Post has published by Nathan

Ce sujet a 51 réponses, 4 participants et a été mis à jour par  Nathan, il y a 1 semaine et 3 jours.

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  • Participant
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    L’armée de Mac Mahon a chalons:

    Arrivé avec son armée le 16 aout 1870.

    Devant la nouvelle de Bazaine enfermé à Metz, un des plans proposé fut de le secourir, mais avec une armée de 85 000h dont la grande majorité etaient des recrues, et devant la menace imprecise de l’avance prussienne en nombre tres superieur, la decision etait incertaine, et l’on ce proposait la route de Sedan, ou la retraite de Paris, dont ce dernier eu la faveur de Mac Mahon.
    Mais les infos qu’il reçu et manqua aussi de la part de Bazaine, du minstre de la guerre qui maintenait sa pression sur lui, le força a changer son opinion et signer un ordre qui était la perte de leur derniere armée.

    Voici un extrait du texte pour mieux comprendre la situation:
    https://fr.wikisource.org/wiki/La_Guerre_de_France_en_1870-71/13
    « j’aurais mieux aimé me voir couper le bras droit que d’être forcé de signer un ordre pareil, qui est la perte de notre dernière armée ! »
    “C’était l’acte d’obéissance d’un soldat se préparant à une entreprise que son instinct et son jugement désavouaient, se rendant à des nécessités qu’il ne pouvait ni éluder ni dominer, et ici je voudrais montrer cette situation d’un chef militaire ayant à se débattre au milieu de toutes les impossibilités et de toutes les incohérences. Le maréchal de Mac-Mahon avait affaire au ministre de la guerre, qui ne cessait de « peser sur lui, » — c’est le mot du général de Palikao, — pour le pousser en avant, pour lui imposer des plans de campagne. Il était censé en même temps placé sous les ordres de Bazaine, dont il ne recevait que peu de nouvelles, dont il ne connaissait ni la position, ni les ressources, ni les intentions. Il portait dans son camp un empereur qui ne commandait plus, c’est vrai, qui ne restait pas moins un embarras. On prétendait lui donner à exécuter une opération qu’il croyait compromettante, impossible, avec une armée dont il n’ignorait pas les faiblesses, en présence d’un ennemi dont il venait d’éprouver la puissance. Son sentiment militaire, sa raison, le ramenaient vers Paris, et, puisqu’il pensait ainsi, il aurait dû, dit-on, résister à toutes les obsessions, refuser de se prêter à des combinaisons dont il voyait le péril. C’est possible ; mais, d’un autre côté, on ne cessait de faire peser sur lui les responsabilités les plus redoutables, la perte de Metz et de l’armée du Rhin, les événemens qui pouvaient éclater à Paris. Lui-même, dans ses délibérations intimes, il n’était pas insensible à la gravité des choses. « Abandonner Bazaine, a-t-il dit, me causait un véritable déchirement. » Au dernier moment enfin, lorsqu’il aurait eu l’intérêt le plus pressant à ne rien ignorer, un élément essentiel de décision lui manquait ; la dépêche qui aurait pu le mieux l’éclairer lui restait inconnue.”

    “Je vous previendrait”

    Il s’agissait je suppose de la retraite possible operer par Bazaine et dont la route suivrait le nord ce qui doit expliquer la marche de Mac Mahon au nord pour lui tendre la main.

    C’est ainsi que l’armée ce dirigea sur Sedan, dans une marche ou il preta le flanc continuellement et qu’au fur et a mesure des jours, ce dessinait l’encerclement Prussien qui allait ce refermer sur elle.

    ( On comprend que devant le deploiement de telles forces, les français n’avaient aucune chance.)

    Ensuite, Bazaine à Metz, ce rendit, et fut accusé de trahison et de collusion avec l’ennemi pour c’etre rendu sans defendre la place serieusement.

    C’est ainsi que la destin de la France fut perdu dès les premiers jours de la guerre ou la trahison et le manque de renseignements suffisant, d’ordre manquant essentiel pour éclairer la conduite du marechal pour Metz, un ministre trop pesant, une trop grande responsabilité sur la tete de Mac Mahon avec le probleme que Bazaine etait son superieur, amena au desastre de Sedan.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Armées Française er Prussienne:

    Formation des armées allemandes. — Dès le début de la guerre, les Allemands mobilisèrent 800 000 hommes prêts à entrer en campagne ; ils avaient, en outre, comme troupes de remplacement, 400 000 hommes de Landwehr.

    Les troupes de première ligne, dont l’effectif était de 460 000 hommes avec 1 500 canons, furent réparties en trois Armées :

    La Ire Armée, sous les ordres du général Steinmetz ;
    La IIe Armée, la plus considérable, sous les ordres du prince Frédéric Charles, neveu du roi de Prusse ;
    La IIIe Armée, sous les ordres du prince royal de Prusse, Frédéric[2], fils du roi Guillaume ; elle comprenait deux corps d’armée prussiens et les troupes de l’Allemagne du Sud, Bavarois, Badois, Wurtembergeois, etc.
    Le roi Guillaume commandait en chef. Le plan de campagne avait été préparé, dans tous les détails, par le général de Moltke, son chef d’état-major.
    La mobilisation et les transports par chemin de fer se firent avec ordre et rapidité. À la fin du mois de juillet, c’est-à-dire quinze jours après la déclaration de guerre, les armées allemandes se trouvaient sur la frontière :

    La Ire Armée, à droite ;
    La IIe Armée, au centre, devant Sarrebruck ;
    La IIIe Armée, à gauche, devant Wissembourg ;
    Une Armée de réserve se formait plus en arrière, à Mayence ; elle se réunit, peu de temps après, à la IIe Armée.

    Formation de l’armée française. —

    L’armée française comptait alors 375 000 hommes de troupes actives et 175 000 hommes de réserve[3].

    Les troupes de première ligne étaient réparties en sept corps d’armée, plus la Garde impériale. Leur effectif ne dépassait pas 250 000 hommes. C’était la moitié de l’effectif des Allemands.

    À cette époque, les brigades, les divisions et les corps d’armée n’étaient pas formés dès le temps de paix[4]. Il fallut, au moment de la guerre, tout organiser, créer les états-majors, constituer les services administratifs, répartir l’artillerie. Les généraux ne connaissaient pas les troupes qu’ils allaient commander. Chacun se hâtait de rejoindre isolément son poste.
    Bien que sa santé fût alors gravement atteinte et ses connaissances militaires très insuffisantes, l’empereur Napoléon III prit le commandement en chef de l’armée, qui reçut le nom d’Armée du Rhin. Le maréchal Lebœuf remplit les fonctions de chef d’état-major.

    Le système de mobilisation, en usage en Allemagne, n’avait pas encore été adopté en France. L’appel des réserves fut long et compliqué.
    Les régiments furent dirigés sur la frontière avec leurs effectifs de paix ; les réserves et le matériel rejoignirent successivement, dans une grande confusion. Comme les réservistes n’étaient pas affectés aux régiments voisins de leurs résidences, les uns devaient traverser la France du nord au sud, les autres du sud au nord. Beaucoup ne purent arriver en temps utile.

    Les transports par chemins de fer n’avaient pas été préparés avec soin. Il y eut d’incroyables désordres; une grande quantité de matériel se perdit ou s’égara. Nous espérions être prêts, avant l’ennemi, il le fut bien avant nous.
    Ainsi, d’un côté, sous les ordres du roi de Prusse, entouré des princes des familles régnantes de l’Allemagne, marche une armée solidement constituée et commandée par des généraux expérimentés ; de l’autre, dans l’armée française, où tout s’improvise à la dernière heure, le commandement est mal assuré et la direction suprême en des mains inhabiles.

