Post has published by cuirassier

Ce sujet a 27 réponses, 17 participants et a été mis à jour par  cuirassier, il y a 2 ans et 6 mois.

28 sujets de 1 à 28 (sur un total de 28)
  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    Les principes de la guerre à la française : le dossier.

    Il existe déjà sur le forum un débat dédié aux principes français de la guerre, cependant devant l’intérêt porté pour ce sujet, il est devenu nécessaire de faire quelque chose de plus clair et de plus développé. Faire un dossier sur ce thème s’imposé et je suis sûr que cela vous intéressera que vous soyez amateur de tactiques militaires ou joueurs de jeux vidéo de stratégie/tactique.
    Tout d’abord on essayera de comprendre qu’est-ce qu’un principe de la guerre, quels sont ceux que l’armée française privilégie, puis nous détaillerons les principaux principes qui sont : l’économie des moyens, la liberté d’action et la concentration des efforts mais aussi deux principes « secondaires* » celui d’incertitude et de foudroyance. Et enfin un exemple pour comprendre concrètement leur utilisation et comment les combiner.

    http://www.japonation.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/chinese_military1.jpg Le contexte stratégique influence les doctrines sur les principes qu’elles sélectionnent. Ainsi l’économie des moyens n’est pas un principe reconnu par la doctrine chinoise probablement parce que la Chine dispose d’un réservoir de combattant et d’armes conséquent. Mais attention cela n’exclue pas que les officiers chinois utilisent ce principe afin de s’adapter à une situation particulière.

    Qu’est-ce qu’un principe de la guerre ?

    Depuis fort longtemps des stratégistes ont cherché à ce que les commandants d’unité n’apprennent plus seulement leur métier de manière empirique, c’est-à-dire sur le tas. Il devenait nécessaire de théoriser, au moins en partie, l’art de la guerre. C’est ainsi que de l’étude des conflits a permis de cerner des « principes de la guerre », c’est-à-dire des sortes de lois qu’il faut respecter pour que votre unité soit un minimum bien dirigée et éviter de grossières erreurs.
    Bien sûr il ne faut pas appliquer ces principes comme si ils étaient une sorte de loi divine, car la guerre est une question d’adaptabilité, de créativité et d’originalité mais ils sont une bonne base de connaissances.

    http://military-photos.com/FOCH.jpg Le maréchal Foch (1851-1929), c’est le fameux commandant-en-chef des forces alliées sur le front de l’Ouest pendant la Première Guerre mondiale. Mais c’est en tant que lieutenant-colonel d’artillerie en 1903 qu’il écrivit son ouvrage sur les principes de la guerre, principes qu’il a tiré de l’expérience des guerres napoléoniennes.

    La doctrine militaire française a évoqué les principes de la guerre en 1903 sous l’impulsion notamment de Foch. Il règne une certaine confusion sur le nombre de principes pris en considération, mais il en existe trois principaux, comme le souligne le manuel FT-02, qui sont : l’économie des moyens, la liberté d’action et la concentration des efforts. Cependant d’autres manuels comme le TTA 106 en évoquent 5 en ajoutant celui de foudroyance et d’incertitude.

    http://www.jesuiscultive.com/IMG/jpg/WestPoint.jpg Des élèves officiers de l’académie américaine de West Point. Les américains comme les russes, les chinois, les israéliens ou encore les anglais ont des doctrines qui reconnaissent de 7 à 9 principes. Les français ont cherché la simplicité en ne sélectionnant que 3 principes.

    A la lecture de ces principes certains se diront peut être que ce sont des évidences. Cependant si les académies militaires ont établis ces principes ; c’est bien que le stratège qui d’instinct n’aura jamais violé ses principes – par erreur- n’est pas encore né… Si ces principes avaient toujours été respectés on aurait évité bien des erreurs que ce soit dans un jeu ou même dans la réalité…
    L’art de la guerre cela s’apprend que ce soit de manière empirique ou par la théorie via par exemple ces principes.

