Post has published by sanguinius

Ce sujet a 4 réponses, 5 participants et a été mis à jour par  Nathan, il y a 6 mois et 3 semaines.

5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)
  • Participant
    Posts1365
    Member since: 17 avril 2015

    En fait, je ne me demandais pas pourquoi est-ce que la France a perdu, mais pourquoi est-ce qu’autant d’erreurs ont été commises:
    -Bazaine qui s’enferme à Metz, la lenteur de la mobilisation, etc, etc
    Alors que l’armée du Second Empire était très expérimentée, je veux dire, comment est-ce possible, qu’une armée ayant mené de très nombreux combats: En Crimée, en Italie, au Mexique, ne puisse pas en profiter pour s’aguerrir, pour devenir plus efficace, mieux équipée, etc… En 1870, l’armée française n’en est pas à son coup d’essai, elle a déjà combattu dans de grandes batailles rangées, alors pourquoi est-ce que tout ces combats n’ont pas amenés l’expérience, les compétences et les questionnements qui auraient permis de défaire la Prusse?

  • Participant
    Posts2324
    Member since: 11 mai 2012

    C’est plus une erreur structurelle dans la profondeur.

    L’armee francaise est une tres bonne armee. Le soldat francais est excellent et bien equipe.

    Le probleme majeur c’est la pauvre planification et la logistique.

    Je viens de finir un super bouquin sur le sujet.

    L’auteur explique justement que la defaite francaise est en grande partie imputtable a la tres mauvaise preparation de la mobilisation.

    La ou en Allemagne tout est huile a la perfection, de l’heure du train au bouton de manchette. En France c’est un gigantesque et incommensurable bordel.

    Les armees francaises qui sur le papier etaient des forces redoutables etaient bien moins dangereuses, moins nombreuses, moins equipees et moins approvisionnees que ce qu’elles auraient du etre.

    Je vais aussi blamer le commandement. De Bazaine, a Napoleon a Mac Mahon.

    Notre doctrine vient tout droit des guerres Napoleonniennes. Tout n’est que offensive.

    Les prussiens eux ont l’avantage de sortir de deux conflits majeurs (Danemark, Autriche) et ont su entierement repenser leur doctrine tactique. Leurs officiers subalternes tant que superieurs sont aussi plus experimentes et professionnels.

    Pendant les premieres semaines du conflit les francais ne seront jamais, JAMAIS capable de prendre l’initiative. Et quand ils auraient pu la prendre, ils ne feront pas manque d’esprit d’initiative.

    Les francais sont en retard d’une guerre et en plus sont de pauvre planificateurs. Ces deux traits mis ensemble explique beaucoup des defaites au frontieres jusqu’au desastre de Sedan.

    Mais si tu es interesse par le sujet je te conseille de lire ce bouquin, vraiment une pepite.

  • Participant
    Posts1232
    Member since: 17 juin 2016

    Et aussi grâce à une utilisation novatrice de l’artillerie prussienne.

    Un peuple qui n'aime pas son pays, ne mérite pas son indépendance.
    Moi

    Tiens , il pleut
    Napoléon Bonaparte

  • Participant
    Posts1016
    Member since: 17 juin 2014

    En fait, je ne me demandais pas pourquoi est-ce que la France a perdu, mais pourquoi est-ce qu’autant d’erreurs ont été commises:

    Je vais aussi blamer le commandement. De Bazaine, a Napoleon a Mac Mahon.

    Tout est de la faute à Leboeuf, ce général a dit qu’on pouvait lancer la guerre et qu’il ne manquait pas un bouton de guêtre, ce qui est loin d’être le cas. Il est aussi responsable de la modification des fusées de l’artillerie française qui ne permet le tir qu’à 2 ou 3 distances, ce qui réduit assez fortement les possibilités d’usages au combat.

    Notre doctrine vient tout droit des guerres Napoleonniennes. Tout n’est que offensive.

    Non, la doctrine de l’époque est défensive. L’armée française est consciente des effets du feu et va chercher à s’établir sur des positions défensives puissantes d’où elle peut utiliser son avantage en armement d’infanterie pour causer de grosses pertes à l’infanterie allemande. De ce fait, les armées françaises manœuvreront peu et souvent trop tard, se laissant encercler par une armée prussienne qui a un avantage du nombre, et se faisant réduire par morceau, non sans causer d’énormes pertes aux prussiens, mais sans pouvoir briser les encerclements.

    Et aussi grâce à une utilisation novatrice de l’artillerie prussienne.

    Comment, en ré-inventant la Grande Batterie? Il n’y a rien de novateur dans l’utilisation de l’artillerie qui est faite de manière “classique” (un classicisme qui remonte au moins aux guerres de Napoléon Ier). Par contre, les progrès technologiques lui permettent une allonge supérieure à l’artillerie française, et surtout, les prussiens disposent du double de canons. Les prussiens disposent du double de canons, tirant deux fois plus vite, et portant tous aussi loin que le plus gros canon de campagne français présent en quantités assez faibles (canons de 12 livres Napoléon). Plus vite, plus loin, plus nombreux, sont les avantages du nombre et de la technologie. Mais dans l’utilisation rien de fort différent par rapport aux guerres précédentes.

    L’auteur explique justement que la defaite francaise est en grande partie imputtable a la tres mauvaise preparation de la mobilisation.

    La ou en Allemagne tout est huile a la perfection, de l’heure du train au bouton de manchette. En France c’est un gigantesque et incommensurable bordel.

    Notamment, les prussiens ont l’avantage d’une organisation des corps d’armée dans le temps de paix, d’un Etat major, et d’une école de guerre. Les corps d’armée français sont activés à la mobilisation, il n’y a pas de notion d’Etat major général, et la formation des officier se fait au régiment, pas d’école de guerre ni de structure de corps d’armée permanente pour éprouver les mécanisme du commandement, et encore moins de manœuvre.

    Sans compter des mécanismes de mobilisation défaillants. Les unités prussiennes sont renforcés en réservistes avant d’être déplacées vers un lieu de concentration pour les opérations. L’armée française est d’abord concentrée, puis renforcée avec un mécanisme un peu particulier qui fait qu’un réserviste de l’armée d’Afrique qui se trouve à Lille au déclenchement de la mobilisation doit retourner à Alger pour aller renforcer son unité à Metz. Et les renforts suivent a peu près le même chemin, ce qui n’aide pas.

    La France mobilise cependant plus d’hommes que la Prusse pour cette guerre. Les français mobilisent 1.8 million de soldats contre 1.1-1.4 million pour les prussiens. Mais les prussiens, grâce au service militaire déploient 1.4 million de soldats entraînés, quand les française ont 300 000 soldats formés de l’armée professionnelle qui seront battus et emmenés prisonniers dans les premiers mois d’opérations, et après ça, 1.5 million de soldats à former et avec lesquels ils faut constituer une armée apte à repousser un adversaire ayant déjà battu le meilleur de vos troupes. La garde nationale mobile ayant une valeur combattante à peu près nulle au début du conflit par manque quasi complet de formation.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Justement, j’ai remarqué ensuite que certains de ces combats etait de l’ordre de 3 contre un soldat prussien, ce qui n’empêchait pas de subir une belle defaite.

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