Post has published by Zed

Ce sujet a 33 réponses, 15 participants et a été mis à jour par  Ambarequiem, il y a 3 ans.

  • Zed
    Participant
    Posts501
    Member since: 9 octobre 2013

    Bonjour tout le monde, il y’a quelque temps, j’ai visionné la série “Rome” (que je conseille à tous). Cependant, j’aurais une question quant à la fiabilité des techniques de combats des légions romaines : https://www.youtube.com/watch?v=yrQpjToEgxk
    Dans la scène de combat de cette vidéo, on voit les légionnaires, se tenant entre eux par leur cuirasses, et lorsque le centurion siffle, les soldats de devant passent en arrière, et les hommes qui étaient derrières passent devant eux, pour reprendre le combat.
    Ayant lu des ouvrages sur l’armée romaine, je n’ai jamais trouvé de référence à cette technique, j’aimerais donc avoir vos avis la dessus 🙂

    Place, au débat !

  • Participant
    Posts16
    Member since: 9 octobre 2013

    Je ne sait pas si c’est bon pour le moral d’attendre son tour en voyant les hommes devant nous se faire massacré 🙁

  • Modérateur
    Posts2015
    Member since: 9 octobre 2013

    Je ne sait pas si c’est bon pour le moral d’attendre son tour en voyant les hommes devant nous se faire massacré

    Parce que la cucifixion, c’est mieux peut etre ? On apprend des formations aux soldats, si c’est pour les détuire et compromettre le sort des légions, voire de Roma elle-même, on les execute !

    Ayant lu des ouvrages sur l’armée romaine, je

    Et la Guerres des Gaules ?

    j’aimerais donc avoir vos avis la dessus

    L’ayant déjà pratiquée, je peux dire qu’elle est dure à mettre en œuvre.

  • Participant
    Posts16
    Member since: 9 octobre 2013

    Parce que la cucifixion, c’est mieux peut etre ? On apprend des formations aux soldats, si c’est pour les détuire et compromettre le sort des légions, voire de Roma elle-même, on les execute !
    Oui et ?

  • Modérateur
    Posts2015
    Member since: 9 octobre 2013

    Oui et ?

    La mort par crucifixion est juste l’une des méthodes de mise à mort des plus cruelles. De plus, on parle des légionnaires romains connu pour leur discipline de fer. Je les imagine mal battre en retraite…

  • Participant
    Posts1418
    Member since: 9 octobre 2013

    En faite c’est une technique assez pratique qui consiste à une rotation des légionnaires au bout d’un laps de temps.
    Pourquoi cette rotation ? Et bien cela était effectué afin que les soldats étant en première ligne puisse se reposer en attendant son tour.
    Et cette technique a été utilisé (en même temps que les formations en triangle)notamment contre Boudicca en Brittanie (oui je préfère ce terme à Bretagne.)

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 9 octobre 2013

    La mort par crucifixion est juste l’une des méthodes de mise à mort des plus cruelles.

    Ce n’est pas pour rien qu’elle est réservée aux esclaves fugitifs, aux traitres ou aux déserteurs. En temps normal, c’est la décapitation qui constitue la peine capitale pour un citoyen romain.

    De plus, on parle des légionnaires romains connu pour leur discipline de fer. Je les imagine mal battre en retraite…

    Pourtant, leur discipline n’est pas invulnérable et des cas de retraite laborieuse de légions romaines, je peux aisément t’en citer. Par exemple, c’est le cas après la cinglante défaite de Carrhae, où dix mille soldats se replient sous le commandement du questeur Cassius (le futur meurtrier de César).

  • Participant
    Posts1122
    Member since: 9 octobre 2013

    Je ne vois pas l’utilité de cette technique… Si la première ligne tiens, aucun intêret de les faire revenir en arrière, et se faisant, les rangs s’étirent et il y a des brèches…

  • Modérateur
    Posts2015
    Member since: 9 octobre 2013

    Si la première ligne tiens, aucun intêret de les faire revenir en arrière

    Au contraire, les milites livrent un combat à haute intensité, les faire se replier est plutôt intelligent : la première ligne est toujours dispos et celle des Gaulois s’essoufle.

    les rangs s’étirent et il y a des brèches

    Non, les soldats glissent sur le coté droit.

