Post has published by Cortas

Ce sujet a 10 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  Cortas, il y a 1 an.

11 sujets de 1 à 11 (sur un total de 11)
  • Participant
    Posts32
    Member since: 30 janvier 2017

    Ce sujet va être consacré aux uniformes de la Grande Guerre (plus particulièrement l’infanterie), n’hésitez pas si vous remarquez des erreurs (normalement il n’y en a pas…).
    Si ce sujet intéresse vraiment, j’entrerais dans les détails pour l’instant je me CANTONNE AUX GRANDES LIGNES

    L’entrée en guerre de la France, c’est avant tout, de la précipitation. Contrairement aux allemands, les français n’ont pas tenu compte des guerres passés, notamment en Afrique (ex : américano-philippine (1899-1913), la guerre franco-chinoise (1881-1885)), c’est une grave erreur, et ils vont la payer au prix fort. A travers cette présentation, vous serez en posture de juger en âme et conscience la responsabilité des états-majors.

    I. La capote.
    http://www.royal-dragons.fr/images/vendue.png
    Capote 1877, de l’entrée en guerre.

    La capote de l’entrée en guerre est une capote datant de 1877 en laine, possédant deux rangées de 12 boutons de cuivre frappés d’une grenade et non plus du numéro du régiment, deux rangées de boutons qui vont se révéler problématiques pour le camouflage mais biens d’autre défauts vont se révéler , des poches qui sont difficilement accessibles avec le havresac sur le dos, une doublure en lin beaucoup trop fragile, un col trop petit qui ne protège pas du froid.

    La capote Poiret est adoptée 4 mois après le début de la guerre(du couturier Paul Poiret) le premier type est de couleur bleu-gris, comporte 3 poche dont deux à l’intérieur et une à l’extérieur pour les pansements, les numéros de régiments inscrits sur les insignes de col, devront être décousus de la capote M-1877 pour les recoudre sur les nouveaux modèles (certains soldats les recoudrons seul ou par deux, ce sera quand même réglementaire).Elle est plus confortable, plus facile à produire et moins couteuse que la M-1877.

    Le second type apparait très tôt, dès novembre 1914, suppression de la poche de la poitrine gauche, c’est suite à une pénurie de boutons de cuivre que les hommes vont recevoir l’autorisation d’utiliser des boutons du commerce.
    Le troisième type apparait en décembre 1914 (suite à l’entente de l’état-major, enfin …), les deux poches de poitrine réapparaissent, ainsi que la martingale dorsale et un col joliment décoré de deux insignes de col de couleur jonquille ! Très efficaces pour le camouflage, ils seront abandonnés à partir de février 1915, (la couleur dépend des armes).Les boutons sont désormais en aluminium.

    Le quatrième type apparait en août 1915, le manque de munitions fait apparaitre 2 nouvelles poches de hanche en toile fermant par 2 boutons. Ces grandes poches permettrons de glisser des minutions supplémentaires. C’est une « réforme » qui touche les magasins et les troupes qui doivent les rajouter obligatoirement pour novembre 1915.

    La capote modèle croisé, réapparait, mais elle a changée. Elle est plus longue, protège mieux du froid, elle est adoptée en août 1915 mais sa généralisation est à partir d’octobre 1916. Avec deux rangés de 6 boutons, elle possède deux poches à cartouches sur les deux côtés de la capote se fermant à l’aide d’une patte à 2 boutons, les deux poches de poitrine ont disparues.