    Tandis que les Allemands s’avançaient en masses compactes sur Sarrebruck et sur Wissembourg, les corps d’armée français se disséminèrent sur la frontière depuis Sarrebruck jusqu’à Belfort, comme en cordon de douaniers :
    Le 1er corps (maréchal de Mac-Mahon), composé en grande partie de troupes d’Algérie, se forma à Strasbourg, avec une division en pointe à Wissembourg ;

    Le 2e corps (général Frossard), le 3e corps (maréchal Bazaine), le 4e corps (général de Ladmirault), le 5e corps (général de Failly), et la Garde impériale (général Bourbaki) se réunirent au nord de Metz ;

    Le 6e corps s’organisa au camp de Châlons sous les ordres du maréchal Canrobert ;
    Le 7e corps (général Félix Douay) se concentra à Belfort.
    Les Allemands avaient une artillerie beaucoup plus nombreuse et d’une portée supérieure à la nôtre. Leur infanterie était armée du fusil à aiguille, qu’elle possédait déjà en 1866.

    L’infanterie française avait un fusil d’une portée et d’une justesse supérieures, mais c’était une arme nouvelle qui n’avait pas été encore complètement expérimentée[6], et dont les réservistes ignoraient le mécanisme. Il fallut le leur apprendre au moment même de se battre.

    Places fortes.

    Les principales places fortes de la frontière étaient :
    Strasbourg sur le Rhin, Metz sur la Moselle, Belfort qui défendait les passages entre les Vosges et le Jura.

    Les autres forteresses, incapables pour la plupart d’une résistance sérieuse, étaient :
    Lichtenberg et la Petite-Pierre, dans les Vosges, petits forts insignifiants ;
    Schlestadt et Neuf-Brisach, en Alsace ; Bitche et Phalsbourg, dans les Vosges ;
    Thionville au nord de Metz, et Toul au sud.

    Entre les Vosges et la Moselle, Marsal, mauvaise bicoque sans valeur.
    Sur la Meuse, Verdun, vieille place, assez forte cependant.
    Au nord, près de la frontière du Luxembourg, Longwy et Montmédy, très petites places.
    Près de la frontière belge, sur la Meuse : Sedan, Mézières et Givet, avec de vieilles fortifications.

    Au sud, près des sources de la Marne et de la Meuse, Langres.
    Au sud de Belfort, adossée aux plateaux du Jura, la grande place de Besançon, défendue par des fortifications anciennes.
    Aucune de ces forteresses n’était protégée par des forts détachés contre un bombardement.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Mac Mahon

    Voici la voie qu’il devait logiquement suivre, il fallait desobeir à cet ordre condamnant son armée, il le reconnaissait, celle de ne pas remonter au nord, mais retraiter à Paris, comme était son intention premiere et y lever de nouvelles troupes.

    Faute d’information suffisante, il devait considerer l’armée de Bazaine comme isolé et probablement assiegé, à cause de la trop grande superiorité numerique des Prussiens qui pouvait lui couper la voie de retraite, et le fixer à Metz, puisque Bazaine en avait informé Mac Mahon qu’il comptait y sejourner plusieurs jours, apres la bataille de Borny-Colombey le 14 aout.

    Decision insensé, puisque les Prussiens pouvaient le tourner par le sud et l’encercler et qu’il ne disposait pas de temps devant lui.

    Ce qui est confirmé deux jours apres par les batailles de Mars la Tour le 16 aout, 25 Km plus loin a l’ouest de Metz, et Gravelotte le 18 aout rejeta Bazaine sur Metz definitivement, qui fut dès lors assiégé du 20 aout au 28 octobre 1870, ou 180 000h ce rendirent alors que le siege pouvait durer plus longtemps, ceci du a la trahison certaine de Bazaine qui a été jugé pour cela et de collusion avec l’ennemi.

    Voici des liens qui montre la forteresse de Metz et ses environ:

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8494569h/f1.item.zoom

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8494154p

    Voici le camp retranché de Metz jusqu’à Thionville:

    Voici les batailles de Gravelotte et de Mars la Tour qui rejetèrent l’armée de Bazaine à Metz:

    Aussi, Bazaine devait etre ignoré, pour ne pas mettre en peril l’armée de Mac Mahon.
    Qu’importait meme les ordres venu d’en haut, necessité faisait loi.

    Il aurait sauvé l’armée.

    Annecdote:
    Lors du commencement du siege de Metz, qui provient essentiellement de la biographie du Prince Napoléon ( PLON-PLON : Le Bonaparte Rouge par Michèle Battesti), lequel faisait également parti du voyage. Le cortège était parti de Metz juste avant que les combats ne commencent, le voyage a été marqué par un peu d’agitation (ambiance lugubre à la lecture) mais je ne me souviens pas de cette patrouille (mais c’est peut-être un détail que l’auteur n’a pas jugé pertinent); toujours est-il que le cortège ne se rend compte qu’il a traversé les lignes allemandes que tard, alors qu’il est déjà en vu de Verdun.

    Il s’en ait fallu de peu que la destiné de cet homme qui aura sous peu un role à jouer, ne soit prisonnier des Prussiens, qui s’en ferait gloire avec un nom aussi celebre.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Info:

    Voici L’organisation allemande devant Metz, forteresse la plus puissante de France :

    Les Allemands s’établissent solidement hors de portée des canons des forts de la ville, entament aussitôt l’aménagement du terrain pour préparer le siège et lancent deux ponts sur la Moselle à hauteur de Malroy pour faciliter leurs mouvements et leur ravitaillement. Rapidement, à une quinzaine de kilomètres environ de Metz, entre La Maxe au nord, Noisseville à l’est, Frescaty au sud et Vaux à l’ouest, s’étend sur trois lignes successives un réseau presque circulaire de tranchées, de batteries, de fermes fortifiées.
    Pour ne pas risquer ses troupes sous le feu des puissants canons des forts français, le prince Frédéric-Charles choisit de faire tomber la ville par la faim. Connaissant depuis les derniers combats la valeur des troupes françaises et la qualité du chassepot, il adopte une attitude d’attente et se contente de contre-attaquer à l’occasion des sorties offensives de l’armée assiégée.

    Les réactions françaises :

    A partir du moment où la 2e Armée française de Mac Mahon ne parvient pas à rallier Metz, la place est totalement isolée. Or, même si les stocks sont relativement importants, plusieurs témoins assurent que « nos arsenaux étaient insuffisamment remplis » et que les magasins n’étaient pas pleins.
    Pour soutenir le moral des troupes, harceler les Prussiens et accroître les réserves de la garnison en nourriture (du moins est-ce ainsi que la majorité des historiens l’analyse), il est décidé de procéder de temps à autre à des coups de main brefs mais puissants. En septembre et octobre, les accrochages se succèdent autour des communes de Lauvillier, de Vany, de Chieulles, de Mercy, de Lessy, de Saint-Rémy. Quelques combats plus importants peuvent être distingués.

    A Noisseville, le 31 août, à dix kilomètres à l’est de la place fortifiée, en avant du fort de Saint-Julien, les Français semblent pouvoir percer les lignes ennemies et parviennent à tenir le terrain pour la nuit. Mais l’action n’a été lancée qu’en milieu de journée et il est trop tard pour poursuivre. Dès le lendemain, 1er septembre, alors qu’un épais brouillard enveloppe le secteur dès le matin, le maréchal Leboeuf doit abandonner le village sous les tirs violents de l’artillerie allemande et se replier sous les murs de Metz. Des deux côtés les pertes sont importantes : 3500 Français environ, dont 145 officiers, et 3000 Allemands, dont 126 officiers.

    La marche des 2e et 3e armées Prussiennes a été modifié pour ce diriger sur Paris au lieu de Sedan.

    L’emploi des armes:

    lors que les Allemands pratiquent déjà presque systématiquement le regroupement de nombreuses pièces à l’avant, les matériels français sont éparpillés, dispersés, et finalement, en dépit des efforts des artilleurs qui réalisent ponctuellement de magnifiques prestations, ne parviennent pas à prendre l’ascendant sur l’ennemi.

    Bazaine apprend le sort de la bataille de Sedan.

    Au début du mois de septembre, l’annonce de la capitulation de Sedan, de l’abdication de Napoléon III et de la proclamation d’un gouvernement de la Défense nationale (événements appris par un prisonnier évadé) sème le doute et entraîne fort probablement une baisse d’autant plus sensible du moral que les rumeurs les plus fantaisistes circulent dans la ville coupée du reste de la France.