  • Participant
    Posts1122
    Member since: 9 octobre 2013

    Ah oui, c’est exact, tu as raison ( d’après Wiki 😉 )

    Durant le chaos de la bataille, les espaces étaient graduellement comblés par le repli des unités de première ligne et l’avancée des unités de seconde ligne créant une ligne plus ou moins solide. Ainsi les espaces disparaissaient souvent au cours de la bataille.

  • Zed
    Participant
    Posts501
    Member since: 9 octobre 2013

    Pourtant, leur discipline n’est pas invulnérable et des cas de retraite laborieuse de légions romaines, je peux aisément t’en citer. Par exemple, c’est le cas après la cinglante défaite de Carrhae, où dix mille soldats se replient sous le commandement du questeur Cassius (le futur meurtrier de César).

    Oui, mais dans ce cas la retraite est justifiée (la bataille ne peut pas être gagné) et en plus ordonnée par un questeur. Mais ce n’est pas un manque de discipline de vouloir se sauver d’une bataille dont l’issue est certaine.

    Guguit a parler de “la guerre des Gaules”, quelqu’un sait ou je pourrais me le procurer en entier (sur amazon, il n’y a que certains tomes qui sont proposés).

  • Modérateur
    Posts2015
    Member since: 9 octobre 2013

    Peut etre sur Wikisource, mais ca ne vaut pas une version papier.

  • Modérateur
    Posts1944
    Member since: 9 octobre 2013

    Zed :

    Guguit a parlé de “la guerre des Gaules”, quelqu’un sait-il où je pourrais me le procurer en entier (sur amazon, il n’y a que certains tomes qui sont proposés).

    Il y a la collection Budé, texte et traduction, sinon, tu peux toujours imprimer ceci :

    http://bcs.fltr.ucl.ac.be/CAES/BGI.html

    .

    A l'inverse du généraliste, le spécialiste est celui qui en sait toujours plus sur un sujet de plus en plus restreint. Le spécialiste parfait est donc celui qui sait absolument tout sur absolument rien.

  • Participant
    Posts802
    Member since: 9 octobre 2013

    J’ai moi même vu ce célèbre passage de la série Rome.

    Si on ne parle que de la technique, les légionnaires romains de cette époque pratiquaient effectivement un système de rotation qui permettait de reposer les combattants, car se battre c’est déjà intense, mais avec un équipement de vingt kilos sur le dos au bout de quelques minutes, on est déjà épuisé.
    Mais par contre, le sifflet est complètement hypothétique.

    Mais si on parle des équipements, on peut s’attrister sur le fait qu’ils ne soient pas totalement historiquement justes. Et on peut aussi souligner le fait qu’on ne fouettait pas les légionnaires, le fouet étant indigne d’eux, mais on les bastonnait. Mais bon, là n’est pas le sujet.

  • Zed
    Participant
    Posts501
    Member since: 9 octobre 2013

    Et on peut aussi souligner le fait qu’on ne fouettait pas les légionnaires, le fouet étant indigne d’eux, mais on les bastonnait. Mais bon, là n’est pas le sujet.

    C’est vrai que battre à plusieurs un légionnaire au sol avec des verges en guise de punition était honorable :p

  • Participant
    Posts802
    Member since: 9 octobre 2013

    On a pas tous la même idée de l’honorabilité ! 😛

  • Participant
    Posts578
    Member since: 9 octobre 2013

    D’après la logique , cette technique est bien dans l’idée avec le repos des troupe en les fessant revenir en arrière , et tenir l’homme devant nous ,lui permet de ne pas se faire prendre par l’ennemie est massacrer derrière.
    Mais comme dit au dessus cella devait un peux désorganiser les ligne durant le combat , mais si elle était bien utiliser à l’époque c’est quelle devait bien marcher ^^

  • Participant
    Posts278
    Member since: 9 octobre 2013

    De plus, on parle des légionnaires romains connu pour leur discipline de fer. Je les imagine mal battre en retraite…

    À ce propos, il me semble que les légions romaines étaient composés d’hommes issus du peuple, non ? Vingt-cinq ans de service militaire, c’est beaucoup, mais un commandant pouvait-il être 100% confiant dans la fiabilité de ses troupes à se battrent jusqu’au bout ? Il est vrai que les déserteurs étaient on ne plus cruellement punis, mais quand même…

  • Participant
    Posts802
    Member since: 9 octobre 2013

    Rares sont les soldats fiables à 100 %, lord Stark. Il y a eu des débandades dans l’armée romaine, et d’ailleurs, dans l’Antiquité si une bataille est perdue elle est souvent suivie par la débandade et le massacre des vaincus.
    Mais c’est vrai que grâce à leur discipline, les soldats romains, légionnaires mais aussi auxiliaires représentent quand même des troupes plus fiables, que les Germains par exemple.

