Post has published by guiguit

Ce sujet a 6 réponses, 5 participants et a été mis à jour par  sanguinius, il y a 1 an et 2 mois.

7 sujets de 1 à 7 (sur un total de 7)
  • Modérateur
    Posts2005
    Member since: 26 août 2013

    Le XIXe siècle est surnommé le «siècle des nationalités». C’est aussi l’un des âges d’or d’une forme de combat particulière encore pratiquée encore aujourd’hui : la guerre urbaine. Lors des guerres napoléoniennes, les armées françaises se couvrirent de gloire et répandirent les idéaux de la Révolution. En outre, l’Europe fut durant cette période réorganisée en partie selon le principe des nationalités (Allemagne, Pologne, Italie…) ou bien des nationalismes furent suscités contre la France (Espagne, Russie…).
    A cela s’ajoute les masses venant des campagnes pour travailler dans les villes à l’époque de la Révolution industrielle et qui se retrouve dans la misère à vivre d’expédients.

    Hongrie, Italie, Pologne, France,… De nombreux pays connurent des phénomènes de guerre urbaine. Je vais ci-dessous livrer quelques éléments d’explication de cette forme de combat.

    Comme dit plus haut, il existe une masse prête à l’émeute à chaque grand évènement. En outre, il est à l’époque facile d’armer la population : fabriquer des balles et de la poudre est facile (recette connue, matériaux disponibles pour tous). Qui plus est, il arrive que les citadins fassent partie de milices à l’image de la Garde nationale en France qui leur fournissent des armes qu’ils gardent chez eux. Jusqu’aux travaux d’Haussmann (et même après), les rues des veilles cités d’Europe sont étroites et sinueuses où les grandes manœuvres et les batteries ont du mal à se positionner, à avoir lieu. De plus, cela facilite les barricades et le jet d’objet depuis les toits/fenêtres sur les troupes progressant dans les rues.

    Face à ça, il n’y a pas beaucoup de moyens de prévention vu l’inexistence ou le faible nombre de forces de police ou anti-émeute. Une stratégie consiste à laisser l’émeute se développer pour localiser le périmètre où déployer l’armée. Durant l’intervention militaire, les canons font sauter les barricades tandis que les fantassins progressent en deux fils de chaque côté d’une rue afin d’être à couvert. Une fois la rue sous contrôle, les maisons sont intégralement fouillés. Généralement, les combattants civils sont repérés à cause de leurs mains devenues noire du fait de la poudre.

    Connaissez-vous d’autres stratégies, tactiques ou techniques ? Pouvez-vous apporter plus à ce sujet en décrivant un combat urbain (Commune, printemps des peuples) ? N’hésitez pas à poser des questions !

  • Participant
    Posts2918
    Member since: 26 février 2013

    Pas grand chose je doit l’avouer.
    Je sais que Blanqui a écrit une brochure sur le combat urbain en France (un manuel d’instruction).
    Je sais aussi que les travaux d’Haussman on aussi pour but de limiter cette guerre urbaine en plus de l’assainissement de certains quartier urbain.
    La commune va montrer les limites vu que Paris sera quand même difficile a reprendre : les immeubles détruits empêche une bonne progression. Les communards vont faire un usage assez intelligent du feu pour limiter les progressions. D’ailleurs ils seront aussi armé de grenade artisanale (et de proto-cocktail molotov) très utile en combat urbain.

    Omnia Sunt Comunia

    Je suis anarchiste au point de traversé dans les clous pour ne point avoir de soucis avec la maréchaussée.

  • Participant
    Posts1232
    Member since: 17 juin 2016

    On peut tout de même remarquer que des dirigeants auront fait des travaux intelligents pour limiter les émeutes et autres révolutions, ainsi Napoléon troisième du nom aura fait élargir les rues de paris pour limiter les barricades et les jets d’objets venant des toits, les comunards auront fait les frais de cet élargissement (des barricades plus larges donc moins nombreuses).

    Un peuple qui n'aime pas son pays, ne mérite pas son indépendance.
    Moi

    Tiens , il pleut
    Napoléon Bonaparte

  • Participant
    Posts2918
    Member since: 26 février 2013

    Cet aménagement urbain guiguit l’évoque déjà (et je le répète d’ailleurs). Mais les aménagement d’Haussman (et pas de Napoléon III) sont concentré sur une partie de la capitale. D’ailleurs une partie peu habité d’une population en révolte (déjà sous haussman, c’était bourgeois). L’est parisien n’est pas touché par ces aménagements et c’est la zone ou les affrontements seront les plus dur.

    Omnia Sunt Comunia

    Je suis anarchiste au point de traversé dans les clous pour ne point avoir de soucis avec la maréchaussée.

  • Participant
    Posts1768
    Member since: 8 septembre 2015

    Je pense que les préceptes de la guerre urbaine au XIXeme siècle donneront lieu à l’évolution de l’attaque sur le plan psychologique des premiers temps de la WW1, nettement visible représenté je pense par le bombardement de Paris par les grosses Bertha Allemandes en 1915.

    Après ce raisonnement sur l’élément psychologique de la guerre urbaine peut être discuté mais je pense que le 19eme siècle représente les bases de ce dogme.

  • Modérateur
    Posts2005
    Member since: 26 août 2013

    grenade artisanale (et de proto-cocktail Molotov) très utile en combat urbain.

    Tu peux nous en dire plus à ce sujet ? Je pensais qu’à l’époque les grenades étaient jugées désuètes et n’avaient fait leur réapparition dans les tranchées de 14-18.

    élargir les rues de Paris

    J’avais entendu dire que l’élargissement des rues, des boulevards et autres avenues avaient été aussi conçus dans l’optique de faciliter une charge de cavalerie. Si je conçois aisément qu’un cheval lancé au galop (même au grand galop) puisse disperser une foule hostile, je l’imagine mal face à une barricade. Il faut sauter cet obstacle mais rien n’est dit sur la profondeur de la barricade et la meilleure conquête de l’homme risque fort de s’y faire empaler. Comme le confirme le sergent Chesterfield dans l’album n°15 des Tuniques bleues, Rumberley : «La cavalerie en rase campagne est efficace, mais pour les combats de rue, elle ne vaut pas un clou

    les aménagement d’Haussmann (et pas de Napoléon III)

    C’est franchement jouer sur les mots pour peu de choses. Haussmann a été nommé préfet de la Seine (il n’y avait pas municipalité à Paris car on craignait un pouvoir politique trop parisien depuis la Révolution) par Napoléon III. Je doute que Bonaparte ait laissé sa capitale se transformer sans avoir son mot à dire d’autant qu’Haussmann lui était tout dévoué.

    @Gytz, en quoi la canonnade des canons allemands est influencée par la guerre urbaine ? Les Allemands n’y ont pas été confrontés durant la Première Guerre mondiale, sauf durant leurs propres révolutions et émeutes (Printemps des Peuples).

  • Participant
    Posts1365
    Member since: 17 avril 2015

    Pour la grenade je connais le modèle irlandais du début XXe, une bouteille en verre remplie de divers éclats (cailloux, clous, tessons etc…) on remplit les interstices de poudre, on met une mèche, n allume et on jette. Bien sûr on risque autant de se déchirer la main que de toucher un ennemi mais bon….

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