au Groupe d’Armées B, commandé par Erich von Manstein, tandis que la Ire armée blindée, la XVIIe armée et la 4e armée roumaine (en redéploiement) sont placés sous l’autorité du Groupe d’Armées A, dirigé par Fedor von Bock. Le 17 juillet, les unités de Paulus et de Kleist se rejoignent finalement au sud de Millerovo, encerclant deux armées soviétiques. Cependant, encore une fois, le butin laisse à désirer, 40 000 soldats ennemis étant capturés.

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    Le maréchal Fedor von Bock, commandant du Groupe d’Armées Centre en 1941, puis Sud début 1942 avant de prendre le contrôle du Groupe d’Armées A

    Le 21 juillet, la XVIIe armée de Ruoff, qui assiège Rostov-sur-le-Don depuis plus d’une semaine, lance finalement l’assaut sur la ville, mais elle se heurte à une féroce résistance. Les chars de la division SS Wiking doivent franchir des tranchées antichars larges de 6 mètres et profondes de 3, pour se retrouver face aux unités fanatisées du NKVD. Le 24 juillet, après de terribles combats et le pilonnage de la ville par la Luftwaffe, Rostov tombe. Le régiment commando Brandenburg réussit à s’emparer des ponts et digues au sud de la ville, empêchant une inondation des marais et permettant de poursuivre l’avancée allemande. Le Front Sud de Malinovski, frappé à mort, est dissous et absorbé par le Front Nord-Caucase de Semion Boudienny.

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    Pièce antichar allemande à Rostov. La Wehrmacht aura beaucoup de difficultés à conquérir la ville

    A la fin du mois de juillet, l’avancée allemande a de quoi inquiéter. L’assaillant est arrivé à la boucle du Don, l’Armée rouge a perdu près de 150 000 soldats. Elle échappe certes aux encerclements massifs en se repliant, mais cette stratégie pèse sur le moral et désorganise de plus en plus ses forces. A plusieurs endroits, le repli ne vient pas d’un ordre du haut-commandement mais d’une débâcle des troupes. De plus, la IVe armée blindée fonce vers la Volga et s’apprête à traverser le Don, perçant les défenses soviétiques pas suffisamment préparées. Le 28 juillet, Staline ordonne à ses hommes : « Plus un pas en arrière ! »

  • Modérateur
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    Member since: 26 février 2016

    Ton uchronie n’est pour l’instant pas uchronique, comme tu l’avais précisé. Mais la description des combats est très agréable, avec l’explication des mouvements et des attaques.

    Pour l’offensive soviétique à Kharkov, j’ajouterais à des problèmes logistiques (rares à mon avis), et au manque de soutien aérien (tant dans l’appui au sol que dans le manque de protection de la chasse) d’autres raisons à l’échec russe:
    – L’infériorité tactique des combattants soviétiques (que tu évoques par ailleurs)
    – Le manque d’artillerie et d’armes lourdes d’appui en général (mortiers, canons, lance-roquettes, bombardiers)
    Ces deux choses ont permis aux Allemands de mener une tactique très efficace dans ce genre de situations: la constitution de points d’appui dans les villages ou sur les collines, dont les Russes n’arrivent pas à s’emparer, tandis que les troupes mobiles mènent une défense élastique avant de passer à la contre-attaque. Le tout sous des attaques de la LUftwaffe qui aggravent la situation russe.
    Cette tactique porte ses fruits pour les Allemands car les Soviétiques agissent mal: la plupart des officiers usent leurs forces contre ces points d’appui plutôt que de les dépasser (ce qui est compliqué quand même car ces points d’appui contrôlent les routes et empêche donc le développement de l’offensive). Cela les ralentit et les rend en plus vulnérables à la contre-attaque par débordement allemande, puisque leurs forces ne peuvent s’extirper et réagir rapidement.
    Seule une unité russe réussira à progresser rapidement, dépassant les résistances, et à avancer au Sud-Ouest vers Kharkov. Mais, sans appuis des autres unités, elle sera détruite par le groupement “Kempff”.

