Post has published by massassi1

Ce sujet a 10 réponses, 6 participants et a été mis à jour par  asciniquetotalwar, il y a 9 mois et 1 semaine.

11 sujets de 1 à 11 (sur un total de 11)
  • Participant
    Posts75
    Member since: 8 avril 2017

    Bonjour, voici une chronologie personnelle sur les premières opérations aériennes militaires de l’Histoire, lors de la guerre italo-turque et des guerres balkaniques :

    Le 25 octobre 1911, le Nieuport du capitaine Riccardo Moizo devint le premier avion à subir des dommages de combat. Il avait découvert un grand campement de quelque six mille Turcs, et fut pris sous les tirs de fusils, recevant trois coups dans l’aile, mais aucun dégât majeur.

    Le 1er novembre 1911, le 2e lieutenant Giulio Gavotti, avec son monoplan Taube, effectua le premier bombardement depuis un avion. Il largua, à la main, trois petites grenades Cipelli de 2 kilos sur les troupes turques stationnées à Ain Zara et encore une telle grenade sur l’oasis de Tajoura, près de Tripoli. Aucun Turc ne fut blessé.

    Le 31 janvier 1912, un Farman à deux places, piloté par le capitaine Giuseppe Rossi et avec à bord le capitaine Carlo Montu décolla de Tobrouk. Après avoir jeté une grenade Aasen sur un campement ennemi, le capitaine Carlo Montu fut touché par une balle de fusil. Il devint ainsi le premier aviateur à être blessé dans une guerre.

    Dans la nuit du 11 juin 1912, le capitaine Alberto Marengo effectua le premier bombardement nocturne.

    Le 16 octobre 1912, à 09h30, les lieutenants Radul Milkov et Prodan Tarackchiev effectuèrent un vol de 50 minutes pour la reconnaissance au-dessus de Edirne – Kadynkyoy – Papastepe avec un biplan Albatros F.II., et le lieutenant Milkov bombarda les positions ennemies avec plusieurs grenades à main.

    Le 17 octobre 1912, à 08h00, le lieutenant Toprakchiev puis le lieutenant Bogdanov partirent dans des monoplans Blériot pour reconnaître l’est et l’ouest d’Edirne. L’appareil de Toprakchiev fut touché dans neuf endroits par le feu au sol, mais les deux pilotes revinrent sans encombre.

    Le 18 octobre 1912, le Russe Timofey Yefimov partit dans un Blériot pour le premier largage de tracts sur Edirne. Au-dessus de la ville, il fut soumis à des tirs d’armes légères et anti-aériens, mais les dégâts furent légers et il revint sans encombre.

    Le 17 novembre 1912, l’équipage d’un biplan à deux places Blériot XI-2, composé de l’Italien Giovanni Sabelli (le pilote) et du major Zlatarov (l’observateur) survola Edirne et jeta deux grenades à main, fabriquées par Naum Tyufejkchiev, sur la gare de Karaagaç.

    Le 22 janvier 1913, le lieutenant Milcho Mitev et le pilote-volontaire italien Giovanni Sabelli effectuèrent un vol au-dessus de la mer de Marmara, trouvèrent et bombardèrent le croiseur turc “Hayredin Barbarossa”. Ce fut la première attaque depuis l’air sur un navire de guerre dans l’histoire aérienne militaire.

    Les 22 et 23 janvier 1913, le lieutenant Stefan Kalinov largua deux bombes Velichko sur la gare de Karaagaç avec son Voisin.

    Le 26 janvier 1913, un après l’autre, un Albatros, un Voisin, un Farman, et un Blériot décollèrent pour Edirne, pilotés par les officiers bulgares Milkov, Kalinov, et Bogdanov, et le Russe Kostin. A part effectuer de la reconnaissance, ils passèrent un certain temps à lâcher des tracts, et bombardèrent aussi la gare de Karaagaç, après quoi le lieutenant Kalinov évalua les dégâts.

