Post has published by SJA74

Ce sujet a 17 réponses, 6 participants et a été mis à jour par  mongotmery, il y a 10 mois et 3 semaines.

18 sujets de 1 à 18 (sur un total de 18)
  • Participant
    Posts55
    Member since: 12 avril 2016

    Le plus simple est que je vous poste le billet de mon ami Philippe Fabry.

    Cliquez sur le lien pour la carte stratégique.

    http://p4.storage.canalblog.com/43/08/1260171/116710575_o.png

    http://p4.storage.canalblog.com/43/08/1260171/116710575_o.png

    19 juillet 2017
    La guerre entre l’Inde et la Chine approche

    Dans un billet publié il y a près d’un an, je traitais de la question de la probabilité d’une guerre devant advenir entre l’Inde et la Chine. J’y expliquais notamment quels facteurs pourraient pousser à cette guerre, sur lesquels je ne reviendrai pas.

    Je veux juste livrer ici un point rapide qui me paraît d’autant plus nécessaire que les médias francophones ignorent largement le sujet de la crise actuelle entre la Chine et l’Inde, crise pourtant porteuse d’un risque de guerre inédit depuis le conflit sino-indien de 1962.

    Je ne reprendrai pas les nombreux articles de presse anglophones qui m’ont permis de suivre l’affaire depuis plusieurs semaines, que les lecteurs trouveront recensés sur notre page Facebook La guerre de Xi. J’en livrerai simplement un résumé.

    D’abord, il faut savoir que les raisons pour la Chine de chercher à s’affirmer face à l’Inde se sont faites plus pressantes ces dernières semaines, où l’on a appris presque simultanément que la croissance indienne dépassait désormais la croissance chinoise, dans le même temps que de nouveaux calculs laissaient penser que le dépassement démographique par l’Inde avait d’ores et déjà eu lieu cette année, alors que les précédentes estimations donnaient la date de 2022 pour le franchissement de ce cap. Plus que jamais, la Chine se trouve donc en passe de perdre son statut de star des pays émergeants, ce qui est de nature à créer dans ses élites un sentiment d’urgence : il faut se souvenir du bond que la Chine elle-même a connu en vingt ans pour imaginer à quelle vitesse l’Inde va désormais rattraper la puissance chinoise, sur tous les plans, et finir par la dépasser. Enfin, durant les derniers mois, l’on a assisté à un rapprochement spectaculaire de l’Inde et des Etats-Unis, en réaction à l’agressivité des ambitions chinoises dans la région, ce qui, en retour, attise l’inquiétude chinoise à l’idée que l’Inde devienne un redoutable allié de revers de l’Amérique. Et l’on sait que la peur de l’encerclement est à l’origine de nombreuses guerres.

    C’est dans ce contexte que la crise du Sikkim, ou du plateau du Doklam, suivant les diverses appellations retenues, a éclaté. J’ai tenté de résumer la situation stratégique par les cartes ci-dessous.

    CarteIndeChine

    Il faut savoir que, si la frontière sino-indienne pose problème en plusieurs points, aucun point n’est plus crucial que la région du Sikkim : il s’agit du seul point de la frontière où l’Inde a l’avantage du terrain, et serait donc en mesure de lancer des offensives ou contre-offensives redoutables pour la Chine. Dans le même temps, la région ne se situe qu’à quelques dizaines de kilomètres du “Chicken’s neck”, le “cou de poulet” qui relie la plus grande partie du territoire indien aux provinces du Nord-Est, coincées entre la Chine, le Bangladesh et la Birmanie, et dont une partie, l’Arunachal Pradesh, est revendiqué par la Chine depuis de nombreuses décennies. Un renforcement de la puissance stratégique de la Chine dans la région non seulement affaiblirait considérablement la position stratégique générale de l’Inde en la privant d’un point fort, mais accroîtrait en outre énormément la menace chinoise sur le territoire indien, puisque si la Chine parvenait par un assaut brutal à atteindre et prendre le contrôle du “cou de poulet”, les régions du Nord-Est tomberaient très facilement, avec une quasi-impossibilité pour l’Inde de les reprendre.

    La région est donc stratégique dans les deux sens, défensif comme offensif, pour les deux pays.