    Ce scénario est très similaire à l’échec des Allemands dans les Ardennes en 1944, sauf que dans ce cas la contre-attaque alliée n’était pas un large enveloppement mais un “écrasement” du saillant allemand.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016

    Je vois, merci pour ces précisions mongtomery, ça permet de comprendre un peu mieux l’échec soviétique.
    Néanmoins, je rappelle que la partie uchronique a déjà commencée, dans le chapitre 5 : au lieu d’envoyer la IVe armée blindée piquer vers le sud pour encercler les Soviétiques, tout en coupant l’itinéraire de la VIe armée, générant un monstrueux embouteillage, les troupes d’Hoth longent le Don comme prévu vers la Volga tandis que c’est la VIe armée qui s’occupe de l’encerclement. Cela la ralentit et donne moins de prisonniers qu’irl, mais permet à la IVe armée blindée de foncer vers Stalingrad qui n’a pas encore de défense organisée.

  • Modérateur
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    Member since: 26 février 2016

    D’accord, mais je n’ai pas encore lu ce chapitre uchronique.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016

    Ton recit est tres agreable a lire, et comme c’est sans doute le front de l’est qui va permettre aux Allemands de l’emporter, cela ne m’a pas du tout gene que tu n’evoques que lui pour nous mettre en situation et mieux comprendre le deroulement des operations.

    J’espere neanmoins qu’au fur et a mesure de l’uchronie, tu elargiras le champ aux autres fronts, et aux autres aspects de la guerre.

    J’attends la suite ! 😉

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016
    Chapitre 6 : La bataille de Stalingrad (1/2)

    Le 21 juillet, la IVe armée blindée, souffrant d’importants problèmes logistiques, est forcée de s’arrêter à l’entrée de la Boucle du Don, malgré le souhait d’Hitler de percer les lignes ennemies et de déferler. Le répit obtenu permet aux Soviétiques d’organiser leur défense, incarnée par les 62e et 64e armées. Pas totalement déployées, elles sont sous-équipées. Les Front de Briansk et de Voronej lancent plusieurs assauts vers Orel et Voronej, mais celles-ci échouent, bien qu’elles empêchent les Allemands d’envoyer des renforts vers le sud.

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    Hermann Hoth, commandant de la IVe armée blindée, surnommé “Papa Hoth”

    Le 26 juillet, rejointe par la VIe armée, la IVe armée blindée, qui s’est réorganisée et a amélioré sa logistique, attaque le Front de Stalingrad de Timochenko, créé le 12 juillet avec les restes du Front Sud-Ouest. En infériorité numérique et matérielle, les troupes soviétiques ne résistent pas à l’assaut. Les forces d’Hoth au nord et Paulus au sud s’apprêtent à encercler la majorité du Front. Le 2 août, les Allemands se rejoignent à Kalatch, encerclant environ 50 000 Soviétiques. Les 1re et 4e armées blindées et la 62e armée sont virtuellement détruites. Le lendemain, le Front de Stalingrad et le nouveau Front Sud-Est passent sous le commandement d’Andreï Eremenko.

    Pendant que les troupes ennemies encerclées sont laissés aux bons soins de la Ire armée blindée et de la 4e armée roumaine et se rendent le 10 août, Paulus subit de violentes contre-attaques venant du sud, qui le ralentissent considérablement. Le 20 août, la 1re armée de la Garde et les 21e et 63e armées lancent une offensive victorieuse sur le Don supérieur tenue par la 3e armée roumaine, créant trois têtes de ponts à Kletskaïa, Serafimovitch et Kremenskaïa, faisant peser un lourd danger sur le flanc du Groupe d’Armées B.

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    Troupes blindées soviétiques se lançant à l’assaut

    Le 6 août, le XLVIIIe corps blindé, avec en fer de lance la division d’infanterie motorisée Großdeutschland , attaque et perce les quatre lignes de défense russes d’un seul coup, parcourt 55 km en une journée et atteint la Volga à Rynok, au nord de Stalingrad. La situation est extrêmement grave, le dispositif soviétique est totalement coupé en deux. Les Soviétiques jettent dans la bataille la milice ouvrière et les chars tout juste sortis d’usine et même pas peints, et parviennent à empêcher les blindés allemands de s’emparer de Stalingrad sans coup férir.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/03/Bundesarchiv_Bild_101I-748-0100A-17%2C_Russland%2C_Sch%C3%BCtzenpanzer_Division_Gro%C3%9Fdeutschland.jpg

    Troupes de la division Großdeutschland en août 1942

    Le 11 août, les 24e et 66e armées attaquent le XLVIIIe corps blindé entre Kotlouban et Rynok. Mais L’offensive, totalement improvisée, menée sans coordination et sans quelconque manœuvre tactique face à des Allemands bien retranchés, tourne immédiatement à la catastrophe, et les Soviétiques perdent des milliers d’hommes. La 62e armée appuie l’offensive en attaquant à son tour depuis le sud. La IVe armée blindée, attaquée des deux côtés, ne pourra pas tenir éternellement.

