Post has published by cuirassier

Ce sujet a 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour par  mongotmery, il y a 5 mois et 1 semaine.

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    Souvenir d’un soldat,
    de Heinz Guderian présentation par Benoit Lemay

    éditions Perrin, sortie en 2017

    Aujourd’hui petite fiche sur la réédition des mémoires du général Heinz Guderian : Souvenir d’un soldat parues pour la première fois en 1950. Vous connaissez tous probablement ce fameux général allemand de la seconde guerre et grand artisan des Panzers divisions et de la Blitzkrieg.

    http://media.medias-presse.info/wp-content/uploads/2017/07/guderian.jpg

    L’ouvrage se consacre justement à cette période où il s’attela à former les troupes blindée de la Wehrmacht puis à ses années de guerre comme commandant de corps d’armée en Pologne, sa percée décisive à Sedan en 1940, sa participation à Barbarossa. Il fut disgracié suite à ses replis devant Moscou et placé en réserve. Il faudra attendre 1943 pour qu’il reprenne un rôle important en tant qu’inspecteur des troupes blindées allemandes avant que sa carrière culmine et se termine au poste de chef d’état-major général de l’OKH (Oberkommando des Heeres). Pour faire simple dans le complexe et obscur système de commandement allemand de l’époque il gérait les troupes de l’armée de terre sur le front Est.
    De mon avis personnel nous pouvons résumer cet ouvrage par « j’avais raison ». J’ai rarement lu autant de mauvaise foi et d’arrogance. Cette biographie est une succession d’évocation de conflits que Guderian aurait eus avec des généraux conservateurs, ses supérieurs ou Hitler lui-même. Ces conflits peuvent porter sur l’avenir des Panzers, la direction des opérations, la distribution des forces et Guderian s’efforce à chaque fois de démontrer qu’il avait toujours raison devant l’aveuglement de ses contemporains…
    En dehors de l’évocation de ces conflits internes à l’armée son livre est une simple description des opérations militaires ponctuées de quelques anecdotes.
    Il évoque très peu les crimes de guerre. La Wehrmacht était apparemment composée de braves officiers, intelligents faisant leur devoir pour l’Allemagne. Même les SS sont divisés entre les Waffen SS, pas si terribles que ne l’affirmeraient les vainqueurs et les autres branches de l’ordre noir véritables complices de l’horreur nazie…
    Sur le plan théorique, l’ouvrage confirme que les militaires allemands faisaient un large usage du terme « opreativ » mais j’espère pouvoir vous en dire plus dans de prochains dossiers et/ou sujets.

    In fine un peu déçu par cet ouvrage où j’ai peu appris. Ce que l’historiographie a besoin aujourd’hui ce n’est pas tant une réédition d’une autobiographie si subjective, que l’écriture d’une biographie analysant systématiquement les idées et les faits et gestes de ce général.

    Comparaison n'est pas raison.

  • Modérateur
    Posts8256
    Member since: 14 mai 2013

    Est-ce que l’ouvrage aborde les réflexions pré-seconde guerre mondiale, et la façon dont l’armée allemande a pu construire sa doctrine et la transmettre aux soldats conscrits malgré les difficultés (entrainement avec des tanks en fer-blanc…)?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

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