    Le 6 février 1913, un Maurice Farman grec largua quatre bombes sur le port turc de Nagara dans les Dardanelles. Trois d’entre elles tombèrent dans la mer, et la quatrième toucha un champ près d’un hôpital, laissant un trou de 15 centimètres dans le sol. Apparemment, il n’y eut ni dégâts ni victimes.

    Le 8 février 1913, à Janina, l’aviateur volontaire russe Sackoff, au service de la Grèce, largua 6 bombes sur le fort de Bizani ; bien que son réservoir d’essence fut transpercé par des balles turques, l’aviateur put atterrir sans dommage.

    Le 9 mars 1913, le lieutenant Kalinov reconnut Edirne et largua les quatre bombes Velichko chargées sur son Voisin.

    Le 23 mars 1913, Peniu Popkrustev et Giovanni Sabelli prirent quatre bombes à bord de leur Blériot à deux places, les larguant plus tard sur Lapseki et Gallipoli. Au-dessus des positions turques à Bulair, l’avion essuya des tirs depuis le sol avec des éclats d’obus.

    Dans la matinée du 21 juin 1913, le lieutenant Bogdanov dans un Blériot monoplace suivit les mouvements des forces grecques près de Kukus (aujourd’hui Kilkis), revenant avec huit impacts dans les ailes et le fuselage.

  • Admin bbPress
    Posts6298
    Member since: 5 août 2017

    Merci d’avoir partagé cela, ces opérations sont forts méconnues du grand publique.

    Tu crois que les belligérants occidentaux ont pris note de ces dernières préalablement au conflit qui allait embraser l’Europe?

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Participant
    Posts75
    Member since: 8 avril 2017

    Merci d’avoir partagé cela, ces opérations sont forts méconnues du grand publique.

    Tu crois que les belligérants occidentaux ont pris note de ces dernières préalablement au conflit qui allait embraser l’Europe?

    Il me semble qu’au début de la Première Guerre mondiale, beaucoup de responsables militaires n’avaient pas encore intégré l’importance de l’aviation.

  • Participant
    Posts289
    Member since: 29 mars 2015

    Merci d’avoir partagé cela, ces opérations sont forts méconnues du grand publique.

    Tu crois que les belligérants occidentaux ont pris note de ces dernières préalablement au conflit qui allait embraser l’Europe?

    Il me semble qu’au début de la Première Guerre mondiale, beaucoup de responsables militaires n’avaient pas encore intégré l’importance de l’aviation.[/quote]

    Effectivement, Foch prenaient les avions pour “des jouets sans aucune utilité militaire”.

    De plus, les généraux étaient extrêmement méfiants envers les aviateurs et ne croyaient que très rarement à leurs observations. Ainsi, à de nombreuses reprises, de la cavalerie était envoyé pour vérifier les dires des aviateurs.

    "Le dedans des pauvres sent déjà la mort"
    Louis-Ferdinand Destouches dit Céline, Voyage au bout de la nuit, 1933

  • Participant
    Posts2925
    Member since: 26 février 2013

    Merci d’avoir partagé cela, ces opérations sont forts méconnues du grand publique.
    Tu crois que les belligérants occidentaux ont pris note de ces dernières préalablement au conflit qui allait embraser l’Europe?

    Malgré la présence d’observateur de toutes les puissances européennes : non. Même d’autres observation comme l’importance des mitrailleuse, de l’enterrement du conflit n’ont pas toujours été prise en compte par les futur belligérant.

    Omnia Sunt Comunia

    Je suis anarchiste au point de traversé dans les clous pour ne point avoir de soucis avec la maréchaussée.

  • Participant
    Posts373
    Member since: 17 juillet 2016

    Il me semble qu’au début de la Première Guerre mondiale, beaucoup de responsables militaires n’avaient pas encore intégré l’importance de l’aviation.

