Post has published by vauban

Ce sujet a 6 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  mongotmery, il y a 2 ans et 7 mois.

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  • Participant
    Posts2977
    Member since: 12 avril 2012

    La guerre de frontière sud-africaine: L’Opération Modular.

    http://1.bp.blogspot.com/-OrsZmPq57ww/UU2vjoHU67I/AAAAAAAAAJg/9PypedeaTzc/s640/ratel_20-et_olifant_dans_bush.jpg

    A)Le conflit:

    La guerre de frontière sud-africaine désigne l’ensemble de conflits s’étalant de 1966 à 1988 dans le sud-ouest africain. Il s’agissait de la lutte entre les forces communistes angolaises soutenu par cuba contre les forces de l’UNITA (mouvement Angolais proche du bloc de l’ouest) soutenu par L’Afrique du sud qui cherchait à empêcher le soutient de l’Angola aux forces marxistes Namibiennes (La Namibie est à l’époque sous contrôle sud-africain).
    Le conflit tant donc à passer à partir du milieu des années 70,d’une double guerre de contre-insurrection à un conflit symétrique entre les forces angolaises et l’armée sud-africaine.

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a5/South_Africa_Border_War_Map.png/280px-South_Africa_Border_War_Map.png

    B)Les forces en présences:

    Deux forces s’opposent durant l’Opération Modular que je vais vous présenter:
    La FAPLA ( pour forces armées de la libération de l’Angola) était autrefois la branche armée du MPLA (mouvement Angolais communiste). Lorsque le MPLA prend le pouvoir en Angola,la FAPLA devient l’armée national. A cette occasion elle passe d’une force insurrection à celui d’une armée calquée sur le modèle soviétique. Elle est articulée en Brigades pour facilité les combats sur un terrain difficile. La FAPLA est très bien équipée en matériels modernes avec des chars T-55,des BMP-1,de l’artillerie et des missiles sol-air,mais les soldats et les officiers manquent d’entrainement et sont pour la plupart des conscrits. L’état major Angolais fait donc appel à des instructeurs cubains afin d’encadrer au mieux son armée.

    http://hsfeatures.com/images/t55cw_7.jpg

    T-55,le char Angolais de base.

    La SADF ou armée sud-africaine est unique. Très flexible et mobile elle s’appuie sur un corps restreint de soldats professionnels et de blindés léger sur roue ( de type Ratel ). Elle peut compter également sur ses bataillons de blindé lourds (chars Oliphants) pour briser les forces adversaires.
    Les forces de L’UNITA qui soutiennent l’armée sud-africaine sont des forces de guérillas aptes à désorganisées l’arrière du front ennemi mais ils manquent de matériels lourds pour peser contre les blindés de la FAPLA.

    http://www.servir-et-defendre.org/armees_etrangeres/afrique_du_sud/olifant/bi_bae-systems-south-africa_olifant-mk2b_1.sd.jpg

    Et son rival l’olifant.

    C)l’opération Modular:

    l’opération Modular se déroule en 1987 dans le sud-est de l’angola. Cette région est sous contrôle de l’UNITA et est menacée par l’avancée du FAPLA . Début 1987, le FAPLA amasse ses forces dans la région Cuito Cuanavale. L’état major Angolais, très centralisé, prend place en ville et se prépare à lancer une vaste offensive dans la région afin de repoussée les forces de L’UNITA qui s’y trouvent. Le FAPLA dispose de 4 brigades mécanisées (16e, 21 e, 47 e et 59e brigades),largement bien équipée en blindé (plus de 500) et disposant d’un très bon appui aérien.
    L’armée sud africaine réagit en envoyant une brigade composée de 2 bataillons d’infanterie,d’une division blindé et d’une unité d’artillerie afin de protéger le sud de la rivière Lomba et de repoussée les forces du FAPLA.

    http://3.bp.blogspot.com/-rNmRD20P4pI/UUi7AbDJeeI/AAAAAAAAAIY/FFFUL3iKiYg/s1600/carte_01_modular_1-4.gif

    Le premier affrontement majeur à lieu en aval de la rivière Lomba,le 10 septembre, entre la 21e brigade du FAPLA et les défenses sud-africaines. La 21e Brigade tente de traversée la rivière par plusieurs assaut d’infanterie qui échouent à cause de l’intense barrage d’artillerie ennemi et la manque de coordination des différentes unités. Le génie de la 21e construit un pont afin de faire passer les blindés mais celui-ci est rapidement détecter et réduit en cendre par l’excellente artillerie sud-africaine.

