Post has published by Henri Beyle

Ce sujet a 17 réponses, 13 participants et a été mis à jour par  Henri Dubret, il y a 2 ans et 9 mois.

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    Member since: 17 août 2012

    Louis-Nicolas Davout, duc d’Auerstaedt, prince d’Eckmühl

    Souvent éclipsé par Napoléon, il fut pourtant l’un des plus grands généraux de l’histoire française. Surnommé le « maréchal de fer », il demeure, malgré trente ans de service actif, le seul maréchal invaincu.

    Louis-Nicolas D’Avout est né le 10 mai 1770 à Annoux dans l’Yonne. Issus d’une famille d’ancienne noblesse dont l’adage est plus que prémonitoire (« Quand un Davout sort du berceau, une épée sort de son fourreau. »), elle est tout de même de modeste fortune.
    Sa carrière militaire commence tôt et il intègre l’École Royale militaire d’Auxerre puis, en 1785, l’École Royale militaire de Paris. À sa sortie de l’école, en 1788, il est affecté au régiment de Royal-Champagne Cavalerie en tant que sous-lieutenant.

    http://www.souvenir-davout.com/IMG/jpg/Davout_par_Perignon-2.jpg

    En 1789, la Révolution Française éclate. Il adhère rapidement aux idées véhiculées. C’est à cette période qu’il abandonne la particule à son nom et se fait remarquer pour son hostilité à l’autorité royale. Il démissionne de l’armée et intègre le 3ième bataillon des volontaires de l’Yonne en 1791 où il y est élu lieutenant-colonel. Il s’y distingue au sein de l’Armée du Nord commandé par le félon Dumouriez au cours de plusieurs actions. Après la défaite de Neerwinden en mars 1793, Davout tente d’intercepter Dumouriez qui cherchait à passer à l’ennemi. En juillet 1793, il est nommé général de Brigade puis de division à seulement 23 ans. Il refuse ce poste afin de se conformer aux décrets excluant de l’armée les nobles et également car il ne se juge pas assez expérimenté. Il démissionne alors de l’armée.

    Après un an de césure, il reprend du service et est nommée général de brigade en 1794. Il s’illustre alors dans l’Armée du Rhin où il se lie d’amitié avec le général Desaix et Oudinot. Il y sera fait prisonnier par les autrichiens à Mannheim puis échangé.

    En 1798, le général Desaix présente Davout au héros d’Italie, le général Bonaparte. De cette première entrevue, Napoléon a plutôt un avis mitigé mais il fait confiance à Desaix. Il envoie donc Davout préparer l’expédition d’Égypte à Toulon. À la tête d’une brigade de cavalerie, Davout est de toute les batailles (Pyramide, Louxor, Aboukir, etc.) où là encore il s’y distingue. Suite à la signature de la convention d’Al Arish par Kléber, à laquelle Davout était opposé, il accompagne Desaix dans son retour en France. Lors de la bataille de Marengo, le 14 juin 1800, il y perd son précieux ami, touché d’une balle dans le cœur. Le 3 juillet suivant, il est promu général de division et est nommé commandant de l’armée d’Italie où il s’y illustre encore.

    Le 9 février 1801, le traité de Lunéville met fin à la Deuxième Coalition. Il profite de la paix pour s’unir, avec la bénédiction du premier consul, à Louise-Aimée-Julie Leclerc sœur du mari de Pauline Bonaparte. Il est nommé inspecteur général de la cavalerie puis commandant des grenadiers à pieds de la garde consulaire et enfin, en 1803, commandant du camp de Bruge. Le 19 mars 1804, Louis-Nicolas Davout, ainsi que dix-huit autres personnalités de l’Empire, est le plus jeune à recevoir le bâton de maréchal à l’âge de trente-quatre ans et est fait colonel général de la Garde Impériale grand-officier et chef de la 6ième cohorte de la Légion d’Honneur et finalement Grand Aigle.