    Ceci aura son importance dans l’uchronie, de meme la distance des positions Prussienne et les attaques breve mais puissante des Français qui immobiliseront des forces utiles ailleurs.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Arrivé de Napoleon III et du prince Jerome Napoleon au camp de Chalons:

    Napoléon III et le Prince Napoléon arrivent à Chalons après un trajet en train depuis Verdun. Là, le Prince Napoléon rencontre par hasard le général Trochu venu prendre le commandement d’un corps d’armée nouvellement constitué. Ils discutent et en viennent à élaborer un plan et de l’avis de la plupart des généraux, la retraite sur Paris est la seule option valable, mais encore faut-il convaincre l’empereur. Le Prince Napoléon, sachant la faiblesse insigne de son cousin, veut tenter un coup de force, pour ne pas lui laisser le temps de discuter avec l’Impératrice à Paris; le Prince la sait opposée à cette stratégie et craint que si l’Empereur venait à discuter de la retraite vers Paris, il ne saurait que plier face aux récriminations de sa femme, ce qui d’ailleurs finira par arriver. Mais revenons au coup de force, car il s’agit bien de fait d’un coup de force où la vitesse compte.

    Napoleon Jerome

    Le Prince Napoléon et les aides de l’empereur parviennent dans un premier temps de la nécessité de faire retraite sur Paris. Pour préparer le mouvement, on nomme Trochu comme gouverneur militaire de la capitale; ensuite, l’Empereur rentrera à Paris, mettant de facto fin à la régence de l’Impératrice, un fait qu’on ne manque pas de penser qu’il s’agit d’un des objectifs premiers des ‘conjurés’. Mais comme dit avant, l’Empereur ne peut s’empêcher de télégraphier à l’Impératrice et reviens sur sa décision: on marchera au secours de Bazaine.
    Lorsque Trochu, dépité, s’apprête à quitter le camp pour Paris, il a une discussion avec le Prince Napoléon; il a perdu ce qui lui restait de considération pour l’Empereur :”dans ce camp, je ne vois qu’un Napoléon” ; ou encore, au prince qui lui demande si il agira contre l’Empereur, il répond qu’il ne fera rien pour le sauver (on comprend pourquoi les forces de l’ordre sont restées passives le 4 septembre, là où elles auraient pu aisément disperser la foule et prévenir la déchéance de l’Empire).

    Trochu

    Dans le domaine militaire, le Prince Napoléon restait un général compétent et plus au fait des réalités militaires que certains; il avait fait ses preuves lors de la guerre de Crimée, et il est d’avis de Michèle Battesti (l’auteur de sa biographie) que si il avait pris le commandement, comme il aurait pu le faire à la mort de Saint-Arnaud si Canrobert n’avait pas sorti d’instructions secrète de Napoléon III (toujours méfiant), Sébastopol serait tombé bien plus tôt (le prince Napoléon, dit-elle, préconisait de prendre d’assaut la place à certains endroits où les lignes russes n’avaient pas encore été fortifiées, alors que les autres généraux du corps expéditionnaire défendaient une stratégie plus attentiste). Bien que Napoléon-Jérôme ait déjà ses entrées dans la Marine (sans doute le fait de son père le roi Jérôme qui avait lui-même servi dans cette arme), le contre-amiral de la Roncière étant même un ami proche, je ne prétends pas que cette anecdote est représentative de l’état d’esprit du corps officier de l’armée envers le prince, mais l’apostrophe de Trochu qui reconnait en le Prince le véritable héritier de son oncle (sur le plan militaire on peut penser) reste lourde de sens.

    On ne peut s’empêcher de penser que dans l’hypothèse d’une retraite réussie de l’Armée du Rhin vers Chalons et du retour de Napoléon III à Paris avec les conséquences que l’on a dites plus haut, le Prince Napoléon serait en position de définir la stratégie militaire impériale, lui qui attend depuis des années de retrouver un commandement actif.

    Ce changement de plan amene une crise grave dans l’état major, les generaux souhaite que Napoleon III revienne sur sa decision, mais rien n’y fait, c’est alors qu’un subterfuge est mis au point entre Trochu et Napoleon Jerome, decidé a faire changer la decision de Napoleon III.

    La decision est simple, entre perdre l’armée et la retraite de Paris qui là sauverait, le choix est vite fait, l’interet superieur commande.
    Il faut employer certains moyens que la morale peut réprouver pour emporter la decision.

    Dans ces moment là, la methode importe peudevant de si grand interet en jeu pour faire fléchir une decision souverraine.

    L’idée d’un faux message est produit.

    Il pretend que Bazaine ne peut venir , il degage l’armée de Mac Mahon de ses responsabilités envers lui, l’engage en outre a sauver la France en allant à Paris pour y constituer de nouvelles armées. Il reste le dernier espoir de la France, il ne doit surtout pas la gacher et saisir cette chance.

    Voila qui devrait etre suffisant.

    C’est le cas, a la reunion de l’etat major, a la lecture du faux message, Napoleon III cède, la retraite ce fera sur Paris.

    Trochu et Napoleon Jerome ont gagnés la partie.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Depart du camp de Mac Mahon pour Paris, formation de nouveaux corps pour defendre la capitale et constitution d’une puissante masse de manoeuvre:


    Mac Mahon, avec 120 000h est partit ( Voir Wikipedia ) le 20 aout du camps de Chalons, et rejoint Paris le 29 aout, pendant que ce constituait de nouveaux corps d’armées avec a leur tete, Blanchard du 1er corps d’armée, 27 000h, Renault 2eme corps, 25 000h, D’Exea, 3e corps, 21 000h, Vinoy, 13e corps, 45 000h et d’aurelle, 15e corps, 61 000h, plus 200 000h de milices.

    Et Paris est fortifié, et desormais considéré comme imprenable, pret a soutenir un siege imposé par les Prussiens.

    On peut voir les fortifications qui entoure la ville de Paris et les forts l’entourant.

    34 000h à Paris sont des unités d’une fermeté inébralanble, il soutiendra aussi par sa presence le moral de la milice. C’est important.

    Au niveau du commandement il y a remaniement au sommet, devant ces evenements grave, des decisions importantes doivent etre prises au niveau hierarchie, aussi Trochu devient gouverneur de Paris, ET…Napoleon Jérome est nommé commandant en chef des armées.
    Et la population n’ignore pas sa participation en temps que commandant d’une division lors de la guerre de crimée, et avait donné des preuves de ses talents qui pouvait le mener au sommet de la hierarchie.

    C’est chose faite, et qu’importe pour le moment le mouvement Bonapartiste qui ce voit favorisé, ce n’est que temporaire pour Napoleon III, Il faut d’abord redonner confiance au peuple, avec un nom aussi prestigieux a la tete du commandement, les volontaires affueront.
    Mac Mahon, seul chef actuellement disponible sera son bras droit, meme s’il a commis des erreurs tactiques a la bataille des frontieres, il remplira sa mission correctement.
    ( Voir wikipedia )

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Mac Mahon à Montargis:

    Dès la mise en place du commandement, Napoleon Jérome donne l’ordre à Mac Mahon de sortir de la capitale, passant par le sud, et s’installera sous Montargis, pour ne pas renseigner les Prussiens qui pareraient a cette nouvelle menace, avec les “meilleures” troupes possible levées, mais encore de valeur tres inegale et dans l’ensemble mediocre, sauf pour 50 000h d’entre eux, a savoir, les 1er, 2eme, 13e, et 15e corps, plus celui de Mac Mahon, qui totaliseront 280 000h, dont 46 000h de milice, partit avant l’arrivée des Prussiens.

    280 000h libre de mouvement, seront bien plus dangeureux pour l’ennemi qui devra ce garder davantage là ou cela sera necessaire, que de les retenir à l’interieur de Paris etant encerclé.