  • Participant
    Posts278
    Member since: 9 octobre 2013

    Mais c’est vrai que grâce à leur discipline, les soldats romains, légionnaires mais aussi auxiliaires représentent quand même des troupes plus fiables, que les Germains par exemple.

    En parlant d’auxiliaires et de Germains… Ils me semble qu’à la fin de l’Empire, les troupes romaines étaient davantage composés de Gaulois, de Germains et autres peuples “barbares” , et moins de romains. Cela les rendait beaucoup moins fiables, non ?
    Et puis, au cours de leur histoire, les Romains ont rencontré certains ennemis qui leur ont donné du fil à retordre. On pourrait citer Hannibal, le général carthaginois, mais aussi le gaulois Vercingétorix.

  • Modérateur
    Posts2015
    Member since: 9 octobre 2013

    mais aussi le gaulois Vercingétorix.

    Dans la video, c’est la bataille d’Alesia.

    Cela les rendait beaucoup moins fiables, non ?

    Disons qu’ils étaient “fédérés” à une puissance que leur ancêtres avaient combattu et dont ils comprenaient qu’elle déclinait . Ils ont en profité pour s’établir dans l’Empire et on donc considérablement affaibli Rome. Il y avait une différence de taille entre la loyauté d’un légionnaire romain et d’un guerrier vandale. Pour mieux comprendre ce changement, je ne peux que te recommander le dossier de Clausewitz.

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 9 octobre 2013

    L’armée romaine a toujours (ou presque) reposé sur un compromis entre légionnaires romains et troupes auxiliaires (composées de non-citoyens). Au début de la période impériale, il y a environ autant de légionnaires que d’auxiliaires dans l’armée romaine. Cependant, au IIIe siècle ce système militaire doit faire face à une pression accrue aux frontières (dont Von_Clausewitz avait observé les prémices dès le règne de Marc Aurèle, cf. ce dossier). Le poids de l’armée s’accroît encore, les effectifs sont revus à la hausse, mais avec la pax romana qui dure depuis trois siècles et les progrès du christianisme (reconnu comme religion officielle de l’empire au siècle suivant), les Romains sont bien moins enclins à s’engager et on se met à enrôler les peuples barbares vaincus aux frontières de l’empire pour faire face à cette forme de crise des vocations. Il faut remarquer que l’armée s’est professionnalisée, tandis que tous les hommes libres de l’empire sont devenus des citoyens romains (auparavant l’engagement dans les troupes auxiliaires était un moyen d’accéder à cette citoyenneté) et qu’il faut complètement revoir le système qui reposait anciennement sur une armée civique, même si dès Marius (à l’aube des guerres civiles du premier siècle avant notre ère) il avait été grandement aménagé et que la tendance s’est poursuivie sous l’empire.
    Peu à peu et surtout en Occident au Ve siècle, le pouvoir central s’est fragilisé, tandis qu’il devait compter toujours plus avec les peuples barbares à présent installés dans l’empire. Si la pratique du feodus (une alliance) n’est pas nouvelle, pour la première fois le rapport des forces est véritablement défavorable à Rome. Avec l’assassinat d’Aetius, puis de Valentinien III en 454-455, l’Urbs n’a plus les moyens de tenir en respect Wisigoths, Vandales, Francs et tous ces peuples barbares qui finalement se partagent progressivement un empire à l’agonie.