    En 1805, il reçoit le commandement du IIIème corps d’Armée. La Troisième Coalition éclate et les « sept torrents » s’abattent sur l’Allemagne. Il participe à la manœuvre d’Ulm, où l’armée du général Mack est faite prisonnière. Il entre dans Vienne le 14 novembre et, après une marche forcée de 144km en 36h, il occupe un rôle décisif lors de la bataille d’Austerlitz en tenant l’aile droite française contre les efforts austro-russes principaux, permettant à Soult de tourner la majeure partie des austro-russes.

    En 1806, la Prusse déclare la guerre à la France. Après avoir défait l’avant-garde prussienne sur la Saale, Napoléon concentre ses forces près d’Iéna là où il pense que l’armée ennemie est. Il envoie Davout au Nord afin de couper la retraite des prussiens et demande à Bernadotte de faire la liaison entre le IIIème corps et la Grande Armée. Mais Napoléon se trompe lourdement. Il n’a en face de lui que l’arrière garde sous le commandement de Hohenlohe tandis que l’armée principale se trouve plus au Nord, face à… Davout.

    Ainsi, sans le savoir (un brouillard cache les mouvements des uns et des autres), en ce matin du 14 octobre 1806, Davout va devoir affronter des troupes trois fois plus importantes. Les prussiens tentent attaques après attaques, d’écraser les français. Mais, ceux-ci, s’accrochant à des villages, résistent parfaitement aux diverses charges ennemis. À 11h, après que le duc de Brunswick est blessé, le roi de Prusse prend personnellement le commandement et ordonne une attaque générale. Celle-ci échoue, et les prussiens se décident à retraiter. C’est à ce moment que Davout choisit de contre-attaquer. Une grande panique se propage alors, et ce qui devait être une retraite tourne alors en véritable déroute. La poursuite commence alors, après ce que fut la plus grande victoire du maréchal de fer, Auerstaedt (prononcé à peu près A-o-eurchtette). Après ce jour, Davout voue une haine sans borne à Bernadotte qui malgré les demandes d’aide répétées, ne bougea pas alors même qu’il se trouvait à une heure de marche et qu’il entendait les coups de canon.

    Le, pas encore, duc d’Auerstaedt est alors récompensé en entrant en premier dans Berlin. Il va encore se distinguer dans la campagne de Pologne, en particulier à Eylau où il tient l’aile droite. Après le traité de Tilsit, Davout est nommé gouverneur général du grand-duché de Varsovie. Des rumeurs courent comme quoi il souhaitait porter la couronne de Pologne.

    En 1809, c’est au tour de l’Autriche de déclarer la guerre à la France, alors embourbée en Espagne. Berthier qui a mal interprété les ordres, disperse l’armée française. Ce faisant, cela laisse le corps de Davout seul face à l’armée autrichienne. Ne se laissant pas abattre, il attaque alors les autrichiens et finalement les repousse grâce à des renforts de Lannes.

    Il se distingue ensuite lors de la bataille d’Eckmühl au point d’obtenir le titre de Prince d’Eckmühl. À Wagram, Davout va s’illustrer en tournant totalement la gauche autrichienne, permettant à Napoléon d’enfoncer le centre.

    Le 1er janvier 1810, Davout est nommé commandant en chef de l’armée d’Allemagne, puis Gouverneur des villes hanséatiques où il doit s’occuper du blocus continental. À ce titre, il montre beaucoup de rigueur au point de dénoncer Bourienne pour ses activités frauduleuses. Il s’occupe également à partir de 1812 à la préparation de l’armée de Russie, bien que s’opposant à l’invasion de la Russie.

    Le 23 juin 1812, à la tête des 70 000 hommes du Ier corps, il a l’honneur de traverser en premier le Niémen, frontière de la Russie. Il échoue à capturer Bagration, du fait principalement de la lenteur de Jérôme Bonaparte. Bien qu’il soit surnommé le maréchal de fer, il pleure longuement la perte de son ami Gudin, tué à la bataille de Valutino. Lors de la bataille de la Moskowa, Davout propose à Napoléon un plan pour tourner l’ennemi par la gauche, mais ce dernier ne l’écoute pas et préfère attaquer de front, causant de nombreuses pertes.