    A suivre Les 3 principaux principes de la guerre français…

    ——
    * secondaire : les principes de foudroyance et d’incertitude n’ont pas moins d’importance que les autres. C’est juste qu’ils sont reconnus de manière moins récurrente. Dans l’avenir ils seront peut être mis plus en valeur.

  • Participant
    Posts2925
    Member since: 26 février 2013

    Interéssant. j’ai déjà lu les messages du sujet mais tu a raison : le dossier n’est pas clair.
    Par contre ce sont les principes de foudroyance et d’incertitude que je ne connait pas.

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 12 avril 2012

    Un début très intéressant ; je vais suivre ce sujet de près !

  • Participant
    Posts1418
    Member since: 16 avril 2012

    Un début de dossier des plus prometteur ! J’ai hâte de voir la suite camarade Cuirassier !

  • Admin bbPress
    Posts6316
    Member since: 5 août 2017

    Moi de même! Fidèle à tes habitudes, rigueur et pertinence sont au rendez-vous ^^

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    Les 3 principaux principes de la guerre français :

    L’économie des moyens:
    Le principe d’économie des moyens est certainement le plus simple. On parle « d’efficacité » quand on réussit ce que l’on entreprend quelques soit les couts, en revanche on parle « d’efficience » quand on réussit ce que l’on entreprend mais au cout le plus réduits possible.
    L’économie des moyens est donc un synonyme d’efficience, de meilleur rendement, ou encore de faire autant avec moins…
    Un exemple souvent cité d’application de ce principe est le fait d’articuler son armée de manière à retirer des troupes des secteurs calmes, pour les placer là où elles me seront plus utiles (en réserve, au combat).

    On peut aussi pratiquer une économie des forces en faisant un bon usage de l’audace et de l’effet de surprise qui améliore le rendement de vos troupes, ou encore moduler vos troupes en fonction des besoins « l’ennemi n’a pas de chars ici, donc je peux mettre le gros de mes moyens anti chars ailleurs où j’en aurai vraiment besoin ».

    http://s2.e-monsite.com/2010/02/27/09/tranchee-Allde.jpg L’économie des moyens visent à améliorer le rendement de ses troupes. Je dois défendre une prairie ; j’ai besoin de 100 hommes. Je fais creuser une tranchée, pour la même mission je n’aurais plus besoin que de 80 hommes. Les 20 hommes « économisés » pourront être utilisés ailleurs où j’en aurais plus besoin.

    La liberté d’action :
    La liberté d’action est un principe plus complexe mais certainement le plus important. C’est l’ensemble des possibilités que peut appliquer un commandant en chef concernant l’utilisation de son armée. Je peux me déplacer sur la gauche c’est une liberté, je peux me replier s’en est une autre… la liberté d’action c’est l’ensemble de ses choix possibles.

    Pour vous prouver l’importance de ce principe il faut savoir que la victoire militaire c’est une course à la liberté d’action !* Le commandant en chef doit obtenir la plus grande liberté d’action possible et réduire celle de l’adversaire ; jusqu’à que le seul choix qu’il lui reste est celui de renoncer au combat (repli ou mieux la reddition).

    http://img.over-blog-kiwi.com/0/54/74/56/201310/ob_00b68a_vhm-photo-j-r-drahi-armee-de-terre.jpgUne bonne logistique accroitra votre liberté d’action. Elle vous permettra de projeter vos forces où vous voulez, quand vous voulez et autant de temps que nécessaire.

    Il existe des solutions pour accroitre votre liberté d’action ; se prémunir des actions et surprises adversaires (établissement de réserves, anticipation, stratagèmes…), prendre l’ascendant sur l’ennemi (initiative, meilleure mobilité, audace, concentration des efforts…) etc.