    Or, depuis plusieurs mois, et comme partout ailleurs le long de la frontière depuis plusieurs années, la Chine développe un réseau routier devant permettre d’amener facilement troupes et blindés sur la frontière. Cela provoque déjà la nervosité de l’Inde d’une manière générale, mais lorsque cela touche le Sikkim, cela tourne à la panique stratégique. Or, c’est exactement ce que fait la Chine sur le plateau du Doklam, et c’est l’origine de la crise : les Indiens ont parlé à ce sujet de “changement stratégique majeur”, et sont prêts à tout pour l’éviter. C’est pourquoi ils ont envoyé des soldats pour interrompre les travaux conduits par les Chinois, en arguant notamment – je serais incapable de dire si l’argument est de bonne ou mauvaise foi – que l’endroit où la Chine construit sa route est le territoire du Bhoutan, et non de la Chine, le Bhoutan étant pratiquement un protectorat indien.

    La Chine, naturellement, explique construire la route uniquement sur son propre territoire, et refuse d’entendre les craintes indiennes sur la rupture de l’équilibre stratégique. D’une manière qui rompt avec le mode habituel, depuis des décennies, de gestion des différents de frontière entre les deux pays, la Chine se montre absolument intransigeante et exige le retrait des troupes indiennes avant toute négociation. Les deux pays auraient considérablement renforcé leur dispositif militaire dans la région, portant les effectifs à environ 3000 soldats de chaque côté.

    Il est peu douteux que la Chine a parfaitement conscience du caractère provoquant de la construction de cette route à usage notamment militaire, vue la situation stratégique dans la région. Et l’intransigeance chinoise, dont les médias officiels menacent de plus en plus fréquemment l’Inde de guerre, est certainement liée aux bénéfices que la Chine peut espérer tirer de cette confrontation : dans le “meilleur” des cas, l’Inde plie, retire ses troupes, et alors la Chine gagnera une position stratégique avantageuse en terminant la construction de sa route, et en accroissant son influence sur le Bhoutan, qui aura été de facto abandonné par l’Inde. La nouvelle situation stratégique, très favorable à la Chine, lui permettra alors de menacer plus facilement encore, à l’avenir, l’Inde, qui sera donc de son côté très affaiblie.

    Inversement, si l’Inde refuse de se retirer, alors la Chine pourrait choisir une véritable confrontation militaire, en arguant de son bon droit -quoiqu’il soit contestable, comme toujours sur ce genre de matière – et infliger à l’Inde une correction qui, vu l’évolution de l’appareil militaire chinois, serait sans doute encore plus sévère que celle de 1962. La victoire dans une telle guerre renforcerait la situation stratégique chinoise et affaiblirait l’indienne dans un sens similaire à celui du scénario sans guerre, mais de façon encore plus appuyée. Et la Chine serait d’autant plus prompte à recourir à cette solution qu’elle peut croire à une guerre limitée, courte et victorieuse – sentiment qui est également à l’origine de nombre de guerres horribles, notamment, pour reprendre le parallèle que j’évoquais dans mon précédent billet sur la question, ainsi que dans mon dernier livre, celle déclenchée par le Japon contre la Chine en 1937.

    L’on se souviendra, notamment, que c’est également par un incident de frontière monté en épingle (et en partie monté de toutes pièces) que le Japon justifia cette nouvelle guerre – l’incident du Pont Marco Polo, et que cette entrée en guerre était la suite lointaine d’un premier conflit entre les deux puissances asiatiques en pleine modernisation, la Chine et le Japon, qui s’étaient déjà heurtées des décennies plus tôt, en 1894-1895, confrontation qui avait donné lieu à une première victoire japonaise, tout comme la confrontation de 1962 entre la Chine et l’Inde.

    Je continue donc à penser, comme je le disais dans mon précédent billet, que l’Inde sera la Chine de la Chine, c’est-à-dire sera à la Chine ce que la Chine avait été au Japon durant la première moitié du XXe siècle. Et je pense que l’éclatement de ce conflit approche, et que la confrontation du Sikkim pourrait en être le point de départ, étant donné que la Chine pose des conditions de résolution qui sont pour l’heure inacceptable par l’Inde, pour les raisons stratégiques évoquées ci-dessus.

