Post has published by Nassau

Ce sujet a 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour par  Henri Ier de Lorraine, il y a 6 mois et 4 semaines.

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    La république Slovaque de 1939 à 1945.

    Pour comprendre la république Slovaque et sa création il faut remonter un peu en arrière.

    La Slovaquie était alors englobée dans la Tchécoslovaquie, jeune pays datant de 1918 qui englobait la Slovaquie, la république tchèque et d’anciens territoires de l’empire Austro-Hongrois. Ainsi plusieurs peuples cohabitaient. Ce n’est pas ce pays d’environ 15 millions d’habitants qui nous intéresse mais la République slovaque créée en 1939 à la suite du démantèlement de la Tchécoslovaquie par l’armée du troisième Reich, sous prétexte  de récupérer les suèdetes  peuplés par des Allemands majoritairement.

    Ayant réussi ce coup de maitre Hitler fait entrer son armée dans le territoire appuyée par les indépendantistes Slovaques dirigés par Josef Tiso qui avec le soutient d’Hitler ( plutôt la menace d’Hitler) crée la République Slovaque et en fait un état Fasciste-clérical. Le président Tchèque Edvard Benes part en exil et laisse le champ libre à ses ennemis qui outre la création de la république Slovaque créèrent le protectorat de Bohême-Moravie ( deuxième état crée par la dissolution du pays et dirigé par le nouveau président tchèque Emil Hachà complètement assujetti à Hitler).

     

    Revenons à Tiso. Qui est-ce? Cet extrémiste religieux nationaliste est le président du plus grand parti indépendantiste Slovaque (parti du peuple Slovaque) depuis 1938, et en tant que vice président depuis 1930. La création de la république le voit propulsé à la tête d’un tout petit pays d’environ 2 650 000 habitants dont 85 % de Slovaques, 15 % de Hongrois, d’Allemands de Roms. et 85 000 juifs

    Néanmoins Tiso n’est pas un nazi de première heure mais plutôt un nationaliste convaincu et un fervent catholique et aimerait éviter le nazisme dans son gouvernement.

    Il accepte notamment à partir de mars 1942 la déportation des juifs qui sera annulée en octobre 1942 lorsque l’opinion publique sera au courant des camps d’extermination ( plus réellement car le pays en a besoin pour fonctionner et que Tiso étant très religieux essaye d’écouter les attentes du pape) mais on estime environ  à 65 000 le nombre de tués.

    Dès sa nomination et la création de la République, la Slovaquie se voit en être en guerre contre la Hongrie dans un conflit frontalier pour le contrôle de quelques bandes de terres à l’est du pays mais y perd 70 000 habitants. Le conflit aura duré du 29 mars 1939 au 4 avril.

    Une indépendance de la Slovaquie? On peut se poser la question, contrairement au protectorat de Bohême Moravie, la république jouit d’une grande indépendance mais est économiquement et militairement assez soumise à l’Allemagne qui prend des décisions concernant son aspect économique et militaire et qui signe avec la Slovaquie le 23 mars 1939 le traité de « protection germano-slovaque » qui autorise la présence de la Wehrmacht dans l’ouest de la Slovaquie.

     

     Monseigneur Josef Tiso

    L’entrée en Guerre.

    Avec ce traité la Slovaquie rejoint la guerre contre la Pologne puis rejoint l’Axe et déclare donc la guerre à L’union soviétique le 23 juin 1941. Hitler ne considérait pas ce petit allié (tout comme il avait peu d’estime pour les hongrois roumains..) et ne lui donna que peu d’informations sur le plan d’attaque de l’Union Soviétique, d’ailleurs la Slovaquie en soit n’avait que peu d’intérêts  à faire cette guerre. Elle voulait récupérer des territoires pour compenser la perte territoriale cédée à la Hongrie.

    L’armée slovaque est créée à la hâte en 1939, avec le reste d’équipement de l’armée tchèque et  a reçu une instruction militaire limitée de l’Allemagne.

    L’armée slovaque comptait en 1939 seulement 30 000 hommes, manquant de cadres car les anciens officiers étaient presque tous Tchèques et ont fuit le pays, de plus l’armement lourd de l’ancienne armée tchécoslovaque fut récupéré par l’Allemagne.

    La participation à la guerre  se limita au début à des missions spécifiques anti partisanes dues au manque de moyens lourds de cette dernière et qu’Hitler refusait d’armer. Mais rapidement Hitler changea d’avis et voulu que l’armée Slovaque participe aux opérations. Dans le pays on mit la presse au service de la propagande on augmenta considérablement le budget de la guerre, on rationalisa la nourriture, et on construit des abris anti aérien et des moyens de défenses. De plus le pays était une route importante pour l’armée Allemande.

    L’armée se développa un peu et se dota d’armes plus lourdes et augmenta, passant à  54.754 militaires et 2.104 officiers et fut formée en deux divisions d’infanterie, deux régiments d’artillerie et des unités auxiliaires. Les membres de l’Axe saluèrent la volonté Slovaque

    Les opérations: 

    La Blitzkieg Allemande 

    L’armée est conduite par le chef des armées Ferdinand Čatloš, elle est dotée de peu de chars et d’anciens modèles tchécoslovaques mais à une unité d’élite de 3500 hommes nommée «Groupe d’armée rapide Pilfusek, » néanmoins le manque considérable de moyens motorisés continua à faire de l’armée une armée d’auxiliaire qui participa quelques bataille en Ukraine mais resta dans le maintien de la sécurité et la chasse aux partisans.

    D’ailleurs les Allemands décidèrent de la réorganiser en renvoyèrent en Slovaquie 30 000 soldats et on n’avait une piètre opinion de cette armée dans l’ensemble de l’Axe. Néanmoins les petites escadrilles aériennes participèrent à des opérations avec la Luftwaffe. Tito en profita pour faire une inspection de son armée sur le front.

    On remplace le commandant de l’armée par le général Antonín Pulanich le 12 aout 1941. L’armée Slovaque réduite à environ 30 000 hommes sur le front en comptant la réserve fut mieux organisée et préparée et combattit au Sud de Kiev et participa à la Grande Bataille de Kiev. On la sépara en Une division de combat dit “division rapide” et une division de sécurité en Ukraine et Pologne nommé “Deuxième division”. on estime donc à environ 18 000 hommes qui ont réellement combattu sur le front. Seule la première division empêcha une offensive soviétique près de la mer d’Azov. La réputation remontât par la suite.

    Retournement de situation et fin de la Blitzkieg

    Néanmoins plus les défaites Allemandes sont lourdes plus l’armée slovaque se retrouve à couvrir la retraite allemande et toujours lutter contre les partisans. Le désastre de Stalingrad voit une partit de l’armée rejoindre les partisans et en aout 1944 environ 70 000 hommes se soulèvent contre l’état de Tiso. Le soulèvement fut réprimé au prix de 20,000 morts. Personne ne put empêcher l’entrée des alliés en avril 1945 dans le territoire Slovaque. Le 5 avril sous la direction d’Edvard Benes la restauration de la Tchécoslovaquie est faite.

    La petite armée slovaque n’aura perdu que 7000 hommes sur le front et 8000 dans le camp des alliés.

    Josef Tiso sera capturé en bavière et sera pendu le 18 avril 1947.

     

          

     

     

     

  • Participant
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    Member since: 22 novembre 2017

    Vraiment très intéressant de mieux connaître l’histoire de petits pays comme celui ci. Bon résumé 🙂

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