    Mais il existe aussi de nombreux facteurs qui vont vous la réduire ; cela peut être le facteur politique et judiciaire ; par exemple votre supérieur ou des conventions qui vous fixent des limites ; comme ne pas passer une frontière etc, ou encore le terrain ; on a moins de possibilité de manœuvres entre deux falaises que sur une plaine…
    Mais bien sûr celui qui limitera le plus votre liberté d’action c’est l’ennemi lui-même. Par exemple il vous fixe une unité ; pour que cette unité retrouve sa pleine liberté d’action il faudra bien sûr préalablement la dégager du combat…

    http://static.ddmcdn.com/gif/who-won-cold-war-1.jpg L’utilisation de missiles anti aérien stinger par les Moudjahidines afghans a réduit la liberté d’action des soviétiques en nuisant à leur transport et appui aérien.

    Attention à ne pas confondre la notion d’initiative et de liberté d’action ! L’initiative c’est quand un des deux belligérants à la maitrise de la prochaine manœuvre. Il est certain que pour avoir l’initiative il est nécessaire d’avoir une plus grande liberté d’action que son adversaire, cependant ce n’est pas parce que cet adversaire n’a pas l’initiative qu’il est dénué de toute liberté d’action ; il pourra par exemple se replier ou engager ses réserves…

    La concentration des efforts :
    La concentration des efforts est lui aussi un principe important et simple. Il consiste notamment à faire converger ses efforts là où on aura le plus besoin, notamment là où cela sera décisif. Il permet d’obtenir une supériorité locale sur l’ennemi.

    http://poche.st.nazaire.pagesperso-orange.fr/photos%20de%20une%20guerre%20de%20sept%20ans_fichiers/Les%20Panzers%20de%20Guderian%20011.jpg Bon exemple de concentration des efforts avec le regroupements de 7 panzer divisions sur 10 pour frapper par surprise les franco-britanniques à travers les Ardennes en mai 1940.

    Souvent on résume ce principe au fait d’apporter plus de forces, plus de troupes que l’ennemi au point décisif. C’est vrai que par exemple si je veux déborder l’ennemi ; il me faut plus de troupes que lui pour le fixer, puis pour le déborder.

    Mais il ne faut pas résumer ce principe à un seul plan quantitatif, quand on parle d’effort on parle aussi d’apporter des troupes de meilleures qualités que ce soit en terme d’expérience, d’entrainement, de moral, d’équipement… On peut aussi parler de la supériorité en termes d’organisation, de doctrine…
    L’intensité de l’effort peut aussi être multipliée par l’utilisation judicieuse de l’audace, de l’agressivité et de l’effet de surprise.

    A suivre comment combiner ces principes et définitions des principes d’incertitude et de foudroyance…

    ———–
    *Course à la liberté d’action : « la lutte des volontés se ramène donc à une lutte pour la liberté d’action, chacun cherchant à la conserver et à en priver l’adversaire ». général Beaufre

  • Admin bbPress
    Posts6316
    Member since: 5 août 2017

    Super, j’ai particulièrement hâte d’en savoir plus sur les principe d’incertitude et de foudroyance. Ce dernier me rappelle l’expression la Furia Francese, qui qualifiait l’armée française durant les Guerres D’Italie. L’attaque française était réputée foudroyante et quasi imparable. Si on résistait par contre à la première vague, cela signifiait que l’on avait su définitivement repousser l’attaque. J’imagine que ce principe découle de l’attaque totale, qui doit l’emporter d’un trait.

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    Comment combiner les principes de la guerre :

    Le but de cette partie est de démontrer par un exemple simple comment combiner ces principes.
    Supposons deux armée (Rouge et Bleue) manœuvrant l’une contre l’autre sur un terrain assez simple ; une plaine avec un petit bois favorable à la défense. Ces deux armées sont assez similaires et comprennent chacune 3 unités. Elles ont la même liberté d’action et donc personne n’a l’initiative avant le contact.

