Post has published by Kynareth

Ce sujet a 86 réponses, 27 participants et a été mis à jour par  mongotmery, il y a 1 an et 5 mois.

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    Chapitre 1: Le contexte

    En 1942, nous nous retrouvons dans un contexte ou l’Allemagne se retrouve coincée au fond du mur. Avec l’entrée en guerre des États-Unis, Hitler devait finir au vite sa campagne au front de l’Est afin de se préparer à l’arrivée des troupes américaines dans des combats futurs. L’invasion de l’URSS se déroula plutôt bien pour la Wehrmacht qui accumula victoire par-dessus victoire, mais le temps commence à manquer et Hitler ne peut se permettre de coincer ses troupes dans une guerre trop longue à l’Est. En ce début 1942, le manque de ravitaillement commence à se faire sentir au sein des divisions allemandes, le pétrole qui est essentiel pour l’avancer des blindés allemands et de la pratique de la Blitzkrieg commence à manquer cruellement forçant ainsi Hitler à se tourner vers les champs pétroliers du Caucase. Et puisqu’en 1942 les réserves de pétrole de l’Allemagne ne permettaient guère à la Wehrmacht d’effectuer une nouvelle opération avec la même ampleur que Barbarossa, la situation serait donc encore plus délicate dans une future guerre d’usure contre les coalitions alliées. Hitler savait que l’Allemagne dépendait en partie des puits de pétrole roumain et était convaincu que la seule solution était d’assurer le contrôle des puits de pétrole soviétiques du Caucase. Maikop et Grozny produisaient 10% du pétrole soviétique, mais le véritable objectif était la région de Bakou, en Azerbaïdjan, d’où venait 80% du pétrole. “Si je n’obtiens pas le pétrole de Maikop et de Grozny, je serai obligé d’arrêter la guerre.” Comme le cita Hitler devant ses commandants.

    Mais il n’y a pas que les Allemands qui se retrouvaient coincés au fond du mur, les Soviétiques aussi s’y trouvaient coincés. N’ayant pas arrêté de reculer depuis la campagne de 1941, l’URSS ne pouvait plus se permettre de reculer plus sans risquer d’entraîner d’énorme conséquence économique. De plus, avec un taux de pertes de 1 500 000 et de 4 000 000 de prisonniers, l’Armée rouge se trouvait présentement dans le rouge (Badoum tss!) avec des pertes difficilement remplaçable. Heureusement, la plupart des usines d’armement soviétique furent déplacées dans l’Oural et reprirent le travail la où ils avaient laissé permettant de fournir armes et matériels aux troupes russes. (Les usines produisaient beaucoup plus d’armes et de matériels que les usines de guerres allemandes à cette même époque.)

    Situation sur le front de l’Est après l’opération Barbarossa

    http://www.annefrankguide.net/fr-CA/content/Untitled-9.gif


    Chapitre 2: L’opération Fall Blau, les préparatifs

    Il est important à souligné qu’au départ, en 1942, Stalingrad n’avait pas été désignée comme l’objectif principal de la campagne, pas plus que Moscou l’année précédente. Stalingrad était donc un objectif secondaire, qui consistait à être pris après la destruction de l’Armée rouge et la prise de contrôle du pétrole soviétique. Ainsi, la campagne de 1942 fut nommée sous le nom d’opération Fall Blau (“Cas Bleu”) et qui consistait en trois étapes. La première étape était une puissante avancée vers l’est, à partir de la région de Koursk, du groupe de Maximilan Von Weichs (Chef du groupe d’armée B ), formé par la 2e et la 4e armée de Panzer. Ensuite la deuxième étape devait se situer tout juste au sud de cette avancée et serait confiée à la 6e armée de Paulus, dont l’objectif serait d’atteindre les rives du Don dans la région de Voronej et d’encercler l’Armée rouge. Et finalement, la troisième étape verrait la 4e armée de Panzer avancer en direction du sud-est en suivant le cours du Don pour prendre au piège les forces soviétiques repoussées vers l’est par la 17e armées du général Ruoff, partie de Rostov. Après cela, les troupes allemandes couperaient le fleuve à Stalingrad. C’est à ce moment-là seulement qu’elles recevraient leurs ordres pour la campagne du Caucase qui avait pour objectif de capturé Maikop, Grozny et Bakou, capitale du pétrole soviétique, par une avancée rapide suivant la Volga au sud de Stalingrad.

    Malheureusement, les troupes allemandes n’étaient prêtes pour une opération d’une telle envergure. Pour que les objectifs soient réalisables, il manquait un effectif de 625 000 hommes et l’opération devant débuter le 28 juin 1942, cela ne laissait que 5 mois pour se réorganiser et lors du lancement de l’opération, la Wehrmacht n’aura que 4 mois pour remporter une victoire décisive sur l’URSS. Hors, à la veille de l’opération Fall Blau, le groupe d’armée Sud était formé de 46 divisions d’infanterie, 9 divisions de Panzer, 1 division d’infanterie légère, 5 divisions motorisées, 2 divisions de montagne et 2 divisions SS faisant un total de 65 divisions. Le groupe d’armée Sud se voit aussi bénéficier de l’appui de 25 divisions alliées composé de la 8e armée italienne, la 2e armée hongroise, la 3e et la 4e armée roumaine. Ces armées n’étaient certes aucunement comparables à la qualité des divisions allemande, mais elles permettaient aux unités allemandes de se concentrer sur les objectifs offensifs. Ainsi au total, le groupe d’armée Sud était composé de 1 million de soldats allemands et 300 000 soldats de l’Axe avec un soutien aérien de 1 500 appareils.

