Post has published by Second Empire

Ce sujet a 190 réponses, 14 participants et a été mis à jour par  Second Empire, il y a 3 mois et 3 semaines.

50 sujets de 51 à 100 (sur un total de 191)
  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Chers lecteurs,

    On reprend le cours habituel de l’Uchronie avec un article mensuel.

    Je vous souhaite bonne lecture !

    Octobre 1941

    Odessa, ravitaillée par la Mer, tient toujours en ce mois d’Octobre 1941, et Staline a la ferme intention d’y rester, non seulement pour « ne plus faire un pas en arrière » mais également car la Citadelle assiégée fixe d’importantes forces roumaines qui autrement, pourraient être utilisées ailleurs par les forces de l’Axe.

    Notamment en Crimée…

    Von Manstein, envoyé sur place depuis le Front nord, il doit s’emparer de la péninsule. Cependant, en dépit de son génie et des moyens engagés, il est bloqué au sud de l’Isthme de Perekop, seule voie terrestre permettant le passage entre le continent et la péninsule. Pire, une violente contre-attaque soviétique balaye les Roumains sur son passage et menace les flancs de Manstein qui doit interrompre l’offensive pour repousser la menace. Il y parviendra, mais l’absence de la IVème Armée roumaine, bloquée devant Odessa, et le renforcement de la Crimée par des survivants de Kiev feront qu’il ne parviendra pas à faire sauter le verrou de Perekop.

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    Erich von Manstein

    En Ukraine orientale, les Allemands s’emparent de Kharkov et Stalino après de terribles combats à la fin du mois et marchent sur Rostov-sur-le-Don.

    Mais l’événement de ce mois d’Octobre 1941 est le déclenchement de l’Opération « Taifun », « Tempête d’Hiver », l’attaque allemande sur Moscou. Les Soviétiques sont commandés par Joukov, le vainqueur d’Elnya. Les Allemands emploient leur tactique habituelle d’encerclement des formations ennemies mais Joukov parvient à résister et à infliger avant de lourdes pertes aux assaillants qui mettent 2 semaines à s’emparer de Briansk et Viazma tandis qu’une bonne partie des défenseurs parviennent à reformer une seconde ligne de défense, plus à l’est, suite aux habiles contre-attaques locales de Joukov.

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    Ce n’est finalement que peu avant l’ordre d’arrêt du 30 Octobre 1941, dû aux pluies et à la boue, que les Allemands parviennent à s’emparer de Rjev.

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    Combats près de Moscou

    A Moscou, on reprend confiance dans l’avenir. Si Joukov est parvenu à freiner les Allemands avec les troupes dont il dispose pour l’heure, qu’est ce que ce sera quand il aura obtenu les divisions sibériennes, retirées du Front du Mandchoukouo ! D’ailleurs, la population, un moment inquiète, fait bloc derrière ses dirigeants et Staline en particulier, en qui on commence à voir le sauveur du Communisme et de l’URSS ! D’ailleurs, hormis lors des premiers jours de l’attaque, nul dirigeant soviétique n’a envisagé sérieusement d’évacuer Moscou.

    Les ambassadeurs des pays alliés, tiennent dans le même temps à rester auprès de Staline, et donc à Moscou. C’est notamment le cas de l’ambassadeur de France, Eirik Labonne, de l’ambassadeur britannique, Stafford Cripps et, aussi, de l’ambassadeur états-unien à Moscou, Laurence Steinhardt.

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    Laurence Steinhardt

    Au Japon, la guerre semble être de plus en plus inévitable car le Prince Konoye, premier ministre est limogé car jugé trop conciliant avec les Américains. Il est remplacé par Tojo qui forme un cabinet pro-guerre.

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    Le cabinet Tojo

    En Tchécoslovaquie, Heydrich fait preuve de sa cruauté en faisant exécuter le maire de Prague, M.Klapka pour de présumées activités anti-nazies.

    Dans l’Atlantique, la tension monte de plus en plus entre l’Allemagne et les États-Unis car les U-Boot d’Hitler se heurtent de plus en plus souvent à des escorteurs de convois alliés américains suite aux mesures prises par Roosevelt pour la défense des convois alliés dans l’Atlantique.

    En France occupée, Passy commence les tractations en vue de l’intégration des mouvements communistes au sein de la Résistance intérieure unifiée. Mais les Communistes de Métropole réclament, comme préalable à toutes discussions, la réintégration des députés communistes dans leurs fonctions et une représentation du PCF au sein du gouvernement Mandel.

    Les mêmes conditions que celles dont avait parlé Staline le mois précédent à de Gaulle…

    Mandel, qui voit chaque semaine les Allemands exécuter 50 otages pour chacun de leurs militaires tués par un militant communiste, et bien obligé de céder mais nomme les Communistes à des postes secondaires. Maurice Thorez, de retour d’URSS, est nommé Ministre des PTT, Ambroise Croizat, Ministre de la santé tandis que Jacques Duclos rejoint la Commission préparatoire aux grandes réformes politiques et sociale prévues pour la France de l’après-guerre (où il est le seul représentant communiste).

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    Maurice Thorez

    Leurs députés réintégrés et des membres du Parti ayant été nommés au gouvernement, les Communistes acceptent d’intégrer le CNRI et de respecter ses consignes.

    C’était Pierre Villon qui était pressenti au départ pour représenter le PCF au sein du CNRI mais Passy, de par sa propre opinion mais également sur ordre d’Alger, demande à ce que soit Charles Tillon qui soit nommé à sa place. Alger n’a pas oublié le fait que Tillon a appelé à la Résistance dès Juin 1940 !

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Merci pour cette belle uchronie, @Second Empire ! J’espère que tu pourras la poursuivre en dépit de ton grand nombre de récit en cours !

    Je pense toutefois que tu oublies un peu Darlan. Son ralliement au moment du “sursaut” est bien relaté, en tenant bien compte du contexte et de la personnalité de l’amiral, mais il me semble que tu le néglige désormais dans la composition du “gouvernement” français. Etant donné le rôle important que tu accordes (à raison) à la flotte (même si elle n’était pas aussi forte que ce que tu laisses supposer) nécessite une place importante pour François Darlan.
    Ton récit de la France occupée, de la restructuration de l’Empire et des guerres en Libye, Yougoslavie, Grèce est bien mené ! J’attends avec impatience l’arrivée de Jean Moulin aux côtés de Passy pour intégrer encore davantage les communistes dans la Résistance !

    J’attends la suite et le dénouement du conflit avec impatience, en espérant vivement une continuité après-guerre, en t’appuyant sur les remarques de florian ! 😉

    PS : pour enrichir ton illustration, je t’invite à reprendre les affiches de propagande partagés surce sujet

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Merci Henri Dubret !

    Ma période “Mini AAR” est sans doute terminée. Je vais me réorienter sur les uchronies.

    J’ai d’ailleurs écrit quelques récits sur l’après-guerre LFC mais je les creuserai vraiment quand j’aurai terminé la Seconde guerre mondiale.

    Je vais tenir compte de ce que tu m’as dit sur Darlan.

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Novembre 1941

    Dans le Pacifique, la guerre apparaît désormais comme inéluctable. En effet, l’Empereur Hiro Hito vient d’approuver le plan d’attaque de sa marine contre Pearl Harbor, la grande base américaine du Pacifique. Néanmoins pour jeter de la poudre aux yeux des Américains, les Japonais chargent Saburu Kurusu d’une mission diplomatique à Washington. De toute façon, les câbles diplomatiques japonais étant interceptés, les Américains sont au courant des intentions de guerre de l’Empire du Soleil Levant. Avant-même l’échec des négociations, le Japon commence à déployer ses forces navales en vue de l’assaut contre les Occidentaux.

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    Le Yamato durant sa phase d’essai.

    De plus, le Japon entame des négociations secrètes avec la Thaïlande en vue de la signature d’une alliance qui permettra, notamment, la prise à revers de l’Indochine française (et l’annexion par la Thaïlande des territoires qu’elle avait perdue au profit de l’Indochine) et une offensive conjointe contre la Malaisie, colonie britannique. Néanmoins, pour ne pas alarmer trop tôt les Occidentaux, les forces japonaises seront déployées au dernier moment en Thaïlande.

    Néanmoins, les Occidentaux sont bien conscients de la menace de guerre dans le Pacifique. La présence de la Marine nationale aux côtés de la Royal Navy dans le combat contre les marines allemandes et, surtout, italiennes permet aux Britanniques d’envoyer une puissante Task Force regroupée autour d’un Porte-avion, la Force Z, dans leur base de Singapour.

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    Le HMS Prince of Wales, un des Cuirassés de la Force Z britannique.

    Dans le même temps, les États-Unis ne perdent pas de vue la guerre contre Hitler et étendent la loi prêts-bails à l’Union Soviétique même si l’URSS était déjà aidée officieusement par les USA depuis le mois de Septembre.

    Le 6 Novembre, pour célébrer l’anniversaire de la Révolution d’Octobre (car elle a eu lieu en Octobre du calendrier Julien, toujours en vigueur en Russie et donc en Novembre du calendrier Grégorien en vigueur en Occident), Staline fait un discours enflammé maximisant les pertes allemandes et minimisant les siennes propres. Staline se montre confiant dans la victoire prochaine de l’Armée rouge et son discours est du plus pur style communiste. Il parle de peuple soviétique, reprend le thème de défense de la Révolution de 1917 et appelle les Soviétiques, « Camarades ». En réponse, le 8 Novembre, Hitler fera un discours du même acabit sur la situation militaire de l’Allemagne en Russie.

    Cependant, dans la nuit du 7 au 8 Novembre, les premières neiges de l’Hiver et le début du gel permettent aux Allemands de reprendre leur offensive contre Moscou, la boue étant redevenue de la terre solidifiée, apte à permettre le passage des véhicules.

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    La boue a considérablement gêné l’avance allemande en bloquant les véhicules.

    L’objectif des forces allemandes est de tourner Moscou à la fois par le sud et par le nord avant de s’en emparer dans un second temps.

    Mais rapidement, le froid s’associe aux soldats de Joukov et devient également l’ennemi de l’Armée allemande qui voit se multiplier les cas de gelures dans ses rangs.

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    L’Armée allemande souffre face au terrible hiver russe.

    Quant à l’Armée rouge, bien commandée par Joukov et faisant face à des Allemands de plus en plus à bout, elle ne recule quasiment plus. En dépit de leurs efforts dans ses directions, les Allemands ne parviennent pas à s’emparer de Kalinine et de Toula et restent bloqués à une centaine de Kilomètres de la capitale de l’URSS. De plus, le groupe d’Armée Nord n’avance plus et doit même faire face à des contre-offensives locales des assiégés de Leningrad et des troupes de l’Armée rouge à l’extérieur de la ville cherchant à briser le siège. Ainsi, il n’a absolument pas les moyens de soutenir l’attaque sur Moscou, tenant déjà avec peine ses positions.

    En Ukraine orientale, une puissante contre-attaque soviétique repousse les Allemands et sauve Rostov.

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Sur le front russe, l’Armée allemande est à bout tandis que les Soviétiques ont reçus le renfort de divisions sibériennes qui ont pu être rapatriées de la frontière avec le Mandchoukouo suite aux informations de l’espion soviétique Richard Sorge informant Staline des intentions japonaises d’attaquer les Occidentaux et non pas l’Union soviétique.

    Doté de troupes fraîches et parfaitement formées au combat hivernal, Joukov peut lancer une contre-offensive contre le groupe d’armée du centre le 5 Décembre.

    A l’État-major allemand, c’est la panique. On envisage déjà une retraite sur plusieurs centaines de Kilomètres mais Hitler refuse toute idée de repli et ordonne au contraire, de tenir sur place.

    Néanmoins, les Allemands sont repoussés et Moscou est sauvée, au grand soulagement des Alliés.

    Mais Staline voit trop gros et ordonne une contre-attaque générale sur l’ensemble du front, ce qui disperse les efforts soviétiques et en amoindri les effets.

    Néanmoins, pour l’instant, l’Armée allemande semble au bord du désastre.

    Hitler, furieux, limoge bientôt les commandants de ses 3 groupes d’Armée du Front Est et prend bientôt le commandement en chef de ses armées sur le Front russe.

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    Situation en Europe en Décembre 1941

    Mais l’événement majeur de ce mois de Décembre 1941 est l’entrée en guerre des États-Unis suite à l’attaque japonaise sur Pearl Harbor du 7 Décembre.

    Si les 8 Cuirassés présents dans le port sont endommagés ou coulés, ainsi que 18 autres navires d’un autre type, les 3 Porte-avions de la Flotte américaine du Pacifique n’étaient pas présents dans le port au moment de l’attaque car ils livraient des avions de combat à Midway et à Wake. Ils pourront s’opposer plus tard à l’expansion japonaise.

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    L’USS Arizona en flamme.

    3 Jours plus tard, l’Allemagne et l’Italie déclarent la guerre aux États-Unis dans l’espoir que le Japon déclare la guerre en retour à l’URSS.

    Dès que les nouvelles de l’attaque de Pearl Harbor et de l’assaut nippon sur l’Indochine sont confirmés, la Force Z (Porte-Avion HMS Indomitable, Cuirassés Repulse et Prince of Wales et leurs escorteurs) se met en marche en vue d’attaquer la Flotte japonaise qui protège les forces qui débarquent autour d’Haiphong.

    Pourtant, l’Amiral Phillips, est moins confiant qu’il aurait pu l’être. En effet, il a derrière lui l’expérience des combats aéronavals ayant eu lieu en Méditerranée depuis 1940 et sait qu’une grande unités, aussi puissante soit-elle, peut être coulée par un petit avion. D’autant plus que les nouvelles qui lui parviennent des Français sont catastrophiques. Les navires protégeant les côtes indochinoises ont été coulés rapidement par l’aviation japonaise basée sur l’île de Hainan ou en Chine du sud (où les rapports signalaient de nombreuses constructions de bases aériennes par les Japonais).

    Il se sent désormais à la place d’un Amiral italien et ce, en dépit de la présence, qui aurait pu être rassurante, de la couverture aérienne des Spitfires de l’Indomitable…

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    L’Amiral Tom Phillips

    Pourtant, les ordres de Churchill sont clairs et puis, si on laisse les Japonais conquérir l’Indochine, ils finiront par débouler en Malaisie !

    Et quand les ordres sont clairs, il faut les suivre…

    Cela faisait maintenant plus d’une journée que l’on avait quitté Singapour et les Britanniques arrivaient au large de Saïgon. Grâce aux renseignements des Français, Phillips savaient à peu près où se trouvaient les Japonais.

