Post has published by Comte de Dordogne

Ce sujet a 14 réponses, 6 participants et a été mis à jour par  cuirassier, il y a 1 an et 4 mois.

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 15)
  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    Bonjour a tous, je suis nouveau sur le forum et je voulais chercher des informations sur la guerre Austro-prussienne par exemple:
    Comment le conflit c’est dérouler?
    qu’elles étaient les conditions d’armistices beaucoup plus dures que voulait dicter Guillaume premier, avant d’avoir rallier les idées de sont gouvernement?

    j’espère avoir des réponses et que vous allez éclairer ma lanterne.
    (ps: je ne suis pas sur d’avoir placer le sujet dans la bonne catégorie, merci de le rediriger si il est mal placé 🙂 ).

  • Participant
    Posts6
    Member since: 26 janvier 2017

    En 1850, la Prusse et l’Empire d’Autriche veulent unifier l’Allemagne. En effet, les états allemands sont regroupés dans une confédération germanique. 2 solutions s’offrent aux deux puissances : l’Autriche propose la solution “Grand Allemande” qui réunit tous les états de la confédération en plus de la Prusse et de l’Autriche. Tandis que la Prusse préfère la solution “Petite Allemande” qui regroupe les états de la confédération sans l’Empire autrichien.
    En 1862, Guillaume Ier nomme Bismark chancelier. Ce dernier est convaincu que l’unification ne peut se faire que par le sang.

    En 1866, prétextant une mauvaise gestion autrichienne des duchés, Bismark déclare la guerre à l’Autriche. Cette dernière appelle alors les états de la confédération germanique à se mobiliser contre la Prusse. La Prusse alliée à l’Italie, réagit. Le 3 juillet 1866, à Sadowa, la Prusse remporte une victoire décisive sur l’Autriche. Suite à cela, l’Autriche est évincé des états allemands. La paix de Prague est ratifié le 18 août 1866 : dissolution de la confédération germanique, accroissement territorial de la Prusse, accroissement de son prestige. Création de la confédération de l’Allemagne du nord, gouverné par Bismark. Tandis que François-Joseph crée l’Autriche-Hongrie

    Voilà, j’espère avoir bien répondu à tes attentes 🙂

  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    En 1850, la Prusse et l’Empire d’Autriche veulent unifier l’Allemagne. En effet, les états allemands sont regroupés dans une confédération germanique. 2 solutions s’offrent aux deux puissances : l’Autriche propose la solution “Grand Allemande” qui réunit tous les états de la confédération en plus de la Prusse et de l’Autriche. Tandis que la Prusse préfère la solution “Petite Allemande” qui regroupe les états de la confédération sans l’Empire autrichien.
    En 1862, Guillaume Ier nomme Bismark chancelier. Ce dernier est convaincu que l’unification ne peut se faire que par le sang.

    En 1866, prétextant une mauvaise gestion autrichienne des duchés, Bismark déclare la guerre à l’Autriche. Cette dernière appelle alors les états de la confédération germanique à se mobiliser contre la Prusse. La Prusse alliée à l’Italie, réagit. Le 3 juillet 1866, à Sadowa, la Prusse remporte une victoire décisive sur l’Autriche. Suite à cela, l’Autriche est évincé des états allemands. La paix de Prague est ratifié le 18 août 1866 : dissolution de la confédération germanique, accroissement territorial de la Prusse, accroissement de son prestige. Création de la confédération de l’Allemagne du nord, gouverné par Bismark. Tandis que François-Joseph crée l’Autriche-Hongrie

    Voilà, j’espère avoir bien répondu à tes attentes 🙂

    Merci de m’avoir expliqué le contexte. :cheer: Mais avant la paix de Prague, le roi de Prusse voulait occuper Vienne et voulait des conditions d’armistices beaucoup plus dures. Et je voudrai bien connaitre les détails de ces conditions plus dures pour l’Autriche.

  • Participant
    Posts6
    Member since: 26 janvier 2017

    En posant cette question, tu viens de m’apprendre que le roi de Prusse voulait des conditions d’armistices. Je ne suis donc pas en mesure de te répondre pour cette partie…

    En espérant que quelqu’un le sache pour te l’expliquer (ainsi qu’à moi du coup)

  • Modérateur
    Posts2015
    Member since: 26 août 2013

    Il faut comprendre la mentalité du roi Guillaume et de ses généraux. Pour eux, une guerre n’est victorieuse que si l’on ampute le territoire de l’ennemi et que l’on l’humilie suffisamment. Cela se traduit concrètement par des indemnités de guerre énormes, la cession de la Moravie (Tchéquie). Or, Bismarck, le chancelier de Prusse, voit plus loin. Il veut l’unification des terres allemandes sous l’égide de la Prusse, no plus ni moins. Pour lui, il faut se “contenter” d’éjecter l’Autriche des affaires allemandes sans chercher à l’humilier car cette nation peut être l’alliée de demain (ce qu’elle fut).