    L’opération Fall Blau
    http://www.flamesofwar.com/Portals/0/all_images/Historical/Avanti-savoia/Russia-1942-01.jpg

    Chapitre 3: Les préparations soviétiques

    Dans le camp des Soviétiques, les deux priorités stratégiques pour l’été 1942 étaient l’exploitation de l’alliance avec la Grande-Bretagne et les États-Unis ainsi que l’organisation de l’économie de guerre. Après la campagne de 1941, l’Armée rouge n’a pas été détruite par la Wehrmacht, mais elle en sort grandement affaiblie et de nombreux officiers, dont Joukov, considéraient que l’Armée rouge avait le besoin d’être formée à la guerre moderne et être encadrée par de nouveaux officiers. Malgré que les ressources en homme étaient énormes, elle n’était malheureusement pas inépuisable et il était impossible de compenser des pertes subies en 1941. La stratégie soviétique était dirigée par la Stavka ou Grand Quartier Général. Staline y joue un rôle essentiel, celui du chef ne faisant aucun doute pour personne. La Stavka se réunit pour discuter de la stratégie à adopter au cours de l’été. Joukov et le général Vassilievski défendirent l’idée d’une stratégie défensive. Mais Staline insista sur la nécessité d’une série d’offensives locales, éparpillées sur tout le front et destinées à user les Allemands dont il (Staline) sous-estimait grandement les capacités. Le maréchal Timochenko proposa alors une stratégie visant à lancer une grande offensive à l’est de Kharkov.

    Kharkov étant un carrefour ferroviaire et routier très important, il s’agissait d’un objectif important pour les Soviétiques. Le plan de l’Armée rouge consistait à lancer des attaques convergentes sur le front sud-ouest. Au sud-est de Kharkov, la 6e armée soviétique du général Gorodnianski et le groupe Bobkine devaient avancer vers le nord-ouest pour former le côté sud de la tenaille. Au nord, la 28e armée du général Riabitchev appuyé sur son flanc par la 21e armée de Gordov et la 38e armée de Moskalenko devait faire route vers le sud-ouest et opérer la jonction avec la 6e armée à l’ouest de Kharkov prenant ainsi au piège la 6e armée allemande. Le front Sud du général Malinovski avait pour tâche de protéger le flanc sud du front sud-ouest avec la 57e armée de Podlas et la 9e armée de Kharitonov. Le maréchal Timochenko déploie ainsi un total de 640 000 hommes, 13 000 canons, 1 200 chars et 926 avions. Pourtant, à l’insu de la Stavka, les Allemands préparaient eux aussi une offensive, l’opération Fredericus…

    Soldats allemands à Voronej, la farouche résistance russe à Voronej suscita une grande colère de la part d’Hitler.
    http://i47.servimg.com/u/f47/10/07/71/84/waffen16.jpg

  • Admin bbPress
    Posts6308
    Member since: 12 avril 2012

    Passionnant! Super mise en contexte. Je croyais que Fall Blau signifiait Plan Bleu. Hâte de lire le commencement de l’offensive.

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    En fait je crois que l’on peut appeler l’opération en français “Cas Bleu” ou “Plan Bleu”, mais on la désigne beaucoup plus sous Plan Bleu. Pour ma part, Fall signifiait “cas” car les plans de guerre allemands étaient des cas, va savoir pourquoi!

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    Désolé du double poste, mais si je suis ma logique.

    Si pour les Allemands ont appelaient un plan, un “cas” alors la signification française de “Plan Bleu” est bonne aussi puisqu’il signifie la même chose 😛

  • Participant
    Posts2063
    Member since: 12 avril 2012

    très bon dossier Kynarteth 😉

    j’ajouterais ceci: les russes eurent le temps de déplacer leurs usines loin a l’est grâce un pacte germano sovietique, ce délai d’un an joua beaucoup pour les russes sans lui la guerre aurait peut être tourner en faveur de l’autre camps.

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    Merci Von Hariken ^^

    La suite du dossier devrait normalement arriver ce soir ou cette nuit (Heure du Québec)

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012
    Chapitre 4: Opération Feredricus

    L’opération Fredericus fut lancée dans le but d’encercler et de détruire les troupes soviétiques situées sur la pointe la plus avancée des lignes allemandes (L’attaque orchestrée par Timochenko devait être lancée à partir de ce point.) Pour ainsi contrôler les positions occupées par les Soviétiques pour après lancer l’opération Fall Blau. L’armée allemande restait fidèle à ses habitudes, la 6e armée de Paulus, partie du nord, devait se diriger vers le sud pour opérer sa jonction avec la 1re armée de Panzer de Kleist, qui avancerait vers le nord. Mais l’offensive déclenchée par le maréchal Timochenko (lancé le 12 mai 1942) prit les Allemands de court. L’ampleur et la violence de l’offensive soviétique forcèrent la 6e armée de Paulus à livrer un combat d’arrière-garde désespéré. La 28e armée soviétique progressa de 32 km vers le nord, tandis que la 6e armée soviétique semblait sur le point de remporter une victoire majeure, les blindés gardés en réserve n’avaient plus qu’à terminer le travail, mais pour une raison inconnue, Timochenko ne sut pas saisir l’occasion et n’engagea pas dans la bataille le 21e corps blindé. La contre-attaque allemande fut spectaculaire.

    L’opération Fall Blau devait être lancée le 18 mai, mais avec l’offensive soviétique lancée le 12, la 6e armée de Paulus ne put jouer le rôle qu’elle devait jouer, mais le 17 mai le général Bock lança la 1re armée de Panzer à l’assaut de l’aile sud de la poussée soviétique. Grâce à une excellente couverture aérienne, la 1re armée de Panzer s’enfonça dans les 9e et 57e armées soviétiques et avait avancé au premier jour de 40 km vers l’arrière de la poussée soviétique. Cette nouvelle menace pesant sur les lignes de communication et de ravitaillement soviétique, ainsi que les risques d’un potentiel encerclement qui était presque évident à la vue des habitudes tactiques des Allemands. Vassilievski pressa Staline d’interrompre l’offensive, mais Timochenko assura au chef suprême que des défenses avaient été déployées et qu’il n’y avait aucun réel danger ce qui convainquit Staline de continuer l’offensive. Le 19 mai, la 9e armée de Kharitonov s’était littéralement effondrée laissant une profonde brèche de 80 km sur le flanc gauche soviétique. Devant cette nouvelle menace, la 6e armée de Gorodnianski fit demi-tour afin de colmater cette nouvelle brèche, relâchant ainsi du même coup la pression qu’elle exerçait sur la 6e armée de Paulus lui laissant ainsi la voie libre pour exercer le rôle qui lui avait été attribué dans le plan Fredericus. Le 23 mai, la 6e armée allemande se regroupa avec la 1re armée de Panzer et encercla la 6e et 57e armée soviétique avec quelques éléments de la 9e et 38e armée. C’est dans une série de charges désespérées que les soldats soviétiques furent décimés par les tirs nourris de l’aviation tandis que les survivants se ruèrent à l’assaut des lignes allemandes et furent massacrés.