    L’armée en marche vers Montargis.3

    ( Ces nouveaux corps d’armée constituaient de nouvelles armées qui auraient du renforcer celles envoyés aux frontieres, mais créer avec retard, du à que l’état major avait du tout créer et organiser, et explique cette insuffisance de force a la bataille des frontiere. )

    Pourquoi Mac Mahon sous Montargis ? car la Seine offrira une protection s’il veut s’appuyer dessus et la distance envers Paris d’ou il ce trouve, lui assure une certaine sécurité vis à vis des Prussiens qui en feront le siege, il aura temps de voir venir l’ennemi, de prendrae ses dispositions en consequence, de plus, il pourra menacer indifferamment Paris ou les flancs ennemi au nord ou au sud de la capitale, qui protegent l’assiégeant, et par la division des forces que cela entraine, et des manoeuvres à operer, exploiter des situations nouvelles qui peuvent ce faire jour…

    Admettons que le 10 septembre, toute la levée de milice et la creation des corps d’armées soit terminés, étant donnée que cela a déja commencés avant que n’arrive Mac Mahon à Paris, au 29 aout.

    Mais à Paris, 235 000h de milices du aux continuelles levés qui tiennent les fortifications, sont présent, et de nouvelles milices pourrait encore etre levés. Ce qui avait été le cas.
    Peut etre meme jusqu’a 100 000h suplementaires. ( Voir Wikipedia )

    L’empereur restera dans la capitale, sa presence soutiendra le peuple, Trochu gouverneur,hh organisera la defense.

    Napoleon Jérome, nommé commandant supreme, doit pouvoir dirriger les armées sans etre entraver, il ce repli donc avec tout son etat major, sous Orleans, avec plein pouvoir pour lever des troupes.

    Ce dont il ne ce privera pas.
    Le mouvement Bonapartiste le soutiendra a fond et l’aidera a lever des volontaires.

    A Paris, les Prussiens s’avancent avec 150 000h au depart du siege, contre une ville de 2 millions d’habitants, et ne souhaite que l’assieger, l’affamer, et prefere éviter les combats de rues.

    Mac Mahon attendra le moment favorable pour ses operations qui vont commencer le 19 septembre, pourquoi cette date ? parce qu’une fois fixé d’importante forces ennemis à Paris ( 150 000h ) ou sur des objectifs important, comme Metz,( 180 000h ) ou moindre en Alsace à Schletadt, ( 18 000h ) il ne restera disponible sur leur nombre total de 450 000h, qu’environ 113 000h de disponible situé a l’ouest de Metz, ce qui est bien trop insuffisant, et 135 000 en Alsace pour garder leur base d’operation.

    Et là, des possibilités peuvent voir le jour avec une armée aussi nombreuse, mais il ne faut pas confondre nombre et valeur, ce qui peut faire une grande difference.

    Voila ce que les informations ont apportés.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Situation generale:

    Au front nord de Paris, le 1er corps Manteufel de 32 000h à Campiegne, et la 2eme div du XIII corps de cavalerie, de 4800h à Laon, totalisant 37 000h.

    Pour le front central, de Paris à Metz, la 3eme armée du Prinz Wilhem de 34 000 à Dormans, le 9e corps de Von Manstein de 33 000h à Reims, le 13e corps de cavalerie de 3200h à Chalons en Champagne et le 10e corps de cavalerie de 5600h à St Dizier totalisant 76 000h, etait plus insuffisant face aux 280 000h reuni de Mac Mahon, pendant que le gros des troupes Prussiennes ce concentraient pour le siege de Paris avec 180 000h.

    Position des corps Prussiens assiegeant Paris.

    160 000h a Metz, dont en Alsace 130 000h assiegeant les 18 000 du corps Ulrich à Offenbourg.
    Voila pour les precisions.

    De Paris à Metz, c’est 280 km, gardé par seulement 76 000h, bien trop etendu, ce qui démontre qu’il n’ont plus assez de troupes, car il est vital pour une armée d’assurer son ravitaillement et sa ligne d’operation et de mieux la proteger.

    ( Attendez que l’image arrive, le contenu est lourd.)

    Cliquez sur ce lien dessous, pour voir la carte en taille reelle et pour lire les infos sur la carte:

    http://image.noelshack.com/minis/2018/04/5/1516982793-franco-prussian-war-1re-operation-copie.png

    S’ils n’ont pas fait plus, c’est parce qu’ils ce croyaient assez en securité, et les nouvelles unités Françaises qui sont de qualité médiocre dans l’ensemble, n’ont pas de quoi les inquieter face a une armée audacieuse, valeureuse, conduite par des officiers competent.

    Pourquoi avoir pris ses risques ? car assiéger Paris pouvait influencer sur le sort de la guerre.

    c’est que la perspective encore eloigné de recevoir d’autres renforts qui doublerait a terme leur forces generale, montant a 1 200 000h, leur laissaient esperer une heureuse issue de la guerre.

    Et que l’armée française diminué de moitié etait considéré comme peu dangeureuse, du fait de la mediocrité d’une partie de leurs troupes face à d’excelents soldats et officiers competent sachant prendre des decisions s’en avoir a en referer continuellement a l’état major general.

    Ils savaient que la France leverais encore de nouvelles troupes, mais nettement inferieure au leurs en experience, et qu’une partie d’entre eux iraient tenir Paris, limitant l’innitiative des Français.
    C’est pourquoi, ils ont pris des risques calculés.

    Mais a choisir, les Prussiens eussent preferés plutot occuper le centre de la france solidement, et ne pas avoir à assieger Paris, ce qui disperse trop leur effort sur de trop grande etendu.

    Mais l’occasion de tenir une piece maitresse pouvant influer sur le sort de la guerre, les determina a cette action.

    Mais ils ignoraient que c’était constituer une armée aussi nombreuse, mais de valeur mediocre.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Plan de Napoleon Jérome:

    A Orleans, a L’état major de Napoleon Jérome, une question est a l’ordre du jour, que faire avec une armée nombreuse, mais en majorité médiocre, face a un ennemi qui doublera plus tard ces forces et qu’il sera impossible de le vaincre ?
    C’est alors voir Paris condamné, Bazaine incapable de renverser la situation, et notre temps d’action est limité.
    La guerre ce decide en quelques mois.

    Napoleon Jerome à pris la parole, et leur expose ce dont il a murement réflechi.

    “Les 280 000h de Mac Mahon sont de valeur inegale, la majorité est mediocre, je le concede.
    Aussi, pas question pour le moment de rechercher la bataille decisive, son moral est atteind, contre une armée audacieuse et qui sait prendre l’initiative, confiante en ses forces et galvaniser par la victoire, ce serait courir a l’echec.

    Il faut commencer a lui redonner confiance, en gagnant de petites batailles qui augmenteront son experience et sa valeur, pour devenir une force qui comptera sur le terrain.
    Or, il y a les moyens de reunir toutes ces conditions dans une seule operation decisive d’apres le dispositif ennemi maintenant établit.

    Mais voici 3 possibilités de plan que je soumet a votre apréciation, vous verrez qu’un seul veritablement nous donne une chance reelle de reussite, afin d’en etre bien eclairé et ne pas ce diviser d’opinion.

    Objectifs:
    1/
    Choisir Paris comme objectif final pour la liberer, c’est devoir affronter environ 300 000 Prussiens rassemblés devant le danger et battrait l’armée, que je l’attaque par les flancs sud ou le nord pour converger sur Paris, je ne pourrais l’emporter du fait de la valeur superieure de l’ennemi, et amenera l’echec.

    2/
    Choisir de liberer Metz… c’est devoir détacher à l’approche de l’ennemi en arrivant necessairement par le sud, pour eviter d’etre coupés de sa base, 50 000h qui devront assiéger de la garnison Prussienne de Toul et Nancy fortifiés.
    Ceci pour ne pas voir ce refermer le passage derriere l’armée principale forte alors de 230 000h, affrontant 130 000 Prussiens venu d’Alsace, d’une partie de forces detaché de Metz, soit environ 50 000h suplementaire.

    C’est 180 000h de d’excelent soldats, installés sur une forte ligne defensive assez boisé, de Neuves-Maisons à Charmes, appuyé sur une riviere qu’il faudra franchir, que l’on ne peut attaquer de flanc, protegé par la Moselle et ses fortifications, de l’Alsace, doté d’une excelente artillerie, ou par contre le terrain qu’occupe l’armée française n’offre aucune protection, et avec des chances de succès plutot minces.