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    Soldat soviétique lançant une grenade

    Le 13 août, profitant du fait que la 62e armée se concentre au nord, la VIe armée attaque et tronçonne les 64e et 57e armées, contraintes de se replier vers le sud. Avec Paulus déboulant du sud, la 62e armée est obligée de se retourner pour le contrer, alors que les troupes de Kotluban, exsangues, cessent leurs assauts le 16 août. Cela permet à Hoth d’envoyer ses blindées piquer plein sud, fonçant faire sa jonction avec Paulus entre la 62e armée et Stalingrad. Staline ordonne aux 57e et 64e armées de contre-attaquer à nouveau le flanc sud de la VIe armée. Si cela disperse quelque peu les efforts de Paulus, le sort de la 62e armée paraît toutefois déjà scellé.

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    Blindés allemands en mouvement durant la bataille de Stalingrad.

    Alors qu’au sud tout semble aller pour le mieux, le nord du front va bientôt devenir le théâtre de violents combats. Le 19 août, le Front de Leningrad attaque les forces allemandes en face d’elle. Cependant, étant assez limitée, cette attaque n’affole pas les Allemands. Cependant, le 27 août, le front du Volkhov lance une puissante offensive sur la XVIIIe armée, surprise par l’ampleur de l’opération. En supériorité numérique et matérielle, les Soviétiques avancent de plusieurs kilomètres et semblent proches de briser l’encerclement de Leningrad.

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    Situation du front à l’est de Leningrad avant l’offensive soviétiques.

    Les Allemands espèrent renverser la situation en engageant 4 exemplaires de leur nouveau char lourd, le PzKpfw VI Tiger, une forteresse sur chenilles extrêmement lourde et puissante. Cependant, victimes de multiples pannes et embuscades antichar, ils sont tous mis hors de combat, l’un des exemplaires étant même capturé presque intact par les Soviétiques. Le 5 septembre, la percée soviétique atteint 9 km, un peu plus de la moitié du chemin jusqu’à la Neva, mais l’offensive est définitivement enlisée.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6e/Bundesarchiv_Bild_101I-299-1805-16%2C_Nordfrankreich%2C_Panzer_VI_%28Tiger_I%29_cropped.jpg

    Le char lourd Tiger, plus terrible blindé d’alors (c’est relatif)

    Wilhelm List, ayant désormais la XVIIIe armée rattachée à son commandement, organise une contre-offensive le 9 septembre, mais celle-ci échoue avec de lourdes pertes à cause des défenses soviétiques. Le 20 septembre, une nouvelle contre-offensive débute avec 6 divisions. Après de difficiles combats, les Allemands font leur jonction le 26 septembre, emprisonnant une partie de la 8e armée et 2e armée de choc soviétiques. Au mois d’octobre, la poche sera définitivement réduite et la quasi-totalité du territoire perdu reconquis.

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    Contre-offensive allemande à partir du 20 septembre

    A la tombée de la nuit du 20 août, les éléments de pointe de la IVe armée blindée et de la VIe ne sont plus qu’à une dizaine de kilomètres les uns des autres. Quel sera donc l’avenir de la sacrée Stalingrad ?

  • Participant
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    Member since: 26 février 2016

    (Ce chapitre et les suivants vont être modifiés)

    Chapitre 7 : La bataille de Stalingrad (2/2)

    Dans l’après-midi du 27 août, le général Eremenko reçoit une terrible nouvelle : des éléments de la 3e Infanteriedivision (mot.) d’Hoth et de la 16e Panzerdivision de Paulus se sont rencontrés à l’ouest de Stalingrad. La majeure partie de la 62e armée est encerclée. Désormais, Paulus concentre la majorité de ses forces à détruire les troupes soviétiques encerclées, tout en prêtant ses meilleures divisions à la 4e Panzerarmee qui doit capturer Stalingrad peu défendu.