    Un système de chevrons est mis en place en avril 1916, pour le mérite des « anciens ».Un chevron représente une année de présence dans les armées, puis un tous les six mois. Les anciens présents depuis le début de la guerre en reçoivent donc 2 (12+6=18=1 chevron d’une année + 1 de 6 mois), ainsi le calcul est finalement très facile à faire. Ils se positionnent sur le bras droit, pour pouvoir faire la différence avec leurs homologues de blessure qui eux représentent une blessure unique ou multiple (vous en aurez un si vous perdez une main et vous en aurez un si vous perdez vos deux bras et vous deux jambes…). Ils sont « sensés » mesurer 12mm de large et 120mm de long, fil d’or pour les gradés et en laine de coton bleu foncé pour la troupe. Positionnés à dix centimètres de la manche, en forme de Ʌ (un V renversé).http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Equipements_Vol/Insignes_bras_1915.jpg
    Les insignes de spécialités toutes armes :
    1 – Aéronautique – Aérostier –
    2 – Cavalerie – Eclaireur de cavalerie 3 – Cycliste
    4 – Artillerie – Sous-officier – Maître pointeur –
    5 – Régiments des chemins de fer 6 – Signaleur 7 – Aéronautique – Aviateur 8 – Cavalerie – Maréchal-ferrant 9 – Chef armurier 10 – Génie – Sapeur – 11 – Colombophile – 12 – Maître d’armes – 13 – Infanterie – Mitrailleur 14 – Musicien 15 – Cavalerie – Sellier – 16 – Prix de tir 17 – Crapouillot 18 – Secteur des projecteurs électriques – 19 – Infanterie – Grenadier – 20 – Service de Chemin de fer de campagne – 21 – Cavalerie – Bourrelier – 22 – Monteur de baraques – 23 – Aéronautique – Mécanicien aérostier – 24 – Infanterie – Sous-officier mitrailleur-pointeur – 25 – Artillerie – Canonnier observateur – 26 – Artillerie – Défense contre aéronefs – 27 – Infanterie – Fusil-mitrailleur – 28 – Chasseurs – Skieur

    Suite dans une semaine ENVIRON, suite sera sur les vareuses puis les pantalons. Merci de votre lecture et bonne journée.

  • Participant
    Posts32
    Member since: 30 janvier 2017

    Problèmes d’insertion d’images.

    lien de la première, sur un site de vente:

    lien de la seconde (9ème image à gauche) légende sur le doc

    Pardonnez moi pour ce petit problème.

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    Quel était le problème des rangées de bouton sur le camouflage? J’imagine qu’ils se voyaient moins que le casque ou le visage du soldat, puisqu’ils sont plus bas et qu’ils sont petits?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts32
    Member since: 30 janvier 2017

    Ho ! Ne sous-estimez pas le pouvoir des boutons ! Non, je plaisante, pour être un peu plus sérieux, merci pour cette question.
    En effet, il est possible de se posercette question, en effet des boutons cuivrés passent moins inaperçu qu’un uniforme qui lui ne peut briller de loin. Leur discrétion est telle que les soldats mettaient des pièces de tissus sur leurs boutons, ou parfois même les remplaçaient par des boutons soit du commerce soit de leur fabrication (en bois le plus souvent), une cible qui “brille” est parfaite pour les tireurs d’élite qui n’attendaient que ça.
    Comment trouvez vous mon article ? Dois je continuer ?

    Merci beaucoup.

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    Très intéressant, je te souhaite de continuer et j’attends la suite!

    Honnêtement, je me doutais de la réponse. Mais je ne me rends pas trop compte de la façon dont un bouton peut briller sur un champ de bataille.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts32
    Member since: 30 janvier 2017

    Re,
    Il faut voir au delà du simple champ de bataille. Certains régiments se perde pendant la bataille, certains se retrouvent derrière les lignes ennemis. Ainsi dans les forêt (car longer une forêt pour s’y réfugier au cas où …) aunsi combien de fois des français se sont fait presque tirer comme des lapins par des tireurs ennemis qui les avaient repérés grâce à leurs boutons ou par des objets métalliques qui brillent.