    Mais ceux-ci, bien conscient de la présence de la Force Z à Singapour se tenaient prêts à la recevoir.

    La Flotte britannique fut repérée par un appareil de reconnaissance nippon. Immédiatement ce fut le branle bas de de combat côté japonais. Tous les appareils basés à Hainan et en Chine du sud décollèrent en direction de leur cible. Ainsi, les Japonais disposaient d’une supériorité aérienne écrasante en dépit de la présence des appareils du Porte-avion britannique en couverture de la Force Z d’autant qu’ils détournèrent également de leurs missions les appareils d’appui au sol de la force d’invasion de l’Indochine française !

    Yamamoto avait en effet, dès l’annonce de l’arrivée de la Force Z à Singapour, préparé sa destruction par l’aviation basée à terre, quitte à sacrifier temporairement l’offensive contre l’Indochine.

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    Bombardiers G4M japonais, bientôt surnommés Betty. Plusieurs d’entre eux participèrent à l’assaut contre la Force Z.

    Mais anéantir la puissante Flotte britannique en valait la peine.

    En dépit du courage des pilotes britanniques, leur rideau défensif fut aisément brisé et les Japonais purent à leur guise faire pleuvoir la mort sur les 3 bâtiments principaux de la Force Z, et, en particulier, le Porte-avion. Moins d’une heure après l’explosion de la première bombe, ceux-ci gisaient au fond de la mer de Chine méridionale.

    Ainsi que l’Amiral Phillips !

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    Survivants britanniques en train d’être repêchés par un des escorteurs.

    Les pertes japonaises furent minimales tandis que la Flotte britannique d’extrême-orient ne pouvait plus s’opposer à l’assaut nippon. D’ailleurs, très rapidement, la Flotte aérienne japonaise repris sa mission de couverture de l’assaut contre l’Indochine tandis que des convois quittèrent Hainan en vue d’envoyer des troupes en Thaïlande pour y soutenir l’Armée de Phibun, qui se bat depuis plusieurs jours contre les Britanniques venus de Malaisie et qui sont entrés en Thaïlande dès l’annonce de Pearl Harbor, pour, comme s’était malheureusement à prévoir, se faire accueillir à coups de feu par l’Armée thaïlandaise !

    L’Amiral Shintarō Hashimoto avait parfaitement exécuté le plan de Yamamoto pour anéantir l’opposition britannique à l’expansion japonaise dans la région.

    D’ailleurs, l’offensive japonaise est générale. Les armées de l’Empire du Soleil levant attaquent de la Malaisie à l’île de Wake en passant par l’Indochine (avec l’aide de l’Armée thaïlandaise) et les Philippines.

    Bien qu’elle ait reçue quelques renforts du reste de l’Empire français et qu’Alger y ait entamée un train de réformes politiques, l’Indochine, attaquée depuis la Thaïlande à l’ouest, une partie de la Chine occupée au nord et subissant une série de débarquements dans la région de Haiphong sur sa côte est, l’Indochine apparaît condamnée, d’autant que la population locale apparaît favorable aux Japonais, en qui elle voit ses libérateurs tandis qu’une partie des colons français préfèrent secrètement la politique réactionnaire menée par Pétain et Laval en Métropole occupée à la politique d’ouverture et moderniste conduite par Mandel à Alger.

    Néanmoins, si une partie des colons auraient pu tolérer la présence nipponne contre un rattachement à l’administration pétainiste, ce n’est pas cette carte que jouera l’Empire japonais mais celle des pseudos-indépendance des États anciennement colonisés. Ainsi, alors que Bao Dai, Empereur du Vietnam replacé sur le trône par la République française, est évacué en hâte vers Singapour (ainsi que Sisowath Monireth, Roi du Cambodge et Sisavang Vong, Roi du Laos), les Japonais font proclamer quelques jours après leur arrivée à Hanoï par des Nationalistes non communistes du Phuc Quôc Hôi, un « État du Vietnam », avec à sa tête le Prince Cuòng Dê.

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    Drapeau de l’État du Vietnam.

    Cependant, dès le soir du 9 Décembre 1941, jour de l’anéantissement de la Force Z au lendemain de Pearl Harbor (en effet, cette différence de date est liée à la différence de fuseau horaire entre les îles Hawaï et l’Indochine), le gouverneur général de l’Indochine française, Vincent Auriol et Raoul Salan, commandant en chef des forces françaises dans la région rencontrent, dans une villa à l’écart de la capitale de l’Indochine française, qui croule de nouveau sous les bombes japonaises après une brève accalmie lorsque les Japonais attaquèrent la Flotte britannique, Hô Chi Minh, chef du Parti communiste vietnamien. Celui-ci est en effet revenu de son exil chinois suite à la légalisation de son Parti en Octobre. Les 3 hommes discutent d’une coopération militaire pour faire face à l’invasion japonaise (de furieux combats ont alors lieux à Haïphong où viennent de débarquer les troupes nippones ainsi qu’à Lang Son, attaquée depuis la Chine occupée comme en 1940) mais Salan et Hô se regardent en chien de faïence. En effet, le premier représente la souveraineté française tandis que l’autre est un indépendantiste et, encore pire aux yeux du Général français, un Communiste ! Cependant, les 2 hommes sont intelligents et ils savent bien que la situation nouvelle causée par le désastre britannique exige qu’ils doivent obligatoirement se mettre d’accord, du moins pour le temps que durera la guerre contre le Japon.

    Quant à l’après-guerre…

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    Hô Chi Minh

    C’est Auriol, socialiste, qui permet le compromis en ouvrant le dialogue entre le militaire français et le politicien vietnamien. Finalement, après de longues tractations, entrecoupés par de nombreux départs de Salan qui suit le déroulement des opérations non seulement à Haïphong et Lang Son mais aussi dans tout l’Extrême-Orient et le Pacifique, un accord est trouvé. Les « milices » de Hô seront placé sous le commandement français de Salan, mais jouiront en fait d’une quasi-indépendance. Hô est satisfait car il pourra obtenir pour ses forces l’aide américaine tandis que le colonisateur honni a fait de lui un partenaire incontournable ! Salan sait que cette nouvelle concession faîte aux Indochinois est nécessaire pour sauver l’essentiel à ses yeux, la place de la France en Orient et au sein de la coalition anti-japonaise. Mais il ne peut s’empêcher de penser à l’inévitable confrontation qui opposera la France aux Communistes une fois les Japonais vaincus. D’ailleurs, il poussera Auriol à s’entretenir avec Bao Daï pour lui expliquer les raisons qui ont poussé les autorités françaises à « s’allier » avec Hô Chi Minh et les Communistes et s’assurer du soutien de l’Empereur à la République (d’ailleurs, dès les premières bombes tombées sur Haïphong, le dirigeant vietnamien a appelé son peuple à combattre les Japonais).

    Bao Daï, bien évidemment, déclare aux 2 Français qu’il les soutient pleinement mais, comme il l’avouera plus tard, en tant que Vietnamien, il ne put s’empêcher d’être heureux de ce nouveau pied de nez fait aux Français tout en sachant pertinemment lui aussi la confrontation inévitable contre les Communistes, confrontation qu’il ne pourra gagner qu’avec l’aide de la France…

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    L’Empereur Bao Dai

    A Alger, Mandel, soucieux de faire tout ce qu’il peut pour aider ses soldats qui combattent en Indochine, convoque l’ambassadeur de la République de Chine et convient avec lui de l’entrée de troupes chinoises au Tonkin. Cependant, les Chinois n’ont non seulement pas des ressources illimitées, car devant déjà se battre pour défendre leur propre pays, mais de plus, ont des sentiments ambivalents envers les Français. Certes, ils leur savent gré de les aider depuis 1937, mais certains hauts gradés de l’Armée chinoise se sentent plus proche du peuple vietnamien que de ses colonisateurs…

    Pendant ce temps, plus au nord, les Japonais attaquent le petit territoire côtier français de Kouang-Tchéou-Wan situé au nord de l’île de Hainan.

    Malgré le choc de l’invasion japonaise, partout les soldats alliés résistent comme des lions à l’envahisseur, comme les courageux défenseurs américains de l’île de Wake, qui résisteront à l’ennemi jusqu’à la dernière cartouche.

    Les Philippines, bien que son président, Quezón, ait un moment espéré que les Japonais respecteraient la neutralité de cet État semi-indépendant, sont également attaquées. Sur place commande le général US Mac Arthur, spécialiste de l’Asie. Conscient de l’infériorité en homme et en matériel de ses troupes face à l’agresseur, il ordonne le repli sur la péninsule de Bataan, à l’ouest de la baie de Manille où elles conduiront une défense héroïque en attendant des renforts qui ne viendront jamais, du fait de la défaite initiale des Alliés sur l’ensemble du front et de la stratégie « Europe First » décidée à la conférence Arcadia, une banlieue de Washington, où se sont réunis Roosevelt, Churchill et Mandel, à la fin du mois. Durant cette conférence, les dirigeants des 3 grands acceptent également l’idée d’un commandement unique des armées alliées sur le front européen.

    En Tchécoslovaquie occupée, les Alliés parachutent un Commando tchécoslovaque. Celui-ci doit, en coopération avec la Résistance locale, assassiner Heydrich, le Protecteur de Bohème-Moravie et Nazi fanatique notoire.

    Avec l’entrée en guerre des États-Unis, le gouvernement de la République française pense qu’il est temps de changer de généralissime pour envoyer un signal fort de leur désir de combattre à leur allié américain. Doumenc est remplacé par l’un des tenants du Sursaut français, le général Noguès, tandis que c’est Catroux qui le remplace comme commandant en chef du théâtre nord-africain.

    En ce mois de Décembre 1941, lancement d’un raid audacieux des plongeurs de combat italiens du Xe Flottiglia MAS contre la Flotte britannique basée à Alexandrie. 2 Cuirassés sont gravement endommagés à l’heure où désormais, en plus de devoir surveiller les débris de la Regia Marina calfeutrés dans ses bases, les Britanniques doivent lutter contre l’expansion rapide du Japon et ont subi un désastre avec la destruction de la Force Z. Heureusement, les Britanniques peuvent compter sur la puissante Marine nationale pour maintenir l’avantage en Méditerranée face à la Marine italienne et l’arrivée prochaine de nombreux bâtiments de l’US Navy.

    C’est ce calcul que fait Hitler. Se rendant compte de l’affaiblissement qui n’est que temporaire des Marines alliées en Méditerranée, il décide de déployer sur le Front de l’est plusieurs des divisions maintenues en Grèce pour surveiller la Crète au lieu de lancer un nouvel assaut sur l’île grecque. Il demande même à Mussolini l’envoi en Russie de la division de parachutiste italienne « Folgore », qui était maintenue en réserve en vue d’un assaut soit sur Malte, soit sur la Crète, bien qu’il doute de plus en plus de la capacité militaire des Italiens (sauf des plongeurs de combat, bien évidemment).

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Petite modification du dernier chapitre. C’est Sisowath Monireth qui est désormais Roi du Cambodge et non Sihanouk comme IRL.

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Intéressant, même si je ferais remarquer qu’avec les chasseurs d’un porte-avions, l’attaque aérienne japonaise aurait été trop dispersée: les navires auraient alors pour la plupart éviter la destruction.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    mongotmery,

    Certes, la Force Z est ici protégée par la chasse du Porte-avions, mais l’assaut japonais est très puissant ! Yamamoto a en effet prévu la tentative des Britanniques pour détruire la Flotte assaillant Haiphong et a regroupé beaucoup plus d’appareils qu’IRL.

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Certes mais dans ce cas le combat doit être long, il y a des chances qu’il faille percer l’écran de chasseurs britanniques avant de s’en prendre aux navires: tu parles en effet de bombardiers bimoteurs et d’avions torpilleurs principalement, pas des avions en piqué nécessaires au succès rapide d’une attaque contre une flotte escortée d’un porte-avions.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    mongotmery,

    L’attaque contre la Force Z, inspirée des succès des Franco-Britanniques contre les Italiens en Méditerranée, est préparée depuis l’arrivée de la Force Z à Singapour. Les “Val” participent aussi à l’assaut aux côtés des “Kate” et des “Betty”.

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    D’accord, dans ce cas je comprends.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Janvier 1942

    A Washington s’achève la conférence Arcadia. Priorité est donnée à la victoire sur l’Allemagne tandis qu’est décidée la création d’un commandement unique interalliés. Par ailleurs, décision est prise de l’organisation d’un débarquement en Sicile pour mettre fin à la menace de l’Axe sur l’Afrique du nord et ouvrir le second front réclamé par Staline. Enfin, le 1er Janvier voit la signature par 27 États dont la France, l’URSS, la Grande-Bretagne et les États-Unis de la Déclaration des Nations Unies, qui réaffirme les principes de la Charte de l’Atlantique.

    En URSS, la contre-offensive de l’Armée rouge se poursuit, repoussant les Allemands jusqu’aux environs de Smolensk. Plusieurs poches de résistance allemande de plus ou moins grandes importances se forment. Goering ordonne à la Luftwaffe de les ravitailler par les airs. Odessa, toujours assiégée, continue de tenir, en dépit des assauts furieux de l’aviation de l’Axe contre les convois soviétiques la ravitaillant. Dans le secteur Nord, l’Armée rouge parvient à briser partiellement le blocus de Leningrad. Du ravitaillement et des renforts sont envoyés à la garnison tandis qu’une partie de la population civile est évacuée.

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    Un char soviétique T-34 dans la neige

    En Asie, création du commandement ABFDA pour American-British-French-Dutch-Australian sous la direction du général Percival. Il a notamment pour objectif de défendre Singapour et les Indes néerlandaises, bien que l’Indochine fasse aussi partie de sa zone de commandement. Mais celle-ci apparaît déjà comme condamnée, face à la multiplication des débarquements nippons sur sa côte orientale, au durcissement de l’offensive lancée depuis les régions de Chine occupée frontalières et à l’encerclement dû au fait que la Thaïlande participe au conflit du côté du Japon.

    En Chine, le général Stilwell est nommé chef d’état-major du maréchal Tchank Kai-chek suite à l’accord du gouvernement chinois.