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    Le général Andreï Eremenko, commandant du Front de Stalingrad

    Staline ordonne à la 64e armée de retraverser la Volga pour défendre la ville, mais celle-ci, étrillée par les combats, a peu de chance de réussir sa mission. Il donne également l’ordre aux 24e et 66e armées et à la 1re armée de la Garde, se trouvant au nord de Stalingrad, de contre-attaquer immédiatement les troupes d’Hoth pour l’empêcher de prendre la ville. L’attaque retarde Hoth, forcé de perdre du temps à repousser cette attaque, mais l’offensive reste un échec lourd en vies humaines.

    Le 1er septembre, la 4e Panzerarmee lance le gros de ses troupes à l’assaut de Stalingrad. La 64e armée est en sévère infériorité numérique. Son nouveau chef, le général Vassili Tchouïkov, jure néanmoins « Nous défendrons Stalingrad ou nous y périrons ! ». Avec pour fer de lance blindé de l’offensive les 9e, 11e et 24e Panzerdivisionen ainsi que la division motorisée d’élite Großdeutschland, les troupes allemandes foncent vers le centre-ville en empruntant les quartiers nord.

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    Le général Vassili Tchouïkov, commandant de la 64e armée et défenseur de Stalingrad

    Malgré une résistance acharnée, la 64e armée paraît en passe de succomber. Ses formations, pas assez nombreuses et pas totalement équipées, sont taillées en pièces par les assaillants. La milice ouvrière est jetée dans la bataille parfois sans armement, soutenue par des T-34 tout juste sortis d’usine. Tchouïkov demande des renforts immédiats, mais la seule grande unité disponible est la 13e division de fusiliers de la Garde, en plein redéploiement et n’ayant que la moitié de son armement.

    Le 2 septembre, le front est crevé aux alentours de l’hôpital militaire de Gorodishche, et les Allemands déferlent vers le kourgane Mamaïev, point clé pour le contrôle de la ville. Tchouïkov n’a d’autre choix que d’envoyer immédiatement la 13e division sauver la situation. Traversant la Volga en plein jour, les Soviétiques sont décimés par l’artillerie et l’aviation allemandes. Après avoir débarqué, les fusiliers s’élancent à l’assaut du sommet de Mamaïev, conquis par les Allemands. Le combat dégénère en boucherie atrocement sanglante, et ne s’arrête qu’avec la destruction totale de la division soviétique. Au prix de terribles pertes, les Allemands sont parvenus à garder sous contrôle le sommet de la colline.

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    Le lendemain, alors que le soleil s’est à peine levé, les envahisseurs s’attaquent au débarcadère. Après plusieurs heures de combat acharné, celui-ci tombe, privant la 64e armée de tout renfort, qui se retrouve ainsi rien de moins que piégée dans la ville. Dans les jours qui suivent, la gare centrale, théâtre d’affrontements extrêmement violents et incertains, est définitivement conquise par les Allemands. La partie sud de la ville est dorénavant sécurisée.

    Le 6 septembre, les troupes d’Hoth lancent l’assaut sur les quartiers industriels de la côte nord de Stalingrad, où se trouvent les trois usines d’armement Barricades, Octobre rouge et Djerzinski. L’artillerie allemande, positionnée en hauteur depuis le kourgane Mamaïev, écrase d’obus les bâtiments de la ville, rapidement réduits en ruines. Les Soviétiques se retranchent dans les maisons et les immeubles, transformés en véritables forteresses. Toutefois, malgré une résistance suicidaire des défenseurs, l’assaillant progresse rapidement vers ses objectifs, fort d’une large supériorité numérique et aérienne.

    Le 9 septembre, la 62e armée, encerclée depuis près de deux semaines, capitule. Paulus peut alors envoyer envoyer d’importants renforts à la 4e Panzerarmee. Le 11 septembre, celle-ci déclenche l’offensive finale : ses troupes se ruent vers les usines et taillent en pièces les défenseurs. La bataille dégénère parfois en combats de mêlée, où les ouvriers sans fusils n’hésitent pas à tuer de l’allemand avec des barres de fer ou des couteaux de cuisine. Malgré la combativité fanatique de ses troupes, le sort de la 64e armée est désormais scellé.