    Le 28 mai s’en était fini et les quelques poches de résistance soviétique furent rapidement décimées par la Wehrmacht. La défaite soviétique fut autant plus spectaculaire que leur victoire avait semblé presque acquise. Dans cette bataille, les Allemands avaient perdu 25 000 hommes et les Soviétiques 75 000. Viennent s’ajouter 239 000 prisonniers soviétiques. Cette victoire vient encore prouver le grand talent militaire des Allemands contre les Soviétiques qu’ils avaient tout simplement surclassé par leur intelligence tactique, l’aviation et la qualité de l’encadrement. La défaite des Soviétiques peut s’expliquer de par leur hypercentralisation dominée par la foi aveugle envers Staline qui n’était axée que sur l’offensive ne faisant guère le poids face à Wehrmacht. L’opération Fredericus étant un véritable succès, l’opération Fall Blau pouvait désormais être déclenchée.

    Ce plan démontre les mouvements effectués par les deux armées durant la seconde bataille de Kharkov (Opération Fredericus)
    http://77mdbtd.devhub.com/img/upload/map_of_1942_kharkov_offensive_.png

    Chapitre 5: Retard pour Fall Blau, Sébastopol et Kertch en premier

    Tout juste avant de déclencher l’opération, Hitler ordonna à l’armée de prendre la Crimée, où les positions soviétiques étaient solides. À l’ouest, Sébastopol continuait à résister tandis qu’à l’est, les Soviétiques tenaient des positions défensives importantes sur la presque île de Kertch. Les Soviétiques avaient stationné à Sébastopol un total de 7 divisions d’infanterie légère et 3 Brigrades de fusiliers-marins, commandé par un officier de valeur, le général Petrov.

    L’opération Chasse à l’outarde fut lancée le 8 mai et délogea les Soviétiques des positions qu’ils pensaient imprenables à l’est de la Crimée. Kozlov et Mekhlis qui étaient responsables de tenir la Crimée, sous le déluge de feu ils perdirent 21 divisions appartenant à la 44e, 47e et 51e armée soviétique. L’évacuation des Soviétiques sur le détroit de Kertch fut un véritable désastre, les troupes bloquées sur les plages furent littéralement massacrées par la Luftwaffe et les tirs d’artillerie. En seulement une semaine, les Soviétiques avaient perdu un total de 176 000 hommes, permettant ainsi à Manstein de réunir sa 11e armée pour préparer l’assaut final contre Sébastopol. Ayant pris connaissances des formidables défenses soviétiques à Sébastopol, Manstein entama une série de bombardement pendant 5 jours consécutif employant d’énormes mortiers et de puissant canon comme le Dora avec 48 km de portée. L’assaut final sur Sébastopol fut lancé le 7 juin et les troupes avancèrent avec un soutien constant de la Luftwaffe. Les pertes allemandes furent lourdes, mais le 28 juin dans la nuit une opération amphibie lancée sur la baie de Svernaya permit aux Allemands de prendre l’avantage, mais malgré cela les combats durèrent encore pendant plusieurs jours. Pour limiter les pertes, les Allemands eurent recourt à des fumées chimiques dans les souterrains soviétiques pour décimer la résistance soviétique. Finalement, le 30 juin, Staline ordonna à Petrov d’évacuer la ville, mais la Luftwaffe ne fit qu’une bouchée des troupes en déroute. La bataille fut terrible et causa chez les Allemands un nombre de perte qu’ils n’avaient pas imaginer, un total de 24 000 hommes avait péri dans le camp de la Wehrmacht. Mais cette victoire, orchestré par Manstein lui mérita une promotion au grade de feld-maréchal. Alors que la 11e armée de Manstein faisait route vers le nord, le groupe d’armée Sud avait déjà lancé la grande offensive d’été.

    Prisonniers russes sortant des tunnels après la bataille de Sébastopol

    http://e7.img.v4.skyrock.net/8215/23818215/pics/690062212_1_3.jpg


    Chapitre 6: Déclenchement de l’opération Fall Blau (partie 1)

    Alors que l’opération Fall Blau était sur le point d’être déclenchée, celle-ci faillit finalement être annulée avant même d’avoir commencé. Le 19 juin, un officier responsable des opérations de la 23e armée de Panzer, le major Joachim Reichel, s’écrasa en avion derrière les lignes ennemi avec en sa possession de précieux document sur le rôle du 40e corps de Panzer, élément clé de la 4e armée de Panzer. Une patrouille allemande fut lancée à la recherche de l’appareil et arrivée sur le site du crash, ils ne trouvèrent que l’appareil et deux tombes. Les plans tombèrent dans les mains du général Golikov (commandant le front de Briansk). Celui-ci informa la Stavka sur les intentions de l’armée allemande d’attaquer le front de Briansk le 22 juin mettant ainsi en péril la première phase de l’opération. Heureusement, tout ceci fut sauvé avec la création du plan Kremlin qui avait pour objectif de convaincre Staline que les Allemands n’avaient pas l’intention d’attaquer le sud, mais plutôt Moscou. Le plan fut un vrai succès forçant la Stavka à déployer pas loin de 28 armées entre Leningrad à l’extrême nord et à Toula à l’extrême sud de Moscou laissant ainsi la 18e armée s’occuper seul du front de Briansk. Ceci entraîna le désapprouvèrent du général Golikov qui tentait tant bien que mal de résonner Staline en lui prouvant que les rapports de reconnaissance montraient qu’il y avait une plus forte concentration allemande à l’est de Koursk et non en direction de Moscou ce qui entraîna la colère de Staline. Le 26 juin, les papiers de Reichel sous les yeux, il lui apprit que l’opération Fall Blau était une ruse destinée à éloigner les forces soviétiques de Moscou. L’offensive que Staline avait délibérément ignorée allait s’abattre sur le front de Briansk.

