Post has published by mongotmery

Ce sujet a 5 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  mongotmery, il y a 2 ans et 11 mois.

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    La guerre américano-britannique de 1812

    La guerre britannico-américaine qui se déroule en 1812, en parallèle de la lutte de la Grande-Bretagne contre Napoléon, est causée par plusieurs rivalités entre cette dernière et les jeunes USA. Le fond du problème reste la non-reconnaissance des USA par la Grande-Bretagne, et cela se traduit par plusieurs revendications. Ainsi, les Britanniques exigent de réincorporer les marins anglais déserteurs qui travaillent sur des navires marchands américains. Il existe aussi une rivalité dans le commerce maritime avec les USA, bien que la Grande-Bretagne en soit tributaire pour les produits alimentaires. Enfin les baleiniers britanniques et américains sont en concurrence.
    La guerre se déclare à la suite d’une succession d’incidents navals durant lesquels des navires britanniques tentent d’arraisonner des navires américains pour y capturer les déserteurs. La majorité obtenue au Congrès est la plus faible de l’histoire américaine.

    Situation militaire

    Les Britanniques disposent de peu d’hommes au Canada, à cause des combats qu’ils mènent en Espagne contre Napoléon. Au total, on compte 6000 Britanniques et 10 000 miliciens locaux. Très peu de renforts arriveront de métropole.
    A l’inverse, les Américains réussissent à mobiliser un grand nombre de soldats et miliciens dans la plupart de leurs états. On note seulement la Nouvelle-Angleterre comme état qui n’adhère pas à la guerre. Son commerce en pâtit en effet, et des commerçants américains continueront d’expédier des marchandises de contrebande.

    Sur mer, l’avantage est à la Royal Navy. Comme durant la guerre d’Indépendance, l’US Navy oppose des navires côtiers et quelques corsaires capables de parcourir l’Océan Atlantique à la Royal Navy, qui est fortement mise à contribution en Europe mais garde des effectifs suffisants pour sécuriser la ligne transatlantique et les côtes canadiennes. Elle exerce aussi un blocus sur les côtes américaines, qui fera chuter de plus de 3/4 le montant du commerce en 1814.

    La particularité de cette guerre est qu’il existe un second théâtre naval: les Grands Lacs sont en effet à cette époque déjà bordés par le Canada et les USA, et des ports y sont présents en grand nombre. Des flottilles de guerre existent aussi quoique les chantiers navals restent de taille limitée. Dans ce domaine, les deux pays partent à armes égales.

    Les Britanniques, par l’intermédiaire des habitants du Canada, se sont alliés aux tribus amérindiennes Shawnees. Elles fournissent un important contingent de combattants, armés de mousquets à l’européenne, sous le commandement de chefs comme Tecumseh.

    L’initiative appartient donc aux USA. Ils projettent lancer plusieurs offensives dans le Bas-Canada (Québec) et le Haut-Canada (Ontario). Les espaces entre les villes (et donc les bases militaires, des forts pour la plupart), sont très grandes, de l’ordre de la quarantaine de kilomètres. Le terrain est plutôt plat, mais très fortement boisé, souvent par des forêts d’arbres de taille moyenne avec des sous-bois assez denses. De nombreuses rivières parcourent le territoire, se jetant dans les Grands Lacs. Ces cours d’eau sont de taille modeste, mais constituent des coupures intéressantes pour établir une position défensive.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4b/Anglo_American_War_1812_Locations_map-fr.svg/300px-Anglo_American_War_1812_Locations_map-fr.svg.png
    Carte du théâtre terrestre principal de la guerre

    On se trouve ainsi dans la situation paradoxale où les Britanniques ont des lignes logistiques suffisamment importants et sécurisées, mais pas le matériel et les effectifs qui doivent y transiter. Les Britanniques adoptent donc une stratégie défensive.

    Sur le théâtre naval

    Les Américains ont une flotte qui ne peut rivaliser avec la Royal Navy. En revanche, ils ont une bonne expérience des expéditions en haute mer. Ils ont mené quelques années auparavant une guerre contre les pirates de Libye. Au début de la guerre de 1812, ils mènent des actions corsaires contre le trafic marchand britannique. La plupart des navires sont des bricks ou des sloops, soit des navires plutôt petits, qui ne recherchent pas le combat de ligne. Les Britanniques déploient des frégates pour contrer les actions de ces navires, mais outre la difficulté de ces missions de surveillance, ils ont un problème.