    Au même moment la 47e Bridage Angolaise contourne la rivière Lomba par l’ouest et tente de prendre à revers les forces sud-africaines et de faire jonction avec la 59e brigade. Son avant garde se heurte aux Ratel sud-africain et subit de lourdes pertes dont plusieurs T-55.
    Le commandement sud-africain voit alors l’opportunité de détruire la 47e brigade qui est dangereusement éloignée des autres forces Angolaises. Une attaque est mené à couvert de l’artillerie sud-africaine mais la végétation du Bush empêche une progression et rapide et permet à la 47e brigade de répliquée.

    Le 22 septembre. L’état major Angolais se rend compte d’une faiblesse majeur dans son dispositif.
    La 47e brigade est trop avancée dans le dispositif ennemi et ne peut être correctement ravitaillée.
    Pour acheminer la logistique jusqu’à la 47e brigade,la 21e brigade doit percer le front et franchir la rivière. Celle ci bombarde les positions sud-africaine mais celle ci sont déjà abandonnées. Lorsque les colonnes de chars traversent le fleuve après le barrage d’artillerie,c’est pour se trouver face à une défense sud-africaine totalement indemne. Le combat tourne au carnage et les troupes angolaises sont repoussées par delà le Lomba. Finalement ,après plusieurs échecs, la 21e renonce à traverser le fleuve.

    http://3.bp.blogspot.com/-rNmRD20P4pI/UUi7AbDJeeI/AAAAAAAAAIY/FFFUL3iKiYg/s1600/carte_01_modular_1-4.gif

    Le 2 et 3 octobre,la 47e brigade isolée de ses bases tente de franchir le Lomba à travers les lignes ennemis. Harcelée par les forces de l’UNITA et l’aviation sud-africaine,son génie parvient enfin à poser un pont sur la rivière. Mais les forces sud-africaines ont été avertis et bombarde immédiatement les véhicule empruntant le pont. La 47e se retrouve pris au piège entre les flammes de ses propres blindés et les forces sud-africaines. Au milieu de ce véritable chaos,les Angolais perdent leur cohésion et se débandent. Les soldats des autres brigades regardent impuissants,la mise à mort méthodique de la 47e division mécanisée du FAPLA.

    Devant le désastre qui se profile,l’état major du FAPLA demande à ses forces de commencer à faire retraite vers Cuito Cuanavale. La Brigade sud-africaine reçois le renfort de char lourd olifants et d’artillerie et ce scinde en trois forces (alpha,Bravo et Charlie) avec pour mission de repousser les forces du FAPLA à l’est du fleuve Cuito. Au mois de novembre 1987, les forces sud-africaines soutenu par l’UNITA se rapprochent du fleuve ou le FAPLA maintient sa tête de pont.

    Le 9novembre, Groupe Charlie attaque avec ses oliphants la 16e Brigade positionnée entre les rivières Chambinga et Hube. La 16e brigade doit reculé jusqu’au fleuve Cuito.
    Le 11 novembre, C’est la 21e Brigade qui échappe de peu à l’encerclement au prix de la majeur partie de sa force blindé. Les forces Angolaises sont maintenant adossées au fleuve Cuito.

    http://4.bp.blogspot.com/-6PsIks0-esw/UU2sHYaW94I/AAAAAAAAAJA/6RFI0RkZ7h8/s400/colonne_olifant_depasse_ratel_20.JPG

    La terrible charge des Olifants.