    Lors de la terrible retraite de Russie, Davout et Ney s’occupe de l’arrière garde. Il sera sévèrement réprimandé par Napoléon lors de la bataille de Krasnoï pour avoir laissé Ney seul face aux russes, quand bien même sa position était tout à fait intenable. Il y perdit ses bagages et son bâton de maréchal. Il est à noter que durant cette retraite, seul le Ier corps parvient à garder un semblant de cohésion avec la Garde Impériale.
    Après la campagne de Russie, Napoléon l’envoie mater des rebellions en Allemagne, puis former une armée. À partir de rien, il parvient à créer le XIIIème corps d’armée, et il veut marcher sur Berlin avec Oudinot, mais ce dernier est vaincu par Bernadotte à la bataille de Gross Beeren. Davout demande alors à Napoléon de pouvoir affronter Bernadotte, mais l’empereur refuse. Davout doit alors se replier sur Hambourg. Il sait pertinemment que les coalisés vont vouloir faire le siège de cette place. Il s’emploie dès lors à préparer la ville.

    De décembre à mai, Hambourg sera assiégé par 80 000 à 120 000 hommes tandis que la garnison comptait 42 000 hommes dont de nombreux blessés. Le 19 avril, Bennigsen communique à Davout la nouvelle de l’abdication de Napoléon mais il refuse de le croire. C’est finalement après que son cousin se soit présenté que le maréchal de fer décide de se rendre. Finalement c’est le général Gérard qui s’y chargera, après que, sur les ordres du roi, le commandement du XIIIème corps lui soit remis.

    Durant la première restauration, il se retire sur ses terres de Savigny-sur-Orge et doit répondre à trois accusations portées contre lui : d’avoir fait tirer le canon sur le drapeau blanc après avoir eu la connaissance certaine de la déchéance de Napoléon et du rétablissement des Bourbons ; d’avoir enlevé les fonds de la Banque de Hambourg ; d’avoir commis des actes arbitraires qui tendaient à rendre odieux le nom français. Il écrit un mémoire pour se défendre et l’envoie au Roi. Bien que ce dernier abandonne les charges, il ne fit rien pour le restituer.

    Le 20 mars 1815, après l’envol de l’Aigle, le Prince d’Eckmühl se présente aux tuileries. Napoléon accueille chaleureusement le seul maréchal à ne pas avoir prêté serment (et pour cause, il n’était pas en France). Il se voit alors confier le ministère de la guerre, bien qu’il l’ait refusé une fois. Il doit préparer la France à la guerre qui couve.

    http://www.souvenir-davout.com/IMG/jpg/Davout_et_Napoleon_pour_site_1.jpg

    Il fit en trois mois l’exploit de fournir à l’empereur une armée de 200 000 hommes. Il apprend le 21 juin la terrible défaite de Waterloo et reçoit du gouvernement le commandement en chef de l’armée (ainsi que la tâche ingrate d’informer Napoléon qu’il doit quitter Paris). Davout souhaite vaincre une dernière fois les coalisés afin d’obtenir une paix un peu plus honorable et parvient le 1er juillet 1815 à vaincre un corps prussien lors de la bataille de Rocquencourt, mais cela ne suffira pas. Il doit signer l’armistice le 3 juillet et quitte Paris pour l’Armée de la Loire en sauvant tous les objets de valeur du musée d’artillerie. Le 14 juillet, il remet le commandement à MacDonald qui le licencie.

    Ayant appris les ordonnances du 24 juillet qui annonce l’épuration de l’armée, il proteste véhémentement et prend la défense des généraux incriminés. Il se retire sur ses terres, mais revient défendre Ney. Par la suite, il sera réhabilité en 1817 par Louis XVIII et rentrera dans la chambre des pairs en 1819 puis sera élu maire de Savigny-sur-Orge en 1822.
    Davout s’éteint le 1er juin 1823 et est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.