    En supposant qu’on l’emporte, ce qui ne semble irréaliste, les Prussiens peuvent s’installer 10 km en arriere sur une ligne defensive presque semblable, et arreter plus surement notre offensive.
    Ce serait probablement 50 a 60 000h hors de combat, tués et bléssés compris en 2 jours, et il y a une serie continuelle de bois jusqu’a Metz, qui permet une defense efficace, ce serait donc avec environ 160 a 170 000h trop epuisé que je devrais ouvrir la route jusqu’a Metz, contre un adversaire dont la protection du terrain aidant, aurait moitié moins de pertes probablement, et lui resterait une estimation de 150 a 155 000h le 2eme jours, et serait moins fatigué.
    C’est donc hors de question.

    3/

    ( Je reprend l’idée d’idée d’un general qui voulait frapper au centre et lever 400 000h suplementaire, c’est cette idée que je developpe entierement.)
    Avoir pour objectif le centre de la France, sur l’axe de St Dizier a peine occupés par les Prussiens, faute de troupes, soit 76 000h, repartie sur près de 200 Kms, de Dormans à Metz, le point faible du dispositif ennemi.
    En evitant la detection par l’ennemi, avec 280 000, s’enfonçer a l’interieur du pays pour; au dernier moment surgir et attaquer sur son point sensible pour le couper en deux, ainsi que de leur ligne d’operation et de ravitaillement.
    S’installer ensuite en defensive, leur interdire le passage pour rejoindre Metz pour etre ravitaillé, en tenant la Meuse et ses fortifications, inoccupé faute de troupes ennemi, sur laquelle butterait d’eventuel renforts Prussiens venant de l’est et qu’avec le gros de l’armée, je pourrais stopper.

    Ainsi, 300 000 Prussiens seraient coupé de leur ravitaillement, auront à marcher jusqu’a Metz sur 280 kms, pour les rétablir, et faute de ressources suffisante, s’affaibliront constamment, et devront aux dernieres étapes forcer les passages de la Meuse de Verdun à Stenay, et en temps normal auront une douzaine de jours de marche environ, mais avec les privations qu’ils subiront et ralentiront leur armée, c’est environ 15 jours de marche.
    Les Français seront avertit, et devront cacher les vivres et eviteront leurs routes pour eviter les represailles.

    Offensive Projetté, voir Carte:
    ( Attendez que l’image arrive, le contenu est lourd.)

    Cliquez sur le lien ci dessous pour voir la carte en taille reelle:

    http://image.noelshack.com/minis/2018/04/5/1516985478-franco-prussian-war-2e-operation-copie.png[/url

    Pour les enfoncer davantage dans l’erreur, des soldats alsaciens volontaires, brieffés sur la conduite a tenir et les informations a fournir, pretendant vouloir une Alsace réuni a la Prusse, ce constituerons prisonniers pour les berner et pretendre que seulement 130 a 150 000h opererent dans le centre du pays.

    Il devront prendre la route la plus directe sur Metz, et tomberont dans le piege que je leur ait preparé ou je reunirais toutes les forces.

    A Paris, constatant le depart des Prussiens, dont on a deja envisagé toute les possibilités pour reagir vite et correctement, toutes les forces de la milices seront reuni, soit 235 000h sous le commandement du general Vinoy, dont 35 000h sont d’excelentes troupes.
    Ils les suivront immediatement, mais à distance raisonnable, en évitant le combat avec eux, et reuniront leur forces au notre dans une bataille qui se revelera decisive.
    Ce sera 515 000h qui participeront a cette operation contre 300 000h.
    Le terrain ou je compte attendre l’ennemi s’y pretera bien, car il ne pourra éviter certains passages pour aller au plus court jusqu’a Metz, et ne pourra eviter ce terrain et devra passer par Grandpré, passage ouvert mais etroit de 2400m, a travers la foret de l’Argonne, car ce sera pour lui une question de survit pour l’armée, ou le temps lui sera compté, et travaillera pour nous car nous entrainerons continuellement l’armée.

    Dans son interet, il devra éviter le combat pendant sa marche si on ne lui en donne pas l’occasion, mais cela n’empechera pas l’intervention continuelle des francs tireurs pour le ralentir et le gener dans leur tentative inutile de pillage.
    Arrivé sur la Meuse tenu fermement par nos hommes, les Prussiens affamés, tres affaiblit physiquement, pendant que la notre ce sera endurcit continuellement, nous lutterons contre l’ennemi avec avantage et leur retraite coupé par la milice venant de Paris, alors attaqué de face et de flanc par surprise, quand ils devraient débouché au passage de Grandpré, impreparé convenablement, cela terminerait par une défaite décisive.

    Passer ailleurs que Grandpré allongerait serieusement leur route, de meme que vouloir traverser la foret de l’Argonne avec 300 000h, et le temps perdu sans ravitaillement est couteux.

    Napoleon Jerome reprend:
    “Vous constaterez que seul le 3eme plan repond a toutes les conditions préalable a la reussite de cette operation, permettant d’infliger une defaite decisive a l’ennemi au cours de sa retraite, et battu decisivement, nous pourront ré-égaliser nos chances a nouveau pour la suite des operations.

    Mais comme cette operation peut dépendre de la chute de Metz, nous ferons en sorte que Bazaine soit avertit de nos intentions, c’est possible, du à l’etendu du dispositif Prussiens qui n’est pas étanche, pour eviter l’artillerie Française, ( un prisonnier avait pu avertir Bazaine de la situation, authentique, mais pour annoncer la défaite de Sedan, ) pour qu’il tiennent ferme, au delà de cette operation, car si elle rencontre le succès prévu, la 2eme phase de ce plan le concernera directement, Metz devra etre libéré.

    Toute les chances devrait etre pour nous, et les renforts Prussiens disponible situé à l’est, seront tres insuffisant pour arreter notre operation.

    En Alsace, 130 000 Prussiens sont placés en reserve, je les immobiliserais par une armée fantome qui menacerait leur base d’operation, ce qui est absolument vital pour l’ennemi, c’est le sort de la guerre qui serait en jeu et ne bougerons donc pas.

    Nous procederons de la meme façon en employant des prisonniers alsaciens volontaires, brieffés, preferant une Alsace reuni a la Prusse qu’avec la France.

    Voila la situation.

    Je constate que vous avez la preference pour ce 3eme plan.

    Je vous donne toute les pieces relatif a ce plan ou tous les details vous sont fournie.

    Messieurs, les Prussiens maudiront le jour d’etre monté à Paris.

    En quittant la piece, les generaux satisfait, penserent qu’il était l’homme de la situation.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    L’armée est en marche:

    Suivant les détails du plan, les 280 000h descendent largement au dessous de Paris, pour ne pas etre detecté, et atteindra apres une large courbe descendante en passant par Arcis sur Aube et Bar sur Aube, arrivant dans l’axe central du front Prussien, et prend pour objectif successif, St Dizier, Vitry le François et Chalons en Champagne, qu’ils prennent rapidement le 6 octobre, devant les effectifs ridicule qui lui sont opposé, 9 000 Cavaliers au total, tout en lui fermant la route vers l’est avec sa cavalerie.

    150 000h prennent part a cette operation, à leur tete Mac Mahon, dans le but d’inquieter suffisament les Prussiens desormais avertit du danger d’etre coupé de leur base, avec le ravitaillement intercepté, pour les forcer tous a retraiter au delà de la Meuse, et montrer malgré tout, que leur retraite est possible et ne courre pas de grave danger pour sa reussite.

    40 000h ont pris une route differente pour ne pas etre detecté par l’ennemi et s’installent à Bar le Duc, le 7 octobre, rejoint le 10 octobre, par 130 000h de la force principale conduite par Mac Mahon.
    Mais leurs valeur combattante etant inferieure aux prussiens, la preparation intensive de fortifications pour stopper l’ennemi s’impose, de meme que son entrainement intensif permanent.

    Les 20 000h restant de cette armée, occupent defensivement ses 2 premieres positions, St Dizier et Vitry le François, abandonne Chalons qu’elle avait pu prendre dans la foulée, dont les ponts avec la Marne sont detruit, et attend le Prussien, s’il le faut ce placera derriere la Marne dont le but est de lui en interdire la traversée.

