Post has published by guiguit

Ce sujet a 9 réponses, 7 participants et a été mis à jour par  Nathan, il y a 9 mois et 2 semaines.

10 sujets de 1 à 10 (sur un total de 10)
  • Modérateur
    Posts2015
    Member since: 26 août 2013

    Alors en pleine campagne en Allemagne pour tenter de vaincre l’alliance russo-prussienne qui s’est formée suite à la désastreuse campagne de Russie, Napoléon demande à sa femme l’Impératrice Marie-Louise de procéder à la levée anticipée des classes 1814 et 1815 en tant que régente de l’Empire. Les nouveaux appelés sont âgés de vingt ans ou moins. Du fait que la signature du décret de mobilisation fut signé par l’Impératrice, ils seront surnommés les «Marie-Louise». S’ils ne participeront qu’aux derniers combats en Allemagne, les «Marie-Louise» seront de toutes les batailles de la campagne de France aux côtés des vétérans de la Grande Armée, désormais en minorité.

    Le nombre total de ces conscrits était de 120 000. Auraient-ils permis de remporter la campagne de France, d’empêcher la prise de Paris et la chute du Premier Empire ?

    http://www.1789-1815.com/images/CC/CC4_43_3_70.jpg
  • Participant
    Posts372
    Member since: 18 août 2015

    Je pense que 120 000 soldats n’auraient pas changé grand chose vu le nombre de soldats coalisés.

  • Participant
    Posts240
    Member since: 3 septembre 2016

    Même si ces “gamins” montrent un courage incroyable, il est impossible pour eux de remporter des batailles décisives comme Napoléon les aimait tant. Sans cavalerie digne de ce nom, les français sont obligés de ce contenter de “petites” victoires là où ils gagnent. La faute au manque de chevaux plus que d’hommes…
    Napoléon tentera de faire venir la “noblesse” avec les siens et fera réquisitionner les canassons des fermes mais cela ne vaut pas vraiment un destrier de cuirassier, ce ne sont pas vraiment les mêmes races.

    Pour moi, les “Marie-Louise” ont vraiment tout fait en leur pouvoir. Ce n’était juste pas suffisant.

    PS: D’ailleurs, je suis curieux… Quelles étaient donc ces races ? Je ne connais que les chevaux du Nord qui étaient très appréciés par les chevaliers! ^^’
    Si une âme charitable peut éclairer ma lanterne…

  • Participant
    Posts205
    Member since: 2 mai 2015

    Des chevaux de trait majoritairement je suppose.

  • Participant
    Posts30
    Member since: 19 avril 2012

    Je suis du Sud-Ouest, et les haras nationaux de la région fournissaient les chevaux pour la cavalerie légère, pour le reste des spécialités, je sais pas désolé.

  • Modérateur
    Posts2015
    Member since: 26 août 2013

    Je pense que 120 000 soldats n’auraient pas changé grand chose vu le nombre de soldats coalisés.

    Le nombre ne fait pas tout à la guerre. Napoléon Bonaparte a remporté nombre de victoires en infériorité numérique. Avec les troupes encore casernées en Allemagne, sous les ordres de Davout par ailleurs, l’Empereur aurait pu menacer les lignes arrières des coalisés tout en remportant les victoires que l’on lui connaît.

    Sans cavalerie digne de ce nom, les français sont obligés de ce contenter de “petites” victoires là où ils gagnent.

    Le manque de cavalerie est, je le pense aussi, le gros défaut de la Grande Armée lors de cette campagne. En vérité, c’est plus la perte de la cavalerie légère qui fera défaut à Napoléon. Je rappelle que ce type d’unité avait pour mission d’éclairer la marche du gros des troupes, servir en guise de renforts sur le champ de bataille et, ici, poursuivre l’ennemi qui fuit et transformer sa retraite en déroute. Par contre, quand on lit le récit de plusieurs batailles, on se rend compte que la cavalerie lourde, elle aussi éprouvée, se distingue durant plusieurs combats en enfonçant le front à plusieurs reprises.

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Comme vous l’avez déjà rappelé, la plus grosse lacune des forces françaises en Allemagne en 1813, c’est le manque de cavalerie.

    Les Marie-Louise ne furent pas de simples milices et ne servirent pas de chaire à canon : au contraire, et c’est déjà presque un miracle, ils se montrèrent dignes des vétérans et surent, par leur ténacité et leur courage, remporter la décision plusieurs fois à Lützen, Baützen, Dresde etc. mais à chaque fois, le manque de cavalerie empêcha toute poursuite et donc anéantissement de l’adversaire.
    Comme l’a dit @guiguit, l’armée française marchait à l’aveugle, sans cavalerie pour l’éclairer ; celle-ci ayant littéralement fondu en Russie. Lorsqu’on voir les innombrables volte-face, marche arrière et tous les multiples parcours effectués par les français ; c’est déjà une sacrée performance !

    Outre la cavalerie, ce qui a manqué à Napoléon, surtout après l’armistice de Pleiswitz, ce sont les munitions, le ravitaillement en général. De nombreuses maladies se propagèrent sans qu’on puisse les soigner, et les soldats crevaient de faim. Par ailleurs, il suffit de regarder la carte pour se rendre compte qu’ils ne pouvaient se nourrir sur des terres où ils s’étaient déjà arrêtés.

    https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fr%C3%BChjahrsfeldzug_1813.png#/media/File:Fr%C3%BChjahrsfeldzug_1813.png

    ma carte n’est pas terrible mais c’est la plus représentative de ce que je veux dire

    Ces différents facteurs (manque de cavalerie, de ravitaillement en nourriture et en munitions…) ont empêché Napoléon de mettre en oeuvre ses plans de campagne. De plus, il faut rappeler que la première faute de cette campagne est l’abandon de Berlin par Eugène devant l’arrivée des russes alors que ceux-ci étaient épuisés et comptaient s’arrêter. Napoléon le tança vertement car le roi de Prusse, alors otage officieusement (et non officiellement) finit par accepter de rentrer dans la coalition, après l’armistice signée par York.
    Cela gêna aussi grandement la suite des opérations, et Napoléon ne pu atteindre Heideberg, point qu’il avait défini à raison comme plaque tournante de la campagne.

  • Participant
    Posts931
    Member since: 20 décembre 2014

    Il ne faut pas regarder que l’aspect du soldat, la strategie entre aussi en compte et peut faire la difference, ainsi que le moral, la confiance qu’inspire Napoleon motive aussi le soldat malgré les problèmes de cavalerie et peuvent faire pencher la balance, la chance et malchance entre aussi en jeu, ce n’est pas aussi simple.

  • Modérateur
    Posts2015
    Member since: 26 août 2013

    Certes, @nathan, mais on parle de “soldats” de moins de 20 ans. La plupart n’avait jamais tenu un fusil et encore moins appris à le manier (rechargement, tenue, charge,…). On raconte que certains pliaient sous le poids de leur équipement !

  • Participant
    Posts931
    Member since: 20 décembre 2014

    Oui bien entendu, mais on ne reste pas éternellement inexperimenté et les soldats s’endurcissent avec l’experience, et marcher avec un general aussi redouté que Napoleon devait relevez bien des confiances et tout ce ne fait pas qu’avec la force, tout depend de la strategie aussi.

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