    Du fait que ces deux armées sont similaires ; il va falloir prendre des risques, faire preuve d’audace pour prendre l’ascendant sur l’ennemi.
    Ainsi l’armée Bleue lance une manœuvre de diversion pour attirer deux unités rouges et se replient dans le bois. Le commandant de l’armée Bleue a bien réalisé une économie de moyens ; en faisant preuve d’audace et en profitant d’un avantage du terrain, il a fixé deux unités ennemies avec une seule. Soit un rendement de 200 % !

    http://img11.hostingpics.net/pics/998899principes1.jpg

    Quelle est donc la nouvelle situation ? L’armée Bleue a encore 2 unités en réserve donc elle dispose d’une plus grande liberté d’action que les rouges, on peut même dire ici que les bleues disposent de l’initiative.
    Attention les rouges n’ont pas l’initiative mais ils leur restent de la liberté d’action grâce à leur unité de réserve ou à la possibilité de désengager une des unités fixées.

    Là encore le bleu devra faire preuve d’audace pour saisir cette opportunité. Ainsi rapidement ils concentrent ses efforts en envoyant ses deux unités de réserves sur la dernière unité rouge. Cette dernière est débordée et annihilée. Enfin les bleues peuvent envoyer leurs deux unités «libérées » sur les arrières rouges et compléter leur victoire. (Voir ci-dessous).

    http://img11.hostingpics.net/pics/345975principes2.jpg Il ne faut pas voir les manœuvres, les flèches que comme un simple déplacement physique de troupes. Il s’agit en fait de vecteur avec leur direction et leur intensité d’où le fait que l’on parle de concentration des efforts et non pas de concentration des forces.

    Voici donc un exemple de comment combiner les principes. Un bon exercice serait qu’à chaque fois que vous analysez une bataille ; vous pourrez essayer de repérer si oui ou non le stratège a respecté ces principes*.

    Le principe d’incertitude :
    Malheureusement faute de sources je ne peux que vous donnez la définition du manuel TTA 106. C’est bien la preuve du manque de considération pour ce principe.
    « destiné à faire monter le doute, le trouble, l’angoisse, la peur chez le combattant, chez les chefs civils et militaires et dans la population, avec pour but final d’abattre la volonté de l’adversaire, de le paralyser »,

    Le principe de Foudroyance :
    Pour celui-là non plus les sources sont rares, du moins celles disponibles au public.
    Définition du TTA 106 :
    « Ayant pour but non de tout détruire, mais de briser le rythme ou les rythmes de l’adversaire dans ses diverses activités, de façon à l’empêcher de se reprendre et à le tenir en retard permanent sur l’action »

    En fait ce principe repose sur l’effet de surprise et la rapidité des manœuvres au point de sidérer l’ennemi en allant plus vite que lui. Cela entrainera un retard sur la conception et l’application de sa réaction. Cela a aussi un effet important sur le moral des commandants et des soldats ennemis.
    Pour être rapide et saisir les opportunités à temps ; il faut être bien renseigné sur l’ennemi, dissimuler ses intentions et ses manœuvres. Mais aussi avant l’action il faut anticiper plusieurs scénarios possibles afin que pendant la bataille vous ne perdez pas de temps à refaire un travail de réflexion.

    http://poche.st.nazaire.pagesperso-orange.fr/photos%20de%20une%20guerre%20de%20sept%20ans_fichiers/Colonne%20de%20prisonniers%20francais%20en%20juin%201940%20020.jpg Exemple de foudroyance : mai 1940. Les panzers, grâce à l’effet de surprise et à la rapidité de leur manœuvre, foudroient les soldats français qui ne s’attendaient pas à les voir fondre sur leurs arrières et se rendent en nombre. La réaction du commandement français sera quant à elle toujours en retard par rapport à la situation réelle du terrain.

