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  • Mos
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    Member since: 14 mars 2015

    Bouh, ça fait des siècle que j’ai pas posté sur ce Forum ! Pour me faire pardonner, (et parce que c’était Noël hier)voici le premier chapitre d’un récit se déroulant dans l’univers de Soleil D’Acier. Je précise que comme le récit risque de s’étendre sur plusieurs années, les événements décrits (notamment la guerre avec l’Allemagne) seront imaginés de toutes pièces. Donc sans plus attendre, voici venir le premier chapitre ! (avec en plus des illustrations, si c’est pas merveilleux)

    Avant de raconter mes aventures, j’aimerais prendre avec vous quelques minutes pour me présenter. Je me prénome Bartley Eremon Donovan, natif des lointaines contrées d’Irlande, né le 25 avril 1918. Mes parents sont d’humbles travailleurs, ma mère, Margareth Grant anglaise de son état, travaillait en tant que maréchère et mon père, Eremon Donovan, était mineur. À cause de problèmes de dettes, mes parents ont fait comme beaucoup d’autres, ils ont décidés d’immigrer aux États-Unis en 1924, je venais d’avoir 5 ans.
    Je n’ai pas vraiment de souvenir de ma vie irlandaise si ne n’est que quelques photos que gardait ma mère comme celle-ci, une vielle photo de mon village natal, le village de Claddagh.

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    Enfin bref, nous sommes donc arrivés dans la belle cité de New-York le 25 décembre de l’an de grâce 1924. Mon premier noël sur le sol américain, je l’ai passé sur Ellis Island et le jour de l’an je l’ai passé à courir dans la ruine qui nous servait d’appartement dans le Lower East Side.
    Comme beaucoup d’autres enfants de l’époque, notre loisir favori était de se battre jusqu’à ce que la police nous sépare. Je me souviens qu’avec d’autres “camarades de jeux” irlandais, j’ai affronté une bande d’enfants de notre âge et cette “rencontre” s’est assez mal passé, l’autre bande prenant l’avantage. J’ai presque faillit finir à l’hôpital ce jour-là. J’ai d’ailleurs une cicatrice sur l’arcade sourcilière gauche qu’on voit toujours aujourd’hui.
    Inutile de dire qu’après cette bagarre, je me suis fait sermonné comme jamais. Mes parents m’ont même interdit de sortir sauf pour aller à l’école. Pendant plusieurs mois, j’ai été interdit de sortie par mes parents même quand mon père partait au chantier où il travaillait, ma mère n’était pas loin. (elle faisait des ménages dans la quartier où je vivais)
    J’avais presque perdu tout intérêt pour quoi que ce soit quand j’ai découvert ce qui allait être ma passion, le journalisme.
    C’était en rentrant de l’école, j’avais 11 ans et je ne sais pas ce qui m’a pris mais je suis rentré dans la bibliothèque qui se trouvait à deux pâtés de maison de chez moi, c’est là que j’ai fait la rencontre d’Abraham Ehrenberg, un vieux juif d’une soixantaine d’année et bibliothécaire depuis 25 ans. Quand je suis entré, il m’a simplement dit bonjour et rien de plus. J’ai été plutôt surpris car à l’école on colportait des rumeurs assez douteuses sur sa personne, bien évidemment c’était des mensonges d’enfants, en fait, Abraham est la personne la plus sympathique que j’ai connue quand j’était enfant.
    Enfin bref, Abraham m’a donc demandé qu’est-ce que je faisais et j’ai répondu que je voulait voir à quoi ressemblait le sorcier qui habitait là (qui était Abraham, bien entendu). Abraham éclata de rire.
    -” Je ne suis pas un sorcier, fiston, tu n’as rien à craindre !”. Qu’il m’a dit.
    Il m’a ensuite demandé ce que je comptait faire et je répondu que je ne savais pas, il fallait que j’attende que mes parents rentre mais comme je n’avais plus le droit de jouer avec mes copains, il fallait que j’attende chez la voisine. (voisine que je n’aimais pas du tout)
    C’est donc tout naturellement qu’Abraham me sortit des livres d’un certain Ernest Hemingway et des biscuits. Pendant plusieurs heures j’ai été absorbé par la lecture d’Hemingway, notamment ses écrits sur la guerre entre la Grèce et la Turquie.
    Ce n’est qu’aux alentours de 18 heures que je suis rentré chez moi en ayant préalablement emporté des livres d’Hemingway.
    Quand je suis rentré à la maison, mes parents venait juste d’arriver et ils ont étés plutôt surpris de me voir arriver si tard, généralement j’attendais chez notre vielle sorcière teutonne de voisine, j’ai donc expliqué où j’étais et que j’avais ramené de la lecture, ce qui a agréablement surpris mes parents.
    Le reste de ma scolarité, je l’ai dédié à l’écriture et à la lecture d’Hemingway. J’ai même écrit une nouvelle quand j’ai eu 15 ans, ce qui m’a valu un prix et les larmes de joies de mes parents. C’est notamment à ce moment là que j’ai décidé de ce que je voulais faire, devenir journaliste et parcourir le monde, visiter Paris, pouvoir suivre un conflit armé que d’une plume et de papier tout comme Ernest Hemingway. J’était un fan absolu de cet écrivain, son style d’écriture m’a immédiatement charmé.
    Mes années de lycées ont été également marquée par l’étude intensive de l’histoire et de l’anglais et c’est à la sortie du lycée que j’ai publié mes premiers articles en tant que journaliste freelance. Grâce à l’argent que j’ai pu obtenir de ces articles (et en travaillant avec mon père dans un chantier), j’ai pu, en 1936, me payer une bourse d’étude à l’Université de New-York.
    Ce n’est qu’après avoir obtenu une maîtrise ès arts que j’ai pu intégré le très prestigieux journal “Time Magazine.” le 18 avril 1941 en qualité de journaliste photographe. D’ailleurs j’ai ici une photo de mon premier jour au Time. Je dois avouer qu’à cette époque, j’était un fringantt jeune homme !