  • Participant
    Posts802
    Member since: 9 octobre 2013

    Oui, et il ne faut pas confondre “allié” et auxiliaire. Depuis le Ier siècle après Jésus-Christ on trouve de moins en moins d’Italiens dans l’armée romaine, et de plus en plus de citoyens romains ou pas, natifs des Gaules, de Germanie, d’Afrique, d’Orient, de Pannonie… Ces soldats n’étaient pas moins fiables que les Italiens, puisqu’eux aussi se battaient pour défendre leurs foyers ou par la grandeur de leur état. Il ne faut pas croire, contrairement aux clichés, que les Romains tyrannisaient les autre peuples, comme l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre Mondiale. Et au fur et à mesure que le temps passait, les peuples soumis s’intégraient dans l’Empire, dont les structures sociales n’étaient pas pires, voir même meilleures que les états d’avant la conquête romaine.
    Et si il y eut des mouvements sécessionnistes à la fin de l’Empire, se n’était pas par haine de la civilisation romaine, mais parce que Rome ne pouvait plus gérer efficacement les dangers qui menaçaient tous ses territoires.

    C’est qu’à la fin de l’Empire, Rome fit appel de plus en plus souvent à des mercenaires barbares, des “alliés” (en théorie) Germains ou Asiatiques, extérieurs de l’Empire, comme les Francs, les Goths, ou les Huns, qui eux n’étaient pas fiables du tout, mais alors pas du tout, et qui demandait toujours plus à leur employeur.

  • Participant
    Posts1913
    Member since: 9 octobre 2013

    On dit souvent du mal des barbares mais n’oublions pas que l’intégration des tribus Slaves s’est faite avec succès.

  • Participant
    Posts1036
    Member since: 9 octobre 2013

    Je relance le sujet pour partager avec vous quelques hypothèses à propos de l’armée romaine au combat.

    Les techniques de combat des romains restent souvent assez floues, malgré les descriptions qui ont traversé l’histoire jusqu’à nous. Pour le combat individuel, il semble bien que les légionnaires pratiquaient en sorte de rotation des rangs comme illustré dans la vidéo de la série Rome.
    Mais il me semble que les légionnaires des deux premiers rangs étaient placés en quinconce, celui de derrière couvrant le côté droit du soldat devant lui. Et l’alternance des rangs devait être beaucoup moins formalisée (sans le sifflet, et pas de manière simultanée pour toutes les files). Le soldat du second rang doit attendre que son camarade indique qu’il veut être relevé en lui ouvrant le passage, ou il s’interpose pour protéger son camarade si son flanc est menacé. Le soldat relevé a ainsi tout loisir d’aller se reposer à l’arrière du manipule. De toute façon, il y a de grande chance que les séances d’escrime soient assez courte et ne durent pas plus de 2 ou 3 relais. Après, soit l’ennemi prend la fuite, soit il faut reculer pour se réorganiser et attaquer de nouveau.
    L’inconvénient de la plupart des séries télé, ou film sur les combats des soldats romains, c’est qu’ils font l’impasse sur l’usage des pila, ce qui donne l’impression que les légionnaires sont uniquement des épéistes et c’est loin d’être le cas (le nombre de projectiles par soldat va même tendre à augmenter avec les plumbata).
    Il y a plusieurs zones d’ombre dans les tactiques de combat des légions qui sont de nature à laisser perplexe les personnes considérant le légionnaire comme étant uniquement un épéiste.
    Au premier lieu, le déploiement du triplex acies en échiquier, qui laisse planer beaucoup de doutes parce que la présence de trous dans la formation de combat risque forcément de la fragiliser. Ces doutes deviennent plus grands lorsque l’on parle de déploiement des cohortes en échiquier, ce qui laisse des trous beaucoup plus grands.

    Certaines hypothèses vont dans le sens d’un déploiement complet des cohortes pour former une seule ligne. Cette hypothèse a l’inconvénient de donner à la légion autant de souplesse qu’une phalange et dilue de beaucoup la force de frappe des légions.

    Dans ces hypothèses, ont oubli souvent la part de tirailleurs, auxiliaires ou non (j’ai fait part dans un autre sujet une hypothèse à propos de la persistance des vélites dans les légions post-Marius sous le nom d’antesignani) qui peuvent tenir les intervalles. Et elles négligent aussi le fait que les légionnaires sont des javeliniers.

    Donc, les légionnaires sont des hommes armés d’une arme de jet avec une portée efficace de 60m, ils adoptent une disposition en échiquier sur le champ de bataille, et sont couverts par des tirailleurs…
    Arrêtez-moi si je me trompe, ça ressemble fortement à l’emploi sur le terrain que Napoléon fait de son infanterie placée dans l’ordre mixte. Et les caractéristiques des armes sont assez identiques: leur portée efficace est de 60m environ. Seul différence, le légionnaire a 2 pila et le grognard 40 cartouches (dont beaucoup n’en tirent que 2 ou 3).