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    Le 16 septembre, l’usine Barricades, le dernier centre majeur de résistance soviétique, tombe définitivement entre les mains des Allemands. Fidèle à sa parole, Tchouïkov se suicide d’une balle dans la tête. Aucun successeur n’est désigné. Sans commandement, n’ayant plus aucune illusion sur l’issue de la bataille, les troupes soviétiques se rendent les une après les autres. Certains fanatiques résisteront toutefois pendant plusieurs jours avant d’être nettoyés par les Allemands.

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    Chapitre 8 : « Der Russe ist kaputt ! »

    La bataille de Stalingrad a duré environ un mois, de la traversée du Don jusqu’à la reddition des forces soviétiques, tandis que la conquête de la ville en elle-même a duré environ deux semaines. L’Armée rouge perd dans l’opération deux armées quasiment complètes, dont la 62e armée, alors la plus puissante des Soviétique. L’URSS a perdu durant ce mois 13 divisions d’infanterie, 11 brigades blindées et 10 brigades d’infanterie, soit près de 150 000 soldats, 800 chars et 4000 canons, alors que la Wehrmacht a laissé sur le champ de bataille 40 000 soldats et 200 blindés.

    Affiche de propagande allemande en norvégien proclamant “Stalingrad est prise !”

    La bataille de Stalingrad a d’importantes conséquences. Militairement, elle sécurise la Volga et offre aux Allemands un puissant glacis défensif face à une éventuelle offensive venant du nord. De plus, sa prise met hors d’usage la plus importante ligne ferroviaire de la zone, forçant les Soviétiques à utiliser le chemin de fer d’Astrakhan, qui se retrouve saturé en raison de sa trop faible capacité, voire à faire passer leurs convois par la mer Caspienne. Enfin, pendant que la 6e armée assure la défense du Don, la 4e Panzerarmee va pouvoir envahir le Caucase avec la 1re de Kleist.

    (carte à venir très prochainement)

    Les conséquences symboliques sont aussi importantes. L’URSS vient de perdre la ville portant le nom de son dirigeant suprême. L’impact moral n’est pas négligeable, les détracteurs du régime en profitent pour remettre en cause la légitimité de Staline. De son côté, celui-ci, convaincu que la défaite a encore une fois été causée par la lâcheté de ses soldats, durcit encore plus la discipline. « Plus un pas en arrière ! » est plus que jamais à l’ordre du jour.

    Hitler espérait décourager Staline en conquérant la ville portant son nom, mais le tyran rouge reste sûr de lui

    En Allemagne, la bataille de Stalingrad a un effet très positif sur le moral. La propagande allemande proclame que l’Armée rouge est à terre et que la guerre sera bientôt terminée. Paulus et Hoth, en tant que vainqueurs de la bataille, sont acclamés en héros. Manstein, bien qu’ayant brillamment planifié les mouvements et coordonné les troupes, est peu cité par la presse, notamment à cause d’Hitler qui n’apprécie guère ce maréchal prussien ambitieux et trop talentueux.

    Le général Friedrich Paulus, devenu célèbre grâce à la propagande nazie, bien que d’une valeur militaire relative

    Au déclenchement de la guerre germano-soviétique, le Japon avait informé l’Allemagne qu’il rejoindrait le combat si la Wehrmacht s’emparait d’une grande ville sur la Volga. Grandement vexé de n’avoir pas été prévenu de Barbarossa, l’Empire nippon avait formulé cette promesse pour donner un semblant de soutien militaire à l’Allemagne. Mais maintenant qu’Hitler a rempli la condition, le Japon se retrouve bien embarrassé. Empêtré dans la guerre contre la Chine et se préparant à un éventuel conflit contre les Occidentaux, l’Empire n’est aucunement capable de s’attaquer au géant soviétique. Il se contente donc de féliciter Hitler et de promettre qu’il interviendra bientôt, sans préciser de date.

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    Situation de la guerre sino-japonaise à la fin de l’année 1940. La situation n’a que peu évolué depuis.

    Néanmoins, cette promesse provoque un effet militaire. En effet, Staline, informé par l’espion Richard Sorge avant qu’il ne soit capturé, est certain que le Japon va honorer sa parole et attaquer l’Union soviétique. Surestimant la puissance militaire nippone, il renforce ses troupes de Sibérie, déjà au nombre d’un million et demi d’hommes en août 1942. Cela aura au moins l’utilité de gaspiller des forces précieuses à garder une frontière qui ne présente pas de réel danger.

