Post has published by mongotmery

Ce sujet a 15 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  buthler, il y a 6 mois et 1 semaine.

16 sujets de 1 à 16 (sur un total de 16)
  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    Ce titre plagie -honteusement- le titre d’un article du magazine DSI.

    Le complexe militaro industriel: mythe ou réalité?

    Pourquoi se poser la question? Le complexe militaro-industriel désigne les industries pouvant fabriquer des armes ou de l’équipement militaire, les décideurs politiques (ministère de la défense par exemple) et les militaires et civils travaillant pour le gouvernement à créer l’armement des armées (avec une avance plus ou moins grande, parfois 20 ans d’anticipation).

    Jusqu’ici, rien d’anormal. Mais l’expression “complexe militaro-industriel” (CMI par la suite) ne prend son sens que si on envisage des liens étroits entre ces différents partis, une relation à part où les intérêts se rejoignent dans leur globalité, mais connaissent leur lots de conflits internes. Or ces conflits internes peuvent devenir très problématiques, que ce soit pour des affaires de corruption, des dépenses publiques mal orientées, voire de l’espionnage.

    La question de la manière dont ces acteurs échangent se pose donc. Comment sont ils organisés, qui fait appel à qui, comment s’assurer qu’une entreprise de haute technologie militaire arrive à produire un objet final rentable (par exemple l’armée s’engage à acheter un minimum d’avions à Dassault qui a pris des années et des investissements colossaux pour développer le Rafale)?

    Les conséquences peuvent être très importantes, ainsi entend-on parler du complexe militaro industriel des Alliés supérieur à celui de l’Axe, leur donnant un avantage crucial dans l’obtention de la victoire.

    Je vous propose donc de nous poser une première question:

    Quelle organisation est la plus efficace: des sociétés taillées pour les marchés civils et répondant en compétition aux appels d’offres militaires nationaux (conception plutôt US) ? Ou des sociétés dédiées et spécialisées qui sont sélectionnées d’office pour répondre aux besoins (conception plutôt française)?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts138
    Member since: 13 juin 2015

    Je pense que l’appel d’offres est plus efficace pour une adaptation d’un matériel déjà existant (camion, véhicules de transport, etc…). Alors que le recours à des société spécialisée seront plus efficace pour la création d’un matériel spécifiquement dédié aux combat (fusil d’assaut, chasseur, tanks, etc…)

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    Effectivement, pour un engin civil ne subissant des modifications que mineures, un appel d’offres sur des entreprises déjà spécialisées peut être très efficace.
    Pourtant, les entreprises développent des départements spécialisés, comme Renault Trucks Defence, donc on peut se demander si à terme, on ne va pas se rapprocher des sociétés spécialisées même pour ce genre de matériel.

    Par contre, j’ai l’impression que tu fais une distinction erronée: on peut faire un appel d’offres sur des sociétés spécialisées: l’idée est de savoir si on laisse plusieurs d’entre elles se développer et les met en concurrence (appel d’offres), ou si on n’en laisse qu’une seule répondre aux besoins, avec du coup un développement plus direct et pas la nécessité pour la société de donner un avant gout du produit avant d’obtenir le contrat?

    Certains diront que la concurrence est la seule génératrice de nouveautés et prôneront la première option. Ainsi, les sociétés américaines ont pu aller très loin dans le premier cas: l’hélicoptère Cheyenne est un projet avorté qui regroupait des summums de nouvelles technologies pou répondre à un appel d’offres de l’armée américaine, mais qui a été abandonné par manque de mise au point?

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  • Participant
    Posts138
    Member since: 13 juin 2015

    Le problème de l’appel d’offre c’est que plusieurs sociétés doivent développer des capacité spécifique et produire des prototype, pour un coût non négligeable, alors qu’une seule entreprise recevra le contrat et donc l’argent de l’État.

    De plus pour faire une appel d’offre il faut plusieurs entreprise, par exemple en France pour la production d’un chasseur quelle autre société que Dassault pourrait présenter un prototype ?

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    En france, cela ne fonctionnerait pas.
    Mais j’ai donné l’exemple US: là, on a plusieurs concurrents pour un avion de chasse, même si il y a une tendance à des fusions. Et les USA n’ont pas démérité en termes d’avions.

