Post has published by guiguit

Ce sujet a 5 réponses, 4 participants et a été mis à jour par  mongotmery, il y a 10 mois et 3 semaines.

6 sujets de 1 à 6 (sur un total de 6)
  • Modérateur
    Posts2015
    Member since: 26 août 2013

    L’armée d’Orient, un exemple d’adaptation

    Après la bataille navale d’Aboukir, la flotte française d’Egypte est réduite à une poignée ridicule de frégates et de petites bâtiments. Désormais, Bonaparte ne pourra plus compter que sur ses propres ressources. Or, des ennemis se (re)dressent aux quatre coins cardinaux : Turcs ottomans, Anglais, Arabes, Mamelouks… Pour épauler ses troupes françaises, le conquérant de l’Italie décide de faire appel aux populations locales…

    Evidemment, il y a les guides, interprètes et autres éclaireurs dont la présence est indispensable pour les Français qui n’ont jamais posé les pieds dans la vallée du Nil. Pour compléter les effectifs de manière immédiate, des Egyptiens rejoignent l’infanterie et certains mamelouks la cavalerie légère ou le service d’ordonnance des généraux. Cependant, il ne s’agit que d’hommes éparpillés dans les unités français et non de légion étrangère.

    A son entrée dans Le Caire, Bonaparte forme une compagnie de mamelouks à son service sous les ordres de Bartoloméo Serra, un rallié. Chargée de missions de police, présente lors de la révolte du Caire et de l’expédition de Syrie, la compagnie va évoluer pour donner un “Régiment des Mamelouks de la République” créé par le général Menou en 1801. Il deviendra l’escadron des Mamelouks de la Garde consulaire puis impériale peu après leur rapatriement en France.

    L’état-major de l’armée d’Orient peut aussi compter sur un total de 3000 marins, mis à pied par la défaite d’Aboukir qu’il organise en une Légion nautique. Au Darfour, le rachat d’esclaves noirs donnent 500 hommes qui iront grossir les rangs de Desaix en Haute-Egypte. Ne pouvant laisser les chevaliers de Malte sur leur île après leur capitulation, Bonaparte les avait embarqué avec lui. Sur la terre des Pharaons, ils formeront une Légion maltaise, en fait un bataillon d’infanterie de 272 soldats.

    Les “minorités” d’Egypte vont se joindre aussi à l’effort de l’occupant français dont le régime leur est plus favorable que celui des Mamelouks. Ainsi, des Légions coptes (chrétiens d’Orient, plus spécifiquement égyptiens) et grecques (formées à partir de la communauté grecque de Damiette) voient le jour. Au crépuscule de l’expédition, ils seront rapatriés sur l’Hexagone et seront tous incorporés dans le bataillon d’orient de la Grande Armée.

    Enfin, un régiment de dromadaires est créé. Constitué de fantassins et de spécialistes autochtones, l’unité est équipé de sabres et de fusils d’infanterie à la manière des dragons en Europe. Jamais utilisé dans le choc d’une charge, le régiment sert dans les missions d’escorte, de reconnaissance dans la profondeur, de soutien à la cavalerie et l’infanterie. Les hommes quitteront leurs montures en même temps que l’Egypte et serviront dans la gendarmerie impériale.


    http://i42.tinypic.com/dy1xmw.jpg

    Les chameliers, un symbole de la campagne à eux seuls…

  • Participant
    Posts2925
    Member since: 26 février 2013

    Un bien beau mélange ! Merci de m’avoir fait découvrir ce patchwork qu’est l’armée d’orient (je suis vraiment une buse dans la période napoléonienne). Sinon une question me taraude : ou est ce que ces milliers d’effectif sont armé et avec quoi ? Des arsenaux locaux ? des ponctions dans des stocks ?

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    J’ignorais que la’armée d’Egypte comptait autant d’unités variées!
    J’imagine que les légions locales et les unités spéciales comme les dromadaires étaient un plus pour les combats et les campagnes, par leurs connaissances du terrain?

  • Modérateur
    Posts2015
    Member since: 26 août 2013

    Où est ce que ces milliers d’effectif sont armés et avec quoi ? Des arsenaux locaux ? des ponctions dans des stocks ?

    Les deux. D’un côté, les nouvelles recrues récupèrent les armes des soldats mis hors de combat. De l’autre, il existe quand même une intendance en armes que Bonaparte a emmené avec lui. On peut aussi compter avec les arsenaux capturés au Caire, à Alexandrie et les autres villes.

    J’imagine que les légions locales et les unités spéciales comme les dromadaires étaient un plus pour les combats et les campagnes, par leurs connaissances du terrain ?

    Ce fut le cas. Malheureusement, le manque d’enthousiasme et d’entraînement de certains éléments conduisirent le commandement à restreindre les tâches de certaines unités à la protection des côtes et au maintien de l’ordre. Cependant, les “locaux” se distinguèrent aux batailles de Canope, d’Alexandrie mais aussi lors des révolte du Caire.

    Il existait aussi d’autres projets comme celui de lever des gardes nationales avec les Européens présents dans les grandes villes d’Egypte. Il ne vit jamais le jour vu que la présence française fut loin d’être pérenne.

  • Participant
    Posts85
    Member since: 8 avril 2017

    Voici, en gros, les territoires tenus par les forces françaises, en mai 1799 :

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    @Massassi

    Il me semble que Acre n’a pas été prise, justement? Seulement la région autour

6 sujets de 1 à 6 (sur un total de 6)

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