Post has published by Enghien

Ce sujet a 7 réponses, 7 participants et a été mis à jour par  Enghien, il y a 5 ans et 9 mois.

8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)
  • Participant
    Posts799
    Member since: 3 juillet 2012

    Le 18 juin 1815, Napoléon bat l’armée anglo-alliée à Waterloo. Que se passe-t-il ensuite ?

    Je réponds donc en premier.

    La position de Napoléon, dans un tel contexte, était plus que tenable:
    – il avait la force armée
    – dans le contexte susmentionné, il aurait la légitimité de la victoire, et plus encore ce que la victoire et plus encore quelques mois d’entraînement et d’organisation permettent à l’armée: cohésion et motivation retrouvées
    – le soutien des républicains et jacobins, surtout après la constitution de Benjamin Constant
    – pas vraiment d’alternative en face de lui; et c’est peut-être ça le facteur le plus déterminant. En mars 1815, les Bourbons se sont plus que décrédibilisés, malgré toute l’intelligence et la bonne volonté de Louis XVIII qui se traîne un boulet monumental avec les anciens émigrés et son frère, soit le clan des ultras

    Evidemment, l’inconnue, la vraie, est dans le temps: si le conflit continue, la lassitude des Français, et surtout des élites, anciennes et plus encore nouvelles, peut se faire sentir à nouveau. Mais notez bien que la Restauration n’a pas fait beaucoup d’heureux, et les soulèvements royalistes des Cent jours (essentiellement Bordeaux et la Vendée) sont circonscrits à des aires, et surtout à des milieux socio-économiques et culturels particuliers, avec un très faible élan populaire.

    Mais le fait est qu’il n’y a pas d’alternative réelle, et que les républicains, libéraux et jacobins hardcore savent que leurs idées ne peuvent arriver au pouvoir sans provoquer la même opposition idéologique et les mêmes craintes que Napoléon. Comme le dit Fouché, les non monarchistes rassemblent beaucoup de monde, “des conventionnels repentis aux déçus de l’Empire”; s’y ajoutent les Bonapartistes, très nombreux et d’autant plus forts que Napoléon est alors le seul personnage réellement “médiatique” à l’échelle du pays, et qu’en quelques mois, les anciennes élites de retour au pays se sont signalées par leur rapacité et leur revanchisme dans les campagnes.

    Pour le côté “soutien rural” à la monarchie traditionnelle, on oublie que le principal grief qui a fait des paysans les soutiens de la monarchie est la religion, et que Napoléon est précisément celui qui leur a enlevé le gros de ce soutien via le Concordat et la fin de l’anticléricalisme. Les seules zones de campagnes restées résolument antibonapartistes aussi bien qu’antirépublicaines sont peu nombreuses et correspondent aux zones de rejet du Concordat (la Vendée est la seule où ce soit significatif), via les congrégations de prêtres réfractaires, de force forcée schismatiques, rassemblées dans ce qu’on a appelé “la Petite Eglise” et autres mouvances assimilées.

    À vous maintenant.

  • Participant
    Posts624
    Member since: 15 avril 2012

    Il doit d’abord faire face à l’armée austro-russe. Mais lui reste-t-il assez d’homme après Waterloo ? La première chose qu’il veut faire est de reprendre les possessions de la révolution notamment l’actuel Belgique pour consolider les frontières. Après peut-être souhaitera-t-il régler enfin le problème anglais ?

  • Participant
    Posts2724
    Member since: 12 avril 2012

    Autant je suis d’accord avec toi Enghien que Napoléon est un leader évident pour les Français, cependant aucun des autres États européens ne le laisserait reprendre les rênes en France.

  • Participant
    Posts2063
    Member since: 13 avril 2012

    admettons qu’après avoir vaincu les Anglo-prussien napoléon parviennent a battre les Austro-Russe, je pense que les coalisés aurait été forcé de signé la paix et accepter napoléon.

  • Participant
    Posts2176
    Member since: 16 avril 2012

    Si napoléon avait gagné à Waterloo, le cycle aurait continué. Il n’aurait jamais accepté de voir une France aussi grande qu’en 1790, qui ne perdit aucun territoires lors du traité de Vienne, alors qu’il avait réussi à annexer une grosse partie de l’Europe de l’ouest. Les austro-russes auraient marché sur la france et aurait vainqu définitivement le Corse. Le problème n’aurait été que repoussé.

  • Participant
    Posts150
    Member since: 16 avril 2012

    J’ai lu quelque part que Napoléon attendait 900 000 hommes de ses alliés, protectorats… mais que la défaite de Waterloo et la reddition n’aura pas permis à ces renforts d’entrer en action.
    Si c’est un fait avéré, il ne fait aucun doute qu’il aurait put encore renforcer l’Empire Français sur le continent, et pourquoi pas de l’autre côté de la Manche…

    Au moment de sa première défaite, la notoriété de Bonaparte était sur le déclin, cependant après quelques mois de monarchie absolue, bon nombre de Français ont regretté l’Empire, si bien qu’à son retour il était aussi populaire qu’à ses débuts. Une victoire directe sur l’ennemi de toujours qu’est l’Anglais n’aurait fait qu’accroître sa notoriété.
    Alors certes il y aurait eu quelques problèmes avec les Vendéens par exemple mais c’était chose courante à l’époque. Bonaparte avait l’armée de son côté, les soulèvements locaux auraient donc été on problème mineur.
    Au niveau de l’Europe, la défaite Anglo-Prussienne ouvre bien des perspectives. La première c’est un traité de paix et une alliance avec l’Autriche, la seconde, c’est une alliance (ou au moins un paix durable) avec Alexandre dont on connait l’aversion pour les Anglais.
    La Prusse vaincue peut avoir 2 réactions : Soit elle continue le combat, dans quel cas, privée d’alliés sur le continent et encerclée elle est envahie, peut être partagée, ou en tous cas amputée de certaines régions. Soit, ne pouvant plus compter sur l’Angleterre, qui n’a plus les moyens de vaincre l’Empereur, elle rend les armes.
    L’Angleterre (ou plutot son or) ayant été le seul moteur des diverses coalitions contre Napoléon, la défaite de celle ci met fin à ces alliances.

    Reste l’Angleterre. Là encore plusieurs possibilités. Soit Bonaparte isole l’Angleterre, la pacification du continent permettant à la France et ses alliés de lever des flottes militaires importantes. Soit, et c’est là le plis probable, il décide d’envahir l’Angleterre (idem pour la flotte) et là, m’est avis que les trois couleurs auraient flotté sur Londres rapidement.
    Je ne pense pas que l’Angleterre ait eu les moyens de repousser Bonaparte, tant au niveau de la qualité de l’expérience et du nombre d’hommes, qu’à celui des défenses dont disposait l’île, un pays qui n’a pas connu la guerre sur son territoire depuis des siècles ne doit pas avoir développé de système défensif digne de ce nom.

    Bon, c’est mon avis, le niveau politique mériterait d’être approfondi mais dans l’ensemble je crois ça possible (à plus forte raison si mon hypothèse de départ est véridique)

  • Participant
    Posts102
    Member since: 4 septembre 2012

    Je poste d’ailleurs un article (ou plutot une réponse), présente dans Guerres & Histoire, que j’ai scanné et qui traite de ce sujet.

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  • Participant
    Posts799
    Member since: 3 juillet 2012

    Je vois pas trop de réponse dans cette article.
    Rassembler et faire venir jusqu’au frontière de France les armées autrichienne et russes prend quelques semaines.

    Quelques semaines qui laisse à Napoléon le temps de faire venir des renforts, de faire face à Blucher et réorganiser son armée.

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