    Par ailleurs, l’Armée chinoise qui a pénétré au Tonkin est sévèrement étrillée par les forces de Takuma Nishimura, commandant des troupes japonaises qui envahissent l’Indochine. Les Chinois, commandés par Long Yun, le Seigneur de la guerre qui dirige le Yunnan, se replient vers leurs bases, abandonnant définitivement les Français du Tonkin à leur sort…

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    Le Seigneur de la guerre chinois Long Yun

    L’offensive générale menée par le Japon se poursuit. Le Japon s’empare notamment de la ville de Rabaul sur l’île de Nouvelle-Bretagne. Ils y installeront rapidement une très importante base navale. Les Japonais progressent dans les Indes néerlandaises tandis qu’aux Philippines, ceux-ci font toujours face à la résistance héroïque des soldats américains et philippins sur la presqu’île de Bataan tandis que leur armée de Malaisie, commandée par le Général Yamashita, passé maître dans l’usage de la force blindée et en plus soutenu par les Thaïlandais qui assurent ses arrières, progresse rapidement vers le sud et Singapour (Kuala Lumpur tombe le 19 Janvier), contournant par la mer les différentes lignes de défense mises en place par les soldats de sa Gracieuse Majesté. De plus, en dépit de l’envoi de plusieurs escadrilles de chasse en Extrême-Orient par Churchill, l’aviation japonaise a le dessus, celle-ci s’étant rapidement installée en Thaïlande après l’anéantissement de la Force Z. Il faut néanmoins noter que les Japonais ont considérablement affaiblis leur forces basées dans le Mandchoukouo afin d’être en mesure d’attaquer simultanément les Français d’Indochine et les troupes du Commonwealth britannique en Malaisie, désireux qu’ils étaient de s’emparer au plus vite de la puissante base navale britannique tout en mettant fin à la menace sur leurs lignes de communication représentée par l’Indochine.

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    Char japonais du Type 95 Ha-Go, clé du succès japonais en Malaisie.

    Bao Dai, réfugié à Singapour, rencontre l’ex-Empereur d’Annam, Duy Tan, désormais connu sous le nom de Vinh San, et qui s’est engagé volontairement après le sursaut comme radiotélégraphiste au sein de la Marine nationale. Mandel a en effet décidé que le prince vietnamien serait plus utile à la cause de la France auprès de Bao Dai. Bao Dai craint d’abord d’être démis de son pouvoir impérial au profit de Vinh San, désormais chaud partisan de la France mais celui-ci lui explique qu’il n’est ni dans ses intentions, ni dans celle d’Alger, de le remplacer. Vinh San lui propose en effet de se mettre à son service en prenant la tête d’un gouvernement « moderne » de l’Empire du Vietnam. Bao Dai, qui se doute bien que les Français sont derrière cette idée et qui avait craint d’être déchu, accepte facilement. Les 2 hommes seront désormais le visage du Vietnam impérial luttant aux côtés des Alliés.

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    Vinh San

    Mais Vinh San n’est pas le seul membre d’une famille royale d’Indochine qui soit un fervent partisan de la guerre menée par la France. Le Roi du Cambodge, Sisowath Monireth, évacué contre son gré à Singapour alors qu’il était prêt à rester à Phnom Penh pour y poursuivre la lutte contre les armées qui envahissaient son pays. En effet, le nouveau Roi a fait preuve de son courage lors de la Campagne de France et s’est vu remettre en personne par Mandel la Légion d’Honneur et la médaille de guerre ! Cependant, les Français lui ont expliqué qu’il sera plus utile à l’abri pour pouvoir servir son pays à l’avenir, après la victoire commune.

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    Sisowath Monireth

    Les Allemands lancent l’Opération « Roulement de Tambour » qui consiste en l’envoi d’U-boots au large de la côte est américaine pour y attaquer les navires de commerce non encore organisés en convois.

    En Europe, Hitler prédit un prochain débarquement allié en France (il avait un temps envisagé une action de ce type en Norvège mais il s’était ravisé, conscient que ces « maudits Français » ont dû faire pression sur leurs alliés britanniques et, désormais, américains, pour que le débarquement ait lieu dans leur pays). En conséquence, le Prinz Eugen, le Scharnhorst et le Gneisenau resteront stationnés en France métropolitaine.

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    Le Scharnhorst

    A Alger, le Ministre de la Marine, l’Amiral François Darlan, propose en plus de l’envoi de bâtiments de surface qui épauleront les Marines alliées sérieusement étrillées en Extrême-Orient et dans le Pacifique, d’utiliser massivement la Force sous-marine française afin de harceler les lignes de communications des Japonais en attaquant leurs convois et, dans la mesure du possible, leurs vaisseaux de guerre. En effet, les Sous-marins français, hormis la mission cruciale consistant à maintenir des liaisons avec la Résistance métropolitaine et l’attaque des convois allemands assurant la navette entre le Reich et la Norvège occupée, ne sont que peu utilisées, en dépit du courage manifeste et de la volonté de se battre des équipages.

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Heureux de voir la ré-apparition de Darlan après son rôle important dans le “sursaut”! 😉 J’espère que tu lui donneras par la suite un rôle politique en plus qui conviendrait bien à l’ambitieux personnage (il pourrait même affronter de Gaulle au cabinet !).

    Je suis aussi content de voir l’importance de la dimension navale et je ne sais pas si tu as lu le dernier G&H ni si tu connaît toute la série Et si la France avait continué la guerre… mais je t’invite à te baser sur leurs analyses pour faire rentrer en scène le Jean Bart et surtout le Richelieu pour contrer ces vaisseaux allemands !

    J’attends la suite !

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Je connais la “Fantasque Time Line”, c’est même elle qui m’a inspiré ce récit (même si j’essaie toujours d’avoir mes propres idées. D’ailleurs dans la FTL, c’est Reynaud qui préside aux destinées de la France en exil alors que dans le mien, il est ambassadeur auprès de Roosevelt). En revanche, je n’ai pas lu le dernier Guerre et Histoire. Quel est son sujet ?

    C’est vrai que j’avais un peu oublié Darlan, mais avec la guerre navale dans le Pacifique, il va prendre encore plus d’importance. Les Alliés ont en effet bien besoin des vaisseaux français et de leur force sous-marine à l’heure où rien ne semble pouvoir arrêter le Japon. De toute façon, ce récit est largement perfectible.

    Encore merci d’être aussi fidèle Henri Dubret 😉

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    En fait je n’ai pas lu FTL mais dans le dernier G&H s’appuie dans son article comparatif entre le Richelieu et le Bismarck sur les travaux realises (a l’aide de simulations tres realistes par wargame) par les auteurs de la serie ! Il se refere aussi a un classement de cuirasses de la Deuxieme Guerre Mondiale de Jon Parshall qui place le Richelieu juste apres l’Iowa et le South Dakota, construits en 1940 et devant le Yamato, le King George V, le Bismarck et le Vittorio Veneto (dans l’ordre decroissant) !

    Je ne l’ai pas trouve sur internet mais il est largement repris sur ce site, que j’ai trouve ici

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    s’appuie dans son article comparatif entre le Richelieu et le Bismarck sur les travaux realises (a l’aide de simulations tres realistes par wargame) par les auteurs de la serie !

    et

    classement de cuirasses de la Deuxieme Guerre Mondiale de Jon Parshall qui place le Richelieu juste apres l’Iowa et le South Dakota, construits en 1940 et devant le Yamato, le King George V, le Bismarck et le Vittorio Veneto (dans l’ordre decroissant) !

    Lol!
    On voit bien la dérive de G&H dans cet article, avec le suivi des fantasmes d’un certain lectorat français qu n’attend qu’une chose: qu’on lui serve de la victoire française.
    Et en particulier, ce lectorat attend souvent :
    – de la victoire napoléonienne
    – de la victoire de la marine française en mode “revanche de Trafalgar”

    Quand aux simulation très réalistes par wargame.. sérieusement? On parle d’un combat naval avec les hautes technologies de l’époque, ce n’est pas un wargame aux paramètres fixes et une issue probabiliste, qui impose dès le début sa propre vision des choses via le modèle de la réalité avc lequel il est fait, qu’on va avoir des résultats intéressants!

    Merci pour le lien @Henri Dubret:
    Le gros problème de cette comparaison, est qu’elle mélange tout: pourquoi prendre en compte les aspects antiaériens pour un duel de cuirassés? Un tel duel n’aura jamais lieu, il y aura toujours des navires avec les cuirassés dans une véritable opération, et là leur DCA interviendra aussi dans la protection AA. Mais ces navires d’escorte et accompagnement ne sont pas pris en compte dans le duel, ce qui devient aberrant!
    De même que prendre en compte des facteurs logistiques sans prendre en compte les positions géographiques où ils opèrent et où ils sont basés: oui les cuirassés américains ont un grand rayon d’action, mais ils doivent franchir le Pacifique.

    Ce genre de comparaison qui prétend ramener à des “points” sur la même échelle des facteurs très différents est stupide, encore plus qu’une simple comparaison “arcade” des deux cuirassés.

    Après avoir épanché mon venin 😛 , je me recentre:

    Je trouve que ton uchronie continue bien sur la Russie et l’Asie, elle est réaliste.
    Au niveau du maintien des navires allemands en France, c’est assez intéressant par rapport à l’erreur de l’opération Cerbère dans la réalité.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Lol!
    On voit bien la dérive de G&H dans cet article, avec le suivi des fantasmes d’un certain lectorat français qu n’attend qu’une chose: qu’on lui serve de la victoire française.
    Et en particulier, ce lectorat attend souvent :
    – de la victoire napoléonienne
    – de la victoire de la marine française en mode “revanche de Trafalgar”

    S’il y a bien une chose que G&H n’est pas, c’est ce que tu tends a montrer ! Apparemment, tu as l’air de connaitre, donc je te renvoie a leur numero sur Mers-el-Kebir ou ils exposaient fort bien les avantages et les inconvenients patents de la Royale en 1939 (marine que l’on oublie ou glorifie de maniere excessive). Au contraire, leur jugement est nuance.

    QuanT aux simulation très réalistes par wargame.. sérieusement? On parle d’un combat naval avec les hautes technologies de l’époque, ce n’est pas un wargame aux paramètres fixes et une issue probabiliste, qui impose dès le début sa propre vision des choses via le modèle de la réalité avec lequel il est fait, qu’on va avoir des résultats intéressants!

    C’est pour cela qu’il est precise que cette simulation a ete repetee trois fois, et en prenant compte les deux dernieres une defaillance du Richelieu, atteint par un coup heureux du Bismarck.
    D’autre part, puisque tu as l’air d’avoir lu l’article, j’attire ton attention sur quelques paragraphes rappelant que la chance (friction de Clausewitz) est quant a elle imprevisible… Mais de ce point de vue la (que je ne pretends absolument pas absolu, contrairement a ce que tu penses), le Richelieu a de serieux avantages qui sont loin d’etre negligeables.

    Le gros problème de cette comparaison, est qu’elle mélange tout: pourquoi prendre en compte les aspects antiaériens pour un duel de cuirassés? Un tel duel n’aura jamais lieu, il y aura toujours des navires avec les cuirassés dans une véritable opération, et là leur DCA interviendra aussi dans la protection AA. Mais ces navires d’escorte et accompagnement ne sont pas pris en compte dans le duel, ce qui devient aberrant!

    Quelle comparaison ? Celle de G&H est tres objective : elle fait un inventaire des qualites et defauts des deux navires. La simulation de Sapir prend en compte, au contraire, d’autres navires et meme des avions (le Richelieu remplace le Prince of Wales qui accompagnait le Hood.

    Quoi qu’il en soit, je ne suis pas la pour defendre G&H, ni ces comparaisons, mais sache que je ne joue pas au franchouillard revanchard : je mets en avant les avantages nombreux du Richelieu, navire certes inefficace et incomplet sur certains points a son lancement (notamment en terme de DCA), mais qui valait largement (voire plus) le Bismarck.
    C’est de cela que @Second Empire pourrait tirer profit.

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Je n’ai que feuilleté l’article. Mais j’ai regardé le lien de comparaison que tu donnais, ou on voit un système de points pour tenter de mettre au même niveau le calibre des canons et l’autonomie…

    A propos du rappel de Clausewitz (je ne l’ai pas vu), de la friction… bref des grandes chances que tout ce qui est dit dans l’article soit invalidé à la première mise en situation réelle…..
    L’exercice de comparaison devient alors de leur propre aveu (à G&H) inutile. Intéressant en soi par la tentative, mais infructueux et inutile au final.

    C’est pour cela qu’il est precise que cette simulation a ete repetee trois fois, et en prenant compte les deux dernieres une defaillance du Richelieu, atteint par un coup heureux du Bismarck.

    La chance n’existe pas, c’est seulement une combinaison de facteurs hasardeux. Donc prendre des événements en particulier n’a pas plus de valeur que ne pas les prendre. Sauf si tu commences à prendre en compte l’entrainement… Mais c’est pas en 10 pages que çà se prend en compte.

    un inventaire des qualites et defauts des deux navires.

    Elle est objective, oui. Mais pas pertinente, car ces paramètres ne suffisent pas, et d’une manière cette simulation d’un duel n’a pas de sens.
    Mais c’est le fait de la proposer qui relève de cet esprit “ranchouillard revanchard” qu’on essaie d’attirer. Pour appuyer ceci, je prends en exemple le titre de l’article: “un duel de rêve”: le rêve de qui?

    Quoi qu’il en soit, je ne suis pas la pour defendre G&H, ni ces comparaisons, mais sache que je ne joue pas au franchouillard revanchard : je mets en avant les avantages nombreux du Richelieu, navire certes inefficace et incomplet sur certains points a son lancement (notamment en terme de DCA), mais qui valait largement (voire plus) le Bismarck.
    C’est de cela que @Second Empire pourrait tirer profit.

    Désolé, j’ai du paraitre agressif, mais je suis tout à fait d’accord sur le fait que le Richelieu pourrait être un navire utile à la marine française dans cette uchronie, mais c’était plus la référence à cet article de G&H qui m’a fait réagir.

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  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    mongotmery

    “Je trouve que ton uchronie continue bien sur la Russie et l’Asie, elle est réaliste.
    Au niveau du maintien des navires allemands en France, c’est assez intéressant par rapport à l’erreur de l’opération Cerbère dans la réalité.”

    Merci beaucoup !

    Je réfléchis à la suite. Merci d’être toujours là !

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    @montgomery :

    L’exercice de comparaison devient alors de leur propre aveu (à G&H) inutile. Intéressant en soi par la tentative, mais infructueux et inutile au final.

    D’un point de vue purement philosophique, il me semble que toute reflexion n’est jamais inutile, et que tout produit de l’esprit merite critique et interet… 😉

    Bref, la suite !

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    @Hneri Dubret

    C’est bien ce que je dis par Intéressant en soi par la tentative, mais infructueux et inutile au final.