    ———-
    *exemple d’analyse de bataille par le manuel FT-02 : la bataille d’Austerlitz :

    « Napoléon en analysant parfaitement le terrain et les manœuvres adverses a imposé son plan aux coalisés et obtenu un succès incontestable. Il accepte le risque d’un débordement en ne consacrant initialement à la défense de l’aile droite française qu’un détachement réduit mais appuyé sur un terrain favorable, avec un rapport de forces extrêmement désavantageux jusqu’à l’arrivée de Davout. Cette prise de risque fondée sur une juste économie des moyens permet la concentration de l’effort au centre. Il a ainsi pris l’ascendant sur les coalisés, et conservé sa liberté d’action. »

    (PS : j’ai ajouté un court paragraphe à la fin de la 1ère partie.)

    Sources :
    http://lechoduchampdebataille.blogspot.fr/2012/04/les-principes-de-la-guerre-francais-oui.html

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k86515g/f1.image
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Principes_de_la_guerre
    http://www.paperblog.fr/1222682/lire-le-ft-02-les-principes-de-la-guerre/
    http://www.cdef.terre.defense.gouv.fr/publications/doctrine-des-forces-terrestres-francaises/les-documents-fondateurs/ft-02
    Autres pour les détails.

  • Modérateur
    Posts1264
    Member since: 26 avril 2013
    BaTBaiLeyS wrote:

    Super, j’ai particulièrement hâte d’en savoir plus sur les principe d’incertitude et de foudroyance. Ce dernier me rappelle l’expression la Furia Francese, qui qualifiait l’armée française durant les Guerres D’Italie. L’attaque française était réputée foudroyante et quasi imparable. Si on résistait par contre à la première vague, cela signifiait que l’on avait su définitivement repousser l’attaque. J’imagine que ce principe découle de l’attaque totale, qui doit l’emporter d’un trait.

    Euh non, la furia francese c’est le terme employé par les italiens pour qualifier la chevalerie royale qui avait fait une brillante démonstration de “comment être inéfficace et ridicule durant un combat” après la bataille de Fornoue (en 1495).

  • Participant
    Posts1563
    Member since: 29 juillet 2012

    Merci beaucoup pour ce dossier Cuirassier, je me suis régalé !

  • Participant
    Posts2724
    Member since: 12 avril 2012

    On n’a pas la même source, d’une part parce que la bataille de Fornoue est une victoire, mais aussi parce que Furia Francese (Furie Française) faisait référence à l’impétuosité au combat des troupes françaises, du fait du courage et de la fougue que la cavalerie française fit preuve ce jour-là sur le champ de bataille. Ce n’est que lors de la guerre de 1870 ou de 14/18 ou ce terme a pu acquérir une connotation négative, toujours concernant la bravoure, mais justement au détriment d’une réflexion qui aurait pu la mettre à bon escient, mais reste en général une valeur positive.

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Merci cuirassier, notre mentor spirituel à tous!!

  • Participant
    Posts2
    Member since: 30 juillet 2014

    Je pense que ce qui représente le plus le principe d’ incertitude de manière simple biensur, c’ est la guérilla. Je veut dire par la que le fait d’ attaqué a n’ importe quelle moment n’ importe quelle heure et a n’ importe qu’ elle heure, et extrêmement troublant. Je donnerai pour comparaison les guerres napoléonienne ( ou la bataille ce passé sur un champ de bataille connu a l’ avance et a un moment donné, les soldat avez le temps de ce préparé psychologiquement), alors que en Afghanistan, pour prendre un conflit récent, ou a la moindre patrouille de leur arrivé au départ les hommes pouvez ce faire attaqué même le matin au réveil ou pendant leur sommeille. Ceci sont 2 exemples qui explique selon moi assez bien le définition du principe d’ incertitude.