    http://img11.hostingpics.net/pics/1519774fcea13b3457583c997579faec0f6624.jpg

    Je disais donc que lors de mon premier jour de travail au Time, le patron m’a présenté celui avec qui j’allai faire “équipe”, George Stardust ou comme je l’appelai à cette époque, “le vieux de la vieille”. C’était un fils de paysan d’origine amérindienne qui est arrivé à New-York en 1925, il a d’ailleurs fait la grande guerre en tant que correspondant pour un journal de la côte-ouest. Il a aussi couvert le conflit sino-japonais jusqu’à la défaite du Kuomintang très récemment.

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    C’est lui sur cette photo (prise par mes soins), à peine 2 semaines depuis son retour de Chine.
    Pendant plusieurs mois, j’ai fait mon travail de journaliste, couvrant meurtres, déboires de célébrités et autres. C’est également en travaillant avec George que j’ai décidé d’écrire un papier sur expansionnisme alarmant du Japon. Entre l’URSS, la Chine et l’Indochine, l’empire nippon n’inquiétait pas que George, selon lui plusieurs hauts-gradés de l’armée se méfient de ce militarisme à outrance. Malheureusement c’était sans compter sur l’isolationnisme de notre gouvernement qui ne faisait rien alors que le monde était en train de se déchirer, je prends pour exemple l’invasion de l’Europe par l’Allemagne.
    Après plusieurs semaines d’écritures, j’ai présenté mon article au grand patron qui m’a tout de suite dit que :
    -” Votre papier est bien écrit mais je pense qu’il vaut mieux éviter de le publier, ça pourrait affoler la population.”
    J’ai passé des nuits blanches à faire ce papier, à me documenter, j’en suis même tombé malade alors quand le patron m’a répondu ça, j’était à deux doigts d’imploser. (Et heureusement que je ne vit plus avec mes parents, sinon ils auraient étés capables d’attendre mon patron à la sortie pour régler ce problème “à l’irlandaise”)
    Enfin bref, je réponds que je comprends, que les temps sont durs, tout ça. Je quitte donc le bureau du grand parrain en silence et je retourne à mon bureau en le traitant de toutes les injures que je connaissait (c’est à dire beaucoup, n’oubliez pas que je suis irlandais).
    Alors que George me regardait avec un œil complice, tout les téléphones de notre étage se sont mis à sonner en même temps, quand j’ai décroché il y avait de de la friture sur la ligne mais j’ai compris l’essentiel, l’empire japonais venait d’attaquer l’archipel d’Hawaï, la guerre était déclarée…

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