    Les Américains disposent aussi de six frégates originelles construites depuis le Naval Act de 1794. Ces navires sont des trois-mâts équipés de 38 ou 56 canons, capables d’engager avec succès n’importe quelle frégate européenne, qui sont limitées à 38 canons et de dimensions inférieures. Par ailleurs, les frégates américaines conservent une vitesse en moyenne supérieure à celle des navires de ligne américains.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/40/USSConstellationUSSCongressHull1795.jpg/220px-USSConstellationUSSCongressHull1795.jpg
    Structure de coque qui a servi pour la construction de deux des six “frégates originelles”

    Avec ces frégates, les Américains se permettent des actions corsaires plus audacieuses. Trois frégates britanniques sont capturées ou coulées, tandis que les navires de course américains remportent aussi des succès contre des navires d’escorte britanniques équivalents.

    En revanche, les baleiniers britanniques reçoivent des lettres de course pour s’attaquer aux baleiniers américains dans le Pacifique, obligeant les Américains à y détacher la frégate USS Essex.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fc/United_States_Macedonian.jpg/220px-United_States_Macedonian.jpg
    La frégate USS United States victorieuse face à l’HMS Macedonian

    Mais ces succès ne dureront pas, les Britanniques réagissent rapidement. Ils renforcent au début 1813 les unités détachées dans l’Atlantique, au détriment du théâtre européen qui, après 1811, voit une diminution des besoins en navires.
    Tout d’abord, les équipages attribués à ce théâtre sont renforcés en qualité. La Royal Navy a en effet dû racler les fonds de tiroir pour la guerre de 1812, c’est d’ailleurs ce manque qui lui faisait exiger les déserteurs aux Américains. Mais elle affecte désormais des marins plus qualifiés, et ce à tous les grades. De plus, des navires plus lourds sont alignés.
    Enfin, les Britanniques ajustent leur dispositif de protection et leur blocus: la coopération entre les navires de différentes tailles est renforcée. On voit ainsi un plus grand nombre de navires américains détruits, et en particulier dans le cas des grandes frégates originelles, ce ne sont pas de lents navires de ligne qui les vainquent, mais des escadres de frégates et de sloops.

    L’emprise de la Royal Navy se renforce sur la côte Est des Etats-Unis, au point qu’en 1814, plusieurs escadres pénètrent dans la baie de Cheasepeake et harcèlent les ports. En Août 1814, ces opérations culminent avec le débarquement d’unités terrestres qui battent la milice américaine et s’emparent de Washington. Les bâtiments publics de la ville sont incendiés, et c’est à la suite de cet incendie que le palais présidentiel sera repeint en blanc, donnant la célèbre Maison Blanche.

    Malgré la portée symbolique de cet acte et le poids économique du blocus, le théâtre le plus important reste les environs des Grands Lacs. Et tout ne s’y déroule pas bien pour les Américains..

    Les combats dans les Grands Lacs

    Les combats entre les flottilles fluviales et troupes terrestres sont étroitement corrélées. Avec le niveau d’informations que j’ai, décrire l’intégralité des combats se déroulant serait long (et indigeste) et n’aurait pas vraiment d’intérêt, à part le point purement informatif.

    Les combats se déroulent le long des rives du lac Erié et du lac Ontario principalement. Les “voies d’invasion” sont constituées de routes très modestes.
    On a vu pourquoi les Américains avaient l’initiative terrestre, ils vont donc lancer plusieurs attaques. Les colonnes sont constituées en partie de soldats, mais surtout de miliciens.
    Les attaques se heurtent aux défenses canadiennes et amérindiennes: elles prennent souvent la même forme: les troupes Shawnees opèrent avec les troupes canadiennes pour ce qui est des mouvements défensifs, mais tactiquement, le rassemblement de guerriers opèrent dans son coin, souvent en embuscades. Les troupes américains s’emparent de quelques villages et de postes fortifiés, mais rapidement elles son bloquées par les forts et le gros des défenseurs. Toutes les offensives tournent court.