  • Participant
    Posts73
    Member since: 2 juin 2014

    Oui, pour moi le principe d’incertitude revient a saper le moral et a déstabilisé l’ennemi. ( Par exemple les bombardement des populations civiles ( Nagasaki , Hiroshima … )
    Super dossier, très détaillé et intéressant a lire , je te remercie.

  • Participant
    Posts528
    Member since: 18 août 2014

    Cuirassier, pourrait-tu faire un résumer succinct des autres principes de la guerre qui ne sont pas pris en compte par les français ? (A moins qu’il existe déjà un sujet traitant de cela, et dans ce cas je suis désolé :S)

  • Participant
    Posts516
    Member since: 17 août 2012

    Voici un lien wikipédia qui résume d’autres principes de la guerre :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Principes_de_la_guerre

  • Participant
    Posts528
    Member since: 18 août 2014

    Merci 🙂

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    Je dois apporter une précision et une correction à ce dossier. Les principes de la guerre énumérés par le maréchal Foch sont bien au nombre de trois mais la concentration des efforts n’en fait pas parti.

    Les principes absolus de Foch sont en fait :
    – La liberté d’action
    – L’économie des forces
    – La sûreté-surprise

    Alors pourquoi la concentration des efforts n’y est pas ? Et bien parce qu’elle est déjà comprise dans l’économie des forces. En effet si vous retirer des troupes des secteurs inactifs, c’est logiquement que vous les placez dans ceux actifs.

    Pourquoi je me suis trompé ? Et bien parce que l’Instruction générale sur l’emploi des forces terrestres de 1994 a fait cette erreur, tout en se revendiquant de Foch, et que cette erreur a été reprise par d’autres sources depuis.

    La surprise, nous savons ce que sait. Pour la sûreté se sont toutes les mesures à prendre afin de ne pas être sois même surpris par l’ennemi. Par exemple mettre en place une série d’avant-poste afin de voir où et quand l’ennemi approche.

    Sources :
    La guerre par ceux qui la font œuvre collective
    Traité de stratégie 7ème édition d’Hervé Coutau-Bégarie

  • Participant
    Posts373
    Member since: 17 juillet 2016

    Merci beaucoup pour se résumé très accessible. Celas peut toujours faire une bonne base si l’on veut entamer nous aussi les livres-sources cités.

  • Participant
    Posts932
    Member since: 20 décembre 2014

    Il y a bien d’autres principes de la guerre que ceux là, n’oublions pas qu’un des premiers principes de la guerre est de tromper l’ennemi, aussi ,ne vous attendez pas a ce que les armées vous livre toute la liste des principes qu’ils utilisent.

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    @noble7

    Tromper l’ennemi n’est pas un principe, c’est une recommandation. Un principe est une méthode abstraite qui donne des résultats, comme par exemple conserver une liberté d’action pour tromper l’ennemi.

    @cuirassier

    L’erreur de l’instruction de 1994 a t’elle été conservée par les instructions suivantes jusqu’à aujourd’hui?

  • Participant
    Posts1319
    Member since: 17 juin 2016

    Pour moi le principe de l’armée française c’est d’avoir du bon matos sans savoir s’en servir 😆 ( # 1940 :whistle: ) ou de le vendre ( # armée étrangère actuelle)

  • Participant
    Posts949
    Member since: 6 novembre 2015
    mongotmery wrote:

    @noble7

    Tromper l’ennemi n’est pas un principe, c’est une recommandation. Un principe est une méthode abstraite qui donne des résultats, comme par exemple conserver une liberté d’action pour tromper l’ennemi.

    Heu ok mais moi j’ai rien dis 😆

    Toutefois, tu m’as appris un truc !

  • Participant
    Posts932
    Member since: 20 décembre 2014

    Je cite de Napoleon pour mieux comprendre…”un des premiers principe de la guerre est d’exagerer ses forces…” dite en 1814.

    Cela fait partie de l’art de la tromperie, si necessaire a la guerre.