    Richard Sorge, le célèbre espion rouge à l’ambassade allemande de Tokyo. Bien que méprisé par Staline, ses informations se révéleront très importantes et permettront notamment aux Soviétiques de mieux parer l’offensive sur Moscou.

    Pour le président des Etats-Unis Robert A. Taft, qui hésitait à aider l’URSS, cette défaite est le signe que Staline ne peut gagner la guerre contre l’Allemagne. Bien que le camp démocrate et Churchill le harcèlent pour qu’il soutienne l’Union soviétiques, il décide donc définitivement de ne pas envoyer d’aide diplomatique, militaire ou économique aux “Rouges”. Il pense d’ailleurs avoir plus urgent à faire, désireux de stopper l’expansion japonaise en Asie-Pacifique mais ne voulant pas déclencher de guerre, surtout avec un pays fort et disposant d’une puissante marine comme l’Empire nippon.

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    Robert Alphonso Taft, 34e président des Etats-Unis

    Pendant la bataille de Stalingrad, la 17e armée et la 1re Panzerarmee ont pu se reposer, réorganisant et recomplétant leurs effectifs. Elles doivent prendre l’offensive le 20 septembre, avec pour premier objectif les puits de pétrole de Maïkop. La 4e Panzerarmee, fer de lance de la bataille de Stalingrad qui l’a épuisée, n’attaquera qu’au début du mois d’octobre. Hitler est pressé, car il ne veut en aucun cas que le scénario de 1941 se répète, et que l’hiver amène une contre-offensive soviétique ruinant ses propres avancées. Cette contre-offensive, la Stavka est d’ailleurs déjà en train de la préparer.

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    J’ai édité le chapitre 7 et y ai rajouté deux paragraphes sur les combats à Leningrad

    Chapitre 9 : Opération Edelweiss

    La Stavka prévoit pour le mois de novembre une offensive généralisée contre les Groupes d’Armées Centre et B, du nom de planètes. L’opération Mars détruira la 9e armée dans le saillant de Rjev, puis Jupiter mettra en pièces le GA-Centre. Au sud, l’opération Uranus balayera les troupes roumaines sur le Don, et Saturne encerclera les Groupes d’Armées A et B. La réussite de ces plans aboutirait à rien de mois qu’un désastre militaire totale pour la Wehrmacht.

    Cependant, de gros défauts subsistent. Au nord, les Soviétiques espéraient libérer Leningrad de l’encerclement, mais la contre-offensive allemande lancée le 25 septembre enferme et détruit les deux armées qui avaient été employées dans l’opération. Uranus était également censée encercler les 6e armée et 4e Panzerarmee dans Stalingrad, mais la perte de la ville et la dispersion des troupes allemandes rend cet objectif impossible à accomplir. Le Groupe d’Armées B tout entier doit être encerclé et détruit.

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    Le maréchal Gueorgui Joukov, adjoint de Staline à la tête de l’Armée rouge et concepteur direct ou indirect de la plupart des opérations militaires soviétiques

    Les 17e armée et 1re Panzerarmee alignent 25 divisions, dont 2 blindées, 3 motorisées, 4 roumaines, 3 italiennes et 1 slovaque, ainsi que les 6 divisions dont 4 roumaines de la 11e armée basée à l’est de la Crimée pour envahir la péninsule de Taman. En face des Allemands se tient le Front Nord-Caucase de Semion Boudienny, fort de 8 armées dont une à Taman face à la 11e armée. Le 20 septembre, Kleist passe à l’attaque, débutant l’opération Edelweiss, la conquête du Caucase.

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    Les Allemands se lancent à l’assaut du Caucase

    Les Soviétiques, qui ont bénéficié de près de deux mois pour se préparer, résistent assez efficacement. Cependant, appuyés par la très puissante et expérimentée 4e Luftflotte, la 17e armée et la 1re Panzerarmee ne tardent pas à traverser le Don inférieur. Kleist opère alors une ruse, simule une tentative d’encerclement forçant à Boudienny à se replier pour éviter la destruction. L’Allemand en profite alors pour foncer sur les arrières soviétiques et taille en pièces de nombreuses formations.

