Post has published by Cpt. Foley

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    L’heure zéro

    L’heure zéro pour l’Allemagne de l’après-guerre sonne avec la capitulation, les
    8 et 9 mai 1945. Les membres du dernier gouvernement du Reich en fonction sous le Grand Amiral Dönitz sont arrêtés, de même que d’autres hauts responsables de la dictature nationale- socialiste. Lors du procès des criminels de guerre de Nuremberg, ils sont mis en accusation pour crime contre la paix et l’humanité. Les quatre puissances victorieuses – les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Union soviétique et la France – reprennent le pouvoir suprême et partagent la capitale en quatre secteurs ainsi que le territoire du Reich en quatre zones d’occupation. Les zones orientales sont placées sous administration respectivement polonaise ou soviétique.

    Lors de la Conférence de Potsdam, durant l’été 1945, les quatre puissances victorieuses décident à l’unanimité de dénazifier et de démilitariser l’Allemagne, de la décentraliser économiquement et d’éduquer les Allemands à la démocratie. Malheureusement, les différentes parties concernées ne donnent pas toutes le même sens au contenu de ces notions. En outre, à Potsdam, les puissances victorieuses occidentales donnent leur accord pour que les Allemands des zones orientales allemandes de Hongrie et de Tchécoslovaquie soient expulsés. La condition posée par l’Ouest – tout cela doit se faire «humainement » – restera pratiquement lettre morte dans la réalité. Nombre des quelque douze millions d’Allemands concernés subissent la brutalité des nouveaux gouvernants.


    Réfugiés provenant de Poméranie, de Prusse-Orientale et occidentale, en gare de Berlin en 1945.

    Un consensus minimaliste est obtenu avec l’accord de traiter l’Allemagne comme une entité économique, et, à moyen terme, d’instaurer des administrations centralisées panallemandes. Cette résolution restera cependant sans conséquences pratiques, car les différences de développement dans la zone d’occupation soviétique, d’un côté, et les zones occupées par l’Ouest, de l’autre côté, étouffent dans l’oeuf un traitement uniforme de l’Allemagne. Ce à quoi contribuent également les réparations, qui sont d’une importance capitale pour l’Union soviétique.


    Poste frontière polonais sur la ligne Oder-Neisse en 1945.

    Au titre des réparations, Moscou exige que l’Allemagne fournisse aux puissances victorieuses des prestations totales d’un montant de vingt milliards de dollars, qui seront notamment couvertes par des démontages et prélèvements sur la production courante. Il est prévu que la moitié en soit versée à l’Union soviétique. Finalement, les puissances victorieuses se procurent les réparations en particulier dans leurs propres zones d’occupation, ce qui prépare le terrain à une partition économique de l’Allemagne. Selon les calculs des Occidentaux, la zone d’occupation soviétique, autrement dit la future RDA, verse à l’Union soviétique environ quatorze milliards de dollars au titre des réparations – plus que ce que l’Union soviétique avait à l’origine exigé de toute l’Allemagne.

    Sources:
    http://www.tatsachen-ueber-deutschland.de/fr/home1.html
    Wikipedia: Documents photos

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