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012
    Nathan wrote:

    Il y a bien d’autres principes de la guerre que ceux là, n’oublions pas qu’un des premiers principes de la guerre est de tromper l’ennemi, aussi ,ne vous attendez pas a ce que les armées vous livre toute la liste des principes qu’ils utilisent.

    Le présent dossier n’a pour vocation que de présenter les principes utilisés par l’armée française. Après effectivement il en existe d’autres principes utilisés par les armées du monde entier. Ainsi je vous invite à lire le dossier sur le général Fuller pour connaître ceux utilisés par les britannique : ici.

    “Tromper l’ennemi”, je dirais que c’est inclus dans celui de sureté/surprise évoqué par le maréchal Foch.

    Est ce qu’il y a un secret défense autour de ces principes ? Je pense que non, ils ne sont que des déductions tirés de l’Histoire militaire, déductions que l’on peut tous faire après analyse. Ils ont vocations à être diffusés à tous les décideurs de l’armée, et même au-delà, pour éviter les erreurs grossières. Tout en gardant à l’idée que ce n’est pas avec des principes que l’on fait une guerre, car le maître mot reste : l’adaptation à chaque situation.

    mongotmery wrote:

    L’erreur de l’instruction de 1994 a t’elle été conservée par les instructions suivantes jusqu’à aujourd’hui?

    Oui car par exemple je cite le FT-02 de 2008 ;
    « L’armée de Terre reconnait trois principes de la guerre – la liberté d’action, la concentration des efforts et l’économie des moyens – à appliquer par les forces terrestres au niveau tactique. »
    Ou alors c’était peut-être une volonté de se démarquer des écrits de Foch ? Mais pourquoi ?

    Désormais cette « erreur » est bien rentrée dans les têtes. Quand les principes de la guerre français sont évoqués, ce qui assez courant dans les livres et revus stratégiques, ce sont ceux de liberté d’action, de concentration des efforts et d’économie des forces qui sont cités en disant que c’est Foch qui les a définis !

    J’ai appris cette erreur dans le livre « la guerre par ceux qui la font » sorti en 2016. C’est une œuvre collective, ainsi dans un chapitre un auteur explique l’erreur, mais dans un autre chapitre, un autre auteur la commet !
    Celui qui explique l’erreur cite le « traité de stratégie » du professeur Hervé Couteau-Bégarie (1956-2012), ce dernier avait relevé l’erreur car il avait très certainement lu lui-même les textes de Foch.
    Cela signifie que tous ceux qui citent les principes de la guerre comme étant : la liberté d’action, la concentration des efforts et l’économie des moyens et disent qu’ils ont été créés par Foch, n’ont tout simplement jamais lu les livres du maréchal.

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    @noble7
    Autant pour moi c’était @nathan

    @cuirassier
    Intéressant et pusiqu’on en est là: est-ce que tu sais si on peut avoir sur internet des livres de Foch, ou des extraits de réflexion? (je cherche aussi de mon côté mais peut-être que tu as des tuyaux)?

  • Participant
    Posts1037
    Member since: 17 juin 2014

    Sur Gallica ya les mémoires de Foch sur la première guerre mondiale en entier, et peut être d’autres écrits.

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012
    mongotmery wrote:

    @cuirassier
    Intéressant et pusiqu’on en est là: est-ce que tu sais si on peut avoir sur internet des livres de Foch, ou des extraits de réflexion? (je cherche aussi de mon côté mais peut-être que tu as des tuyaux)?

    http://www.economica.fr/livre-les-principes-de-la-guerre-foch-ferdinand,fr,4,9782717854800.cfm

    C’est pour moi l’occasion de rappeler que les éditions Economica ont vraiment pas mal de pépites en ce qui concerne les livres sur l’histoire et la stratégie militaire. Ils ont un certain prix, de 20 à 40€, mais la qualité des ouvrages vaut ce tarif.
    Quelques autres maisons d’éditions sortent du lot aussi en ce moment.

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