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    Soldats soviétiques défendant une position

    Profitant d’un immense espace, Boudienny se retire progressivement vers le Caucase, pour que l’Allemand étire exagérément ses lignes de ravitaillement, disperse ses troupes et s’use devant la résistance soviétique se repliant en ordre. Mais grâce à la relative inactivité du Groupe d’Armées B, Kleist bénéficie d’un approvisionnement en essence efficace, ce qui lui permet de surprendre plus d’une fois des troupes soviétiques en retraite. Le 25 septembre, la 11e armée tente un débarquement à Taman, mais la tentative tourne court et coûte de lourdes pertes aux Allemands, qui se résignent à attendre que la 17e armée sécurise la côte. Le 29, la 1re Panzerarmee s’emparent de Stavropol, encerclant quelques divisions soviétiques. Si celles-ci parviennent en majorité à s’échapper en abandonnant beaucoup de matériel, l’avancée allemande semble tout de même très inquiétante.

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    Le général Ewald von Kleist, commandant de la 1re Panzerarmee

    Le 1er octobre, la 4e Panzerarmee, forte de 12 divisions dont 4 blindées et 2 motorisées, se lance à son tour à l’assaut. Son premier objectif est de conquérir Astrakhan, ce qui isolerait totalement les troupes soviétiques du Caucase. La 57e armée de Tolboukhine, affaiblie par ses multiples contre-attaques locales, est surprise. La 16e Panzerdivision du général Hube coupe en deux les forces soviétiques et prend Tsatsa, mais est arrêté par une contre-attaque de la 51e armée. Tolboukhine réussit à se replier convenablement, mais sa troupe est saignée.

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    La 4e Panzerarmee progresse en territoire soviétique

    C’est au tour de la 51e armée, qui a d’ailleurs sauvé la 57e, d’être battue à mort. Le 4 octobre, le 24e Armee-Korps (mot.) défonce son flanc droit, la forçant à se replier en catastrophe pour éviter d’être détruite. Hoth profite de la brèche créée dans le front pour envoyer la division motorisée Grossdeutschland foncer vers Astrakhan. Arrivée à Barun, ayant franchi le tiers de la distance jusqu’à Astrakhan, elle s’arrête, victime d’imposants difficultés logistiques et assailli par de multiples attaques soviétiques.

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    Elements mécanisés de la divisions Grossdeutschland

    Le repli constant des formations de l’Armée rouge, prévu ou non, irrite grandement Staline. Il fusionne les Fronts du Nord-Caucase et de Transcaucasie sous le commandement d’Ivan Tioulenev, en en profitant pour évincer Boudienny. Le 9 octobre, le IIIe Panzerkorps s’empare de Maïkop. Une unité commando du régiment Brandenburg, déguisée en formation du NKVD, parvient à s’emparer de certains puits de pétrole, mais la majorité ont été détruits ou rendus inutilisable par les Soviétiques. Hitler est de plus en plus confiant, la victoire semble proche.

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    Désolé pour l’imposant retard, je manque un peu d’inspiration ces derniers temps et j’ai pas mal de projets qui trottent dans ma tête (et je suis un peu flemmard). J’annonce que je reprendrai un jour mon ancienne uchronie sur la Première Guerre mondiale, en commençant par énormément modifier les chapitres déjà présents (je préfère ne pas donner de date). Je risque de continuer à avoir un rythme assez lent et irrégulier pendant les vacances, mais je vais essayer quand même de ne pas poster seulement toutes les trois semaines.

    Chapitre 10 : La bataille du Caucase

    Maïkop, le premier objectif de l’opération Edelweiss, vient d’être conquise par les Allemands, malgré le sabotage de la majorité de ses installations pétrolières. La 1re Panzerarmee doit maintenant se séparer en deux axes principaux, l’un vers les montagnes du Caucase et Krasnodar, capitale du Kouban, l’autre vers Grozny, deuxième objectif et grande productrice de pétrole. Pendant ce temps, la 17e armée continue de longer la Mer noire, confrontée à une résistance acharnée de l’Armée rouge, qui cesse enfin de retraiter sans arrêt.