    Une autre armée détaché de la principale, de 50 000h, passant par Ligny en Barrois entre Bar le Duc et la Meuse, iront occuper sur la Meuse et tenir selon l’importance de l’objectif, Lerouville, Rouvois et Lacroix sur Meuse tous deux situé a l’ouverture de 2 forets, Haudainville, Verdun, Consenvoye, Sivry sur Meuse, Breuilles, Dun sur Meuse et Stenay, le dernier atteind au 12 octobre, tous inoccupé par l’ennemi faute de troupe suffisante pour garder tout le territoire.

    ( La preuve, 9 000 Cavaliers gardaient le centre pour couvrir une étendu de 80 Kms. )

    ( Attendez que l’image arrive, le contenu est lourd.)

    Cliquez sur ce lien ci dessous pour voir la carte en grandeur reelle et pouvoir lire les infos.

    http://image.noelshack.com/minis/2018/04/5/1516985869-franco-prussian-war-3e-operation.png

    En tenant la Meuse, nous couperont la retraite aux Prussiens, venant soit de l’est ou de l’ouest de cette zone, ou suivant la necessité, l’armée de Mac Mahon, de Bar le Duc pourra intervenir rapidement avec les moyens necessaires selon l’importance du danger, là ou il ce presenterait.
    Ex, la position de Bar le Duc permettra d’intervenir à Verdun, situé a 45 kms de là, en 2 jours, ou plus bas encore sur la Meuse, contre de supposés forces ennemi qui pourrait venir d’Alsace.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    A l’état major Prussien vers Paris…

    Voici ce qui c’est passé à l’état Major, ou règne la consternation.

    Comment ces français qui fuyaient il y a peu devant leur armées et ne pouvait resister a leur choc, et la superiorité de leur science, osaient entreprendre une action aussi audacieuse…avec des soldats dont la valeur était actuellement dans l’ensemble, mediocre, meme l’armée de Mac Mahon du camps de Chalons, n’echappait pas a cette critique.
    ( Voir Wikipedia pour son armée à Chalons.)

    Cependant comme le fit remarquer Friedrich III qui asssistait au debat, que la route de l’est était coupé, d’apres le rapport des forces qui n’est qu’un aperçu incomplet, donne pour l’ennemi, 120 a 150 000h.

    Peut etre meme davantage.

    C’est trop, pour n’envoyer que quelques corps d’armées disponible.

    Nos reconnaissances, trop inferieure a l’ennemi, n’ont pu a peine operer que quelques actions devant la masse ennemi qui deferlait en prenant plusieurs routes differente, ce qui a rendu l’apreciation impossible, et ont dut suivrent le chemin de nos troupes qui retraitaient à Reims.

    L’adversaire occupe maintenant, Chalons, Vitry et St Dizier, sur 60 km le long de la Marne et nous en interdit son passage, l’ennemi peut couper ses ponts qu’il tient, quand il le voudra, notre possibilité de manoeuvrer par le sud s’en trouve reduit, et c’est aller contre le gros de ses forces, sur des positions assez boisés dont il aura fortifé sa zone de deploiement.

    Or, sans ravitaillement, l’armée ne peut continuer le siege, et une armée affaibli, aussi valeureuse soit-elle, ne peut combattre avec avantage sur un terrain qui solidement fortifié pour nous recevoir, le faible ce protege toujours, et couvert par les forets, favoriserait sa defense.

    Manoeuvrer pour le contourner par le sud, c’est rallonger notre route, et mettre notre armée en peril, s’il est attaqué dans ces dernieres étapes.
    trop affaiblit, nous ne pourrions resister, et nous devrions revenir sur nos pas, ce serait notre perte.

    Le pillage nous compenserait qu’une partie de nos subsistances et ne pourrait subvenir a tout.

    Attendre du secours de la 1ere armée ? avec la prise de la forteresse de Schlestat, en Alsace, elle peut liberer 130 000h environ, mais la 1ere armée doit aussi proteger sa base d’operation, et les français n’ont pas finie leur concentration, ils peuvent encore lever des troupes tres importantes, largement superieure a ses reseves là. Ils representent une menace qui n’est pas a negliger dans le tres court terme, et ce reveler mortel, c’est pourquoi, il n’y a rien a attendre des secours de la 1ere Armée qui a elle meme affaire avec Bazaine enfermer à Metz, et qui lance des operations qui parfois menace de percer la ligne des assiégeant. ( authentique, par des attaques, breves mais puissantes.)

    Des renforts lui sont peut etre necessaire, Bazaine doit etre contenu.

    Je ne vois qu’une solution, qui pour moi semble la meilleure, abandonner le siege sans perdre de temps, rejoindre la 1ere Armée au plus vite, eviter la confrontation avec l’ennemi malgré notre large superiorité numerique, mais ou le physique ne suivrait pas convenablement, en passant par le chemin le plus court, qui passe par le nord de la France.

    Nous eviterons la bataille en allant sur lui, et je doute, que les Français veuillent nous couper la route avec 150 000h au plus, si nous reunissons toutes nos forces, 300 000h.

    ( C’est là que reccueillir des renseignements ce revele capital, les Français ont fait en sortent de ce deployer sur plusieurs axes differend, afin que l’ennemi ne voient que ceux qu’ils a bien voulu montrer pour les induire en erreur et les pousser a la faute. )

    Notre ligne d’operation rétabli, lorsque nous aurons passé la Meuse, une fois l’armée récuperant entierement ses moyens physique, nous pourrons relancer l’assaut, battre et chasser Mac Mahon de ses positions, et revenir occuper le centre de la France, et peut etre, reprendre le siege de Paris selon le court des évenements.

    Les généraux Prussiens acquiecèrent, c’était le choix le plus sur, qui puissent retablir a terme la solution et offre a l’armée les meilleures chances pour lui éviter des pertes inutiles.

    Vous avez choisit la voie de la sagesse, leur dit Fredriech III, faites proclamer a l’armée pour la rassurer, que ce n’est qu’une peripetie passagere et qu’elle reviendra vite dicter sa loi aux Français, et reprendre le siege de Paris.

    Il faut qu’elle garde confiance.

    La retraite sera donc pour le 8 octobre. Il faut faire vite.
    ( Plus de 220 Kms pour atteindre la Meuse, soit 12 a 15 jours de marche avec une telle masse de troupes et probleme de ravitaillement qui l’affaiblisse. )

    D’ailleurs pensent son état major, les Français ont partout cédés devant les Prussiens. Leur atillerie est inferieure a la leur en portée, et rend la notre redoutable, leur mitrailleuses sont confiné dans les rangs de l’artillerie et à une portéé de mille metre, et est rapidement pris pour cible dès qu’elle devient une menace, seul le Chassepot est efficace et occasionne pour l’instant, 80% des pertes, ( authentique ) leur troupes… valeureuse, mais par les pertes subit, remplacés par des combattants plutot mediocre dans l’ensemble, ne sont pas redoutable.

    Le pillage permettra de subvenir en partie a ceux qui leur manque.

    Aussi, l’operation est envisagé avec un certain optimisme.

    On ne doute pas de sa reussite, et que l’on reviendra vite devant Paris…

    Mais les Prussiens ignorent ce qui les attend, et qui à été prevu par Mac Mahon, les Français devront cacher les vivres à leur passages et les eviter par peur des represailles.

    Ainsi, le desert ce fera devant eux, et l’armée Prussienne manquera de vivres plus tot qu’elle ne le pensent.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Strategie de salon
    Vous pourriez m’objecter en regardant la carte, qu’avec 280 000 H, je pourrais profiter de mon avantage apres avoir pris Chalons, de foncer sur Reims, meme si je dois affronter la reunion de quatre Corps d’armées Prussiens, celui de Manstein, de Wilhem, de Mantefel et de Stolberg, totalisant environ 165 000h, avec les restes battu des derniers combats récent, et qu’avec ma superiorité, je ne pourrais que les vaincrent, detrompez vous.

    Bien que les troupes assiégeante ne puissent participer a ce combat pour le moment, malgré ma superiorité numerique, la valeur fera la difference.

    Ce n’est pas des troupes experimenté que je conduis, mais beaucoup de milices composent cette armée, et j’ai pour memoire des combats qui ce sont deroulés en fin de guerre ou meme a trois contre un, nos troupes avait subit plusieurs défaites, ou l’experience faisait la difference.