  • Modérateur
    Posts8354
    Member since: 14 mai 2013

    Intéressant article.
    Je suis plutôt d’accord avec ce qu’il dit, même si j’ignore totalement certains points.
    J’aurais deux limites à évoquer par contre aux propos:

    – la Chine de 1894 n’est pas l’Inde actuelle: le poids des Européens dans la différence entre le Japon et la Chine à cette époque est énorme, tandis qu’actuellement l’Inde et la Chine ont des évolutions similaires, même s’il y a des décalages de temps et d’avancées selon les secteurs, le poids des Européens (ou autres pays extérieurs) est moindre
    – la confrontation de 1962 a été perdue par les Indiens à cause d’une armée en mauvais état, mal et peu déployée malgré de longues tensions par dédain politique, face à des Chinois méticuleux. Les armées du monde entier se professionnalisent, et le déploiement indien déjà évoqué dans l’article semble indiquer que les Indiens ne feraient pas la même erreur (on apprend de ces erreurs et échecs, et 1962, c’est très loin)

    J’ajouterais que la présence de Rafale dans l’armée indienne pourrait jouer face aux avions de construction nationale chinoises, surtout que les avions de conception française (construction indienne et française) sont adaptés aux combats en montagne et à l’appui au sol

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts55
    Member since: 12 avril 2016
  • Participant
    Posts42
    Member since: 11 juin 2017

    J’ajouterais que la présence de Rafale dans l’armée indienne pourrait jouer face aux avions de construction nationale chinoises, surtout que les avions de conception française (construction indienne et française) sont adaptés aux combats en montagne et à l’appui au sol

    Alors Mongotmery effectivement la présence du meilleur avion multirole du monde dans l’armée Indienne pourrait vraiment donner un avantage tactique considérable aux indiens, mais le fait est qu’ils ne disposent aujourd’hui d’aucun rafale.
    En effet le gouvernement Indien a bien signé le 23 septembre 2016 le contrat d’achat de 36 appareils mais aujourd’hui aucun n’a été livré car ils ne sont tout simplement pas fabriqués ! Dassault doit d’abord livrer 24 avions à l’Egypte et 24 autres au Quatar avant de passer aux Indiens…

  • Participant
    Posts55
    Member since: 12 avril 2016

    Bien fait pour eux, ils n’avaient qu’à être moins long à signer.

    😛

  • Modérateur
    Posts8354
    Member since: 14 mai 2013

    @lanfeust

    Ah autant pour moi, ceci dit il me semble que le gros des détails est réglé: transfert de technologies, formation du personnel, équipement accompagnant les avions: tout cela est fixé.
    De plus les Indiens doivent construire, si mes souvenirs sont bons, une centaine de Rafale en Inde: donc on peut penser que ceux-ci arriveront sur une plage de temps avant et après le début et la fin de la construction par Dassault.
    Enfin, la tension est peut être forte actuellement, mais les deux pays ont souvent eu des oppositions. De plus il est probable que la Chine cherchera le soutien du Pakistan, entrainant des longues négociations qui retarderont la crise. Personne ne peut prédire l’avenir, mais si guerre ouverte, je la vois dans un an au moins, surement plus.

    A titre d’exemple, la Chine a préparé pendant longtemps son déploiement dans le Tibet pour attaquer les Indiens en 62, il y a eu plusieurs mois de tension.
    Dans ce cas, cela pourrait être pareil: si cette route est si importante pour l’armée chinoise dans la région, elle fera tout pour l’achever avant de se lancer dans une guerre. Côté indien, on veut empêcher de l’achever, mais la modernisation actuelle de l’armée pourrait faire trainer la mise en oeuvre des menaces.
    Qui sait, peut être que ce laps de temps, en ayant permis l’achèvement de la route et la modernisation de l’armée indienne, résoudra la crise (et les Chinois l’auront alors gagnée, tandis que les Indiens auront évité une guerre en position défavorable).

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  • Participant
    Posts42
    Member since: 11 juin 2017

    D’accord Mongomery merci de la précision, si le temps qui nous sépare de cette guerre est assez long ils auront surement des appareils opérationnels ce qui pourrait bien les aider !

  • Modérateur
    Posts1264
    Member since: 26 avril 2013

    Mais en cas de guerre, y aurait-il un risque d’embrasement nucléaire, les deux puissances disposant de l’arme nucléaire?