    Mais il y a dans ce cas deux éléments d’exception:
    – payer pour voir un raisonnement inutile, mieux vaut l’avoir soi-même
    – présenter ce raisonnement en tant que magazine spécialisé et très lu en France et pays francophones, c’est le valider en partie (d’autant que présenter comme limite la “friction de Clausewitz” est très limité vu toutes les critiques qu’on peut faire) aux yeux d’un large public… Bref diffuser une forme de fausse information

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  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Février 1942

    En URSS, en dépit du discours optimiste du président Kalinine, chef de l’État officiel de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, annonçant la libération prochaine des Républiques Soviétiques occupées, l’offensive de l’Armée rouge commence à ralentir.

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/kalini10.jpg
    Mikhaïl Kalinine

    L’Indochine, submergée de toute part, voit ses garnisons françaises soit décrocher vers la Chine (où elles seront relativement bien accueillies par le gouvernement nationaliste qui veut peut être se faire pardonner le fait d’avoir abandonner ces mêmes Français aux Japonais…) soit se replier dans l’arrière-pays pour y former des maquis qui mèneront la vie dure aux forces d’occupation nippones. D’ailleurs, nécessité faisant loi, les maquis de l’Armée française d’Indochine combattront, comme convenu en Décembre 1941, aux côtés de ceux constitués par les Communistes vietnamiens d’Ho Chi Minh. Auriol est évacué d’Indochine par le Sous-Marin Surcourf en direction de Pondichéry (où il rejoint les monarques laotiens, cambodgiens et vietnamiens qui ont été de leur côté évacués de Singapour, menacée par la fulgurante avance japonaise en Malaisie) peu avant l’entrée des troupes japonaises dans Saïgon. Quant à Salan, il a refusé d’évacuer et prend le maquis à la tête de ses troupes.

    Maîtres de Vientiane et de Phnom Penh, les Japonais y installent leurs fantoches, choisis parmi les Nationalistes locaux non communistes. Son Ngoc Thanh, un journaliste, devient « Chef de l’État » au Cambodge tandis qu’un « État lao » est proclamé à Vientiane.

    Dans le même temps, la campagne de Malaisie s’achève avec l’entrée en vainqueur des forces de Yamashita à Singapour. Le général japonais obtiendra le surnom de « Tigre de Malaisie » et pour toute récompense de Tojo, d’être envoyé sur un front secondaire en Mongolie intérieure pour s’être montré relativement modéré avec les Malais désormais sous domination japonaise. Churchill parlera de la chute de Singapour comme du « plus grand désastre de l’histoire militaire britannique ».

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/yamash10.jpg
    Tomoyuki Yamashita

    Plus au sud-est, la Flotte alliée est écrasée par son homologue nipponne à la bataille de la Mer de Java, prélude à l’invasion de l’île la plus importante des Indes orientales néerlandaises par les armées de l’Empire du Soleil Levant. Le commandant de la Flotte alliée ABFDA, l’Amiral néerlandais Karel Doorman, est tué au cours de l’engagement. Notons qu’en dépit du nom de cette force, aucun bâtiment de la Marine nationale ne participera à cet engagement.

    Dans le Pacifique centre, les Américains mènent leurs premiers raids contre les bases japonaises des Îles Gilbert et des Îles Marshall.

    Comme prévu, se tient la première conférence d’État-major entre des officiers américains, britanniques et français.

    Au Canada, les candidats anti-conscriptions sont largement battus dans 4 élections partielles.

    En Pologne occupée, création de l’AK, l’armée de l’intérieur polonaise par la fusion de plusieurs groupes de résistance polonais. L’AK sera le bras armé en Pologne du gouvernement polonais en exil à Alger (qui compte par ailleurs plusieurs divisions dans son armée régulière qui se bat aux côtés des Alliés).

    En Prusse orientale, où Hitler et les Nazis ont transféré la plupart de leurs prisonniers français issus d’Afrique noire, espérant cruellement que le rude climat leur sera néfaste, Léopold Sédar Senghor, le chantre de la « négritude » et de l’identité africaine, succombe à une pneumonie.

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/638510.jpg
    Léopold Sédar Senghor

    LFC, ça n’est pas systématiquement un monde meilleur que le nôtre

    Mais le gouvernement allemand a beau être démoniaque, certains combattants allemands font preuve d’une grande humanité.

    Le 9 Février 1942, le U-156, commandé par Werner Hartenstein, croise la route du Normandie, reconverti en transport de troupes suite à un accord entre Alger et Washington et le torpille. Le Paquebot avait déposé des centaines de soldats américains à Casablanca et, reprenant la route de l’Amérique, il avait pris à son bord des milliers de prisonniers italiens, capturés lors de « La guerre éclair du désert » de 1940, que les Alliés avaient décidés de mettre hors de portée de l’Axe, aux États-Unis. Des centaines de civils désireux de rejoindre la sécurité de l’Hémisphère occidentale avaient également été embarqués.

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/werner10.jpg
    Werner Hartenstein

    Hartenstein se rendant compte de la présence de civils et de prisonniers italiens à bord du navire mourant, prend le risque d’expédier en clair un SOS proposant une trêve, le tout en Anglais et en Français. L’officier allemand annonce son intention de déposer les canots de sauvetage pris en remorque à Ponta Delgada, capitale des Açores, archipel portugais donc neutre.

    Rapidement, d’autres U-Boots arrivent sur place sur ordre de l’Amiral Donitz et prennent en charge les survivants.

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    U-Boots sauvant des survivants du Normandie

    Les Alliés ne sont bien évidemment pas en reste. Leurs bateaux présents dans l’Atlantique ont captés le message et l’ont retransmis à leurs amirautés respectives. Mandel est stupéfait par la situation. Alors que jusque là les Allemands foulaient au pied la France, voilà qu’un commandant de sous-marin du IIIème Reich prend des risques considérables pour sauver les survivants d’un navire français (dont plusieurs sont Juifs d’ailleurs) !

    Darlan, ministre de la Marine, propose d’envoyer des destroyers en « éclaireurs » sur place. En effet, ce sont des bâtiments très rapides et, si jamais l’Allemand tend un piège, on le coulera avec leurs charges sous-marines.

    3 destroyers (2 Français, 1 Britannique (Churchill est moins méfiant que les Français quant aux intentions des Allemands et a vite donné son accord)) qui escortaient un convoi à une journée de navigation sont détachés de leur tâche et envoyés sur place.

    Une « Task Force » française en patrouille restera à bonne distance et aux aguets mais prête à aider les survivants si les Allemands n’ont pas mentis.

    Au cas où Hartenstein trahirait sa parole, les Alliés n’envoient qu’un sibyllin « Trêve acceptée. Les secours sont en route. » en clair et en Allemand.

    Cependant, une fois sur place, les Alliés découvrent des U-Boots en pleine mission de sauvetage et dont le pont est recouvert par d’immenses Croix-Rouges.

    Entre temps, à la stupéfaction générale, un message signé de l’Amiral Donitz semblait confirmer la trêve !

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/karl_d10.jpg
    L’Amiral Donitz

    Les Capitaines des Destroyers informent leurs commandements de la situation et reçoivent rapidement l’ordre de prendre en charge les survivants.

    Quelques heures plus tard, la « Task Force » française (composée notamment du Gloire) arrive sur les lieux et recueille le reste des naufragés.

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/gloire10.jpg
    Le Gloire, Croiseur français ayant participé aux opérations de sauvetage.

    Cette trêve, inouïe, a donc permis de sauver la majeure partie des survivant du Normandie qui seront pris en charge aux Açores avant de reprendre, quelques semaines plus tard, la route de l’Amérique.

    Cependant, cette trêve restera unique du fait du durcissement de la guerre sur Mer et de l’utilisation de plus en plus massive par les Alliés du système des convois.

    Le U-156 sera coulé, comme tant d’autres U-Boots, en Mai 1943 mais Werner Hartenstein et son équipage survivront au naufrage et finiront capturés par les Alliés.

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Voilà un très beau et brillant chapitre, un des meilleurs depuis longtemps !

    Le dénouement du conflit en Indochine et en Malaisie poursuit son cours logique avec un bel ensemble de détails intéressants ! Par ailleurs, ton paragraphe sur la mort de Leopold Sedar Senghor apporte une petite couche de drame attristante (je dois être très sensible en fait) mais très bonne pour le récit !

    Enfin, ton récit de trêve et torpillage naval apporte du piquant et encore plus de réel s’il en était besoin !
    Finalement, ce chapitre marque définitivement, après les quelques précédents un tournant dans ta narration car ce sont désormais plus que les gentils alliés résistants pour qui tout va bien contre les méchants allemands.
    La nuance des événements est aussi une autre vue plus teintée sur le conflit.

    Bravo !

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Merci Henri Dubret !!! 🙂

  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    Il ta fait quoi Senghor pour que tu l’achèves ? XD
    Plus sérieusement je ne comprends pas pourquoi tu la tuer. a cette réponse j’ai deux explications:
    -Tu ne veux pas créer un monde uchronique parfait et que c’est pour sa que tu le nuance.
    -La mort de Senghor va servir plus tard dans le récit et que l’on en a pas encore conscience.

    Sinon encore un beau chapitre continue ainsi. 🙂

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Comte de Dordogne

    Et bien à vrai dire, j’aime beaucoup Senghor mais en effet LFC n’est pas un monde parfait ! Mais ça n’est pas pour le montrer que je le fais mourir dans ce récit (je ne l’ai pas pris au hasard pour être plus précis) ni pour “servir” celui-ci (à l’origine, il devait compter pour l’Afrique).

    C’est plutôt pour montrer que la France continuant la guerre, les Nazis ne libèrent pas leurs prisonniers de guerre d’Afrique noire pour raisons de santé (IRL, Senghor tomba malade en… Février 1942 et fut libéré pour cette raison) mais continuent leur politique cruelle qu’ils avaient initiés en 1940 à l’encontre des soldats français originaires d’Afrique noire.

    En plus je n’aime pas faire mourir des personnages, alors en plus un personnage que j’apprécie !

  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    Je m’en douter un peu de ta part.
    Sinon bonne continuation. 😉

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Mars 1942

    En Asie, le Japon remporte un nouveau succès en mettant virtuellement fin à l’existence des Indes orientales néerlandaises en faisant capituler l’île de Java. Dans le même temps, l’armée japonaise débarque en Nouvelle-Guinée. Aux Philippines, le général Douglas Mac Arthur, refusant de faire moins bien qu’un « Frenchy », décide de ne pas fuir les Philippines mais, comme le fait Salan en Indochine, d’y animer la Résistance locale en se retirant dans l’arrière-pays. Son refus d’obéir à Roosevelt fut bien évidemment caché à une presse alliée qui fit la une sur son héroïsme, au point de presque oublier Raoul Salan !

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    Les soldats japonais, à l’instar des Allemands en URSS, se montrent impitoyables avec leurs prisonniers, que ce soit en Indochine, en Malaisie, à Singapour ou aux Philippines, multipliant les exécutions sommaires.

    En Birmanie, les Japonais soutenus par les Thaïlandais peuvent enfin déclencher leur offensive après la défaite alliée en Malaisie et en Indochine.

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    En France, un audacieux raid Franco-britannique, soutenu par la Résistance intérieure, permet la destruction de l’écluse de la cale sèche du port de Saint-Nazaire, la seule de la côte atlantique capable d’accueillir un cuirassé de la taille du Tirpitz. Mandel et Churchill étaient en effet extrêmement inquiets de la possibilité qu’avaient les Allemands de transférer leur Cuirassé Tirpitz sur la côte française dans l’optique d’y mener des opérations contre les convois alliés dans l’Atlantique.

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    Le Commando britannique N°4

    En URSS, une contre-attaque allemande leur permet de rendre à nouveau total le blocus de Leningrad. Cependant, leur armée est trop éprouvée pour pouvoir lancer un assaut frontal contre l’ancienne Petrograd. Le siège reprend donc tandis qu’un autre s’achève, celui d’Odessa. La courageuse Cité succombe sous l’assaut conjugués des Roumains et des Allemands (qui ont reçus des renforts de troupes auparavant maintenues en Grèce), d’ailleurs très bien pourvus en artillerie lourde de siège. La garnison sera évacuée par la mer. Dans le secteur centre du Front, une série de contre-attaques locales permettent aux Allemands de rejoindre plusieurs des « Hérissons » encerclés par les Soviétiques.

    En Hongrie, Miklos Kallay est nommé Premier ministre par le Régent. Quoi que conservateur, il n’a aucune sympathie pour le Nazisme et refusera de livrer les Juifs hongrois aux Allemands. Il lancera d’ailleurs des pourparlers de paix secrets avec les Alliés.

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    Miklos Kallay

    Le général De Gaulle prononce un discours sur les ondes de Radio-Alger.

    « La guerre mondiale est à son point culminant.

    Il est naturellement assez arbitraire de chercher dans le passé une comparaison avec le présent. Je crois bien, tout de même, que beaucoup d’esprits réfléchis découvrent des analogies entre la situation actuelle de la guerre et celle qui se présentait vers la fin de 1917.

    Aujourd’hui, l’ennemi, car le Japon, l’Allemagne et l’Italie ne font qu’un, tient dans le Pacifique un avantage certain. Il a enlevé Singapour, envahi les Indes Néerlandaises, submergé les Philippines, foulé au pied l’Indochine, notre Indochine, pénétré en Birmanie. Il se cramponne énergiquement à ses positions en Russie. Les mers foisonnent de ses sous-marins. On sent approcher le suprême effort d’Hitler.

    Dans l’automne de 1917, l’ennemi avait abattu la Russie et pénétré jusqu’au Caucase; il venait d’écraser à Caporetto l’armée italienne; il poussait ses avant-gardes jusqu’au canal de Suez et aux abords de Salonique; sur le front principal de l’Ouest, il tenait en échec les Français, les Anglais et les premières troupes d’Amérique; il menait dans l’océan la guerre sous-marine renforcée. On attendait l’ultime assaut d’Hindenburg.

    Or, quelques mois après, cet assaut avait été brisé et l’offensive des Alliés se déclenchait sur tous les théâtres, jusqu’au jour où, sans aucune raison en apparence décisive, l’ennemi envoyait ses plénipotentiaires capituler dans le wagon de Rethondes.

    Je ne dirai certes pas que ce processus victorieux doive se dérouler de nouveau suivant le même rythme et dans le même délai. Rien n’est écrit d’avance et le fatalisme passif est, à la guerre, le pire danger. Mais nous avons deux bonnes raisons pour compter ferme que le drame actuel se terminera, comme le précédent, par l’écrasement de l’ennemi.
    La première raison est d’ordre matériel.