    J’ai vu aussi ce qui en était à l’armée lors de manoeuvres avec une difference de quelques mois seulement.

    Je ne tiens pas a subir un echec decisif, si pres du but.

    C’est pourquoi, un peu d’experience du combat et de l’entrainement intensif que je leur ferais subir durant le temps libre avant les combats decisif vers la Meuse, les agguerirons et les affuterons davantage, et releverons le niveau general de l’armée qui en a besoin et pourront s’opposer avec plus d”efficacité aux ennemis, qui eux, arriveront 12 a 15 jours apres, physiquement ammoindrit du fait des privations forcés, ameliorant nettement mes chances.

    De plus, si j’occupais Reims, victorieusement, le Prussien pourrait repartir a l’attaque avec 200 000h suplementaire venant de Paris, et en bonne condition physique, ce qui signifierais l’echec complet du plan.

    Donc, pas de precipitation, le temps travaille pour moi.

  • Participant
    Posts323
    Member since: 4 novembre 2016

    Bonjour Nathan,

    Vraiment très intéressant. Pour l’instant je suis arrivé à l’abandon du siège de Paris par le Kronprinz (et non pas encore Fredriech III, seul petit bémol dans ce récit de qualité).

    Je remarque que, pour l’instant, tu t’intéresses au volet militaire du conflit, mais 1870 est aussi une guerre politique, entre Républicains et Bonapartistes.

    L’Armée de Chalons a un énorme problème, elle est républicaine, un de ses soldats tenta même d’assassiner Napoléon III quelques jours avant Sedan ! Après tout le monde est patriote ou presque, je ne vois donc pas Palikao refuser d’armer les Français des villes (républicaines) et les Parisiens en particulier sous prétexte de leur appartenance politique. Et puis, Trochu contiendra sûrement toute émeute avec l’armée d’active fidèle à l’Empire présente dans la capitale, vu que Napoléon III a finalement retraité sur Paris. N’oublions pas que le 4 Septembre a réussi car Trochu a abandonné délibérément l’Impératrice régente et n’ pas fait donné la troupe.

    Quant à Bazaine, j’ai lu dans le livre d’Alain Gouttmann qu’il a considéré la guerre perdu dès Août et la défaite dans la bataille des frontières. Mais ici il y a un sursaut et pas la manœuvre suicidaire de la marche sur Metz. Voyant le vent tourner, Bazaine redeviendra un soldat fidèle et compétent (rappelons le, François Bazaine a conquis le Mexique). L’ordre étant préservé, il n’a aucune raison de cesser le combat et de négocier avec l’ennemi.

    Je ne sais pas si tu en as parlé ensuite mais as-tu envisagé une intervention italienne ? La guerre se prolongeant, pourquoi l’Empereur continuerait-il à vouloir protéger le Pape. Victor-Emmanuel sera sûrement prêt à envoyer ses soldats en France en échange de Rome. D’ailleurs, seule la question romaine empêcha l’Italie de se joindre à nous.

    Palikoa reste-t-il seulement Chef du gouvernement ? Ou bien Thiers obtient-il le poste ? N’oublions pas qu’IRL, Eugénie lui proposa le poste qu’il refusa, sentant l’Empire perdu. Ici, il ne l’est point, donc on peut l’envisager à la tête du pays. Peut-être va-t-il même faire arrêter les dirigeants républicains, comme Ollivier avait voulu le faire en Août.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Bonjour Second Empire,

    Merci pour les compliments. 😉

    Oui, c’est une periode que je connais plutôt en surface, d’où l’aspect essentiellement militaire que je maitrise mieux.

    Le volet politique n’est pas a l’ordre du jour, déficience de connaissance oblige, là je cale, mais peut etre y qu’il y en aura un, mais je ne promet rien.

    L’intervention Italienne n’est pas à l’ordre du jour, et je ne pense pas devoir l’y inserer, mais qui sait, car j’ai déjà écrit toute l’uchronie, mais je peu encore le modifier.

    Sinon, quel serait les forces qu’il pourrait envoyer ?

    Le trone de Napoleon III ne vacille pas encore, Mac Mahon n’a pas terminé ses operations contre les Prussiens, et il ce peut qu’il y ait un sursaut qui change la situation plus favorablement pour la France, tu verras la suite de l’uchronie. 😉

  • Participant
    Posts323
    Member since: 4 novembre 2016

    Nathan,

    Comme tu as dû le remarquer, autant je pense n’être pas trop mauvais concernant le domaine de la politique, autant au niveau des opérations militaires, c’est un peu le néant :p

    Je suis en tout cas ce récit avec intérêt. Me permets-tu d’y inclure des événements politiques ?

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Oui, je veux bien, tu as carte blanche pour tous mes textes. 😉

  • Participant
    Posts323
    Member since: 4 novembre 2016

    Bonjour Nathan,

    Je me permets ici de poster un texte issu du “Forum des uchronies francophones” et écrit par le forumeur galileo.

    Le récit que j’en ai provient essentiellement de la biographie du Prince Napoléon ( PLON-PLON : Le Bonaparte Rouge par Michèle Battesti), lequel faisait également parti du voyage. Le cortège était parti de Metz juste avant que les combats ne commencent, le voyage a été marqué par un peu d’agitation (ambiance lugubre à la lecture) mais je ne me souviens pas de cette patrouille (mais c’est peut-être un détail que l’auteur n’a pas jugé pertinent); toujours est-il que le cortège ne se rend compte qu’il a traversé les lignes allemandes que tard, alors qu’il est déjà en vu de Verdun.

    Quant à la biographie de Napoléon III par Milza, l’épisode n’est même pas mentionné (on comprend qu’il ait fallu faire le tri pour raconter le personnage et son oeuvre en 760 pages).
    Il me manque encore un bon nombre de biographies sur les personnages de l’époque à lire. Pour Napoléon IV, je m’étais jusqu’içi contenté de l’album illustré, mais je devrais sans doute acheter le livre de Lachnitt.

    Pour l’instant, outre les sources internet et divers articles de magazines historiques, ma principale base de travail sur l’ambiance politique et militaire des derniers jours de l’Empire repose sur les biographies du Prince Napoléon et d’ Eugène Rouher (Eugène Rouher et le Second Empire par Robert Schnerb).Ceci m’amène à prolonger la discussion sur Mars-la-Tour dans une perspective politique.

    La marche vers Sedan était largement le fait de l’Impératrice Eugénie. Bien que les générations suivantes ont entourés le personnage d’une légende noire, je préfère lui laisser le bénéfice du doute, car je lui accorde au moins une chose, et non des moindres, son instinct maternel (on pourrait presque la prendre pour une mère poule vis-à-vis du prince impériale), sans compter qu’elle était quelqu’un de déterminée et stoïque quand son mari se disperse entre plusieurs maîtresses avant que la maladie ne le rende impotent et incapable de la moindre résolution et fermeté.

    Peut-être était elle si attachée au pouvoir qu’elle préférait éloigner son mari de la capitale, car l’Empereur ayant abandonné le commandement de l’Armée à MacMahon et Bazaine, la régence aurait du prendre fin; on peut aussi dire qu’elle ai voulu pallier à la faiblesse de son mari. Tout compte fait, je ne lui reproche que son manque de clairvoyance et son positionnement politique trop conservateur.

    Ceci amenant cela, j’en viens à l’anecdote du Camp de Chalons. Napoléon III et le Prince Napoléon arrivent donc à Chalons après un trajet en train depuis Verdun. Là, le Prince Napoléon rencontre par hasard le général Trochu venu prendre le commandement d’un corps d’armée nouvellement constitué. Ils discutent et en viennent à élaborer un plan. De l’avis de la plupart des généraux, la retraite sur Paris est la seule option valable, mais encore faut-il convaincre l’empereur. Le Prince Napoléon, sachant la faiblesse insigne de son cousin, veut tenter un coup de force, pour ne pas lui laisser le temps de discuter avec l’Impératrice à Paris; le Prince la sait opposée à cette stratégie et craint que si l’Empereur venait à discuter de la retraite vers Paris, il ne saurait que plier face aux récriminations de sa femme, ce qui d’ailleurs finira par arriver. Mais revenons au coup de force, car il s’agit bien de fait d’un coup de force où la vitesse compte.