    Conclusion

    D’une fidélité sans borne pour l’empereur, il demeure le seul maréchal invaincu de l’Empire. Il s’avère compétent aussi bien en tactique qu’en stratégie. Pourtant, Napoléon ne le lui rendit pas si bien et lui reprocha beaucoup de chose qui n’était pas vraiment fondé (par exemple le fait d’avoir abandonné Ney à Krasnoï). Néanmoins, l’empereur a toujours eu confiance en Davout.
    S’il y avait un seul défaut que l’on devrait retenir à propos de Davout, ce serait son manque de charisme. Déjà qu’il était doté d’un physique ingrat (il est chauve à l’âge de vingt ans), il faisait preuve d’une grande froideur et était aussi intransigeant avec les autres qu’il était avec lui-même. Il était également d’une grande droiture et cherchait toujours à défendre ses subalternes.

    Sources

    http://www.bataillescelebres.nhost.me/
    http://www.monatlas.fr/Hist/z_napoleon/0_Napo_intro.htm
    http://www.souvenir-davout.com/
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Nicolas_Davout
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_Hambourg
    http://www.herodote.net/Louis_Nicolas_Davout_1770_1823_-synthese-418.php
    http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/Davout.htm
    http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/biographies/files/marechaldavout_princedeckmuhl.asp
    http://napoleon1er.perso.neuf.fr/Davout.html
    http://www.napoleon-empire.net/personnages/davout.php

  • Participant
    Posts255
    Member since: 3 janvier 2013

    Alors ça c’est du docu !!!
    Félicitation !!

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 12 avril 2012

    En effet, c’est une présentation très complète de ce général remarquable, mais malheureusement peu charismatique. Je pense que ce sujet n’aura aucun mal pour intégrer la table des matières des dossiers du Forum de la Guerre !

  • Participant
    Posts799
    Member since: 3 juillet 2012

    Le titre est faux : Lannes et Suchet sont restés invaincu eux aussi.

    @max :
    Si ses officiers ne l’aimait pas, il était par contre vénéré de ses soldats.

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    Grand merci pour ce sujet que j’ai lu d’une traite.

    L’humilité de Davout est impressionnante; refuser d’être général de division à 23 ans ! Pas sûr que tout le monde l’aurait fait.

    Comparaison n'est pas raison.

  • Participant
    Posts516
    Member since: 17 août 2012

    Le titre est faux : Lannes et Suchet sont restés invaincu eux aussi.

    Suchet a au moins été vaincu le 13 avril 1813 lors de la seconde bataille de Castalla.

    En revanche pour Lannes, c’est plus délicat dans le sens où il n’a réellement commandé que dans quelques batailles : Montebello, Pultusk, le siège de Saragosse…

    Mais en tout cas, on tient là le trio de tête !

  • Participant
    Posts1392
    Member since: 12 avril 2012

    Eh bien, c’est parfait, complet, intéressant… Bravo!

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 12 avril 2012

    L’humilité de Davout est impressionnante; refuser d’être général de division à 23 ans ! Pas sûr que tout le monde l’aurait fait.

    En effet, il aurait même eu plus sa place comme héros des guerres napoléoniennes que Ney.

  • Participant
    Posts516
    Member since: 17 août 2012

    Voici quelques extrait Des cahiers du capitaine Coignet, publié par Lorédan Larchey en 1883 (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k107258g) qui nous montre le maréchal Davout.

    L’intégration de Jean-Roch Coignet au sein de la garde consulaire en 1803 :

    Je remerciai le ministre, et nous partîmes de suite pour nous rendre chez le général Davoust, colonel-général des grenadiers à pied. Il nous reçut très bien, en disant :
    – « Vous m’amenez un sapeur qui a une belle barbe.
    – Je voudrais le garder dans ma compagnie, lui dit mon capitaine ; il a un fusil d’honneur.
    – Mais il est bien petit. »
    Il me fit mettre à côté de lui et dit :
    – « Tu n’as pas la taille pour les grenadiers.
    – Je désirerais le garder, mon général.
    – Il faut tromper la toise. Quand il passera sous la toise, tu lui feras mettre des jeux de carte dans ses bas. Voyons cela, dit-il ;… il lui manque six lignes. Eh bien ! tu vois qu’avec deux jeux de cartes sous chaque pied, il aura ses six pouces ; tu l’accompagneras.
    – Ah ! certainement, mon général.
    – S’il est accepté, ce sera le plus petit de mes grenadiers.
    – Mon général, il va être décoré.
    – Ah ! c’est différent, fais ton possible pour le faire recevoir. »