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  • Participant
    Posts138
    Member since: 13 juin 2015

    Les USA constitue un marché plus large, on pourrait l’envisager au niveau européen. Je ne pense pas que ce choix est un impact sur la qualité du matériel, je pense qu’il faudrait s’intéresser à l’aspect économique de la question :

    Quel système préserve mieux les emploi ?
    Quel système fait courir le plus de risque de faillite a une entreprise ?
    Etc…

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    @buthler

    Pourtant, il semble bien que ce système favorise l’innovation test: risquée économiquement, mais parfois utile pour progresser vite.
    La société qui a produit le Cheyenne a eu des difficultés économiques, mais ses concurrents ont empêché la perte d’emploi: avec son travail technologique, les emplois étaient intéressants.

    Ceci dit, je suis d’accord sur le fait que ces enjeux techniques sont exceptionnels, et que la question économique reste dominante

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  • Participant
    Posts138
    Member since: 13 juin 2015

    Est-ce que ce système favorise tellement l’innovation ? Le rafale et bien d’autres avions Dassault ont été très novateur sans qu’il n’y est de concurrence direct. Alors que l’on a vu plusieurs projets américains resté très sage (peut-être pour éviter des coûts de recherche et développement élevé pour un projet qui ne sera potentiellement pas choisi).

    Pire on déjà vu des gouvernement choisir le projet le moins innovant mais plus fiable et plus directement utilisable. Là ou un unique projet novateur les auraient forcé à essuyer les plâtres.

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    Pire on déjà vu des gouvernement choisir le projet le moins innovant mais plus fiable et plus directement utilisable. Là ou un unique projet novateur les auraient forcé à essuyer les plâtres.

    Les projets alors choisis sont généralement très efficaces et un succès commercial, comme le F-16 ou le F-104: ces efficacités sont des objectifs à part entière, qui justifient leur achat. Et l’innovation peut aussi avoir lieu dans le domaine industriel et de réduction des coûts de production, ainsi que l’aspect multirôle.

    Les Américains ont sûrement plus d’innovations que les Français dans le domaine aéronautique.

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  • Participant
    Posts138
    Member since: 13 juin 2015

    Le F-105 était clairement inférieur au mirage III, et le F-16 est moins performant qu’un rafale. Mais il y a des exemples pour chaque cas. Le choix entre les deux systèmes doit aussi dépendre du contexte, si le système de plusieurs sociétés en concurrence marche aux USA car c’est un gros marché. Il n’est peut-être pas transposable en France où le marché est beaucoup plus réduit.

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    @buthler

    Mais ne fais pas l’idiot, j’ai cité le passage de ton post qui parle d’avions moins innovants avant de parler de ces avions, donc il est évident que c’est à ces avions moins innovants que je fais référence.
    Et le F-105 n’est pas comparable au Mirage III, c’est du F-104 dont je parle.

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  • Participant
    Posts138
    Member since: 13 juin 2015

    Autant pour moi j’ai confondu le F-105 et le F-104, je voulais dire que le mirage était plus performant que le
    F-104. Néanmoins ce sont effectivement tous deux des succès commerciaux impressionnant. La question est : produit-on une arme pour la vendre ou pour dominer le champ de bataille ?

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    Pour les deux:

    Le F-16 est plus ancien que le Rafale, mais c’en est un concurrent possible, et il est très modulable (ce qui est un avantage à la fois pour les ventes et pour dominer le ciel).
    Le F-16 est tout à fait potable par rapport à un Mirage 2000, son contemporain français.

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  • Participant
    Posts138
    Member since: 13 juin 2015

    OK, donc le système français et américains sorte des avions relativement similaire donc je ne voit pas de “meilleur” système entre les 2.

    Tu aurais également pu me faire remarquer que les programmes f-22 et f-35 avaient connu de gros dépassement d’honoraires pour préserver des innovation complexes. Ce qui contre argumente mon post du 11 octobre à 20h40.

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    e ne voit pas de “meilleur” système entre les 2.

    C’est probablement vrai.

    Après cette première question dont on a parlé, on peut réélargir le débat.

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  • Participant
    Posts138
    Member since: 13 juin 2015

    Pour élargir le débat, je me pose la question : Vaut-il mieux faire fabriquer l’ensemble du matériel par des entreprises nationales, ou l’acheter moins cher a l’étranger et investir l’argent ainsi économisé ailleurs ?

16 sujets de 1 à 16 (sur un total de 16)

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