    Le Prince Napoléon et les aides de l’empereur parviennent dans un premier temps de la nécessité de faire retraite sur Paris. Pour préparer le mouvement, on nomme Trochu comme gouverneur militaire de la capitale; ensuite, l’Empereur rentrera à Paris, mettant de facto fin à la régence de l’Impératrice, un fait qu’on ne manque pas de penser qu’il s’agit d’un des objectifs premiers des ‘conjurés’. Mais comme dit avant, l’Empereur ne peut s’empêcher de télégraphier à l’Impératrice et reviens sur sa décision: on marchera au secours de Bazaine.
    Lorsque Trochu, dépité, s’apprête à quitter le camp pour Paris, il a une discussion avec le Prince Napoléon; il a perdu ce qui lui restait de considération pour l’Empereur :”dans ce camp, je ne vois qu’un Napoléon” ; ou encore, au prince qui lui demande si il agira contre l’Empereur, il répond qu’il ne fera rien pour le sauver (on comprend pourquoi les forces de l’ordre sont restées passives le 4 septembre, là où elles auraient pu aisément disperser la foule et prévenir la déchéance de l’Empire).

    Au delà de la chute de l’Empire, il faut voir dans cette histoire le rapport de force engagé par le Prince Napoléon. L’homme a beau être détesté par certains, isolé, il n’en reste pas moins une pièce centrale. Ses accointances avec des membres notoires de l’opposition en ont longtemps fait un suspect au yeux de Napoléon III, de l’Impératrice et autres affidés du régime, et sa qualité de prince lui ont aliéné la plupart de ses anciens amis républicains. Il entretien néanmoins un cercle développé: il est resté un ami de Victor Hugo, George Sand, a protégé Proudhon, aidé au lancement de la Iere Internationale, et Emile Ollivier est un de ses obligés. En 1865, il était près de se rapprocher du Duc de Morny pour promouvoir la libéralisation du régime (Morny était bien mieux introduit dans les jeux du haut de son perchoir au Palais Bourbon), mais la mort a empêché ce qui aurait sans doute été une entente très fructueuse. Je n’ai pas la biographie du Prince sous la main, mais il me semble qu’en tant qu’intermédiaire entre Napoléon III et Emile Ollivier, il avait joué un rôle crucial dans la formation du premier gouvernement ‘parlementaire’ du Second Empire.

    Dans le domaine militaire, le Prince Napoléon restait un général compétent et plus au fait des réalités militaires que certains; il avait fait ses preuves lors de la guerre de Crimée, et il est d’avis de Michèle Battesti (l’auteur de sa biographie) que si il avait pris le commandement, comme il aurait pu le faire à la mort de Saint-Arnaud si Canrobert n’avait pas sorti d’instructions secrète de Napoléon III (toujours méfiant), Sébastopol serait tombé bien plus tôt (le prince Napoléon, dit-elle, préconisait de prendre d’assaut la place à certains endroits où les lignes russes n’avaient pas encore été fortifiées, alors que les autres généraux du corps expéditionnaire défendaient une stratégie plus attentiste). Bien que Napoléon-Jérôme ait déjà ses entrées dans la Marine (sans doute le fait de son père le roi Jérôme qui avait lui-même servi dans cette arme), le contre-amiral de la Roncière étant même un ami proche, je ne prétends pas que cette anecdote est représentative de l’état d’esprit du corps officier de l’armée envers le prince, mais l’apostrophe de Trochu qui reconnait en le Prince le véritable héritier de son oncle (sur le plan militaire on peut penser) reste lourde de sens.

    On ne peut s’empêcher de penser que dans l’hypothèse d’une retraite réussie de l’Armée du Rhin vers Chalons et du retour de Napoléon III à Paris avec les conséquences que l’on a dites plus haut, le Prince Napoléon serait en position de définir à la stratégie militaire impériale, lui qui attend depuis des années de retrouver un commandement actif.

  • Participant
    Posts323
    Member since: 4 novembre 2016

    Re Nathan,

    Dommage qu’il n’y ait pas de Messages privés sur le forum. J’ajoute cependant mon mail pour qu’on puisse communiquer sur l’uchronie.

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    Il y a un POD possible le 22 Août, date à laquelle l’Armée est à Reims. Mac Mahon a vraiment failli de son propre chef ordonner la marche sur Paris quand une dépêche signée Bazaine lui est parvenu lui annonçant qu’il avait quitté Metz… Piège des Allemands ? Bazaine s’est-il emballé ou bien a-t-il préparé la chute de Mac Mahon ? Ca je ne le sais mais imaginons que le message ne parvienne pas à Malakoff, on peut l’imaginer ramener l’Armée à Paris et donc l’Empereur. Trochu, voyant l’Armée revenir, ne trahit pas l’Empire et maintient l’ordre.

    Thiers, déjà pressenti, accepte finalement le poste de chef du gouvernement. Tandis que Trochu, nommé Ministre de la guerre et le corps des officiers reste à Paris, le gouvernement et l’Empereur évacue vers Tours.

    Pour le siège et l’explication des batailles, je te laisse maître 🙂

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    @Second Empire,
    désolé, ma messagerie de fonctionne plus, depuis que je suis passé en window 10 puis revenu en W 8, et comme l’informatique est un secret pour moi, on s’arrangera comme on peut. 🙁

    Pas de probleme, je placerais tes messages. 😉

    Edit;
    Oui, le Prince Napoleon montre des qualités qui lui valent le titre de commandant, remplaçant Mac Mahon relégué a la 2eme place.

    Je crois a un possible piege de Bazaine tendu à Mac Mahon, deja qu’il a ete accusé de trahison et collusion avec l’ennemi apres Metz…et condamné a mort pour cela, peine communié en 20 ans de prison.

    Il faudra que je modifie les textes. 🙂

  • Participant
    Posts323
    Member since: 4 novembre 2016

    Merci Nathan !

    On peut imaginer Trochu organiser la défense de la capitale assiégée tandis que Mac Mahon, conseillé par le Prince Jérôme, prendre le commandement des armées de la France non occupée.

    J’ajoute que concernant l’aide étrangère, on peut oublier Garibaldi, qui n’est venu aider que la République, pas la France.

    Par contre un certain Kitchener a amené du matériel en Bretagne tandis que le futur roi de Serbie puis de Yougoslavie, Pierre Ier Karađorđević, a combattu dans l’armée française sous le pseudonyme de Pierre Kara. Comme il était élève à Saint-Cyr avant la guerre, je ne le vois pas ne pas rejoindre notre camp sous prétexte que la France est impériale.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    Oui, je tiendrais compte de cela… 😉

  • Participant
    Posts323
    Member since: 4 novembre 2016

    J’ajouterai qu’il faut tenir compte de l’action des Francs-tireurs à l’arrière des lignes allemandes. Et oui, 1870 en France c’était comme la Russie ou la Yougoslavie durant la Seconde guerre mondiale pour l’Armée allemande !

    D’ailleurs, ces Francs-tireurs avaient un statut officiel depuis 1867, depuis avant la conflit en tout cas. Napoléon III présentait-il déjà une invasion du territoire par l’ennemi ?

    https://www.cairn.info/revue-strategique-2009-1-page-279.htm

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    C’est possible, la Prusse avait reglé ses compte avec le Danemark en 1864 puis avec l’Autriche en 1866, il a peut etre estimé que la France serait le prochain sur la liste, mais c’est une supposition.

  • Participant
    Posts323
    Member since: 4 novembre 2016

    Depuis Sadowa en 1866, tout le monde s’attendait à un choc entre la Prusse et la France. La première n’a cessé d’humilier l’empire depuis la défaite autrichienne. Publication des discussions secrètes entre le Chancelier et l’Empereur (politique des pourboires), opposition de la Prusse au rattachement du Luxembourg à la France. D’ailleurs la menace prussienne est l’une des grandes causes du retrait du Mexique.

  • Participant
    Posts889
    Member since: 20 décembre 2014

    La confrontation allait devenir inévitable puisque arrivé a ce point…

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