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    Effectivement mais c’est précisément à ce genre de champ de bataille que je pensais, où beaucoup de choses masquent la vue: comment des boutons d’uniformes relativement usés par la marche en rase campagne pouvaient briller à ce point.
    Après je compare à des boutons de vêtements actuels, mais ce n’est peut-être pas le même genre de cuivre. Celui dont je parle est un peu vert-de-gris.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts32
    Member since: 30 janvier 2017

    Les différentes sortes de boutons, ce sera un autre sujet ! 😉

  • Participant
    Posts32
    Member since: 30 janvier 2017

    II. La vareuse :

    La vareuse est une veste qui se porte sous la capote. L’armée française va distribuer des vareuses M1870 à ses hommes, et va très vite comprendre son erreur, elle se déchire, elle est trop courte, elle n’est plus adaptée et est inefficace contre le froid, l’armée française n’ayant pas le temps de s’occuper du confort de ses troupes mais plus de l’esthétique des capotes, laisse la liberté aux hommes d’utiliser des vareuses civils. Mais, pour le plus grand bonheur des hommes, ce dépareillement ne plaît pas aux généraux, qui décident d’y remédier, heureusement que l’esthétique était là pour sauver les hommes.
    La vareuse de 1915 sera le modèle qui perdura de novembre 1915 jusqu’à la fin de la guerre, de coupe identique que celle de 1870, elle possède une doublure et des poches intérieures, elle passe de 9 boutons à 5, plus longue et comportant deux poches de hanches, elles sont coûteuses et de nombreux soldats conservent les premiers modèles, parfois en les modifiants.

    III. Les pantalons :

    Le pantalon de l’entrée en guerre est de couleur garance datant de 1887, adopté par les troupes de Charles X. Une doublure dans le bas du pantalon pour éviter l’usure, une martingale pour ajuster la taille.
    Le rouge des pantalons facilitant le travail des mitrailleuses allemandes, dès octobre 1914 l’état-major commande des couvre pantalons de toile pour diminuer la visibilité et de protéger de l’usure les pantalons.

    Ce sont des pantalons de velours gris-bleu qui remplacent certains couvre pantalons. Une directive d’avril 1915, oblige à placer un passepoil de la couleur de l’arme allant de la hanche au bas du genou.
    En octobre 1915 une nouvelle culotte s’immisce dans les rangs des soldats, c’est une culotte bleu horizon, elle est réglable grâce au une bande présente à l’arrière du pantalon, certains soldats rajoutent des renforts sur les genoux, malgré le fait que ce ne soient pas réglementaire. Elles se terminent par une sorte de « col » qui se ferme avec un lacet ou trois boutons, lui-même recouvert par les bandes molletières.
    Les bandes molletières sont des bandes de tissu en laine, il existe deux mesures au début de la guerre : une de 2,20 m (modèle civil qui est plus apprécié par la troupe en raison du fait que leur confort est supérieur au modèle de l’armée) et celle de 2,60 m, elles se fixent toutes par un ruban de 1,50 m, seul les officiers ont une sangle de cuir pour fixer les bandes.
    Il existe un troisième modèle, il est de novembre 1917, de meilleure qualité que celles d’octobre 1914, elles sont plus chaudes et plus résistantes, la longueur du ruban a été réduite à 1,30m.
    Les cravates, elles sont en coton et servent à éviter les frottements du cou avec la laine.

    N’hésitez pas à commenter.

  • Modérateur
    Posts2258
    Member since: 8 février 2014
    Avis de modération.

    J’ai réglé les problèmes d’insertions d’images:
    Il y avait un http// de trop au début, ce qui empêchait l’insertion.

    J’ai aussi inséré les liens de tes sites dans les phrases pour faciliter la lecture.
    N’oublie pas d’utiliser la fonction “éditer” si tu veux joindre tes différentes parties, ce qui fera plus clair dans ce sujet.
    Toutefois, pour la première image, je ne peux rien faire.

    Pour la modération, PapaZoulou.

    "Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve"-Euclide

  • Participant
    Posts32
    Member since: 30 janvier 2017

    Merci beaucoup, je ne pense pas continuer ma rubrique, elle ne semble pas suciter trop d’enthousiasme. Je vais finir l’uniforme “simple” puis je cesserai d’alimenter cette rubrique, mais merci beaucoup pour votre aide.

11 sujets de 1 à 11 (sur un total de 11)

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