Post has published by Cpt. Foley

Ce sujet a 9 réponses, 7 participants et a été mis à jour par  Lespetsnaz_fr, il y a 5 ans et 9 mois.

  • Participant
    Posts1080
    Member since: 12 avril 2012

    Je vous partage un article du Monde à propos d’un des instruments de guerre celtes donc l’article/mini-dossier n’est pas de moi.

    Le son retrouvé de Carnyx

    Non, tu ne chanteras pas ! La voix d’Assurancetourix est certainement son principal atout pour faire fuir sangliers, villageois, Normands ou Romains… Mais, parmi les instruments qu’il affectionne, on peut aussi relever la présence d’un carnyx, cette longue trompe à tête d’animal utilisée par les Celtes durant les trois derniers siècles avant Jésus-Christ.
    Il n’est donc pas surprenant qu’un amateur de sensations musicales fortes comme notre barde apprécie l’objet : l’historien grec Polybe (206-126 av. J.-C.), impressionné par la clameur des chants et des carnyx de l’armée gauloise, nota, avec effroi sans doute, que “les lieux voisins résonnant de concert semblaient eux-mêmes pousser des cris”.

    Quel était le son de ce fameux instrument, utilisé pour rendre fous les Romains ou pour interpeller Toutatis ? Telle est la question que s’est posée Christophe Maniquet, archéologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), après avoir découvert les précieux débris de sept carnyx.

    PLUS DE 500 PIÈCES RETROUVÉES

    Dans une petite fosse de 30 cm de profondeur, plus de cinq cent pièces de fer et de bronze déposées en offrande aux divinités ont en effet été déterrées en 2004, sur le site de Tintignac en Corrèze. “Ces objets avaient été volontairement détériorés, pour qu’ils ne puissent plus être réutilisés par de simples mortels”, raconte Christophe Maniquet.

    Près de quarante pièces ont été identifiées comme des fragments de carnyx. Un des instruments, long de 1,80 m et doté d’une tête de sanglier stylisée, a pu être en grande partie reconstitué. Une première dans l’histoire de l’archéologie : “Quelques morceaux de carnyx avaient déjà été découverts, souvent au XIXe siècle, en Angleterre, en Ecosse, en Allemagne, en Italie… Mais le contexte était mal identifié. Et jamais on n’avait retrouvé autant d’instruments à la fois”, se réjouit Christophe Maniquet.

    Le carnyx appartient à la famille des instruments à vent. Sous-famille des cuivres, qui se définit par la présence d’une embouchure. Sous-sous-famille des cuivres naturels, sans pistons. Sa forme conique le rend proche des cuivres doux comme le cor, au son plus feutré que les cuivres cylindriques comme la trompette.

    Malheureusement, l’instrument mis en pièces par les pieux Gaulois est injouable. Christophe Maniquet a donc d’abord fait appel à un artisan pour fabriquer un carnyx de même dimension en laiton. Puis l’archéologue s’est associé aux acousticiens du Laboratoire d’acoustique de l’université du Maine-CNRS, situé au Mans et dirigé par le chercheur Joël Gilbert, spécialiste des cuivres, pour une analyse approfondie du spécimen.

    Principal objet de l’étude, présentée lors d’une conférence réunissant luthiers et chercheurs au Mans, les 12 et 13 novembre : les fréquences de résonance, qui déterminent la série de notes jouables. Si l’instrument est bien conçu, elles se rapprochent d’une série harmonique : à partir de la note fondamentale, le musicien peut en produire aisément d’autres (octaves, quintes et tierces essentiellement), en modulant la pression de son souffle et la tension de ses lèvres.

    UNE FONDAMENTALE GRAVE

    Le carnyx a une fondamentale plutôt grave, étant donné sa longueur. Or, les chercheurs découvrent que les fréquences de résonance obtenues avec la copie de l’instrument sont éloignées d’une série harmonique. Joël Gilbert et ses collègues s’interrogent alors, puis ont un déclic : “Le carnyx n’est pas un instrument primitif, et il était réputé pour sa puissance. Nous avons donc émis l’hypothèse que cette copie n’était sûrement pas complète.”

    Une supposition que Christophe Maniquet juge plausible : une incertitude demeure concernant la connexion entre l’embouchure et le tube. Les acousticiens reprennent alors leurs recherches en simulant, grâce à un modèle de calcul, l’ajout d’une pièce sur un carnyx virtuel, cette fois. Avec deux longueurs testées : 10 cm et 20 cm. Le son de l’instrument est abaissé et l’harmonicité des résonances modifiée.

    Les simulations ont montré qu’un optimum était atteint avec la pièce de 10 cm, ce qui pourrait en plus correspondre à un objet du catalogue archéologique de Tintignac. Christophe Maniquet projette donc de réaliser un deuxième prototype de l’instrument en intégrant notamment les 10 cm manquants.

    “Ce carnyx sera ainsi plus facile à jouer et plus puissant”, garantit le chercheur Joël Gilbert, confiant dans ses calculs. Qu’on bâillonne donc Assurancetourix, la relève est assurée.

    ET MAINTENANT LE SON !

    SOURCE: LE MONDE

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 12 avril 2012

    Intéressant, je plains les légionnaires qui devaient entendre ça, car ça tape vite sur le système ce son 😉

  • Participant
    Posts3524
    Member since: 12 avril 2012

    En effet, pauvres légionnaires, habitué à des sons moins puissant et plus mélodieux… Je serait curieux d’entendre les “morceaux” qui étaient joué avec, ça peux être intéressant 😀

  • Participant
    Posts2724
    Member since: 12 avril 2012

    Oh mon Dieu, c’est un vuvuzela !!! Fuyez !

  • Participant
    Posts2176
    Member since: 12 avril 2012

    Je suis surpris du son que ça donne. Je m’attendais à quelque chose de plus grave et puissant. Aaaa cette fameuse scène où Gimli souffle dans le cor du gouffre de helm et qui simule ragnarök !!! Voilà un bon son.

  • Participant
    Posts578
    Member since: 12 avril 2012

    de:maxsilv
    “Intéressant, je plains les légionnaires qui devaient entendre ça, car ça tape vite sur le système ce son ”

    ton message explique peut-être la ferociter des gaulois à sa battre comme des animaux car il devait vouloir vite finir la bataille pour ne plus entendre ça 😛

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 12 avril 2012

    ton message explique peut-être la ferociter des gaulois à sa battre comme des animaux car il devait vouloir vite finir la bataille pour ne plus entendre ça

    Les légionnaires romains eux aussi savent se montrer féroce ; d’ailleurs les guerres intestines romaines en sont un bon exemple, mais là n’est pas le sujet.

  • Participant
    Posts1418
    Member since: 12 avril 2012

    Ça devait être quelque chose d’entre ça durant toute la bataille oO
    Pour faire taire ce genre de choses rien de mieux que la méthode Uruguayenne :p

  • Participant
    Posts3524
    Member since: 12 avril 2012

    Ça devait être quelque chose d’entre ça durant toute la bataille oO
    Pour faire taire ce genre de choses rien de mieux que la méthode Uruguayenne :p

    C’est quoi la méthode Uruguayenne?

  • Participant
    Posts1418
    Member since: 12 avril 2012

    Et bien tu leur fou un 2-0 durant une partie de foot !! >=D
    (merci les Guignols pour cette idée :p)

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