    Les airs n’intéressait, avant-guerre, que deux types d’officiers : ceux du génie et ceux de l’artillerie.

    Mais c’est surtout grâce aux artilleurs que l’avion c’est développé en France, car ils ont vue en cet outil un bon moyen d’observation et d’aide au réglage des tirs, dont le premier test aura lieu le 10 août 1910. La place de l’aviation évolue suffisamment rapidement pour qu’il devienne une institution à part entière, autonome du reste de l’armée, au sein du ministère de la guerre, bien qu’ayant un rôle supplétif à l’artillerie, mais celas ne l’empêche pas d’avoir son propre drapeaux en juillet 1914.

    "La critique de l'art est aisément difficile mais l'art de la critique est difficilement aisé".

  • Participant
    Posts75
    Member since: 8 avril 2017

    Merci pour ces précisions.

  • Modérateur
    Posts8313
    Member since: 14 mai 2013

    Toutes ces opérations ont été faites soit par une armée en situation coloniale et peu connue, l’armée italienne. Les autres actions sont faites par des pilotes mercenaires (les Russes et les Bulgares contre les Turcs), de même que les actions de reconnaissance de pilotes américains au Mexique.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts2925
    Member since: 26 février 2013

    Les Bulgares mercenaires contre les Turc ? Pendant la première guerre balkanique ? Ce sont deux pays en guerre quand même. Le russe par contre on peut en discuter, mais l’on parle plutôt de volontariat. Dans ce cas aider des nations-soeur orthodoxe et slave a se battre contre l’empire ottoman.

    Omnia Sunt Comunia

    Je suis anarchiste au point de traversé dans les clous pour ne point avoir de soucis avec la maréchaussée.

  • Modérateur
    Posts8313
    Member since: 14 mai 2013

    Oups oui je me suis trompé. Par contre pour les Russes, si c’est un mélange de volontariat et de mercenariat, on a quand même des pilotes qui viennent et ont un bon salaire. Dans le cas des Américains au Mexique, c’est pire: la moindre opposition d’un autre aviateur (aussi américain) les poussent à rentrer.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts1483
    Member since: 15 avril 2012

    Il me semble qu’au début de la Première Guerre mondiale, beaucoup de responsables militaires n’avaient pas encore intégré l’importance de l’aviation.

    Les airs n’intéressait, avant-guerre, que deux types d’officiers : ceux du génie et ceux de l’artillerie.

    Mais c’est surtout grâce aux artilleurs que l’avion c’est développé en France, car ils ont vue en cet outil un bon moyen d’observation et d’aide au réglage des tirs, dont le premier test aura lieu le 10 août 1910. La place de l’aviation évolue suffisamment rapidement pour qu’il devienne une institution à part entière, autonome du reste de l’armée, au sein du ministère de la guerre, bien qu’ayant un rôle supplétif à l’artillerie, mais celas ne l’empêche pas d’avoir son propre drapeaux en juillet 1914.[/quote]

    Oui et il y a pas beaucoup d’avions ce qui fais que le génie et l’artillerie vont se battre très dur à coup d’entourloupe politique notamment (voir bataille aérienne 1914) mais dés le début de la guerre les pilotes vont se procuré des obus (qui vont être modifié) et des félchettes pour les balancers sur l’ennemi. Ainsi le bombardement n’existe pas officiellement mais officieusement il est déja présent dés le début pour les français, nottament grace au concours de l’aérocible michelin d’avant guerre. Néanmoins l’armée de l’air n’existera qu’en 1934! Or les britannique seront les premier avec le RFC a avoir une armée aérienne indépandante (dés 1912!), les allemands eux sont sous ordres des QG mais ils ont une autonomie très importante.

    A noté que tout les avions du début de guerre sont des blériots (les fokkers allemands sont des contrefaçons à tel point que blériot attentra un procès à fokker.)

11 sujets de 1 à 11 (sur un total de 11)

You must be logged in to reply to this topic.

A password will be emailed to you.