    Ainsi, loin d’avoir un schéma d’attaque figé, les dispositions de la légion romaine tiendraient à permettre un ordre mixte en fonction des besoins. Pour moi, le légionnaire est amener à agir à distance, en se déployant en ligne, et à agir par le choc en adoptant une formation en colonne. Dans tout les cas, la formation de légionnaires est appuyée par des tirailleurs (antesignani).
    Les cohortes, comme les bataillons de fusiliers peuvent se déployer en mettant un certain nombre de centuries ou de manipules en ligne, en gardant une partie en réserve. Cela à pour but d’agir par le jet de pilum et de contenir les forces adverses. Les cohortes adjacentes ou celle de la deuxième ligne arrivent en colonne pour agir par le choc et entrer au corps à corps. Le tout étant pour les officier de repérer les points faibles et de choisir les endroits où l’action du choc sera la plus efficace.

  • Participant
    Posts1036
    Member since: 9 octobre 2013

    Je vous propose cette vidéo pour illustrer mon post précédent:

    https://www.youtube.com/watch?v=d8LiQFnkuJY

    Même s’il s’agit d’un exercice, on voit assez bien l’ensemble des possibilités tactiques qu’offre une troupe bien entrainée.

    On voit la troupe de policiers tenir le front avec des hommes en formation dispersée, les romains l’étaient sans doute moins, et sans le collègue toujours dans le dos, mais un peu en retrait pour couvrir l’intervalle.
    Malgré les intervalles, les opposants n’osent pas vraiment entrer dans, la formation et ils sont tenus dehors rien qu’à coup de bouclier. Imaginez ce scénario avec de vrais armes et le risque de mourir, je ne pense pas que vous êtes plus téméraire.

    Imaginez que cette troupe de policiers représente une cohorte avec 6 centuries. 3 tiennent le front en ordre dispersé, pour pouvoir utiliser à loisir les armes de jets, et minimiser l’effet d’une salve adverse. Trois sont en réserve, ce qui permet soit d’agir sur les ailes afin de prendre l’ennemi de flanc, soit de passer au centre pour constituer le cuneus et enfoncer le centre ennemi.

  • Participant
    Posts1189
    Member since: 9 octobre 2013

    Les Romains se rassemblaient-ils avant de lancer leurs pillums ? Cela permettrai sans doute un meilleur feu.

  • Participant
    Posts1036
    Member since: 9 octobre 2013

    Les Romains se rassemblaient-ils avant de lancer leurs pillums ? Cela permettrai sans doute un meilleur feu.

    Ça dépend des configurations. En combat en ligne, les légionnaires sont déployés sur 8 rangs espacés de 1.8m (6 pieds) avec 0.9 m (3 pieds) entre les files. Les légionnaires étant en quinconce dans la formation, ça permet de fermer rapidement les rangs pour se trouver sur 4 rangs avec des soldats qui ont les boucliers bords à bords, et avec le même espacement entre les rangs, et ils peuvent fermer cet espace en mettant leur bouclier contre le dos de leur camarade au besoin.

    Les rangs sont en général ouverts au moment du lancé de pilum, et ils vont avoir tendance à se fermer lorsque l’on vient au corps à corps. Ça permet d’échelonner le feu des pilum et de le faire durer pendant un moment, chaque rang tire lorsqu’il arrive à une certaine position dans la ligne.
    Les légionnaires ont besoin de place pour lancer les pilum, et l’espace de 6 pieds entre les rangs et là pour ça, généralement, ils ne le ferment pas. Mais la cohorte peut décider de former le cuneus, le coin. Pour cela, une centurie de la seconde ligne de la cohorte va fermer les rangs (en formation plus ou moins triangulaire, selon certaines reconstitutions, mais je n’y croit pas trop), et va passer à travers la première ligne qui s’écarte en concentrant le tir de ses pilum sur son front. La brusque concentration des pilum sur l’ennemi qui ne le voit pas venir (le front peut rester uni jusqu’au dernier moment) suffit à créer un gros trou dans la ligne adverses où les légionnaires peuvent s’infiltrer pour poignarder tout ce qui est à porté.