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    Les Allemands s’emparent des puits pétroliers de Maïkop, en partie détruits par les Soviétiques

    Le 10 octobre, le IIIe Panzerkorps, avec en fer de lance la division SS Wiking, attaque vers Krasnodar et perce rapidement les défenses soviétiques, alors que dans le même temps, la majeure partie de l’armée de Kleist s’élance vers l’est à travers l’immense steppe de Ciscausie, tenue par un front même pas continu. Le 13 octobre, la 4e Panzerarmee repart de son côté à l’attaque vers Astrakhan, tout en envoyant des troupes vers Elista. Une tentative d’encerclement des 12e et 51e armées soviétiques par Kleist et Hoth se dessine.

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    Soldats allemands marchant dans les steppes du Kouban

    Conscient que ce terrain plane sied parfaitement aux blindés allemands, qui souffrent néanmoins de problèmes logistiques de plus en plus importants, Tioulenev demande à Staline de pouvoir évacuer le Kouban pour se retrancher dans les montagnes du Caucase, qui offriraient une formidable protection face aux manœuvres blindées ennemies. Staline, voyant ses troupes dangereusement malmenées, accepte avec une extrême réticence. La 37e armée soviétique, que Kleist espérait encercler avec l’aide de la 17e armée en prenant Krasnodar, s’échappe donc pour se réfugier dans la Caucase, accompagnée des 18e, 46e et 47e armées

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    Troupes allemandes avec un canon antiaérien, quelque part dans le Caucase

    Au nord-est, le long de la Volga, la 4e Panzerarmee continue son avancée à travers la quasi-désertique Kalmoukie pour s’emparer d’Astrakhan. Le 18 octobre, deux divisions prennent Elista, ville perdue dans l’immensité de cette terre plane et vide. La 51e armée, tout en se repliant vers le sud, multiplie les contre-attaques, qui ralentissent et désorganisent Hoth mais ne le repoussent pas. Ses troupes continuent l’avancée vers Astrakhan, mais souffrent d’un dramatique manque d’essence, qui diminue considérablement leur vitesse.

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    Des Allemands se renseignent auprès de paysans locaux

    « Si Bakou ne tombe pas avant l’hiver, je devrai liquider cette guerre », telles sont les paroles d’Hitler en cet instant incertain. Les Allemands progressent sans cesse à travers la Ciscaucasie, mais leurs lignes logistiques s’étirent exagérément, d’autant que les encerclements recherchés ont tous échoués à cause des replis soviétiques. Alors que la 17e armée, rejointe par la 11e venue de Crimée, s’est emparée de la base navale de Novorossisk, Kleist reçoit l’ordre de ne pas tenter de percer le Caucase, et de se concentrer vers le sud-est. Un seul nom à la bouche de tous : « Bakou »

    Puits de pétrole de Bakou, pétrole tant convoité par Hitler

    Le 23 octobre, à Mozdok, la 9e armée soviétique, qui combattait le gros des troupes allemandes en face d’elle, est soudainement attaquée par le nord par le 52e corps d’armée allemand. Au bord de l’encerclement, la 9e armée tente de se dégager en fonçant vers le sud, mais les blindés de Kleist la rattrapent et taillent en pièces ses arrières, l’empêchant de reprendre pied. Les restes de l’armée se réfugient dans le Caucase.

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    Cavaliers russes en reconnaissance dans le Caucase

    Cette victoire ouvre pratiquement la voie vers Grozny, qui n’est plus qu’à une centaine de kilomètres. La 44e armée est dépêchée pour protéger la ville, mais son déploiement n’est même pas achevé quand les forces allemandes lui tombent dessus. Kleist n’a plus de temps à perdre : le ravitaillement arrive à peine, les réserves d’essence fondent, les lignes de communications sont démesurément étirées. Il faut percer, détruire et foncer jusqu’à Bakou (ce qui est tout de même oublier que la ville se trouve à plus de 500 km)

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    Convoi logistique allemand dans le Caucase

    Au final, une fois de plus, les Allemands croient qu’il suffit de foncer pour atteindre leur objectif alors que leurs propres forces sont au point culminant de leur offensive. Le 2 novembre, les Allemands entrent dans Grozny, dont les installations pétrolières ont été entièrement détruites par les Soviétiques. La 1re Panzerarmee n’a d’autre choix que de s’arrêter, au même titre que la 4e qui a pris Bergin, arrivant ainsi à 110 km d’Astrakhan. Alors que l’hiver approche, la contre-offensive soviétique se prépare elle aussi, et éclatera dans quelques semaines.

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