    L’ennemi a eu, jusqu’à présent, la partie belle. En Extrême-Orient comme en Europe, il a toujours attaqué par surprise ses adversaires mal préparés. Mais s’il a su, tout de suite, faire le plein de ses succès parce qu’il avait fait d’emblée le plein de ses forces, ses adversaires se sont ressaisis. Nous faisons notre compte. Nous savons de quels moyens puissants dispose maintenant le parti de la liberté et nous savons de quels moyens énormes il disposera avant un an.

    La deuxième raison de notre certitude est en nous-mêmes. Elle est d’ordre moral. Si c’est le moment du doute pour les cœurs faibles, c’est, pour les cœurs forts, le moment des grandes résolutions.

    Or, parmi ceux qui mènent le bon combat, nous constatons qu’on renonce au moindre effort. L’absurde esprit de défensive et de concessions au mal, qui s’exprimait, stratégiquement parlant, par ” Ligne Maginot ” et, politiquement parlant, par Munich , est bel et bien en train de faire place à l’esprit d’attaque et d’intransigeance sans lequel toute guerre est perdue.

    La France, pour occupée qu’elle soit, participe au redressement mondial. Ceux de ses enfants qui combattent serrent les rangs et redoublent d’efforts. Ceux qui ne peuvent encore le faire lèvent la tête vers l’espérance. Nous ne savons que trop que nos terres sont un champ de bataille, malgré le mensonge des Collaborateurs. Chez nous, l’ennemi et ses amis écoutent chaque jour grandir contre eux la haine et la menace. Et l’on voit même des patriotes, que les traîtres ont traînés devant de pseudos cours de justice, bousculer la mascarade et accuser la trahison.

    Allons ! Le pire va finir, le meilleur est en marche.

    Voici l’heure de Clemenceau ! »

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  • Participant
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    Member since: 4 novembre 2016

    Avril 1942

    L’heure de la revanche a sonnée dans le Pacifique. Le 16 Avril, l’audacieux Lieutenant-colonel Doolitle a conduit un raid courageux sur le Japon même avec une force de bombardiers B-25 qui ont décollés depuis le Porte-avion USS Hornet qui s’est dangereusement approché des côtes japonaises pour que les bombardiers puissent atteindre le Japon puis rejoindre la Chine nationaliste (l’URSS ayant refusée d’accueillir les bombardiers sur son sol après le raid car souhaitant préserver sa neutralité avec le Japon). Bien que les effets militaires soient quasi-nuls, le raid a le don de regonfler le moral du peuple américain tout en provoquant l’ire des Japonais qui ont constatés que leur pays n’était pas à l’abri des bombardiers américains malgré la conquête d’un immense empire.

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    Un bombardier américain décollant du pont de l’USS Hornet.

    Le raid arrive peu après la reddition de la péninsule de Bataan après une résistance héroïque. Commence une « Marche de la mort » vers les camps de prisonniers pour les soldats alliés capturés.

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    Peu de temps auparavant, les Japonais, profitant de la chute de Singapour, ont lancé 5 Porte-Avions (Akagi, Hiryu, Soryu, Shokaku et Zuikaku) contre la Flotte britannique d’Extrême-Orient. Cependant, les Britanniques, qui n’ont que 3 Porte-avions à leur opposer (et encore, l’un d’entre eux est le vieillissant HMS Hermes. Les autres sont le HMS Formidable et le HMS Ark Royal), préfèrent se retirer dans la base de Diego Suarez, à Madagascar. Les Japonais causent néanmoins de lourdes pertes aux convois ravitaillant la Birmanie (causant d’importants dégâts au trafic ravitaillant non seulement les forces alliées dans la région mais également l’Armée chinoise) ainsi qu’aux installations de l’île de Ceylan au prix de pertes minimes.

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    Le pont du Zuikaku

    A l’issue du raid, et suite à l’attaque de Doolittle sur Tokyo, l’Amiral Yamamoto décide que la prochaine cible de sa Flotte combinée sera l’atoll de Midway. Une flotte de 3 Porte-avions (Zuikaku, Shokaku et Shoho), initialement destinée à l’offensive MO sur Port-Moresby, est néanmoins envoyée à Singapour pour « garder à l’œil » la Flotte britannique d’Extrême-Orient et protéger le flanc ouest des territoires sous contrôle nippon. Port-Moresby sera tout de même attaquée mais le convoi de débarquement ne sera couvert que par l’aviation basée au sol à Lae et Rabaul.

    En Allemagne, le Général Henri Giraud s’évade de la forteresse de Königstein où il était détenu et parvient à rejoindre la France avec l’aide des services secrets français. Celui-ci rejoindra l’Algérie à bord d’un sous-marin de la Marine nationale où il sera reçu chaudement par les membres du gouvernement, notamment de Gaulle qui voit en lui un militaire d’envergure capable de conduire les armées de la République à la victoire. En représailles à cette évasion, Hitler ordonnera l’exécution des officiers ayant aidés, et quelques-uns sur de simples présomptions, à l’évasion du général.

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    Le Général Giraud

    En Union soviétique, les combats, violents, se poursuivent sur l’ensemble du front.

    En France occupée, les Allemands, soucieux de renforcer encore plus leur emprise sur l’État français, contraignent Pétain à transmettre la majeure partie de ses pouvoirs à Pierre Laval. Ce dernier aurait aimé se débarrasser complètement du Vieux Maréchal en se proclamant lui-même « Chef de l’État » mais les Allemands préfèrent non seulement garder Pétain comme moyen de pression sur Laval mais en plus maintenir la fiction Maréchaliste qui parvient tout de même à tromper certains Français. Cependant, le gouvernement collaborateur est remanié et voit les Conservateurs et les Maréchalistes en être chassés au profit de Collaborationnistes purs et durs. Laval et Abetz feront en sorte qu’un juste équilibre soit trouvé entre les proches amis de Déat et ceux de Doriot soit trouvé afin que les 2 chantres de la soumission de la France se neutralisent mutuellement.

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    Affiche de recrutement des Forces de sécurité légionnaires aussi appelée Légion.

    La réaction de De Gaulle est notable et il en fait part aux Français de Métropole sur les Ondes alliées.

    « Il paraît que, parmi les traîtres collaborateurs, Hitler a prononcé certaines mutations. Nous attendions cette formalité.

    La situation de ses armées l’amène à renforcer les sûretés que lui avaient données, voici tout juste vingt-deux mois, quant à notre territoire, nos ressources et nos forces de police, des chefs militaires et politiques indignes. Il juge bon d’y employer des personnages revêtus d’une plus apparente indignité.

    Les nécessités de ses armements le conduisent à exiger davantage de la production française, des usines françaises, du travail français, et à placer aux leviers de commande des hommes aux mains encore plus sûres, plus dures et plus impures.

    Sa volonté de pervertir la France, pour mieux l’asservir et l’exploiter, le porte à y déléguer l’exercice de l’oppression à des gens plus spécialement habiles dans l’art de corrompre et de terroriser.

    Mais il n’y a là qu’utilité et opportunité.

    Rien qui change le fond des choses. Rien qui modifie les données du jeu terrible qu’Hitler a engagé contre la France et contre le monde en se servant, comme toujours, de l’infamie et de la trahison.

    Bien entendu, la France Républicaine n’a jamais douté, même une heure, que tel serait, inéluctablement, -le processus de la stratégie d’Hitler. Pas une minute, la France Républicaine ne s’est laissé prendre à des illusions dérisoires sur le redressement possible de chefs prosternés dans la boue. Pas une seconde, la France Républicaine n’a imaginé que des hommes, qui ont livré notre pays à l’ennemi, lancé leurs sbires contre le peuple de France lui-même et qui, sur le sol frémissant de la martyrisée, sont allés mettre leur main dans la main d’Hitler, pourraient jamais sortir du déshonneur.

    Mais l’événement fera voir peut-être que, pour les hommes de bonne volonté, dans l’ancien et le nouveau monde, il est grand temps de voir aussi clair. La guerre que nous faisons n’est pas seulement une bataille entre des armées. Elle est la lutte du mensonge contre la vérité, de l’ombre contre la lumière, du mal contre le bien. Nous ne la gagnerons qu’à la condition d’attaquer le mal, de percer l’ombre, de poursuivre le mensonge. L’archange même sera vaincu s’il se laisse prendre aux artifices de Lucifer.

    Le devoir de chaque Français, le devoir de chaque Française, est aujourd’hui identique à ce qu’il était hier. Mais il est plus évident. Le devoir de chaque Français, le devoir de chaque Française, est de continuer à lutter activement et par tous les moyens en son pouvoir à la fois contre l’ennemi lui-même et contre les gens du dit État français qui sont les complices de l’ennemi. A ces gens-là, comme à l’ennemi, les Français ne doivent rien, excepté de les chasser et, en attendant, de saboter leurs ordres et de haïr leurs figures. La libération nationale ne peut être séparée de l’insurrection nationale.

    Depuis que le monde est le monde, plusieurs grands conquérants ont prétendu le dominer. Aucun n’y réussit jamais. Car, quelque grave erreur faussa toujours, au moment décisif, les calculs de chacun d’eux.

    La nation française n’a d’ailleurs jamais cessé de montrer comment et pourquoi Hitler s’est trompé sur son compte. Nous croyons qu’elle va poursuivre la démonstration. Il est possible qu’Hitler succombe pour s’être cru capable de disposer de la France. »

    Le gouvernement canadien de M. Mackenzie-King fait voter la population canadienne lors d’un référendum national pour permettre “d’employer hors du dominion les troupes recrutées par conscription”.

    La proposition gouvernementale est soutenue par la majorité en dépit de la majorité donnée au non par les Francophones du Québec.

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  • Participant
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    Member since: 24 février 2015

    Tiens tiens de Gaulle accueille chaleureusement Giraud… pourtant, il s’agit bien d’un éventuel concurrent (comme IRL). Il serait intéressant d’avoir la réaction de Darlan : peut-etre les deux personnages, ideologiquement plus proches du maréchal vont-ils s’entendre pour évincer de Gaulle ? Quelle sera la posture de Mandel ? On sent venir les intrigues politiciennes au sein de la France en exil….

  • Participant
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    Member since: 1 mars 2017

    Je rejoint Henri Dubret, De Gaulle joue un jeu risqué en accueillant ainsi Giraud.

    Sinon encore un chapitre intéressant. 😉

  • Participant
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    Member since: 4 novembre 2016

    Ici, j’ai voulu distinguer les relations De Gaulle/Giraud de leur relation d’opposition de l’IRL.

    De Gaulle, en effet, ne se sent pas menacé par l’arrivée de Giraud, il voit juste ici l’apport pour l’Armée française qu’il reconstruit d’un nouveau Général compétent pour ses forces.

    De Gaulle est un l’un des hommes du sursaut. Il a toute la confiance de Mandel qui ne va pas se priver de l’un des visages les plus célèbres de la France qui se bat au profit d’un Général bien moins connu.

    De plus, Charles De Gaulle est, mais bon là ça reste mon avis, désormais plus un homme politique de la République qu’un simple militaire.

    Giraud est certes très à droite, mais il n’est pas Maréchaliste comme IRL. Il veut d’abord servir la France et combattre l’occupant. D’ailleurs, ici, il ne rencontre pas Pétain, la fiction du bouclier est bel et bien morte.

    Quant à Darlan, il est ministre, pour l’instant ça lui suffit. Peut-être que l’idée de chasser De Gaulle lui effleure l’esprit, mais De Gaulle est plus “puissant” que lui à Alger.

    Mais j’ai bien tenu compte de vos remarques les gars 😉 Darlan et De Gaulle, ça n’est pas fini.

    PS : D’ailleurs, si Giraud se vante trop de son évasion, De Gaulle lui demandera d’en dire plus sur sa capture :pinch:

    EDIT 2 : J’ai mis à jour Octobre 1940 en précisant quels navires italiens ont été coulé lors de la Bataille du Détroit d’Otrante. Ce sont les Cuirassés Giulio Cesare et Conte di Cavour.

  • Participant
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    Member since: 1 mars 2017

    c’est quoi la “fiction du bouclier” ?

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Et bien IRL, il y eut le mythe du Bouclier Pétain qui protégeait les Français en restant en Métropole tandis que De Gaulle était l’épée qui combattait aux côtés des Alliés.

    LFC, ce mythe a fait long feu même auprès d’un militaire conservateur comme Giraud.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A8se_du_bouclier_et_de_l%27%C3%A9p%C3%A9e

    De plus, pour une meilleure compréhension des opérations, je poste une carte de la Papouasie Nouvelle-Guinée permettant de mieux situer Rabaul, Lae et Port-Moresby.

    https://img15.hostingpics.net/pics/685177PapuaNewGuineamap.png

  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    Prendre un papi comme bouclier, sa a prouvé son efficacité. 😛

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Mai 1942

    Exécution d’Heydrich par la Résistance tchécoslovaque. Les représailles allemandes sont terribles (destruction du village de Lidice).

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    Photographie du véhicule où se trouvait Heydrich lors de son exécution par des parachutistes tchécoslovaques.

    Opération Millenium/Millénaire. Raid de plus de 1000 bombardiers alliés sur la ville allemande de Cologne. Henri Dailliére, connu pour avoir bombardé le premier Berlin le 7 Juin 1940 avec le « Jules Verne », un Farman F.222 et pilotant désormais un bombardier plus moderne fourni par les Américains, participe à l’opération bien que lui et son équipage soient condamnés à mort par les autorités nazies ! En effet, bien que ses supérieurs aient voulus les placer à des postes moins exposés (formateurs entre autres), Dalliére et ses hommes ont insisté pour faire partie des gigantesques formations de bombardiers alliés qui matraquent le Reich afin, comme le dit Dalliére, de « Venger la nation française foulé au pied par l’ennemi allemand ! »

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/mass_b10.jpg

    En URSS, sur le front sud, l’offensive déclenchée par les Soviétiques est un désastre. Cette déroute ouvre la voie au déclenchement de leur propre offensive par les Allemands en direction des puits de pétrole du Caucase. Les unités italiennes, pourtant vivement critiquées par les Allemands depuis le début du conflit, s’illustreront dans la défense puis la contre-attaque qui s’ensuivra. Ce sera notamment le cas de la division parachutiste italienne Folgore.

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    Des soldats italiens à l’assaut sur le Front de l’est

    La France, la Grande-Bretagne et l’URSS signent un traité d’assistance mutuelle par lequel ces 3 puissances s’engagent à combattre l’Allemagne jusqu’à la victoire finale, et à ne pas faire de paix séparée. Elles acceptent aussi de signer une alliance de 20 ans, de ne pas rejoindre une coalition qui serait dirigée contre l’une des signataires, et à ne pas interférer dans leurs affaires internes. Ce traité est, bien évidemment, un acte tactique, les 3 signataires se méfiant les uns des autres, surtout Alger et Moscou.

