Post has published by massassi1

Ce sujet a 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  massassi1, il y a 1 an et 2 mois.

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    Posts75
    Member since: 8 avril 2017

    Bonjour, voici la chronologie des conquêtes des Musulmans en France, en Italie et en Suisse, du VIIIème au Xème siècle :

    L’émir Assamah prend Narbonne en 719 après un siège de 28 jours. Les Musulmans fortifient la ville et en font leur principale base en France.

    En 720, l’émir Assamah marche vers Toulouse, capitale de l’Aquitaine. Il entreprend le siège de la ville. Au moment où elle va tomber, en mai 721, le duc d’Aquitaine Eudes accourt avec toutes les troupes qu’il a pu rassembler. Dans les combats qui s’en suivent, Assamah trouve la mort.

    En 724, Anbaça est à la tête de l’Andalus. En 725, il conquiert Carcassonne qui restera sous domination arabe jusqu’en 759.

    Après la prise de Carcassonne, Anbaça se dirige par la vallée du Rhône vers les Alpes et la Bourgogne. Il meurt dans cette expédition sur les bords du Rhône en 725. Pendant cette offensive, les Arabes occupent l’Albigeois, le Rouergue, le Gévaudan et le Velay.

    Après l’occupation de Nîmes en 726, les Arabes envoient des prisonniers à Barcelone, alors sous domination arabe.

    D’autre part, les Arabes attaquent Vienne, Lyon, Mâcon, Chalon/Saône, Beaune, Dijon et Auxerre. Ils arrivent jusqu’à Autun, Saulieu, et Bèze (non loin de Dijon). D’autres sources parlent des abords de la Loire, des environs de Nevers, de Besançon et de la Franche-Comté jusqu’à Luxeuil. En fait, les Arabes ne rencontrent une véritable résistance que devant Sens, à une centaine de kilomètres au sud-est de Paris. Leur progression est ainsi arrêtée de ce côté-là.

    Abd-ar-Rahman, l’ancien lieutenant d’Assamah, devient émir de l’Andalus en 730. Pendant l’été 732 il concentre son armée à Pampelune. Il traverse les Pyrénées par Roncevaux, entrant en France par les vallées du Bigorre et du Béarn. Oloron, Béarn et Auch sont ruinées. Les abbayes de St-Savin près de Tarbes, et de St-Sever-de-Rustan en Bigorre sont rasées. Aire, Dax, Bayonne et Bazas sont prises. Aux environs de Libourne, les Musulmans détruisent le monastère de St-Emilien. L’abbaye de Ste-Croix près de Bordeaux, est incendiée. Cette dernière ville est saccagée et son gouverneur tué dans la bataille.

    Eudes, qui se porte à la rencontre d’Abd-ar-Rahman, est battu sur les bords de la Dordogne, non loin de son confluent avec la Garonne.

    Les Musulmans s’emparent d’Agen, Périgueux, Angoulême et Saintes. A Poitiers, ils brûlent l’église de St-Hilaire. Attirés par le trésor de l’abbaye de St-Martin, les Musulmans se précipitent sur la ville de Tours alors que Charles Martel, alerté par Eudes, arrive sur les bords de la Loire.

    Après huit jours passés à s’observer, les deux armées s’affrontent. Abd-ar-Rahman meurt dans la bataille, en octobre 732. Les troupes musulmanes se retirent vers Narbonne, en saccageant sur leur passage les monastères du Limousin.

    En 734, les Arabes traversent le Rhône, occupent Arles et avancent vers la Provence. Ils occupent Fretta, aujourd’hui St-Rémi, et Avignon.

    En 737, Charles Martel et son frère Childebrand reprennent Avignon aux Arabes.

    Pépin le Bref, le fils de Charles Martel, assiège Narbonne pendant 7 ans, de 752 à 759, date à laquelle la ville est prise.

    En 812, Castellane (Basses-Alpes) est détruite par les Sarrasins. En 813, ont lieu des attaques contre Nice et Civita Vecchia (près de Rome). Brindisi est pillée en 838.

    Vers 840 les Sarrasins s’emparent de Tarente et en 841 de Bari.

    En 846, les Sarrasins pillent Ostie et Portus et s’avancent jusqu’aux faubourgs de Rome, dans ce qui est aujourd’hui le Vatican. Marseille est prise en 848.

    En 842 et en 850, des Sarrasins arrivent aux environs d’Arles. Après plusieurs expéditions, ils s’installent en Camargue en 869, durant quelques mois.

    En 889, une vingtaine de pirates sarrasins débarquent dans une crique du golfe Sambracinatus, l’actuel golfe de St-Tropez, appelé autrefois golfe de Grimaud.
    Ils apportent la nouvelle en Espagne et reviennent plus nombreux et armés et s’installent dans le Fraxinet (l’actuel Massif des Maures).