    Et la fin de l’Empire, à partir du 1er juillet 1815 :

    Le quartier général était au village de la Vilette, où le maréchal Davoust s’établit. Il était ministre de la guerre, général en chef, enfin il était tout ; on peut dire qu’il gouvernait la France.

    Arrivé à la barrière d’Enfer où l’armée était réunie, je trouvai le maréchal Davoust à pied, les bras croisés, contemplant cette belle armée qui criait : « En avant ! » Lui, silencieux, ne disait mot ; il se promenait le long des fortifications, sourds aux supplications de l’armée qui voulait marcher sur l’ennemi. […] Le maréchal Davoust ne savait quel parti prendre ; il fit appeler les généraux de la vieille garde et donna ordre au général Drouot de montrer l’exemple à l’armée, disant qu’il ferait suivre son mouvement et partir sur-le-champ pour Orléans.

    On voyait le grand maréchal derrière ses batteries, les bras derrière le dos, bien soucieux ; personne ne lui parlait. Ce n’était plus ce grand guerrier que j’avais vu naguère sur le champ de bataille, si brillant ; tous les officiers le fuyaient.

    Le maréchal ne souffla mot ; tout alla le mieux du monde. Peines et plaisirs se passent avec le temps. Nous reçûmes l’ordre de porter le quartier général à Bourges, et le maréchal Davoust s’y installa, mais ce ne fut pas de longue durée. N’étant pas le favori de Louis XVIII, il fut dégommé par le maréchal Macdonald, qui prit le commandement de l’armée de la Loire. Davoust vint faire sa soumission au roi, mais il fut le premier licencié.

    EDIT:

    Je voulais aussi parler de sa famille. Il est l’un des rares maréchal à ne pas avoir eu de maitresse, et il aimait sincèrement sa femme, qui le lui rendait. À chaque occasion, il retournait vivre paisblement avec sa famille : ce n’était pas un homme de la cours.

  • Participant
    Posts1392
    Member since: 12 avril 2012

    Ah! Si il n’y avait eu que des maréchaux comme lui…

  • Participant
    Posts387
    Member since: 24 février 2013

    Vraiment intéressant ,avec le sujet de maréchal Ney 76 je me demandais pourquoi Davout était invaincu 🙂

  • Participant
    Posts1913
    Member since: 17 février 2013

    Merci Henri car moi je me demandais qui c’était.

  • Participant
    Posts3524
    Member since: 12 avril 2012

    Il échoue à capturer Bagration, du fait principalement de la lenteur de Jérôme Bonaparte.

    Il est invaincu, mais il n’a pas toujours vaincu. (du détail, OK ;))
    En tout cas, merci Henri Beyle pour cette biographie de ce Maréchal tant admiré sur le forum 😉

  • Participant
    Posts318
    Member since: 28 février 2014

    Je remonte un supers dossier très complet sur un personnage de grand talant.

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Plein de precision et interessant ! Bravo pour cet extraordinaire documentation que tu nous offres!

  • Participant
    Posts2625
    Member since: 6 février 2013

    Je n avais pas vu ce sujet. M intéressans beaucoup à la période napoléonienne je l ai lu d un coup. Beau travail.