    Bataille pour Port-Moresby. Nimitz, connaissant les plans japonais, a décidé de ne pas envoyer de Porte-avions contre la Flotte assaillant Port-Moresby. Cependant, les forces aériennes locales ont été renforcées en vue de repousser l’assaut. C’est un désastre pour les Japonais qui redonne espoir aux Alliés dans le Pacifique. On peut aussi arrêter les Japonais ! Néanmoins, beaucoup de pilotes alliés perdirent la vie ce jour là. Mais le véritable sort de la Guerre dans le Pacifique se jouera plus à l’est. En effet, décryptant les messages japonais, les Américains savent que l’offensive principale de l’ennemi sera lancé contre l’atoll de Midway. Ils se tiennent prêt à repousser l’envahisseur lors d’un titanesque combat naval. Cette-fois, la France participe à l’effort, fournissant certes des vaisseaux de surface (notamment le redoutable Cuirassé Richelieu, modernisé aux États-Unis), mais principalement des sous-marins, qui quadrillent les différentes routes que peuvent emprunter les Japonais.

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    Midway

    Aux Philippines, la dernière position tenue par les Américains, la forteresse de Corregidor, tombe aux mains des Japonais. Cependant, cette reddition ne marque pas la fin des combats aux Philippines car la guérilla continue sous le commandement de Mac Arthur, dont les Japonais ont mis la tête à prix. En représailles de cette résistance, les Japonais exécutent le Général Wainwright en dépit du fait qu’il avait ordonné à toutes les forces américaines se battant encore dans l’archipel de se rendre. Cette mise à mort outre les Américains qui jurent de venger le Général. En parallèle, le Président du Commonwealth des Philippines, Manuel L. Quezon, prend la tête d’un gouvernement en exil.

    En Birmanie, les Japonais parviennent après de durs combats à s’emparer de Rangoon, la capitale du pays. Soucieux de se rallier les Indépendantistes birmans, et contrairement à leurs plans initiaux, ils proclament immédiatement l’indépendance du pays avec à sa tête, Ba Maw.

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    Image de propagande japonaise

    En Chine, les Japonais attaquent dans les provinces du Tché-Kiang et du Kiang-si. L’objectif des Japonais est double. Tout d’abord empêcher les Américains d’y installer des bases aériennes d’où ils pourront attaquer le territoire nippon. Leur second objectif est de récupérer les pilotes américains ayant participé au Raid de Doolittle et qui ont atterris dans le secteur, en plus de se venger des civils chinois qui leur sont venus en aide.

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    Soldats japonais en Chine

    Au Canada, conformément au référendum tenu le mois précédent, la loi de conscription prend effet. Cependant, les conscrits ne seront pas obligés de se battre outre-mer.

    Le Mexique déclare la guerre à l’Allemagne, au Japon et à l’Italie.

    En France occupée, le gouvernement, en la personne de Pierre Laval, annonce l’instauration du Service du Travail Obligatoire suite aux demandes de main-d’œuvre des Allemands, représentés par Fritz Sauckel. Le « Chef du gouvernement » justifie la mesure en expliquant que le STO est la participation française à la guerre menée par l’Allemagne contre le Bolchevisme. En dépit de la propagande promettant des salaires plus élevés en Allemagne qu’en France et de l’action des FSL et des soldats allemands dans la traque des réfractaires, le STO servira plus à gonfler les rangs de la Résistance qu’à aider à augmenter la productivité des usines du Reich, à tel point que la Résistance intérieure aura parfois bien du mal à nourrir ses nouvelles recrues !

    Le Général De Gaulle s’adresse au peuple français :

    « Ainsi, malgré le désastre et l’occupation, malgré l’oppression écrasante de l’envahisseur, malgré la trahison inlassable des hommes qui ont usurpé les attributs du gouvernement, malgré la propagande acharnée de ces gens et de l’ennemi qui monopolisent pour les empoisonner toutes les sources de l’information publique, malgré les exécutions, les détentions, les représailles, la France, au pire moment de cette troisième année de guerre, la France combat toujours. Bien plus, son effort de guerre, au-dedans et au-dehors, apparaît comme essentiel dans l’effort commun du parti de la liberté, en attendant que, demain peut-être, il apparaisse comme décisif.

    Sans la France, quelle serait la situation matérielle et morale des Alliés en Afrique? Sans la France, qui donc aujourd’hui dominerait l’Orient arabe ? Sans la France, quelles communications resteraient aux Alliés pour relier les continents américain et australien et nourrir, par-là, les grandes batailles du Pacifique? Sans la résistance héroïque du peuple français et les preuves sanglantes qu’il en donne, à Saint-Nazaire comme à Châteaubriant, à Nantes comme à Paris, à Bordeaux comme à Strasbourg, quel obstacle empêcherait les traîtres, collaborateurs d’Hitler, d’assurer la victoire allemande en mobilisant le désespoir de la France ? En vérité, l’issue du conflit mondial dépend, dans une large mesure, de ce que fait et fera la France. Écrasée, d’abord, presque seule, à l’avant-garde des démocraties, elle reste en mesure d’aider puissamment à leur victoire en conservant l’esprit de lutte et en se battant comme elle peut.

    Cependant, la France qui combat ne combat que pour la France. Elle méprise infiniment les vociférations de l’ennemi et des amis de l’ennemi qui l’accusent de servir l’étranger. Oui, certes, elle est pro-britannique, pro-russe, pro-américaine, pour cette raison que la victoire des Britanniques, des Russes, des Américains, doit être en même temps sa victoire. Elle demeure dans leur camp, malgré ce que cela lui coûte, pour que, dans leur camp, soient servis, défendus, représentés par elle, l’âme, l’honneur, les intérêts de la France. Elle a choisi de rester fidèle au parti de la liberté, parce qu’elle entend y satisfaire, en même temps que son idéal, sa volonté d’indépendance et d’intégrité nationales. Il serait aussi vain, pour elle, de revendiquer ses droits en s’abstenant de ses devoirs qu’il serait vain, pour les autres, de l’enfermer dans ses devoirs en lui contestant ses droits.

    La France qui combat, c’est la France. Oui, la France déchirée par l’ennemi et trahie par des politiciens sans scrupules, mais la France qui se rassemble pour la victoire et pour le renouveau. L’union sacrée s’est faite, malgré les douleurs, les chaînes, les barrières, les mensonges, entre tous ses enfants fidèles du dedans et du dehors, autour de ceux à qui il est donné de soutenir par les armes son honneur et son intégrité! C’est par là qu’on voit apparaître, une fois de plus dans l’Histoire, l’éternel miracle français.

    Pour les ennemis de la France et pour les traîtres qui les servent, c’est l’échec évident et, bientôt, la chute certaine. Pour ses amis, c’est l’élément unique, mais sûr, qui leur garantit l’aide grandissante de la France dans la guerre et son concours nécessaire dans la paix. »

  • Modérateur
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    Member since: 14 mai 2013

    Intéressant mais j’aurais des remarques:

    Tu évoques la défense contre l’attaque de Port-Moresby par des avions basés à terre: difficile de repousser les forces embarquées japonaises à cette époque, dans ces conditions.

    En effet, tu parles de l’absence de porte-avions: dans la réalité, la bataille de la Mer de Corail (une victoire quoiqu’en dise wikipedia) a engagé des porte-avions américains, qui en envoyant leurs Dauntless sur les porte-avions japonais les ont poussé à battre en retraite. Et ce malgré une attaque aérienne japonaise sur les navires américains. Ces deux attaques ayant eu lieu après un long chassé-corisé durant lequel les deux flottes se cherchaient.
    Dans ton cas, avec des bases terrestres alliées de positions connues, et des porte-avions japonais mobiles, la bataille risque de tourner à simplement des attaques japonaises que les avions alliés chercheront à repousser. Et en 42, il y a un souci:

    Sans radars capables de mener des interceptions, les chasseurs alliés devront attendre les Japonais au-dessus de leurs bases. Ils sont encore inférieurs ou égaux en Zéros, et doivent donc se limiter à des tactiques de “hit and run”: Dans ces conditions, impossible de se concentrer sur les bombardiers sans s’exposer à des chasseurs qui les écrasent en termes de maniabilité. Cette défense de chasseurs sera donc incapable d’empêcher le bombardement.

    Seconde remarque, sur les pilotes français volant sur bombardiers américains: le “raid des 1000” sur Cologne est une conséquence de la tactique du Bomber Command: les attaques aériennes de nuit sur les villes allemandes. Et cette tactique est elle-même causée par les caractéristiques des avions britanniques (ne pouvant se risquer de jour au-dessus de l’Allemagne du fait d’un manque d’armement défensif et de chasseurs au trop court rayon d’action). Donc si les Français opéraient dans ces raids, il y a des chances qu’on privilégie, pour des raisons de guidage, un vol sur avion britannique. Cela n’empêche pas que des avions américains commencent à être en service en Grande-Bretagne à ce moment, mais plutôt pour des attaques sur la France ou des actions maritimes.

    Ceci dit, ton uchronie est toujours aussi sympa, et je termine sur une anecdote:
    On notera sur ta photo des soldats japonais en Chine l’usage d’un mortier léger: il fut appelé “mortier de genou” par des soldats britanniques le voyant en Birmanie, car ils crurent, avec la forme de son pied, qu’il devait être mis en batterie sur le genou d’un soldat. Ceux qui essayèrent s’y brisèrent l’articulation…

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    encore un chouette chapitre. 😉
    Mais je me pose une question, comment des paras tchécoslovaques on fait pour assassiner Heydrich ?

  • Participant
    Posts1364
    Member since: 17 avril 2015

    Ils ont été armés, entraînés et largués par les Britanniques. C’étaient des Tchèques en exil. Une fois en Tchéquie ils se sont planqués en attendant le moment opportun.

  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    Ils ont été armés, entraînés et largués par les Britanniques. C’étaient des Tchèques en exil. Une fois en Tchéquie ils se sont planqués en attendant le moment opportun.

    Si simple que ça ? … bon ok. :cheer:

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Oui aussi simple que çà…
    Enfin un grand rôle des réseaux de résistance quand même, les paras furent traqués et tués dans une église où ils s’étaient réfugiés, avec la complicité du curé.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    Oui aussi simple que çà…
    Enfin un grand rôle des réseaux de résistance quand même, les paras furent traqués et tués dans une église où ils s’étaient réfugiés, avec la complicité du curé.

    Je ne connaissais pas cette histoire. Tu en a d’autres ?

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    C’est tout à fait ça 🙂

    D’ailleurs, je crois signaler dans un chapitre précédent l’arrivée en Tchécoslovaquie de ces parachutistes.

    Intéressant mais j’aurais des remarques:

    Tu évoques la défense contre l’attaque de Port-Moresby par des avions basés à terre: difficile de repousser les forces embarquées japonaises à cette époque, dans ces conditions.

    En effet, tu parles de l’absence de porte-avions: dans la réalité, la bataille de la Mer de Corail (une victoire quoiqu’en dise wikipedia) a engagé des porte-avions américains, qui en envoyant leurs Dauntless sur les porte-avions japonais les ont poussé à battre en retraite. Et ce malgré une attaque aérienne japonaise sur les navires américains. Ces deux attaques ayant eu lieu après un long chassé-corisé durant lequel les deux flottes se cherchaient.
    Dans ton cas, avec des bases terrestres alliées de positions connues, et des porte-avions japonais mobiles, la bataille risque de tourner à simplement des attaques japonaises que les avions alliés chercheront à repousser. Et en 42, il y a un souci:

    Sans radars capables de mener des interceptions, les chasseurs alliés devront attendre les Japonais au-dessus de leurs bases. Ils sont encore inférieurs ou égaux en Zéros, et doivent donc se limiter à des tactiques de “hit and run”: Dans ces conditions, impossible de se concentrer sur les bombardiers sans s’exposer à des chasseurs qui les écrasent en termes de maniabilité. Cette défense de chasseurs sera donc incapable d’empêcher le bombardement.

    Seconde remarque, sur les pilotes français volant sur bombardiers américains: le “raid des 1000” sur Cologne est une conséquence de la tactique du Bomber Command: les attaques aériennes de nuit sur les villes allemandes. Et cette tactique est elle-même causée par les caractéristiques des avions britanniques (ne pouvant se risquer de jour au-dessus de l’Allemagne du fait d’un manque d’armement défensif et de chasseurs au trop court rayon d’action). Donc si les Français opéraient dans ces raids, il y a des chances qu’on privilégie, pour des raisons de guidage, un vol sur avion britannique. Cela n’empêche pas que des avions américains commencent à être en service en Grande-Bretagne à ce moment, mais plutôt pour des attaques sur la France ou des actions maritimes.

    Ceci dit, ton uchronie est toujours aussi sympa, et je termine sur une anecdote:
    On notera sur ta photo des soldats japonais en Chine l’usage d’un mortier léger: il fut appelé “mortier de genou” par des soldats britanniques le voyant en Birmanie, car ils crurent, avec la forme de son pied, qu’il devait être mis en batterie sur le genou d’un soldat. Ceux qui essayèrent s’y brisèrent l’articulation…

    Il n’y a pas de Porte-avions japonais engagé dans cette bataille. La force qui devait escorter le convoi restant à Singapour pour surveiller la Royal Navy qui a 3 PA dans l’Océan Indien. C’est l’aviation basée à terre à Lae et Rabaul qui escorte un convoi devant débarquer les troupes à Port-Moresby.

    A cette date, on peut supposer que les Français, bien qu’équipés de bombardiers US, ne se sentent pas assez forts pour attaquer seuls de jour et préfèrent accompagner les Britanniques dans cette opération nocturne d’envergure.

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    @secondempire

    Mais pourquoi les Français participeraient-ils forcément avec les Anglais à cete opération, plutôt que de faire des opérations adaptés à leurs engins: patrouille maritime, actions sur les fronts périphériques (moyen-orient par exemple), opérations pour lesquelles leurs avions sont adaptés?

    D’accord dans ce cas je comprends le désastre japonais, mais je me permets de douter quand même que les Japonais n’envoient pas de porte-avions dans cette opération. Leur doctrine ne les incite pas à les garder pour surveiller des porte-avions adverses.

    Et puis du coup je ne comprends pas pourquoi Nimitz n’envoie pas de porte-avions contre le convoie, contre les bases de Lae et Salamua (comme les Américains l’ont fait dans la réalité avant la bataille de la Mer de Corail)? Avec un objectif japonais connu, en l’absence de porte-avions japonais, l’utilisation de porte-avions US n’était pas risquée, et c’était l’occasion de capitaliser sur la victoire avec des raids aériens en terrain japonais, après l’échec de l’attaque.