    Le 28 juin, la 4e armée de Panzer du général Hoth attaqua la jonction entre la 13e et la 40e armée soviétique soutenue par le 8e corps aérien de la Luftwaffe. Le 30 juin, la 6e armée de Paulus attaqua le front sud-ouest et écrasa la 21e armée de Gordov et les restes de la 28e armée de Riabitchev. Ce même jour, Golikov fit savoir à Staline que la 13e armée tenait bon au nord, mais que la 40e armée du général Parsegov était en train de s’effondrer, mais Staline refusa tout repli et préféra envoyer plusieurs corps de blindés sur le front de Briansk sans autoriser Golikov à positionner ces nouveaux corps blindés à sa guise. C’est l’impatience de Staline qui le poussa à utiliser ces réserves au coup par coup, au lieu de s’en servir comme d’une force organisée. N’oublions pas que Hitler avait souligné l’importance de détruire les forces soviétiques, et c’est pourquoi le 1er juillet la 2e armée s’orienta vers le sud pour rejoindre la 6e armée à Stary Oskol. Il n’y avait que la farouche résistance des Soviétiques qui permit à la 40e armée de s’échapper avant que le piège allemand ne se referme sur eux le 2 juillet.

    Le 3 juillet, la 4e armée de Panzer arrivait déjà au bord du Don, à l’ouest de Voronej. Une brèche de 64 km ayant été créer sur le flanc sud du front de Briansk et le flanc nord du front sud-ouest. Ce même jour, la Stavka ordonna à la 5e armée de blinder du front de Briansk, commandé par le général Lijioukov, de lancer une contre-attaque contre le flanc gauche allemand, tenu par la 2e armée. La 5e armée de blindé avait en sa possession 800 chars modernes, mais qui se trouvait totalement inefficace contre les formations allemandes. Pilonnée par la Luftwaffe, la contre-attaque ne freinait guère l’avance allemande sur Voronej. Alors que la 2e armée allemande subissait l’offensive de la 5e armée de blindé sur le flanc droit, la 4e armée de Panzer continua son avancé jusqu’au Don et Golikov servit de bouc émissaire et fut tenu responsable des échecs de la Stavka et fut remplacé par le général Rokossovski.

    Voronej qui se situait à 4,8 km à l’est du Don était considéré comme un objectif principal pour les Allemands ainsi que par les Sovétiques, mais pour des raisons différentes. Étant un carrefour routier et ferroviaire majeur entre Moscou et le coude du Don, les deux camps avaient leurs propres raisons pour la possession de cette ville. Pour les Allemands, Voronej jouait un rôle important quant à la réussite de l’opération Fall Blau, et pour les Soviétiques le contrôle de la ville était d’autant plus vital s’ils souhaitaient garder leur mobilité stratégique du nord au sud de l’URSS. La perte de cette ville permettrait aux Allemands de lancer une attaque contre Moscou ou alors de couper la ligne de chemin de fer Stalingrad-Tambov-Moscou ce qui forcerait les Soviétiques à effectuer un détour pour assurer le ravitaillement au sud.

    Étape de l’avancé allemande lors de l’opération
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/dd/Eastern_Front_1942-05_to_1942-11.png/782px-Eastern_Front_1942-05_to_1942-11.png

    [Je vais devoir écrire la suite de l’opération dans un prochain chapitre, comme vous l’aurez remarqué il y a beaucoup de chose qui se passe en même temps. Si il y a des détails imprécis que vous ne comprenez pas, posez vos questions! Les prochains chapitre traiteront de la bataille de Voronej et de la fin de l’opération Fall Blau et probablement du début de l’offensive à Stalingrad!]

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    Il n’y aura pas de suite ce soir, je me laisse un peu de temps pour voir comment je pourrai organiser la suite et éviter les longueurs, car mine de rien après 6 chapitres, il reste encore beaucoup de sujet à traité avant l’offensive sur Stalingrad! Si vous avez des suggestions, avis etc. N’hésitez pas, je suis tout ouïe ^^

  • Participant
    Posts426
    Member since: 12 avril 2012

    Vraiment bien détailler!Merci Kynareth pour ses dossiers 😉

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012
    [Une vague de motivation m’ayant prit, je vous pond ce septième chapitre qui marque la fin de l’opération de Fall Blau et le déclenchement de la bataille de Stalingrad! En espérant que ce chapitre vous intéressera autant que les autres!]

    Chapitre 7: Déclenchement de l’opération Fall Blau (Partie 2)

    Au départ, Hitler n’était pas convaincu qu’une attaque sur Voronej était nécessaire. Tout ce qu’il voulait était que la 4e armée de Panzer ne devait pas voir sa progression au sud-est freiner. Mais Von Bock persuada Hitler du contraire en lui faisant savoir que Voronej semblait être mal défendu par les Soviétiques et que prendre cette ville était tout à fait réalisable sans retardé l’avancé de l’opération. Acceptant à contrecœur, Hitler accepta en donnant la condition à Von Bock d’envoyer le 40e corps de Panzer vers le sud, ouvrant le chemin à la 4e armée de Panzer qui devait suivre au plus vite. Malheureusement pour Von Bock, les troupes soviétiques à Voronej avaient été sous-estimées, et à la place d’assister à une bataille rapide on vit plutôt le 48e et le 24e corps de Panzer totalement immobilisé dans la ville face à une farouche résistance des Soviétiques. La colère de Hitler fut immédiate et Von Bock en subit les foudres puisque la ville de Voronej ne tomba que le 9 juillet.

    Blindé soviétique KV-1 détruit à Voronej

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2a/Bundesarchiv_Bild_101I-216-0412-07%2C_Russland%2C_brennender_russischer_Panzer_KW_1.jpg