    Sur les Lacs, les flottilles américaines ont d’abord l’avantage. Elles s’attaquent aux ports britanniques, et soutiennent la progression des troupes terrestres. Les navires américains sont supérieurs en qualité et en nombre le plus souvent.
    Néanmoins, en raison des rares voies de franchissement entre les différents lacs, l’issue des combats varient.

    Ainsi le lac Ontario est le seul sur lequel les Britanniques avaient déjà une flottille puissante en place, allant jusqu’à compter un navire de ligne. Les Américains tentèrent de contrebalancer cet avantage en établissant un chantier naval, servi par des charpentiers de la côte Est. Ils réussirent à créer de toutes pièces une flottille qui permit d’attaquer Ontario, mais un avantage durable ne put être acquis sur la flotte britannique, sa base de Kingston, restant inviolée.
    Sur terre, les Américains lancèrent une attaque puissante qui fut annihilé sur la Beaver Dams, les Canadiens et Amérindiens encerclant et forçant à se rendre les 600 Américains.
    Les deux flottilles se tinrent en respect jusqu’à la fin de la guerre.

    A l’inverse, dans la région de Detroit, les Britanniques et leurs alliés Shawnees sous le commandement du chef Tecumseh repoussèrent les attaques américaines sur la ville, mais échouèrent à l’offensive à leur tour. Les forts américains tinrent le siège, et si les Amérindiens défirent les renforts américains, ils ne restèrent pas pour tenir le siège. Les Britanniques durent donc eux aussi l’abandonner.
    Mais en Septembre 1813, le capitaine Oliver Perry remporte plusieurs affrontements et concrétise sa victoire en menaçant les lignes de communication britanniques.
    Les Britanniques et Amérindiens se replient alors de Detroit, mais sont attaqués sur la rivière Thames par une force de soldats et miliciens américains. Le commandant britannique Henry Procter préparent ses troupes en défense derrière le gué de la rivière, mais les Américains les suivaient de trop près et les attaquent avant que les canons ne soient mis en batterie. Les Shawnees tiraillent sur le flanc américain, mais n’empêchent pas la défaite britannique. Les soldats américains se retournent alors contre les Amérindiens et les mettent en fuite, tuant le chef Tecumseh. Cette mort suffira à briser la coalition entre les Canadiens et les Amérindiens.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/01/Battle_erie.jpg/220px-Battle_erie.jpg
    Oliver Perry combattant sur le lac Erié

    Cette victoire à Detroit permit aux Américains d’attaquer sur le lac Huron les Canadiens. Ceux-ci avaient en effet capturé des postes de ravitaillement, donc l’ile de Makinac. Un expédition de canonnières fut envoyée, mais les troupes débarquées furent défaites par les Indiens. Les Américains maintinrent alors un blocus à l’aide de deux canonnières, qui furent capturées par une attaque surprise des Amérindiens.

    Théâtre Sud et courte guerre hispano-américaine

    Les Britanniques attaquèrent aussi dans le Sud. Une guerre larvée s’était en effet déclenchée en 1812, opposant les USA aux Espagnols et au Indiens Séminoles et Creeks. Les Américains bénéficiaient d’effectifs importants sous forme de milices, quand les Espagnols n’opposaient qu’une faible garnison avec des auxiliaires Noirs (anciens esclaves) et Séminoles. Les Américains s’emparèrent de Mobile sans coup férir.
    Les Espagnols préféraient en effet perdre leurs villes-frontières plutôt que de risquer l’ensemble de leurs faibles garnisons. Ils avaient en effet fait le choix de renforcer avec l’armée métropolitaine les armées d’Amérique du Sud, opposées aux révoltes indépendantistes.