    Mais bref, je chipote, je chipote 🙂

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    @secondempire

    D’accord dans ce cas je comprends le désastre japonais, mais je me permets de douter quand même que les Japonais n’envoient pas de porte-avions dans cette opération. Leur doctrine ne les incite pas à les garder pour surveiller des porte-avions adverses.

    Et puis du coup je ne comprends pas pourquoi Nimitz n’envoie pas de porte-avions contre le convoie, contre les bases de Lae et Salamua (comme les Américains l’ont fait dans la réalité avant la bataille de la Mer de Corail)? Avec un objectif japonais connu, en l’absence de porte-avions japonais, l’utilisation de porte-avions US n’était pas risquée, et c’était l’occasion de capitaliser sur la victoire avec des raids aériens en terrain japonais, après l’échec de l’attaque.

    Mais bref, je chipote, je chipote 🙂

    Au contraire, j’aime bien le débat 😉

    Nimitz sait que les Japonais vont attaquer Midway, il ne veut pas prendre le risque d’engager ses PA dans la Mer de Corail et que ceux-ci reviennent trop tard voire même endommagés pour défendre Midway alors que le renforcement de l’aviation basée à terre suffit.

    Pour les PA en défense à Singapour, c’est temporaire dans l’esprit des Japonais et un moyen à court terme d’empêcher la Royal Navy d’attaquer l’ouest de “L’Empire japonais” pendant que le gros de la Flotte est à l’Est. Dans l’Océan indien, les Britannique ne veulent pas se risquer à attaquer les Japonais et se contentent de défendre tandis que les Japonais ont les yeux braqués sur Midway. Ici, les Britanniques ne sont pas engagés à Diego Suarez mais bien “au chaud” dans cette base amie.

    @secondempire
    Mais pourquoi les Français participeraient-ils forcément avec les Anglais à cete opération, plutôt que de faire des opérations adaptés à leurs engins: patrouille maritime, actions sur les fronts périphériques (moyen-orient par exemple), opérations pour lesquelles leurs avions sont adaptés?

    Et bien on est en 1942, les Français sont largement équipés par les Anglo-Saxons. Certes, leurs ingénieurs participent à la conception des nouveaux matériels alliés mais leur propre industrie est encore faible. C’est plus une super France libre à ce niveau. Le matériel français propre est rare. Après j’avoue ne pas être du tout un expert au niveau des équipements contrairement à la FTL.

    Quant à la participation française à Millenium, c’est plus un symbole qu’autre chose. L’Armée de l’air doit déjà se battre face aux escadres de Kesselring au dessus de la Tunisie et de Malte, ainsi que défendre la Crète. La Méditerranée est en effet son front principal.

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Édition du mois d’Octobre 1940. L’Ark Royal participe désormais à la bataille de Détroit d’Otrante.

    Et j’édite ce message pour éviter le double-post.

    Juin 1942

    Conformément aux plans de leur Haut-Commandement, les Allemands lancent un assaut préliminaire sur la Crimée en vue de protéger le flanc sud de leur assaut contre les champs pétrolifères du Caucase. Si la Crimée est rapidement occupée, ce n’est pas le cas de la forteresse de Sébastopol qui résistera 1 mois aux assauts des Nazis aidés pourtant de leurs alliés roumains et de canons géants. Ainsi, Sébastopol n’est pas encore tombée lorsque le reste du groupe d’Armée du Sud lance sa grande offensive d’été en direction du Caucase et de Stalingrad.

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/bundes13.jpg
    Sebastopol après la bataille

    En France, le « Chef du gouvernement » de l’État français collaborateur, Pierre Laval, déclare, dans un discours prononcé le jour anniversaire du déclenchement de Barbarossa, soit le 22 Juin, souhaiter la victoire de l’Allemagne car « sans elle, le Bolchévisme s’installerait partout » ! Bien évidemment, ce discours est rapidement dénoncé par le gouvernement de la République française depuis Alger, De Gaulle mettant toute sa verve à dénoncer le « Collaborateur Laval ». Georges Mandel rappelle dans le même temps l’admiration du peuple français pour l’héroïque résistance du peuple soviétique.

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/pierre10.png
    Pierre Laval et Carl Oberg

    C’est en ces termes que le Général répondra au « Chef du gouvernement » de l’État français.

    « Les derniers voiles, sous lesquels l’ennemi et la trahison opéraient contre la France, sont désormais déchirés. L’enjeu de cette guerre est clair pour tous les Français : c’est l’indépendance ou l’esclavage. Chacun a le devoir sacré de faire tout pour contribuer à libérer la patrie par l’écrasement de l’envahisseur. Il n’y a d’issue et d’avenir que par la victoire.

    Mais cette épreuve gigantesque a révélé à la nation que le danger qui menace son existence n’est pas venu seulement du dehors et qu’une victoire qui n’entraînerait pas un courageux et profond renouvellement intérieur ne serait pas la victoire.

    Un groupe, issu d’une criminelle collaboration, s’exalte en pouvoir personnel. Le peuple français le condamne. La France s’unit pour la victoire.

    Malgré les chaînes et le bâillon qui tiennent la nation en servitude, mille témoignages, venus du plus profond d’elle-même, font apercevoir son désir et entendre son espérance. Nous les proclamons en son nom. Nous affirmons les buts de guerre du peuple français.

    Nous voulons que tout ce qui appartient à la nation française revienne en sa possession. Le terme de la guerre est, pour nous, à la fois la restauration de la complète intégrité du territoire, de l’Empire, du patrimoine français et celle de la souveraineté complète de la nation sur elle-même. Toute usurpation, qu’elle vienne du dedans ou qu’elle vienne du dehors, doit être détruite et balayée. De même que nous prétendons rendre la France seule et unique maîtresse chez elle, ainsi ferons-nous en sorte que le peuple français soit seul et unique maître chez lui. En même temps que les Français seront libérés de l’oppression ennemie, toutes leurs libertés intérieures devront leur être rendues. Une fois l’ennemi chassé du territoire, les institutions pour l’instant en exil, reprendront leur place conformément au vœu profond du peuple français.

    Nous voulons que tout ce qui a porté et tout ce qui porte atteinte aux droits, aux intérêts, à l’honneur de la nation française soit châtié et aboli. Cela signifie, d’abord, que les chefs ennemis qui abusent des droits de la guerre au détriment des personnes et des propriétés françaises, aussi bien que les traîtres qui coopèrent avec eux, devront être punis. Cela signifie, ensuite, que le système totalitaire qui a soulevé, armé, poussé nos ennemis contre nous soit à tout jamais renversé.

    Nous voulons que les Français puissent vivre dans la sécurité. A l’extérieur, il faudra que soient obtenues, contre l’envahisseur séculaire, les garanties matérielles qui le rendra incapable d’agression et d’oppression. A l’intérieur, il faudra que soient réalisées, contre la tyrannie du perpétuel abus, les garanties pratiques qui assureront à chacun la liberté et la dignité dans son travail et dans son existence. La sécurité nationale et la sécurité sociale sont, pour le gouvernement de la République, des buts impératifs et conjugués.

    Nous voulons que l’organisation mécanique des masses humaines, que l’ennemi a réalisée au mépris de toute religion, de toute morale, de toute charité, sous prétexte d’être assez fort pour pouvoir opprimer les autres, soit définitivement abolie. Et nous voulons en même temps que, dans un puissant renouveau des ressources de la nation et de l’Empire par une technique dirigée, l’idéal séculaire français de liberté, d’égalité, de fraternité soit désormais mis en pratique chez nous, de telle sorte que chacun soit libre de sa pensée, de ses croyances, de ses actions, que chacun ait, au départ de son activité sociale, des chances égales à celles de tous les autres, que chacun soit respecté par tous et aidé s’il en a besoin.

    Nous voulons que cette guerre, qui affecte au même titre le destin de tous les peuples et qui unit les démocraties dans un seul et même effort, ait pour conséquence une organisation du monde établissant, d’une manière durable, la solidarité et l’aide mutuelle des nations dans tous les domaines. Et nous entendons que la France occupe, dans ce système international, la place éminente qui lui est assignée par sa valeur et par son génie.

    La France et le monde luttent et souffrent pour la liberté, la justice, le droit des gens à disposer d’eux-mêmes. Il faut que le droit des gens à disposer d’eux-mêmes, la justice et la liberté gagnent cette guerre, en fait comme en droit, au profit de chaque homme, comme au profit de chaque État.

    Une telle victoire française et humaine est la seule qui puisse compenser les épreuves sans exemple que traverse notre patrie, la seule qui puisse lui ouvrir de nouveau la route de la grandeur. Une telle victoire vaut tous les efforts et tous les sacrifices. Nous vaincrons! »

    En Birmanie, les Japonais, du fait de la mousson, ne peuvent aller plus loin. La Route de Birmanie qui permet aux Alliés de ravitailler l’Armée chinoise reste donc ouverte.

    Dans le Pacifique, la bataille de Midway commence par une attaque de diversion des Japonais sur les îles Aléoutiennes, en Alaska. Mais les Américains, au courant des plans japonais car ils ont pu décrypter leurs messages radio, n’ont pas dispersés leurs forces et se tiennent prêt à repousser l’assaut d’une force de 4 Portes-avions (Akagi, Kaga, Hiryu, Soryu) avec un nombre équivalent de Portes-avions (Enterprise, Hornet, Yorktown et Lexington).

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/akagid10.jpg
    L’Akagi est prêt au combat

    La bataille qui s’ensuit est rude et est la première de l’histoire à opposer 2 flottes qui ne se combattront que par aviation interposée.

    Les premiers à attaquer sont les Japonais, qui lancent un raid contre l’île de Midway elle-même. En effet, Nagumo, qui commande l’avant-garde, se sent protégé par l’écran de sous-marins placé entre Midway et Pearl Harbor par l’Amirauté japonaise.

    Cependant, ce sont les sous-marins alliés qui détectent la Flotte combinée avant leurs homologues nippons et signalent sa position à Nimitz.

    Malheureusement, le Sous-marin américain est repéré. Cependant, même s’il parvient à s’échapper, il a mis les Japonais en état d’alerte.

    Pendant ce temps, Midway est ravagée par les bombes japonais non sans que les courageux défenseurs US n’infligent des pertes substantielles aux assaillants.

    Au retour des avions qui ont participé au raid sur Midway, Nagumo décide de faire de l’assaut aérien contre les Portes-avions américains une priorité pour sa Flotte.

    C’est à ce moment que les appareils lancés par Nimitz, des bombardiers torpilleurs et en piqués, solidement escortés, arrivèrent en vue de la Flotte nippone et se ruèrent à l’assaut. En dépit de leur talent, les pilotes des Zéros qui protégeaient la Flotte de Nagumo ne purent empêcher les Américains de couler le Soryu et d’endommager le Hiryu.

    A peine l’assaut terminé, l’Amiral japonais lança ses propres appareils contre la Flotte US, dont il venait d’apprendre la position. Les vétérans de Pearl Harbor firent payer cher aux Américains l’affront de la destruction du Soryu en coulant le Yorktown et l’Entreprise !

    Nagumo pouvait alors transmettre un message enthousiaste à Yamamoto et à Tokyo, annonçant que la Flotte US ne survivrait pas à un second assaut à 3 contre 2 !

    C’est alors qu’une gigantesque explosion déchiquette le Hiryu ! Un sous-marin allié, le USS Nautilus (SS-168), ayant en effet infiltré le Flotte ennemie et attaqué le Porte-avions japonais déjà endommagé.

    Nagumo ne peut qu’annoncer le désastre à son supérieur.

    Yamamoto reste de marbre comme l’explique ses subordonnés directs mais ordonne à la Flotte japonaise de retraiter vers le Japon.

    Si les pertes en pilotes et en appareils dans les deux camps sont extrêmement lourdes, les USA peuvent plus aisément compenser les leurs contrairement aux Japonais pour qui la perte de leurs précieux Portes-avions et pilotes chevronnés est une catastrophe.

    Cependant, le Japon est très loin d’être vaincu. En effet, Au soir de la retraite de Midway, Yamamoto, un moment ébranlé par cet échec, se ressaisit.

    Il décide de regrouper ses forces et de lancer l’opération FS, l”invasion des Fidji et de la Nouvelle Calédonie en vue d’isoler l’Australie et de la contraindre à la paix.

    Ce qui est ambitieux, vu que même les Français, dont la Métropole est entièrement occupée, continuent la guerre. Alors un simple blocus…

    Yamamoto sait que si, comme il s’en doute, l’Australie refuse de signer la paix, alors il devra envahir l’île-continent.

    Mais avant de songer à envahir les Fidji et la Nouvelle-Calédonie, il faut d’abord investir Port-Moresby, dernière place alliée en Nouvelle-Guinée.

    Après avoir rapidement obtenu l’aval du Haut Etat-Major impérial et de l’Empereur lui-même pour déclencher FS, il envoie ses ordres. 

    Les PA basés à Singapour sont déplacés à Truk où ils rejoindront la Flotte qui a combattue à Midway.

    Mais Yamamoto espère que FS et la menace pesant sur l’Australie contraindra les Alliés, notamment les Britanniques, à tenter de s’opposer à l’invasion dans une grande bataille aéronavale que l’Amiral japonais espère décisive.

    L’assaut préliminaire sur Port-Moresby est programmé pour début Juillet.

    En Tunisie, le Prince Moncef de la dynastie husseinite devient le nouveau Bey de Tunis. Son discours d’investiture, s’il est un éloge de la liberté et un appel aux Tunisiens à se battre pour elle aux côtés de la République française, est aussi un plaidoyer en faveur d’une indépendance à terme de son pays. Il se rapproche rapidement des militants indépendantistes du Néo-Destour.

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/moncef10.jpg
    Moncef Bey

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Encore un beau chapitre, avec deja l’apparition de tensions dans les empires coloniaux ! Est-il termine ?

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Merci Henri Dubret 🙂

    Et bien, je vais approfondir Midway en détaillant plus les opérations.

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Bonjour,

    Petite mise à jour du chapitre “16 Juin” avec l’ajout du discours de Georges Mandel.

    Édition de Midway

    PS : J’utilise le même message pour poster la suite !