    Malgré que la première étape de l’opération Fall Blau fut un succès, Hitler était loin d’être satisfait. La Wehrmacht avait certes beaucoup progressé, les Allemands n’avaient fait que 40 000 prisonniers et alors que la 4e armée de Panzer était bloqué à Voronej, les Soviétiques sur le front Sud-Ouest et Sud profitèrent de ce retard allemand pour se replier vers l’est afin d’éviter l’encerclement alors que la 1re armée de Panzer et la 17e armée restèrent immobiles jusqu’au 8 juillet avant de progressé lentement tout en subissant des contre-attaques d’arrière-garde soviétique. Face à tout cela, Hitler décida d’intervenir personnellement. Le groupe d’armée Sud qui était divisé avec le groupe d’armée A et le groupe d’armée B (anciennement commandé par Von Bock). Le groupe d’armée A, qui était commandé par le feld-maréchal List et qui comprenait la 1re armée de Panzer, la 17e armée, la 3e armée roumaine et la 8e armée italienne, devait avancé vers l’est et opérer sa jonction avec la 4e armée pour ensuite exterminer les armées soviétiques en retraite. Ensuite ils bifurqueront vers le sud pour prendre Rostov qui serait un prélude pour la campagne dans le Caucase. Le groupe d’armée B, désormais sous le commandement du feld-maréchal Von Weichs était constitué de la 6e armée, de la 4e armée de Panzer, de la 2e armée allemande et la 2e armée hongroise. Les armées de l’Axe ainsi que la 2e armée allemande devait s’occuper du flanc nord alors que la 4e armée de Panzer et la 6e armée devaient faire route vers l’est avec l’objectif de couper la Volga. Encore là, Stalingrad n’est pas un objectif et Hitler retira la 6e armée de son avancé pour opérer un encerclement au nord de Rostov. Cet encerclement ne fit que 14 000 prisonniers alors que le reste de l’Armée rouge s’était déjà replié il y a quelques jours de cela. Contrairement en 1941, l’armée soviétique ne restait pas en place lors d’un encerclement et d’attendre sagement pour se faire massacré, celle-ci avait revu sa stratégie et battait désormais en retraite pour éviter tout encerclement et ainsi gagner du temps.

    Un jeune officier russe encourageant ses hommes dans les combats du 12 juillet
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1e/USSROfficerTT33.JPG

    L’Armée rouge ne disposait plus suffisamment de ressource en homme pour combattre sur le front sud et défendre Moscou, car suite aux défaites subies à Kharkov, Kertch et à la Crimée c’est un bilan de 500 000 hommes qui avait péri en combattant la machine de guerre allemande. La défaite écrasante à Kharkov avait ouvert la voie à la 6e armée de Paulus sur le front sud-ouest tandis que sur le front sud les soviétiques étaient aux prises avec la 1re armée de Panzer et la 17e armée allemande.L’ouverture laisser sur le front sud-ouest menaçait gravement le flanc nord du front Sud ce qui risquerait d’entraîner un effondrement total des positions soviétiques entre Voronej et Rostov. Pour sauver la situation, Staline ordonna le 6 juillet au maréchal Timochenko (Commandant du front sud-ouest) et à Malinovski (commandant du front Sud) d’effectuer une retraite stratégique afin d’éviter un encerclement de la 4e armée de Panzer qui effectuait une progression vers le sud. Sans le savoir, en faisant battre en retraite ses armées, Staline venait tout simplement de priver Hitler de la troisième étape de l’opération Fall Blau.

    Le maréchal Semion Timochenko

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/84/Semyon_Konstantinovich_Timoshenko_%281895-1970%29%2C_Soviet_military_commander.jpg

    Le 16 juillet, la 4e armée de Panzer fut affectée au groupe d’armée A. La 4e armée de Panzer avait pour nouvel objectif d’effectuer un grand mouvement afin d’encercler le nord-est de Rostov. Rostov tomba le 23 juillet, mais la décision de Hitler de retirer la 4e armée de Panzer du groupe d’armée B causa plusieurs points d’interrogation du fait qu’elle apporta son lot de conséquences, car au moment où le front sud-ouest était sur le point de flancher pour de bon, la décision de Hitler de retirer la 4e armée de Panzer priva la 6e armée allemande des éléments blindés qui auraient pu arriver à Stalingrad avant que les Soviétiques n’aient organisé leur défense. Ainsi, le retard de la 6e armée de Paulus permit à la Stavka de déployer 3 armées dans le coude du Don qui imposeront à la 6e armée une guerre d’usure à la fin juillet. Finalement, le 20 juillet, Hitler ordonna à la 6e armée de Paulus d’attaquer Stalingrad. La bataille la plus meurtrière de l’histoire et le point tournant de la guerre étaient sur le point de commencer….

    L’officier allemand Alfred Jodl qui cita ” Le destin du Caucase se décide à Stalingrad”
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/ea/Bundesarchiv_Bild_146-1971-033-01%2C_Alfred_Jodl.jpg

  • Participant
    Posts277
    Member since: 12 avril 2012

    Très bon document j’applaudi ! 😉

  • Admin bbPress
    Posts6308
    Member since: 12 avril 2012

    Excellente mise en contexte encore une fois ^^

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Participant
    Posts1418
    Member since: 12 avril 2012

    Excellent dossier Kynareth j’ai hâte de voir la suite ! 🙂

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    Merci beaucoup ^^

    Comme j’ai recommencé l’école, mon temps libre vient de chuter drastiquement. Mais je compte sortir la suite du chapitre cette semaine pour sur (Dimanche maximum) Je compte le faire assez long, alors préparer vous 😆

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    [Désolé du retard! Avec l’école, j’avais beaucoup moins de temps et j’écrivais lorsque j’avais du temps libre, enfin bref, voici la suite!]

    Chapitre 8: L’offensive sur Stalingrad

    Alors que la 6e armée de Paulus se préparait à lancer son assaut sur Stalingrad, beaucoup d’Allemands étaient de l’avis que cette bataille sera courte et que la ville tomberait d’ici un ou deux mois, mais pour cette ville symbolique pour les Russes et Staline, il n’était plus question de reculer et la ville devait rester aux mains des Soviétiques coûte que coûte.

    “Pas un pas en arrière!” Cette phrase tristement célèbre et connu aussi sous le nom de l’ordre 227 restera gravé a jamais dans les mémoires russes. Déclarer par Staline en personne, seulement deux jours après la chute de Rostov, cette nouvelle directive empêchait aucun repli sans avoir reçu l’autorisation et toute personne qui se voyait enfreindre cette directive se verrait traduire à la Cour martiale pour trahison. De plus, Staline assigna un nouveau général pour s’occuper de la 62e armée, le général Tchouikov, un nom qui restera célèbre et qui restera associé à la victoire soviétique. De ses 42 ans, Tchouikov était un homme trapu qui avait son franc-parler et la réputation d’être toujours débraillé. Contrairement à Paulus qui était plus posé, Tchouikov était un bagarreur né. A la tête de combattants qui firent peut d’une endurance à toute épreuve, Tchouikov avait l’intelligence pour déjouer tous les plans de la 6e armée. Tchouikov découvrit même la faiblesse des Allemands! Sachant que le point fort de la Wehrmacht était sa façon de combiner l’aviation, blindés et infanterie, avec la supériorité aérienne des Allemands qui démoralisait les troupes soviétiques, Tchouikov trouva un parfait remède pour résoudre ce problème. En ordonnant à l’infanterie de serrer les lignes allemandes au maximum de façon que la distance séparant les deux camps ne soit jamais supérieure à un jet de grenade, cela engendrait la crainte des aviateurs allemands à toucher leurs propres lignes. Ainsi, après plusieurs mois d’attente, la chute de Rostov et l’avancé des Allemands sur le pétrole de Maikop et Grozny qui furent brûlé par les Soviétiques, le 14 septembre la 6e armée déclencha une terrible offensive sous ordre de Hitler. La bataille de Stalingrad pouvait commencer.