    Les Britanniques tentèrent de s’emparer de la Nouvelles-Orléans, mais leurs attaques (pourtant en supériorité numérique) furent insuffisamment coordonnées, et insuffisamment soutenues par l’artillerie alors que les Américains avaient établi une ligne de défense solide. Le commandant britannique trouva la mort dans la deuxième attaque, et les troupes rembarquèrent.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/35/Battle_of_New_Orleans.jpg/260px-Battle_of_New_Orleans.jpg
    Epique défense de la ligne fortifiée américaine, sous le commandement d’Andrew Jackson, futur président des Etats-Unis

    En 1814, Napoléon capitule. Les Britanniques voient une grande part de leurs troupes libérées. 15000 hommes sont transférés vers le Canada. Ce renfort permet aux Britanniques d’envisager de reprendre l’offensive, et ils visent New York, dans l’espoir de négocier une paix favorable.
    Une attaque est menée, d’abord sur le lac Champlain. Elle échoue à la bataille de Plattsburg, où les navires américains, simplement des sloops et des canonnières, vainquent une flottille britannique alignant une frégate. Les causes de cette victoire tiennent en l’étroitesse de la baie, le manque d’entrainement des équipages britanniques et les défauts de fabrication des navires (dont la frégate).
    Cette défaite annule l’offensive terrestre, qui verrait ses communications menacées.

    Les deux pays recherchent alors la paix. Les Britanniques commencent à être épuisés de la guerre, et alors qu’ils ont défaits Napoléon, celle en Amérique est gênante pour le commerce et l’activité économique en général (l’état de guerre entraînant des impositions importantes). Côté américain, la guerre est un échec au Nord, et la continuer brise le commerce et, plus grave, l’unité du pays. Ils craignent néanmoins que les Britanniques, forts de leur raid contre Washington, n’exigent des territoires. Mais le général Wellington, désormais commandant de l’armée britannique, s’y oppose. Il considère en effet qu’en l’absence d’offensives réussies et donc de territoires à échanger, les Britanniques ne peuvent demander de bonne foi des territoires dans un processus de paix.

    Une paix fut donc conclue par le traité de Gand en Février 1815, avec un retour au statu quo ante bellum.

    Sources
    Wikipedia
    Forums américains

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  • Participant
    Posts2925
    Member since: 26 février 2013

    Joli travail !
    J’ai quelques questions sur les combat fluviaux : est-ce que les tactiques mise en place on eu une évolution significative dans cette guerre, voir dans des précédentes notamment dans la colonisation européenne ?

    Omnia Sunt Comunia

    Je suis anarchiste au point de traversé dans les clous pour ne point avoir de soucis avec la maréchaussée.

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Je n’ai pas beaucoup de sources, je me suis limité à lire le wikipedia avec tous les articles subsidiaires. J’ai eu quelques infos sur la guerre anglo-américaine des sites américains, mais c’était plutôt sur la guerre hispano américaine sinon (paradoxalement).

    Néanmoins, je peux essayer de répondre à ta question:
    Les navires utilisés sont de part et d’autre très proches des navires utilisés sur mer. Cela s’explique par plusieurs points de vue:
    – d’abord, les Grands lacs sont grands, et proches de l’océan atlantique: donc il y a beaucoup de vents, et de courants importants. On ne peut pas s’y battre comme sur un étang.
    ensuite, les Grands Lacs ont été habités par les Européens relativement récemments: penser que l’Ouest des USA atteint au moment de la guerre le Lac Huron, laissant l’immense lac Supérieur vierge. Il y a donc peu d’aménagements, et on a vu que les Américains ont amené en catastrophe de la main-d’oeuvre depuis la côte Atlantique. Pas le temps de s’adapter donc, et on copie les navires marins

    On se retrouve donc avec des sloops, des bricks, des canonnières, et des frégates. Les tactiques utilisées sont donc relativement proches de celles qui sont utilisées sur mer. On notera cependant l’utilisation de la connaissance particulière des fonds du lac, par exemple durant la bataille de Plattsburg.
    Pour ce qui est de la coopération avec les forces terrstres, il s’agit principalement de soutien logistique. On ne relève (ou alors anecdotiquement) d’appui-feu depuis les navires au profit des forces terrestres.

    La grande différence entre les théâtres maritime et fluvial, c’est que sur les lacs les deux adversaires partent à forces égales grosso modo, tandis que sur mer les Britanniques ont d’emblée la supériorité, et établissent donc naturellement un blocus tandis que les Américains réagissent par des corsaires.