    Juillet 1942

    Face à l’arrivée massive de troupes américaines en Grande-Bretagne et en Afrique du nord, Hitler ordonne l’envoi d’importants renforts en France et en Italie (notamment en Sicile et en Sardaigne). Dans le même temps, l’offensive allemande se développe en direction de Stalingrad, premier objectif pour les armées du Führer. En effet, la prise de cette ville a pour objectif de sécuriser le flanc nord de l’offensive principale contre le Caucase et les champs pétroliers de Bakou. En Crimée, la forteresse de Sébastopol finit par tomber aux mains de l’Armée allemande, mais la résistance soviétique lui a coûté fort cher.

    Le Führer fait bien de se méfier. En effet, ce n’est que suite aux mauvaises performances lors des entraînements des soldats canadiens et au mauvais temps associé à un raid de l’aviation allemande contre la Flotte rassemblée à l’occasion que les Alliés ont retardé l’Opération Rutter (devenue désormais Jubilee/Jubilée), un puissant raid sur Dieppe, en Normandie ! Celui-ci devait initialement avoir lieu au mois de Juillet mais il a finalement été reporté au mois suivant.

    Dans le Pacifique, l’assaut sur Port-Moresby, préliminaire à l’opération FS, est lancé. Les Alliés, ne se sentant pas de taille à affronter la puissante Flotte rassemblée par Yamamoto, préfèrent évacuer leurs garnisons de Nouvelle-Guinée. C’est donc dans un port vidé de tous ses défenseurs que débarquent l’infanterie japonaise ! Cependant, les Alliés qui ont bien compris que l’objectif des Nippons était d’isoler l’Australie, ont décidés, d’un commun accord, d’envoyer à Brisbane la Flotte britannique de l’Océan indien. Mais déjà, Yamamoto lance 2 Flottes contre les Fidji et la Nouvelle-Calédonie…

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/usa-p-10.jpg
    Port Moresby

    L’autre événement marquant de ce mois de Juillet 1942 est la Conférence d’Alger, qui se tient dans la capitale provisoire de la République française. Staline ne participe pas à cette rencontre entre Georges Mandel, Winston Churchill et Franklin Roosevelt. Les 3 Grands décident d’exiger la capitulation sans condition des puissances de l’Axe, d’opérer rapidement un débarquement en Sicile suivi d’un autre dans la péninsule italienne tout en décidant de maintenir leur aide à l’URSS.

    C’est au cours de la conférence que les rumeurs qui étaient parvenus à Alger se confirment. Une gigantesque rafle des Juifs de France occupée a été organisée par les Nazis, soutenus par leurs affidés de l’État français. Les Forces de Sécurité Légionnaires (FSL), les pseudos soldats de Pétain et Laval participent aux côtés de la Gestapo et de l’Armée allemande à l’arrestation de masse des Juifs de France, qu’ils soient Français ou étrangers.

    Les débris de la police et de la gendarmerie française qui ont ralliés le Régime collaborateur soutiennent également le crime. Néanmoins, il se trouve des policiers et des gendarmes français, résistants ou tout simplement humains, pour faire de leur mieux pour prévenir les Juifs du sort qui les attend. Ainsi, de nombreuses personnes échapperont à l’arrestation et parviendront à se cacher, aidées en cela par la Résistance.

    Mandel dénoncera cette rafle sur les ondes de Radio-Alger ainsi que de Gaulle et les plus hautes personnalités du Cabinet de la République. Les Français prennent conscience du sort qui attend leur malheureux frères juifs mais des milliers de personnes sont tout de même regroupées dans des camps partout en France, notamment dans le tristement célèbre Drancy. Des ordres sont rapidement donnés à la Résistance en vue d’empêcher dans la mesure du possible les déportations vers la Pologne.

    Création en Union soviétique du « Comité de l’Allemagne libre ». Il est composé d’écrivains émigrés, de chefs, de députés du Reichstag, d’officier et de soldats allemands, ramassés dans les camps de prisonniers. L’objectif du Comité est de revenir aux frontières de 1937, d’entamer des négociations de paix et de démettre et poursuivre les dirigeants nazis. Le drapeau du comité n’est non pas celui de la République de Weimar mais celui de l’Empire allemand, noir, blanc et rouge, considéré comme plus populaire.

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/bundes14.jpg
    Le Colonel Hans-Günter van Hooven lors de la création du Comité.

    La campagne japonaise dans le Tché-Kiang et le Kiang-si se termine. L’Armée impériale japonaise a massacré environ 250 000 civils chinois durant cette campagne de représailles.

    Bataille du convoi PQ-17. Les Alliés organisent en effet un système de convois en vue de ravitailler l’Union soviétique. Heureusement, ils disposent d’une large supériorité navale ce qui leur permet de doter le convoi d’une solide escorte en Cuirassés pour tenir à distance le Tirpitz et la Flotte allemande.

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/convoy10.jpg
    Le convoi en Islande avant de son départ pour l’URSS

    Mais il reste la menace des sous-marins et de la Luftwaffe basés en Norvège.

    C’est dans cette optique que la Royal Navy fait participer les Porte-Avions ‌HMS Furious et HMS Victorious à l’opération d’escorte en vue de doter le convoi d’une couverture aérienne.

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/furiou10.jpg
    Le HMS Furious

    Les Allemands, engagés massivement en URSS, sont bien décidés à faire subir de lourdes pertes au convoi et déclenchent l’opération Rösselsprung d’attaque coordonnée de l’aviation et des U-Boots contre les vaisseaux alliés. Cependant, face à l’escorte massive du convoi (dont le Cuirassé français Jean-Bart, sister-ship du Richelieu qui a combattu à Midway), ils renoncent à engager leurs propres vaisseaux de ligne ce qui est déjà une victoire pour les Alliés !

    L’assaut allemand est enragé. En effet, tandis que Stukas et JU-88 larguent leurs bombes depuis le ciel, les sous-marins du IIIème Reich s’infiltrent entre les escorteurs et tirent leurs torpilles sur les malheureux cargos alliés. Pire, l’Axe endommage sérieusement le Furious qui devra passer plusieurs mois en réparation à Scapa Flow.

    Cependant, face à la détermination des chasseurs britanniques et des destroyers alliés (dont plusieurs français), les assaillants subissent de lourdes pertes.

    Néanmoins, sur les 42 navires marchands du convoi, 9 sont coulés par les Allemands contre la perte d’environ 20 avions et 5 U-Boots.

    C’est donc une victoire stratégique pour les Alliés même si un peu moins d’un quart des navires marchands a été coulé et que cette victoire n’a été permise que par la présence importante de navires de ligne et au prix d’un Porte-avion lourdement endommagé.

    Sortie sur les écrans à Alger du long-métrage de la « France en exil », « Résistance en Indochine », dans lequel apparaît Yul Brynner, acteur aux origines mystérieuses (et Brynner ne fait rien pour dissiper ces doutes). Brynner crève l’écran dans son rôle d’officier indochinois de l’Armée française combattant l’invasion nippone aux côtés de Raoul Salan. C’est le premier film d’une longue carrière.

    https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/38/76/220px-12.jpg
    Photo d’identité utilisée par Yul Brynner pour traverser l’Espagne et rejoindre la France en exil (1940)

  • Participant
    Posts345
    Member since: 4 novembre 2016

    Août 1942

    Maîtres de Port-Moresby, les Japonais jettent désormais leur dévolu sur la Nouvelle-Calédonie et les îles Fidji. Si ces dernières tombent sans combats, la garnison britannique ayant été évacuée tout comme le fut la garnison australienne de Port-Moresby, les Alliés ont décidés de tout miser sur la défense de la Nouvelle Calédonie, dernier rempart avant une possible invasion de l’Australie elle-même !

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    Nouméa

    Dès l’arrivée à proximité de la grande île française et patrie des Kanaks, de la Flotte de débarquement japonaise, les avions basés dans l’île et les appareils basés sur les Portes-avions alliés l’attaquent. Beaucoup d’aviateurs alliés meurent sous les assauts furieux des Zéros japonais mais plusieurs transports sont incendiés.

    Yamamoto, conscient qu’il tient là son affrontement décisif, se décide à un assaut général sur la Flotte alliée et délaisse la couverture aérienne de l’invasion.

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    L’Amiral japonais fait donc le même pari qu’en Indochine lors de la destruction de la Force Z.

    Supérieurs numériquement, les Japonais parviennent certes à installer plusieurs têtes de ponts au nord de l’île, mais l’absence de support aérien au sol et le raidissement de la résistance alliée les empêchent de pouvoir marcher sur Nouméa.

    Mais le combat principal a lieu dans les airs. A l’issue de ce duel, chaque camp perd 3 Portes-avions (USS Hornet, HMS Ark Royal et USS Saratoga côté allié et l’Akagi, le Kaga et le Shokaku côté nippon) ainsi que des centaines d’appareils et de pilotes. Certes, les pertes sont extrêmement conséquentes des deux côtés donc mais la bataille s’est donc avérée décisive comme l’avait prévu Yamamoto, mais au dépend du Japon. En effet, il lui sera extrêmement difficile de former de nouveaux pilotes alors que cela n’est pas un problème pour les Américains. De plus, la force aéronavale du Japon est laminée tandis que celle des Alliés est mal au point. Cependant, encore une fois, la capacité des chantiers navals US dépassant de loin celles du Japon, il sera beaucoup plus facile aux Américains de reconstituer leur force de frappe dans ce domaine tandis que le Japon mettra au moins 2 ans à se doter d’une nouvelle force aéronavale.

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    Le combat a été d’une rudesse extrême !

    Cependant, les Japonais sont encore une fois loin d’être vaincus et ils décident même de s’accrocher au nord de la Nouvelle-Calédonie tout en faisant ravitailler leurs troupes sur place par des petits vaisseaux rapides, formant ce qui sera surnommé avec dérision par les Alliés le « Tokyo Express ».

    Néanmoins, l’État major japonais ordonne la construction immédiate d’un aérodrome aux Nouvelles-Hébrides occupées afin que l’Armée impériale japonaise ne soit plus dépendante des lointaines bases des îles Salomon pour sa couverture aérienne.

    En attendant, une horrible guerre d’usure commence en Nouvelle-Calédonie…

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    Une rude bataille attend ses hommes

    Pendant ce temps, en Indochine, si la Résistance a du mal à s’implanter dans une Vietnam plutôt hostile, elle rencontre un terrain plus favorable au Cambodge et même, un pays ami au Laos dont elle contrôle dans une large mesure l’arrière pays, les Japonais et les Collaborateurs se contentant, pour l’instant, d’occuper les villes, points stratégiques et les principaux axes de communication.

    C’est d’ailleurs au Laos que se cache Salan, l’âme de la Résistance alliée dans le territoire.

    Cependant, alors que la Résistance française commence petit à petit ses actions en Indochine, une autre Résistance meurt. Celle des Américains aux Philippines. En effet, une puissante offensive est déclenchée par les Japonais contre les poches de résistance US dans l’archipel. Mc Arthur lui-même est capturé et jeté dans un camp de prisonnier.

    En URSS, tandis que le groupe d’armée du sud se dirige vers Stalingrad et le Caucase (où Maïkop est capturée), le Groupe d’Armée du nord prépare une offensive en vue de prendre d’assaut Leningrad. Cependant, les Allemands sont devancés par les Soviétiques qui déclenchent leur propre offensive en vue de faire sauter une nouvelle fois le verrou allemand qui encercle l’ancienne Petrograd. Si les Allemands parviennent à contenir l’Armée rouge, cette dernière est au moins parvenue à contraindre les Allemands à remettre à plus tard l’attaque contre Leningrad.

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    Les Allemands, qui ont subis de lourdes pertes qu’ils veulent combler, recrutent par conscription les jeunes d’Eupen, de Malmédy et d’Alsace-Moselle dans leur armée. Les jeunes luxembourgeois, dont le pays vient d’être officiellement annexés au Reich, sont aussi contraint désormais de servir dans l’Armée allemande. C’est le commencement du drame des « Malgré-Nous »

    Le Brésil déclare la guerre à l’Allemagne et à l’Italie. Il sera le seul pays d’Amérique du sud à effectivement envoyer des troupes combattre en Europe.

    En France occupée, les Alliés déclenchent l’Opération Jubilee/Jubilée, un puissant raid au niveau divisionnaire contre la ville de Dieppe. Les Canadiens sont en première ligne tandis que 100 membres des « Corps-francs » et 50 Rangers américains participent également au raid.

    Cependant, l’Opération est un échec cuisant non pas par manque de courage du côté des soldats alliés mais bien à cause de la mauvaise préparation de l’Opération par les stratèges alliés. En effet, entre autres, les blindés des Canadiens restent bloqués sur la plage de galets tandis que la coordination entre la marine alliée, l’aviation et les troupes débarqués est très mauvaise.

    Après 6 heures de combats, l’ordre de repli général est donné. La retraite est couverte par les Corps-francs français qui ne se replient qu’une fois le restant des survivants alliés à l’abri ce qui fera dire à Hitler « Vous entendez, messieurs, ce que raconte le Général Haase. C’est bien une nouvelle preuve de la thèse que j’ai toujours soutenue, à savoir que les Français sont, après nous, les meilleurs soldats de toute l’Europe. La France sera toujours en situation, même avec son taux de natalité actuel, de mettre sur pied une centaine de divisions. Il nous faudra absolument, après cette guerre, nouer une coalition capable de contenir militairement un pays capable d’accomplir des prouesses sur le plan militaire qui étonnent le monde comme ces Corps-Francs à Dieppe. » Sur les 100 soldats des unités spéciales de l’Armée française engagés dans Jubilée, seule une trentaine parviennent à rembarquer. Les autres sont soit tombés au combat ou gravement blessés, soit se sont rendus qu’après épuisement des munitions.

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    Prisonniers alliés partant vers les Stalags

    Dès la nouvelle de l’assaut parvenue à Berlin, Hitler ordonne une sortie de la Kriegsmarine basée à Brest et notamment des grosse unités qui y sont stationnées désormais dans l’unique but de contrer un débarquement alliée dans le nord de la France.

    Ce n’est qu’après avoir été harcelés par l’aviation alliée, qui les attendaient de pied ferme, que les puissants navire allemands parviennent à accrocher l’arrière garde de la Flotte alliée en pleine retraite.

    Un furieux duel au canon et à la torpille oppose alors les navires alliés aux Allemands au cours duquel, le Scharnhorst est coulé tandis que le Prinz Eugen et le Gneisenau doivent se replier sur Brest à l’issue du combat, sévèrement endommagés. Certes, les Alliés occidentaux ont perdus plus de navires que les Allemands (3 Croiseurs et plusieurs Destroyers) mais la Marine du Reich basée en France est brisée à tel point qu’elle perdra rapidement son duel face à la composante sous-marine de la Kriegsmarine.

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