  • Modérateur
    Posts8354
    Member since: 14 mai 2013

    Un fort risque effectivement, les deux disposent de l’arme nucléaire, et le Pakistan aussi (je pense qu’il serait vraiment impliqué là dedans).
    Ceci dit la possibilité d’une guerre locale limitée sur un terrain difficile et peu peuplée, n’est pas à exclure. Par exemple une courte attaque indienne pour détruire la route suivie d’un repli, serait possible: alors l’arme nucléaire ne serait peut être pas utilisée.
    On a vu çà sur l’Amour entre Russes et Chinois, je crois qu’à ce moment les Chinois avaient larme nucléaire. Le combat a été dur et assez long, mais sur un sujet relativement mineur et au bout du monde pour les deux pays.

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  • Modérateur
    Posts1264
    Member since: 26 avril 2013

    Et quel pourrait-être le rôle du Bangladesh ?

  • Modérateur
    Posts8354
    Member since: 14 mai 2013

    A mon avis, il y a trop longtemps qu’il s’est réacclimaté avec l’Inde, au contraire du Pakistan, et ceci en partie en raison de la seconde (et majeure selon moi) cause: sa faiblesse économique et sociale

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  • Participant
    Posts55
    Member since: 12 avril 2016

    Pékin et New Delhi sont à deux doigts de l’affrontement armé

    La Chine et l’Inde sont engagées dans un conflit de basse intensité depuis juin. Cette semaine, la tension est montée d’un cran avec un accrochage dans le Ladakh

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    Le conflit a débuté mi-juin avec l’arrivée d’une troupe de militaires chinois sur le plateau de Doklam, une région reculée située aux confins du Bhoutan et de la Chine que les deux pays se disputent. Ils y étaient venus pour construire une route. L’armée indienne a aussitôt été déployée. «Le Bhoutan et l’Inde possèdent un accord de coopération militaire selon lequel New Delhi s’engage à défendre son voisin contre toute intrusion étrangère», souligne Rajeev Ranjan Chaturvedy, un chercheur de l’Université de Singapour.
    Insultes et jets de pierres

    Depuis, les soldats des deux puissances, qui se partagent encore 3500 kilomètres de frontière disputée le long de l’Himalaya, se regardent en chiens de faïence sur ce minuscule territoire et leurs gouvernements multiplient les déclarations incendiaires. Mardi, le conflit a gagné en intensité lorsqu’un escadron chinois a effectué une incursion au Ladakh, une autre zone que Pékin et New Delhi se disputent, près du lac de Pangong. Les militaires ont échangé des insultes et des jets de pierres durant une trentaine de minutes, avant de battre en retraite.

    Ce genre d’altercation est extrêmement rare. Outre une brève guerre remportée par les Chinois en 1962, la frontière entre les deux pays a largement été épargnée par les accrochages depuis. «En 2012, Pékin et New Delhi ont établi un mécanisme de résolution des conflits qui les oblige à mener des consultations avant de procéder à toute modification du statu quo, indique Rajeev Ranjan Chaturvedy. En intervenant au Doklam, la Chine a violé cet accord.»
    L’Inde vole au secours du Bhoutan

    Si l’Inde a décidé de voler au secours du Bhoutan, c’est notamment parce que le plateau himalayen se trouve à proximité immédiate du «cou du poulet», un étroit corridor de moins de 27 kilomètres de large qui relie le sous-continent à ses huit Etats du nord-est, coincés entre le Bangladesh, la Birmanie et la Chine. «New Delhi craint en outre que cette présence militaire chinoise sur une zone disputée ne crée un précédent que Pékin pourrait exploiter pour s’emparer d’autres territoires contestés, situés cette fois le long de la frontière avec l’Inde», relève Rajeev Ranjan Chaturvedy.
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    exemple

    La Chine y voit de son côté une façon d’affirmer sa puissance militaire sans prendre de risques indus. «Pékin sait que cette intervention dans une région reculée et inhabitée ne va pas se transformer en crise internationale et susciter l’ire des Etats-Unis, note Yvonne Chiu, une politologue de l’Université de Hongkong. Pour l’armée, il s’agit d’une façon de montrer au président Xi Jinping qu’elle est loyale et attachée à défendre les intérêts du pays en amont du grand congrès du parti communiste qui se tiendra cet automne.»
    Signal à l’attention des Etats voisins

    Le conflit qui oppose depuis deux mois la Chine et l’Inde reflète en outre la compétition que se livrent ces deux puissances pour attirer ou retenir dans leur giron les divers Etats d’Asie du Sud qui les bordent. «Pékin veut émettre un signal à l’intention de ces pays, leur montrer que rien ne sert de se tourner vers d’autres puissances, comme l’Inde, car il représente le partenaire dominant dans cette partie du monde», dit Yvonne Chiu. New Delhi cherche pour sa part à préserver le rapport de dépendance entretenu avec la plupart de ses voisins.
    Nouvelle Route de la soie