    A propos de ce théâtre maritime, la situation des Américains avec leur six frégates originelles surpuissantes, mais quand même vaincues, me fait penser aux cuirassés de poche et cuirassés allemands de la deuxième guerre mondiale, avec le concept de “plus rapide que les plus lourds, plus lourd que les plus rapides”. Or, dans les deux cas, la combinaison des forceschez l’adversaire (les Britanniques dans les deux cas) a entrainé l’échec de ces unités.

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  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Quelques précisions:
    c’est un seul navire, l’Essex, qui s’attaqua dans le pacifique au commerce avec l’Amérique du Sud des Britanniques puis, en l’absence de nouveaux ordres, s’attaqua aux baleiniers plus au Nord. Il les chassa de la zone, faisant sombrer le commerce baleinier déjà impacté par les mobilisations dans la Royal Navy. Les Américains prirent le relais. Revenant au Sud avec un baleinier capturé baptisé “Essex junior”, l’Essex fit escale à Valparaiso. Les tempêtes du Pacifique nécessitait des réparations. Mais les Britanniques avaient déployé des bateaux pour le couvrir le trafic avec le Chili, et ainsi deux navires le coincèrent dans Valparaiso, et le détruisirent (forts dégâts avant reddition, échouage ou a t’il coulé?) à sa sortie.

    Les tactiques fluviales consistaient en l’utilisation d feu des gros navires, et de petits navires, voire de chaloupes, pour les attaquer de près. Les chaloupes armés d’un canon en proue et de tireurs pouvait endommager les mâts ou la coque des bricks et sloops, voire harceler avec des mousquets les canonniers. Des brûlots furent aussi probablement utilisés.
    Les Britanniques combattirent de cette façon lors de la bataille de la baie de Navarin.

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  • Participant
    Posts524
    Member since: 2 septembre 2012

    A noter qu’il me semble que les baleiniers avaient un certificat les dispensant de la presse (l’enrôlement forcé dans la Royal Navy) et donc, je ne suis pas sûr qu’ils soient tant impacté par la mobilisation.

    Sinon, au niveau du théâtre maritime les forces semblent pour beaucoup très déséquilibrée avec les dizaines de vaisseaux côté britanniques contre 6 côté américain (ou à peu près). En réalité, comme dit précédemment, les navires britanniques sont épuisés par les longs blocus des côtes françaises qui les obligent à rester au large de longues années ce qui fragilise grandement les coques et nécessitent des réparations en profondeur par la suite. Ce qui ne laisse finalement que peu de navires disponible même après la défaite de Napoléon.

    On a principalement des frégates très anciennes de 28 canons par exemple qui ne servent en réalité à rien (en un contre un) face aux nouvelles frégates américaines. Très peu de navires équivalent sont présents au début permettant les sorties des frégates pour aller agir comme corsaire et attaquer les navires isolés au début de la guerre, en plus des petits bâtiments faisant des ravages dans le commerce maritime britannique jusque dans la manche.

    Finalement, c’est l’appui de quelques frégates lourdes libérées (et construites récemment) d’Europe qui permit réellement d’immobiliser les navires américains dans les ports (de Boston notamment) après la perte de quelques navires. Mais ces pertes furent plus symboliques que réellement importante car ces combats singuliers n’étaient pas vraiment équilibrés, les frégates américaines disposait d’échantillonnage (cela désigne notamment l’épaisseur des bordages de la coque) digne de navire de ligne et surpassait souvent nettement en armement leurs homologues britanniques affrontées (qui étaient des navires bien plus vieux). Au final, les américains en ayant tout leurs moyens concentrés face à un adversaire dispersé dans le monde entier et forcé à réaliser des blocus long et difficile équilibrait grandement les forces.

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Je sais que les baleiniers britanniques avaient une lettre de marque pour être corsaires contre les baleiniers américains, d’où l’envoi de l’Essex par les Américains pour riposter.

    Les 6 navires côté américain sont les frégates, mais il y a aussi un certain nombre de bricks et de sloops, une trentaine. On est néanmoins loin de la Royal Navy. En fait l’US Navy bénéficiera simplement du petit noyau de marins aynt fait la quasi-guerre et la guerre tripolitaine, pour créer une flotte.

    Les Britanniques avaient en effet des frégates lourdes pour coincer les navires américains, mais le gros du travail reposa sur des frégates inférieurs opérant avec des navires plus petits pour battre les frégates américaines.

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