    Alors que toutes les chancelleries d’Europe s’attendait à un conflit lent et sanglant qui affaiblirait les deux parties, les Prussiens se montrèrent éminemment supérieurs. Ils réalisèrent une mobilisation optimale, concentrèrent rapidement leurs troupes grâce aux chemins de fer et vainquirent l’armée autrichienne en une bataille décisive, la bataille de Sadowa. Les fusils et les canons plus modernes des Prussiens décimèrent les rangs des Habsbourg. La modernité des fusils permettait aux fantassins de recharger leur arme couché là où les Autrichiens devaient se tenir debout sous le feu ennemi pour le faire. en outre, les officiers prussiens disposaient d’une large initiative de manœuvre pour réaliser leur objectif alors que leurs homologues autrichiens devaient sans cesse demander l’autorisation de l’état-major.

  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    Merci beaucoup guiguit pour ces détails. 🙂

    Mais l’armée autrichienne n’avait aucune chance de vaincre son homologue prussien?

  • Participant
    Posts1365
    Member since: 17 avril 2015

    Totalement, la victoire prussienne tient à ce qu’on appellerait un gros coup de bol. Les Autrichiens traînent, ne font pas trop attention parce qu’ils sont en train de gagner, et là, pouf, la IIe armée (arrivée en retard ce qui casse tout le joli plan de Moltke) tombe sur le flanc droit autrichien, et là c’est la fin. Mais les Autrichiens auraient tout à fait été capables de gagner, oui.

    En fait ce qui c’est passé c’est que Moltke a fait un plan, il est parti dans tous les sens et finalement les prussiens ont gagnés. Après, oui, il a du mérite sur l’utilisation des chemins de fer.

  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    je me posait une autre question, pourquoi les autres puissances européennes ne sont pas intervenus dans le conflit? Un autre pays aurait put tirer son épingle du jeu, nan ?

    Aussi, merci Sanguinius pour avoir répondu au sujet. :cheer:

  • Participant
    Posts129
    Member since: 12 juin 2014

    De tête Napoléon III à négocier sa non interventions contre la Prusse contre le Luxembourg (qu’il n’aura jamais d’ailleurs) quand à la Russie je ne sais pas.

  • Modérateur
    Posts2996
    Member since: 12 avril 2012

    qu’elles étaient les conditions d’armistices beaucoup plus dures que voulait dicter Guillaume premier, avant d’avoir rallier les idées de sont gouvernement?

    Les Prussiens voulaient une nouvelle fois annexer une fidèle allié de l’Autriche : la Saxe. Cette dernière ayant consenti de gros sacrifices pour cette guerre le Kaiser autrichien ne céda pas sur ce point.
    Ils devaient y avoir des concessions en Bohème et ce qu’il restait de la Silésie autrichienne. Guillaume voulait également défiler avec son armée dans Vienne. Bismarck, avec difficulté, est parvenu à convaincre son monarque que cela est dangereux. Humilier l’Autriche empêcherait la réconciliation et mettrait cette dernière dans les bras de la France.
    Mais la Prusse est bien la grande gagnante, fin de l’influence autrichienne et de nombreuses annexions d’états alliés des Habsbourg, plus la partie autrichienne du Schleswig Holstein.

    je me posait une autre question, pourquoi les autres puissances européennes ne sont pas intervenus dans le conflit? Un autre pays aurait put tirer son épingle du jeu, nan ?

    On l’oublie beaucoup mais l’Italie était en même temps en guerre contre l’Autriche.
    La France est restée neutre, malgré les appels à l’aide de Vienne, contre quelques vagues promesses de concessions. Voir le sujet ici.
    La France avait tout de même « invité » la Prusse à ne pas aller trop loin. L’espoir de Napoléon III était de devenir l’arbitre d’une Allemagne divisée.

    Comparaison n'est pas raison.

  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    Si la Prusse avait perdu, qu’elles en auraient étaient les conséquences alors ?
    une Allemagne émietté pour encore longtemps et une Prusse éjectée du jeu allemand ?

  • Modérateur
    Posts2996
    Member since: 12 avril 2012

    Tout dépend de l’ampleur de la défaite.

    L’Autriche aurait pu reprendre la Silésie, accroitre son influence jusqu’à opter pour la solution de la “Grande Allemagne” sous une forme de confédération.

    Ou alors on pourrait avoir deux belligérants profondément affaiblis et une France qui en profite pour s’imposer.

    Comparaison n'est pas raison.

  • Participant
    Posts106
    Member since: 1 mars 2017

    Ou alors on pourrait avoir deux belligérants profondément affaiblis et une France qui en profite pour s’imposer.[/quote]

    Une annexion de la rive gauche du Rhin ?

  • Participant
    Posts129
    Member since: 12 juin 2014

    Une annexion serait un poil violent comme action l’Angleterre ne laisserait pas passer ça surtout avec un Bonaparte à la tête de la France.

  • Modérateur
    Posts2996
    Member since: 12 avril 2012

    Oui on serait plutôt sur une sorte d’Allemagne divisée en trois blocs dont un sous influence française, un peu à la manière de ce qu’il se faisait sous le premier Empire. Enfin on est là dans l’Histoire fiction.

    Comparaison n'est pas raison.

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 15)

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