    A partir de cette base, en 890, les Sarrasins vont ravager le comté de Fréjus. Ils pénètrent dans la région de Marseille et remontent le Rhône (Valentinois, Viennois). Ils s’étendent alors vers l’est, jusqu’aux Alpes. Les églises de Sisteron et de Gap sont brûlées.

    En 906, ils traversent les gorges du Dauphiné, et franchissant le Mont-Cenis, s’emparent de l’abbaye de Novalaise, sur les limites du Piémont, dans la vallée de Suse. Novalaise devient pour eux une nouvelle base. Les Sarrasins arrivent dans le Piémont jusqu’à Susa, Acqui et Asti.

    La Maurienne, en Savoie, est également occupée par les Sarrasins. La Tarentaise se trouve en proie aux mêmes ravages.

    Les Sarrasins ne cessent d’attaquer les Francs sur d’autres fronts : attaque des côtes du Languedoc en 908 et expédition en Gascogne, jusqu’aux portes de Toulouse, en 920.

    En 921 les Sarrasins s’emparent du col du Grand St-Bernard à près de 2500 mètres d’altitude.

    En 935, Gênes est saccagée.

    En 936 les Sarrasins avancent jusqu’aux frontières de la Ligurie. Sous la conduite d’un chef appelé Sagitus, ils envahissent Acqui. Par le col de Tende et la vallée Vermenagna, ils arrivent à Cuneo.

    Dans la même année, les Sarrasins s’établissent à Frassineto Po (au Piémont). L’autre axe de progression a pour point d’attache, Varigotti, situé sur la côte ligure au nord de Finale Ligure. Ce point d’appui s’est développé simultanément à celui de Fraxinet, mais il est abandonné sous la pression des Lombards et des Francs entre 942 et 954.

    De 943 à 970, les Sarrasins dominent la Vallée d’Aoste. Il est probable qu’ils contrôlent le col du Simplon.

    L’Italie du nord n’est pas seule à subir les expéditions des Sarrasins. La Suisse aussi est le théâtre de leurs actions.

    Les Sarrasins, en remontant la Durance pour traverser le Dauphiné, débouchent sur le lac Léman et progressent jusque dans le Jura vaudois et neuchâtelois.

    En 936, à partir des Alpes, des Sarrasins pénètrent jusqu’en Alémanie. Ainsi, vers 939, on peut dire que le territoire occupé par la Suisse actuelle, est sous la domination des Sarrasins qui lancent des détachements légers vers St Gall (près du lac de Constance).

    En 939, les Sarrasins pénètrent dans le Valais. Ils s’avancent jusqu’au centre du pays des Grisons. Ils contrôlent la Via Mala. Ainsi l’abbaye de Disentis ainsi que celle de Coire sont pillées.

    En 940, Fréjus et Toulon sont occupées.

    Le comté de Nice, qui dépend du royaume d’Arles, est attaqué et ravagé en 942, en même temps que la côte de Gênes. En 945, les Sarrasins occupent Grenoble avec la riche vallée du Grésivaudan.

    En 950, les Sarrasins attaquent Le Brusc, à 15 km de Toulon, mais sont sévèrement battus.

    Vers l’an 960 les Sarrasins évacuent le mont St-Bernard. En 965, ils sont expulsés de Grenoble et de la vallée du Grésivaudan.

    Les Provençaux assiègent la citadelle du Fraxinet pendant deux ans, en s’installant sur la colline voisine, au Pigros. La tradition veut que le Fraxinet ait été pris en 973, suite à la trahison d’un commandant de poste sarrasin.

    En 975, la présence des Sarrasins en Provence prend fin.

    Voici la carte des avancées maximales des Sarrasins (en bleu):

  • Modérateur
    Posts8352
    Member since: 14 mai 2013

    Merci pour ces données, mais il faudrait en faire quelque chose, par exemple:

    Quelles conclusions ou questions en tires-tu? Quelles informations supplémentaires faudrait-il rechercher?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts75
    Member since: 8 avril 2017

    En supplément, je me suis renseigné sur les vestiges de cette période. Des traces ont été retrouvées dans certains départements du sud de la France :

    Aude: vestiges d’une mosquée à Narbonne ; tombes musulmanes à Narbonne et dans ses environs ; pièces de monnaies arabes
    Pyrénées-Orientales: pièces de monnaies arabes
    Hérault: pièces de monnaies arabes
    Gard: tombes musulmanes à Nîmes
    Var: pièces de monnaies arabes ; plusieurs cimetières musulmans

    Par contre, il ne reste apparemment rien en Italie et en Suisse.

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