    Le général Tchouikov
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/90/Cujkov.jpg

    Pour la bataille, l’armée allemande était composée de la 6e armée de Paulus et de la 4e armée de Panzer et ils faisaient face à un total de 9 armées soviétiques sur un front de 643 km placés sous le commandement du front de Stalingrad de Gordov et du front sud-est de Ieremenko. Sur le front sud-est, on pouvait y retrouver un total de 4 armées, la 51e, 57e, 62e (qui avait été positionné dans la ville de Stalingrad) et la 64e armée. Avec ces 4 armées, il y avait un total de 54 000 hommes, 900 canons (dont la majorité fut positionnée sur la rive gauche de la Volga) et de 100 chars. Avant la bataille, l’Armée rouge était en nette infériorité numérique dans tout les domaines! Les 300 000 hommes de la 6e armée de Paulus équivalaient à un front complet soviétique alors qu’une armée soviétique équivalait à un corps d’armée allemande (Environs 70 000 hommes) une division de Panzer avait les doubles des effectifs d’un corps blindé soviétique en 1942 (18 000 hommes pour une division de Panzer contre 7 800 pour un corps de blindé soviétique.)

    Le 14 septembre, ce fut le 51e corps du général Von Seydlitz-Kurbach qui lança la première offensive sur la ville de Stalingrad sous les ordres de Paulus. Dès 6h30, les pièces d’artilleries allemandes, la Luftwaffe et les Panzers se lancèrent à l’assaut de la ville en ruine. Il ne fallait pas oublier qu’entre le 23 août et le 24 août, des milliers de bombardiers avaient rasé Stalingrad détruisant 80% de la ville tuant plus de 30 000 personnes. Le général Tchouikov avait lui-même préparé des contre-attaques contre les forces allemandes, mais il fut rapidement pris de court par le 51e corps qu’avait lancé une offensive au nord et au centre de Stalingrad. Au sud-est, se fut trois divisions d’infanterie allemande qui menèrent l’assaut (La 71e, 76e et 295e) alors qu’au sud la 24e division de Panzer et la 94e division d’infanterie. La gigantesque offensive allemande prit la forme d’une mâchoire qui respectait très bien leur philosophie de la guerre en voulant encercler l’ennemi pour ensuite l’anéantir. Les objectifs des Allemands étaient simples, la 4e armée de Panzer devait effectuer une petite manoeuvre d’encerclement au sud de la Volga tandis que le 51e corps devait faire de même au nord et prendre la colline de Mamaiev Kourgan. Ensuite les Allemands devaient avancer jusqu’au débarcadère de la ville pour ainsi couper tout ravitaillement de la 62e armée soviétique provenant de l’autre rive.

    Plan de bataille allemand

    http://67.img.v4.skyrock.net/67f/de1940a1945/pics/1855996031_4.jpg

    Dans la même journée de l’offensive, le poste de commandement de Tchouikov situé sur la colline de Mamaiev Kourgan fut détruit privant ainsi les troupes soviétiques de leur commandement pendant un bon moment. La première offensive allemande fut si violente qu’elle força les Soviétiques à reculer et se cacher dans les immeubles commençant des opérations d’harcelage sur les Panzers qui tentaient de se frayer un chemin dans les débris. Mais cela ne stoppa guère l’avancé allemande qui nettoyèrent maison par maison et avançaient rapidement vers la gare Stalingrad-1 et s’approchant du débarcadère. L’artillerie soviétique répliqua aussitôt, bombardant les positions allemandes, mais sans grand résultat. Désemparé face à la situation actuelle, Tchouikov profita d’un écran de fumé provoqué par les canons soviétiques pour déplacer son poste de commandement dans le bunker “Tsaritsyne” sur la rive gauche de la Tsaritsa. De sa nouvelle position, Tchouikov pouvait enfin contempler l’ampleur de l’offensive allemande et comprit la gravité de la situation, si les débarcadères étaient capturés, la bataille de Stalingrad risquait de se terminer dans la même journée ou l’offensive avait commencé. C’est en envoyant ses dernières réserves en renfort (une brigade de blindée avec seulement 19 chars) que Tchouikov tenta tant bien que mal de stabiliser son front et demanda au général Ieremenko de faire traversé la 13e division de la garde du général Rodimtsev (10 000 hommes) la Volga afin de profiter du couvert de l’obscurité. La situation étant plus que critique, il n’y avait pas de place à l’erreur dans le camp des Soviétiques, la 13e division de la garde devait débarquer et prendre les débarcadères, et reprendre la colline de Mamaiev Kourgan ainsi que la gare Stalingrad-1. Ces objectifs étaient beaucoup trop ambitieux pour la 13e division qui était mal en point et qui manquait d’arme lourde, mais cela n’avait guère d’importance pour les hommes de la 13e division. Les embarcations des hommes de la 13e accostèrent dans la nuit, les hommes du lieutenant Cherviakhov se ruèrent vers les Allemands et reprirent rapidement l’initiative créant une tête de pont et progressant rapidement dans les rues de Stalingrad et prendre position sur le flanc gauche de la gare Stalingrad-1 et sur la colline Mamaiev Kourgan. Mais cette forte progression fut stoppée à l’aube par une offensive de la 71e et 295e division d’infanterie allemande. Le combat pour la gare débuta le 15 septembre et la 13e division de la garde prit l’assaut allemand de plein fouet. En une seule journée, la gare changea de main 5 fois avant de retombées sous le camp des Soviétiques la nuit tombés. Le 16 septembre, la 13e division de la garde relança une nouvelle offensive afin de nettoyer les débarcadères et les zones avoisinantes comme la gare, mais le 19 septembre les Allemands lancèrent une nouvelle contre-attaque avec la 76e division. Cette contre-attaque pencha peu à peu la balance du combat à la faveur des Allemands qui prirent de nouveau le contrôle de la gare Stalingrad-1 le 19 septembre et imposait un feu soutenu dans les zones des débarcadères. Après tout cela, les Allemands faisaient face à une 13e division anéantie, de ses 10 000 hommes au départ elle n’en comptait plus que 2 700, mais pour beaucoup ses hommes furent considérés comme de véritables héros. Ayant reprit l’initiative sur les Allemands, ils donnèrent le temps nécessaire que le général Tchouikov avait grand besoin pour réorganiser son armée et ainsi faire traverser la Volga à ses nouvelles réserves.