    Le 25 novembre, les forces sud-africaines s’apprêtent à donner le coup de grâce à l’armée Angolaise par une offensive généralisée afin de chasser leur brigades de la rive est. Pourtant l’attaque sud-africaine s’enlise dans la confusion. Les forces sud-africaines avancent trop lentement à cause des champs de mines et du terrain. Le groupe Bravo ne peut aider les forces de L’UNITA au contact de l’armée Angolaise et doit rebroussé chemin. Le groupe Charlie qui doit prendre le pont Chambinga,qui permet de traverser le fleuve, tombe sur des positions adverses bien défendu et doit reculer sous le tirs nourri de l’artillerie angolaise dissimulée de l’autre coté du fleuve.
    Le FAPLA voit son moral remonter suite au retrait des forces sud-africaines. Sa tête de pont tiens toujours et ses forces campent sur leurs positions. Les sud-africains tentent de nouvelles attaques l’année suivante (1988) contre le pont Chambinga. Le pont est détruit mais les Angolais parviennent à ravitailler leurs forces par bateau. Les blindés sud-africains conçus pour leur mobilité s’empêtrent dans les champs de mines et ne peuvent percer les défenses angolaises.

    http://4.bp.blogspot.com/-H1O3ypyOi20/UUi4eXDoKII/AAAAAAAAAHo/osRnmerkpIM/s1600/carte_05_hooper.gif

    Finalement les forces en présence règle leur différent par la diplomatie. L’Afrique du sud s’engage à
    quitter le territoire angolais et à consentir à l’indépendance de la Namibie en échange du retrait des forces Cubaine en Angola. Les deux camps ne peuvent se permettre de se risqué en une guerre totale. L’armée Angolaise bien que capable de stoppé l’avancé sud-africaine à été saignée à blanc par son offensive et l’armée sud-africaines n’as pas les moyens quantitative pour des opérations prolongée.

    sources:
    -l’autre coté de la colline:la guerre de frontières sud africaine (dont sont issues notamment les cartes)
    -South African Border War de wikipedia.

  • Participant
    Posts2977
    Member since: 12 avril 2012

    Désolé d’avoir ouvert le sujet trop tôt tout à l’heure.^^
    Je vous convie à découvrir cette opération méconnue dans une guerre tout aussi méconnue.

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    Merci de nous faire découvrir ce conflit.

    C’est aussi l’occasion de (re)faire découvrir une de tes sources le blog l’autre côté de la collinequi est animé par un membre du forum : Stéphane Mantoux.

    La résistance angolaise est assez brillante face à une armée sud africaine et son équipement moderne bien que cette dernière subissait un embargo sur les armes. Cet embargo qui poussa l’Afrique du Sud à bâtir sa propre industrie de l’armement d’où est issu l’olifant.

    Comparaison n'est pas raison.

  • Participant
    Posts2977
    Member since: 12 avril 2012

    A vrai dire,il me semble que l’Angola avait un avantage qualitatif sur l’Afrique du sud durant cette guerre. Les Olifants étaient de vieux modèles comparé aux T-55 angolais qui étaient améliorés aux normes du pacte de Varsovie. Cependant dans l’ensemble les Angolais ont mieux gérer leur défense que leur attaque sur la rivière Lomba. 😉

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    L’olifant est un char de la fin des années 70, c’est un centurion amélioré.
    Ceux qui ont servis à cette guerre sont des versions MK1A de 1983 cela me parait plus que correct face à des T55 des années 50 même améliorés !

    EDIT: Mais de toute façon on ne peut pas résumer ce conflit juste par le duel entre ces deux chars.

    Comparaison n'est pas raison.

  • Participant
    Posts2977
    Member since: 12 avril 2012

    Je me référait à l’avis de Jérôme Percheron à propos des Olifants sur le blog l’autre coté de la colline:

    …la vingtaine d’exemplaires engagés à partir de l’opération Hooper ont tenu la dragée haute aux T-55 adverses pourtant plus récents.

    Les T-55 étant produits à l’export bien après leur conceptions dans les années 50,ce n’est pas forcement étonnant que les variantes utilisées en Angola soit plus récentes même si cela ne veut rien dire sur leur capacités.

    Cela dit je soutient ton avis,cette bataille ne se base pas sur les compétences de ses deux chars. Les sud-africains se reposeront d’ailleurs d’avantage sur leurs Ratel contre les blindées ennemis dans le bush.

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    C’est une opération intéressante, on voit l’utilisation de plusieurs ares et le rôle des blindés dans une végétation qui semble être proche du bocage ou des terrains boisés (boues, arbres, parties de terrains herbeux, fleuves et rivières)

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

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