    Pékin a déjà initié plusieurs projets économiques, dans le cadre de son plan «One Belt, One Road», destinés à lui garantir la loyauté de ces Etats d’Asie du Sud. Au Pakistan, l’Empire du Milieu construit un couloir économique qui reliera la ville de Kashgar, au Xinjiang, avec le port de Gwadar, dans le golfe du Bengale. Bâti par la Chine, ce couloir sera également opéré par cette dernière jusqu’en 2050. Au total, elle va investir 60 milliards de dollars dans ce pays, qui est également un rival historique de l’Inde.

    Pékin a également financé la construction de ports au Sri Lanka et au Myanmar, promis d’investir 8,3 milliards de dollars au Népal et concédé au Bangladesh 25 milliards de dollars en prêts à des taux réduits.

    https://www.letemps.ch/monde/2017/08/17/pekin-new-delhi-deux-doigts-laffrontement-arme

  • Participant
    Posts55
    Member since: 12 avril 2016

    A mon avis, il y a trop longtemps qu’il s’est réacclimaté avec l’Inde, au contraire du Pakistan, et ceci en partie en raison de la seconde (et majeure selon moi) cause: sa faiblesse économique et sociale

    Il faut tout de même voir que l’armée chinoise est bien supérieure à l’Armée indienne et surtout que la trajectoire de la chine est guerrière.

    Dans cette optique, elle tisse sa toile autour de l’Inde depuis des années.

  • Modérateur
    Posts8354
    Member since: 14 mai 2013

    @SVJ74

    Elle tisse sa toile dans l’Asie du Sud Est en général, l’Inde est une des puissances qui ne lui sont pas favorables, et donc autour de laquelle elle se concentre.
    La supériorité de l’armée chinoise est à étudier, surtout dans le cas d’une guerre conventionnelle dans une zone aux confins des deux pays: qui se redéploiera le plus vite?

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  • Participant
    Posts460
    Member since: 10 avril 2015

    Il semblerait que l’Inde retire sa présence militaire de cette zone. Est-ce une victoire “au bluff” de Pékin, il y a t’il des accords secrets? Qu’en pensez vous?

    http://www.courrierinternational.com/depeche/linde-et-la-chine-mettent-fin-une-confrontation-dans-lhimalaya.afp.com.20170828.doc.rw50m.xml

  • Modérateur
    Posts8354
    Member since: 14 mai 2013

    Il m’a semblé comprendre que la Chine retirait aussi des forces?

    Il y a forcément un accord, la question est de savoir s’il sera tenu.
    Mais globalement, pour les Indiens le problème n’est pas nouveau, et il y a dû avoir un manque de “ferveur” populaire pour une guerre offensive à cet endroit. Après c’est comme le Cachemire, qu’un soldat chinois ou pakistanais attaque, et c’est la guerre à outrance. Mais difficile pour l’Inde d’attaquer

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  • Participant
    Posts22
    Member since: 20 août 2017

    Hé bien, j’ignorais ce conflit larvé entre Chine et Inde, un conflit frontalier de plus pour la Chine qui montre ses muscles et cherche à augmenter son pré carré. La politique des petits pas pour ne pas susciter une opposition ou une réponse trop résolue mais une façon de s’affirmer comme un voisin de + en + puissant à qui on ne peut rien refuser.

    En tout cas, cela rappelle la satellisation d’une partie de la Géorgie par Moscou dans un statut bâtard ou celle de l’Ukraine orientale après la Crimée.

    Je pense que ces tensions ne font qu’attiser les tensions et susciter le réarmement, augmentant parallèlement le risque de conflits conventionnels, tant que le théâtre d’opérations reste limité.

  • Modérateur
    Posts8354
    Member since: 14 mai 2013

    En tout cas, cela rappelle la satellisation d’une partie de la Géorgie par Moscou dans un statut bâtard ou celle de l’Ukraine orientale après la Crimée.

    Pas tellement, puisque l’armée n’intervient pas finalement, et que le Bhoutan reste sous influence indienne a priori
    Depuis la Russie a vaincu, mais pas satellisé la Géorgie en 2008 (grâce à Sarkozy qui a fait un grand coup de géopolitique hypocrite)

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