  • Participant
    Posts283
    Member since: 9 octobre 2013

    Le plus impressionnant reste la rapidité de la manœuvre,penses-tu que il y avait une possibilité de percer la formation lors de son déploiement ?

  • Participant
    Posts179
    Member since: 9 octobre 2013

    Le plus impressionnant reste la rapidité de la manœuvre,penses-tu que il y avait une possibilité de percer la formation lors de son déploiement ?

    Des cataphractaires (une lance peut-elle percer un bouclier romain? je sais pas quelle est sa matière) et le filet du rétiaire.

  • Participant
    Posts1189
    Member since: 9 octobre 2013

    Un filet pour une armée ? Tu vas loin pour le trouver ton filet ^^

  • Participant
    Posts179
    Member since: 9 octobre 2013

    Il y a bien des mecs qui utilisent des piques de 7 mètres de long…

  • Participant
    Posts283
    Member since: 9 octobre 2013

    Farawyn il faut rester réaliste à un moment,enfin envoyer des filets de rétiaires seraient inutile.
    Il faut déjà pour lancer un filet être on va dire à 5 mètres,tes hommes arrivent à bloquer une cohorte et puis ?
    Tu lances tes hommes pour les massacrer je donne pas cher de leur peau,la cohorte de derrière ou d’accoter viendra.
    Le mieux reste ton idée des cataphractes,mais la aussi difficilement applicable,une charge de 200m ne se fait pas en 20 secondes.
    Si jamais ils arrivaient à percer,très bien,mais ensuite tes cataphractes se feront massacrer.

    Une volée de flèche sur une formation pas encore en tortue ?

  • Participant
    Posts1036
    Member since: 9 octobre 2013

    Pour trouver un filet il faut se battre contre des pécheurs!! :cheer:
    La pique de 7 mètres de long à une valeur tactique certaine, le filet, à part une valeur halieutique, je ne voit pas.
    On parle de guerre, pas de jeux du cirque, et il n’y a pas de traces de filets utilisés au combat pour être lancé contre des troupes.

    Le plus impressionnant reste la rapidité de la manœuvre,penses-tu que il y avait une possibilité de percer la formation lors de son déploiement ?

    Lors de son déploiement sous quelles conditions? Lors du passage d’une colonne de route à la formation de combat? Lorsque la formation ouvre ou ferme les rangs?

    La rapidité des manœuvres est telle qu’une troupe s’approchant à terre sans bénéficier de la surprise ne peut pas prendre une troupe romaine en défaut (ou vraiment incompétence des soldats, ça arrive parfois). Il ne faut pas 20s pour parcourir 200m au galop, il en faut 25 à 30km/h; Sur la vidéo, les policiers mettent 8 secondes pour passer d’une formation normale à une formation très resserrée permettant d’encaisser une charge de cavalerie lourde comme Arrien le recommande dans ses instructions de l’ordre de bataille contre les Alains. Donc, même à cheval, on a largement le temps de voir venir, c’est si l’ennemi arrive sur un flanc et qu’il faut ajuster sa position que c’est plus problématique.
    Contre de l’infanterie, si on charge en ordre ouvert pour lancer les pilum, les rangs se ferment dans le mouvement, donc, pas trop de danger de ce côté là.
    Si les légionnaires doivent encaisser une salve de projectile en ordre ouvert, c’est tout à fait possible, chacun s’agenouille derrière son bouclier (qui est en bois cerclé de métal soit dit en passant) et il n’y a plus rien qui dépasse, et l’ordre ouvert évite de laisser un intervalle entre deux bouclier mal ajusté par où peut passer une flèche qui irait blesser un collègue. la tortue est une technique d’approche de fortification intéressante puisqu’elle permet à certains soldats d’avoir les mains libres pour commencer la sape de la base du mur, ou pour tenter de mettre le feu. Mais, l’utiliser en rase campagne c’est plus rare (sauf quand Obélix veut faire du tambour :)).
    En rase campagne, on utilise cette formation:
    http://icono.latinistes.ch/cache/Dossiers-th-matiques/Arm-e-romaine/Tactiques-militaires/Contra-equites/IMG_3284_800.jpg
    qui correspond au contra equites d’Arrien qui permet de supporter une douche de flèche, tout en rendant les coups, et ça se fait relativement vite pour des soldats entrainés.

You must be logged in to reply to this topic.

A password will be emailed to you.