    Soldat allemand progressant à proximité de la gare Stalingrad-1
    http://fxeuzet.free.fr/blog/1942/est/16-09.jpg

    Si les combats autour de la gare de Stalingrad-1 et des débarcadères furent d’une rare intensité, ceux de Mamaiev Kourgan le fut tout autant. Le 14 septembre la 295e division allemande envoya toutes ses forces sur la colline et dès le 15 septembre elle avait détruit le poste de commandement alors que sur l’aile gauche la 9e brigade d’infanterie motorisée soviétique défendait corps et âme tout en espérant un soutien. L’importance de Mamaiev Kourgan était exceptionnelle, la colline dominait l’aile gauche et l’aile droite des défenses de la 62e armée et permettait ainsi à celui qui contrôlait cette colline à avoir une surveillance totale sur le champ de bataille ainsi que sur les mouvements sur l’autre rive. Si la colline avait une importance stratégique, elle avait aussi son importance psychologique! Aucun des deux camps n’avait l’envie de voir leurs mouvements se faire observé. Ainsi, le 16 septembre, Tchouikov lança le 42e régiment de la 13e division de la garde et au 46e régiment de la 112e division du colonel Solugub de reprendre la colline à tout prix et tenir les positions sans céder un centimètre de terrain aux Allemands. L’assaut soviétique commença avec un barrage d’artillerie de 10 minutes pour ensuite laisser le 42e régiment de lancer son offensive sur le côté nord et le 46e régiment le côté nord-ouest. Les Soviétiques subirent de lourde de perte, mais ils parvinrent à atteindre le sommet, aussitôt la Luftwaffe se chargea de la situation soutenue par des contre-attaques constantes de la part des Allemands. Pendant tout le long de la bataille de Stalingrad, les Allemands tenteront à plusieurs reprises de reprendre la colline avec des charges à la baïonnette et à la grenade sans résultat. Le général Tchouikov avait assuré qu’il tiendrait la colline coûte que coûte et c’est ce qu’il fit. Mais le 17 septembre, les Allemands se trouvaient sur la colline et les hommes de la 13e division de la garde se voyait décimé et épuisé et commençait à flancher tandis que la 62e armée avait grand besoin de renfort. Le 18 septembre fut une autre rude journée pour les deux camps, elle commença comme à chaque début de journée par un raid de la Luftwaffe et les restes des 112e et 42e régiments continuèrent à livrer bataille par-dessus bataille sous une pluie de bombe et de balle. Mais tôt le matin, aux environs de 8h, les avions de la Luftwaffe disparurent mystérieusement du ciel au grand étonnement du général Tchouikov. Mais ce qu’il ne savait pas était que les appareils de la Luftwaffe furent appelés ailleurs, ils partaient en réalité repousser une offensive lancée par Joukov contre le flanc gauche de la 6e armée entre le Don et la Volga.

    Cette peinture représente très bien l’intensité des combats pour la possession de la colline

    http://i220.photobucket.com/albums/dd233/Gamburd/Mamayev%20Kurgan/MamaevKurgan.jpg

    L’offensive de Joukov permit ainsi à la 62e armée soviétique de souffler un peu et comme la bataille de Stalingrad consistait majoritairement par des initiatives immédiates, aussitôt que la pression de la 6e armée de Paulus se fit moins oppressant, les troupes soviétiques reprit leur assaut. Pendant cinq jours (du 13 au 18 septembre), le front de Stalingrad progressa de peine et misère, malgré que la diversion de Joukov afin d’attirer la Luftwaffe était assez limitée et n’offrit qu’un petit moment de répit, Tchouikov était satisfait d’avoir pu bénéficier de six heures de répit grâce à la diversion de Joukov. Pendant ce répit, il demanda à Ieremenko deux divisions complètes, mais le général du se contenter de deux brigades. Alors, Tchouikov déploya la 92e brigade d’infanterie navale sur son flanc gauche tandis que la 137e brigade de blindé fut positionnée à l’est de la colline Mamaiev Kourgan. Le 18 septembre, Ieremenko pressa le général Tchoukov de lancer une contre-attaque qui consista à se positionner sur la colline et foncer vers le nord-ouest afin de reprendre les faubourgs de Stalingrad, mais cette contre-attaque fut rapidement voué à l’échec de par le fait que la 112e division qui ne réussit même pas à atteindre le sommet, repoussé par les Allemands. À la gare Stalingrad-1, la 13e division de la garde était sur le point de perdre la bataille. Le 19 septembre, les Allemands contrôlaient la gare et le 22 septembre elle encercla le 1er bataillon de la 13e division. Les hommes de la garde furent forcés de se replier de maison en maison et cela eut pour conséquence de couper le 1er bataillon de la 13e division. Pour échapper à l’encerclement, c’est en se frayant une issue au corps à corps que les hommes du 1er bataillon purent s’échapper des Allemands. Désormais, les soldats de la Wehrmacht se trouvaient à 274 mètres de la Volga! En soirée, la 71e division du général Hartman prit position sur les débarcadères et le 23 septembre alors qu’une nouvelle vague de renfort soviétique forte de 2 000 hommes issus de la 284e division sibérienne du lieutenant-colonel Batyouk, les Allemands ne se trouvait qu’à 137 mètres de la Volga…

    La progression du front à Stalingrad depuis le début de l’offensive
    http://www.globalsecurity.org/military/library/report/2002/Web_Stalingrad.jpg

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 12 avril 2012

    C’est un très bon dossier Kynareth, je n’ai pas trop l’habitude d’aller sur la section deuxième guerre mondiale et je dois dire que c’est très instructif 🙂

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    [Après tout le travail que j’avais mit sur ce dossier, il était hors de question pour moi de le laisser mourir incomplet! Alors pour inaugurer la suite, je vous ai pondu un beau pavé, bonne lecture!]