  • Participant
    Posts921
    Member since: 20 décembre 2014

    Beau dossier, J’ajoute quelques precisions pour mieux comprendre ce qui c’est passé a ce qui a été dit:

    A Austerlitz en 1805, Napoleon fait tenir la ligne de la Goldbach, au sud, bonne position defensive qui surplombe de 3 m le versant est, d’ou viendra l’attaque russe, de plus, l’empereur avait prevu de ce renforcer par d’excelentes troupes une fois l’ennemi prêt a tomber dans son piege, donc, cette intervention entre dans le cadre du plan de Napoleon car il n’avait que 55 000h contre 85 a 92 000h selon les versions, donc, il etait inevitable qu’il doit tot ou tard ce renforcer…

    Ainsi, la ligne defensive et les 10 000 vétérans remplirent leurs roles de contenir de Telnitz à Sokolnitz les 35 000 russes chargés de tourner la droite française.

    Ils n’etaient au depart que 2500 soldats pour tenir cette ligne face aux dizaines de milliers de soldats russes que Napoleon comptait arreter, il représentait l’appat et etait donc au depart tres largement insufisant pour tenir cette ligne, Napoleon le savait bien.

    A Iena en 1806, les prussiens, mal commandés, dirigèrent les attaques sans utilisés les 3 armes en meme temps a chaque fois, grossiere erreur, ce qui avantagea Davout dans ce combat déséquilibré.

    Si je me rappelle bien, c’est le roi en personne, pietre stratege, qui prenant en main le commandement dirigea la bataille.

    En 1809, C’est Napoleon qui rattrapa de justesse les fautes de Berthier qui inversa le roles des corps d’armées, l’empereur calcula avec une extreme precision la marche de Davout venant de Ratisbonne, ce qui ce joua sur une question de quelques minutes, quand le corps est passé, il commençait a etre rejoint par les elements de tete d’un corps autrichiens… c’est ainsi que Davout a pu passer d’extreme justesse et rejoindre l’armée et pu attaquer comme prevu par l’empereur avec ses veterans LE FLANC droit de l’armée autrichienne deja engagé dans le combat ce qui donna la victoire que prepara avec tant de precision Napoleon.

    En 1812, la manœuvre d’encerclement operé par Davout echoua dit-on, du au retard de Jérôme, en fait la faute est volontaire et en revient à Schwarzenberg qui ralentit expres sa marche, Jérôme du par necessité s’aligné sur lui, resultat, cela fit echouer l’encerclement par le sud.

    A Borodino en 1812, oui Davout preconisa une attaque par le sud, mais Napoleon jugeant mieux la resistance russe au combat compris que l’ennemi ne reculerait que lentement et ne donnerait pas le resultat que l’on peut attendre normalement dans un combat ainsi mené.

    Quand a l’attaque frontale au sud qu’on lui reproche, c’est ignorer qu’il avait pour but au depart d’encercler TOUTE L’ARMEE RUSSE en l’encerclant contre la river Moskowa, et que les généraux destinés a ce commandement decisif furent eliminés successivement et nous fit perdre 20 mn, temps suffisant pour les russes de rameuter du renfort, resultat qui donna une bataille frontale.

    C’est pourquoi, d’emblé, Napoleon voyant la faute de Koutouzov aussi etendu, concentra son armée sur un perimetre bien moins etendu, son plan etait deja choisi, l’encerclement total des Russes.

    Si la manœuvre avait reussi dans le temps impartit, l’armée russe etait entièrement eliminé, ce qui n’etait pas le cas dans le choix de Davout.

    De plus, Napoleon avait un horrible mal de tete et le vent souflait assez, ce qui l’obligea a s’abriter du vent et il ne pouvait pas galvaniser ses troupes comme d’habitude, etant malade.

    Lors de 1815, Napoleon aussi a remonter l’armée trop peu nombreuse, au total plus de 350 000h furent levé, en gros, armée restante comprise, les uns pour la milices, d’autres pour les armées, Napoleon a aussi beaucoup intervenu, il n’y avait pas que Davout.

    De plus, d’autres levés etait prevu pour tenter de porter l’armée a 700 000h en debut octobre.

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Merci pour tes précisions. Néanmoins, peux-tu donner une carte de la bataille de la Moskowa pour mieux comprendre ton argumentation ?

18 sujets de 1 à 18 (sur un total de 18)

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