Post has published by guiguit

Ce sujet a 3 réponses, 4 participants et a été mis à jour par  mongotmery, il y a 1 mois et 3 semaines.

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  • Modérateur
    Posts2005
    Member since: 26 août 2013

    Les Marins de la Garde impériale

    «Ils ont été de bons marins, puisqu’ils ont été les meilleurs des soldats. Et ils ont tout fait : soldats, artilleurs, sapeurs, tout !» Mais de qui peut bien parler Napoléon Bonaparte ? D’une unité méconnue que je me propose de vous présenter brièvement ici : les Marins de la Garde…

    Comme beaucoup d’unités de la Garde impériale, les Marins tirent leur origine de la Garde des Consuls. C’était un bataillon de matelots divisés en cinq équipages et avec un état-major à sa tête. Les gardes en vigueur dans ce bataillon sont ceux de la marine nationale. Ses membres, outre un équipement personnel de deux pistolets par matelot, disposaient de haches, hallebardes et sabres d’abordage. Les nouvelles recrues de la garde étaient pour la plupart originaire du Midi et de la Corse. Bonaparte les avait créés pour disposer d’une garde personnelle éprouvée quand il devait naviguer ou séjourner dans une cité portuaire. De plus, le bataillon devait être le fer de lance du débarquement prévu en Angleterre tout en encadrant les marins du rang ordinaire de la flotte. Mais, ces projets sont abandonnés en même temps que naît la Grande Armée en marche vers Vienne…

    Cette unité, bien qu’assez petite, prouva toute son utilité à l’Empereur lors de ses différentes campagnes. Les Marins étaient capables de servir en mer (évidement), de combattre en tant qu’unité d’infanterie ou de remplir le rôle du génie. Ainsi, ils aidèrent à la construction de chaloupes de débarquement à Boulogne-Sur-Mer ou se chargèrent de franchissement de fleuve comme le Niémen ou même de logistique fluviale sur le Danube durant la campagne d’Allemagne de 1805. Ils servirent comme force du génie durant le siège de Dantzig.

    Ils servirent bravement et avec distinction dans les plus grandes batailles de la période. Les Marins subirent leur plus grosse perte lors de la défaite de Balyen en 1808. Le tiers d’entre eux fut tué au combat tandis que les autres furent faits prisonniers et condamnés à pourrir dans d’infâmes pontons-prisons à Cadix. Il ne subsista plus qu’un équipage jusqu’à ce que l’Empereur décide d’en créer sept nouveaux en 1810. Signe de leur dévouement, seuls 85 Marins reviennent de Russie. Leur effectif fut reconstitué pour se battre à Leipzig et Paris…

    Napoléon, après son retour à Paris durant les Cents-Jours, reconstitua un unique équipage de ses Marins. Ils furent licenciés après le repli des vestiges de l’armée française derrière la Loire en 1815.

    Aujourd’hui, ceux qu’on appelait les «hussards de la Marine» sont considérés comme les pères précurseurs des fusiliers-marins actuels, des symboles de l’excellence et de la bravoure française.

  • Participant
    Posts400
    Member since: 21 avril 2012

    Bonne idée, de mentionner cette excellente unité d’élite.

    Point amusant : malgré la nature tout à fait polyvalente de cette unité, les différents grades distribués étaient uniquement parmi ceux de la marine et non pas ceux de l’armée de terre.

    Lorsque Napoléon est devenu Empereur, environ 820 combattants formaient ce bataillon (alors celui des Marins de la Garde des Consuls – avant d’être rattaché à la Garde impériale nouvellement créée pour appuyer le nouvel Empereur).

    Je crois que cette unité n’a jamais dépassé, à l’époque napoléonienne, les 1’200 combattants dans ses rangs… Par contre, ils ont effectivement subi de sacrés saignées à certaines périodes !

    La guerre, c'est l'histoire de l'humanité !
    Vouloir juger sans (bien) connaître, n'est-ce pas là le meilleur moyen de se tromper ?

  • Modérateur
    Posts1921
    Member since: 20 juillet 2013

    Je me souviens avoir lu qu’ils tenaient beaucoup à se distinguer de la simple armée de terre. Lorsqu’ils défilaient et qu’il fallait tourner, leurs officiers ne criaient pas “par file à gauche… gauche !” mais “par file à bâbord… ho !”.

    .

    A l'inverse du généraliste, le spécialiste est celui qui en sait toujours plus sur un sujet de plus en plus restreint. Le spécialiste parfait est donc celui qui sait absolument tout sur absolument rien.

  • Modérateur
    Posts8256
    Member since: 14 mai 2013

    Intéressante épopée d’une unité, on comprend pourquoi ils sont considérés comme les ancêtres des fusiliers marins: de troupes de garde des ports, ils deviennent des unités d’élite bonnes à tout faire, comme les fusiliers marins le seront, par exemple, dans les FFL: artilleurs, fantassins, tankistes…

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

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