    Chapitre 9: Épuisement de l’offensive, résistance plus ferme.
    Le 23 septembre, les Allemands ne se trouvaient qu’à 137 mètres de la Volga, la situation était à son plus haut point critique pour les Soviétiques sans compter que le flanc gauche de la 62e armée de Tchouikov était sur le point de s’effondrer. 2 000 hommes de la 282e division sibérienne du lieutenant-colonel Batyouk furent mobilisés pour franchir la Volga et tenter de renverser la situation. Un raid matinal de la Luftwaffe frappa des barils de pétrole sur la rive, le pétrole enflammer sur la rivière laissait croire que la Volga prenait feu. L’énorme fumée noire que dégagèrent les flammes servit de couverture aux hommes de Batyouk pour traverser la Volga sans se faire repérer. Aussitôt arrivé aux débarcadères, les hommes de la 284e division sibérienne passèrent immédiatement à l’action avec une énorme férocité ouvrant une voie dans la ville en flamme leur permettant de soutenir le flanc gauche de la 13e armée de la Garde et appuyer la 95e division de Gorshny sur le versant sud-est de la colline Mamaiev Kourgan. L’objectif dela 284e division sibérienne était de renforcer la 13e division division de la Garde, nettoyer la zone située autour du débarcadère et de continuer au nord de la Tsaritsa. Le 23 septembre, à 10 heures, les Sibériens et la 13e armée de la Garde lancèrent une contre-attaque contre la 71e division allemande les empêchant ainsi d’atteindre la Volga.

    Alors que le flanc de la 62e armée commença à se stabiliser, les combats pour la reprise du débarcadère et de la gare Stalingrad-1 s’avérèrent être une tâche beaucoup trop corsée pour les hommes de Tchouikov. La situation au nord de la Tsaritsa était revenu à la normale, mais au sud, la bataille risquait de tourner rapidement à la catastrophe suite à l’offensive allemande dans se secteur. L’offensive allemande au sud de la Tsaritsa avait pour but d’atteindre la Volga et de séparer la 62e armée de la 64e armée de Choumilov. Sur le flanc droit de la 4e armée de Panzer, la 14e division de Panzer et la 29e division motorisée progressèrent rapidement pour compléter l’isolement de la 62e armée de Tchoukov. À gauche, sur la rive sud de la Tsaritsa, la 24e division de Panzer et la 94e division passèrent par le faubourg de Minina, défendu par la 35e division de la Garde et la 42e brigade d’infanterie qui avait été rejointe par la 92e brigade d’infanterie navale, au moment où un combat d’une intensité incroyable se déroula autour d’un énorme silo à blé en béton qui se trouvait au bord de la Volga. Le silo était le seul obstacle empêchant à la réunion des deux ailes d’attaques de la 4e armée de Panzer et de l’anéantissement complet des positions soviétiques au sud de la Tsaritsa.

    Le silo était défendu par une trentaine de fusiliers marins et une vingtaine de gardes. La violence de leur résistance stupéfia les Allemands. Les impressions de Wilhelm Hoffman, membre de la 94e division avait noté ses impressions par rapport à cette farouche résistance :

    “Notre bataillon, soutenu par les chars, attaque le silo, d’où s’élève de la fumée, le blé brûle à l’intérieur. Les Russes semblent y avoir mis le feu eux-mêmes. Les barbares. Le bataillon subit de lourdes pertes. Il ne reste pas plus de soixante hommes dans chaque compagnie. Les occupants du silo ne sont pas des hommes, mais des démons qui résistent aux flammes et aux balles.”

    Le Oberst Ernst Wilhelm Hoffmann
    http://www.axishistory.com/fileadmin/user_upload/h/hoffmann-ernst-wilhelm.jpg

    La bataille pour le silo dura jusqu’au 22 septembre (du 17 au 22) et il y aura fallu l’implication de trois divisions allemandes pour y venir à bout. La bataille du silo à blé était une parfaite représentation de la bataille de Stalingrad en général, une lutte à mort d’une lenteur désespérante. Un bâtiment pouvait arrêter un régiment ou une division pendant plusieurs heures, car les combattants devaient progresser d’étage en étage, d’un mur à un autre. Les soldats soviétiques défendaient la ville rue par rue, maison par maison, luttant pour chaque centimètre de terrain avant de reculer vers la Volga. Après les combats autour du silo, Hoffman nota dans son cahier:

    “La résistance des Russes dans le silo a été brisée. Nos soldats avancent vers la Volga. Nous avons trouvé environ 40 Russes morts à l’intérieur du silo. Notre bataillon ne compte pas plus d’hommes au total qu’une compagnie en temps normal. Chez nous, les anciens n’ont jamais connu des combats d’une telle violence.”

    Au loin, le silo à blé ou une cinquantaine de soviétique bloquèrent 3 divisions allemandes
    http://barbarossa.pagesperso-orange.fr/photos/stl3.jpg

    Mais il n’y avait pas que les Soviétiques qui se montraient tenaces, les Allemands firent aussi preuve d’une témérité exemplaire eux aussi, mais jour après jour, nuit après nuit, ils s’enfonçaient dans une bataille d’usure. Pourtant, Paulus, Hoth et les combattants allemands continuaient de croire à la victoire finale. La 6e armée n’avait jamais connu de défaite et était considérée comme la plus puissante de la Wehrmacht. Une défaite contre la 62e armée soviétique qui s’était réfugiée à Stalingrad était inimaginable, pire elle n’était même pas envisagée puisqu’au moment où la 9e division prenait le silo, les positions soviétiques commencèrent à se détériorer. La 35e division de la Garde taillée en pièce, les fusiliers de la 92e brigade étant numériquement affaiblis, la 42e brigade d’infanterie ayant perdu leur commandant lors d’un raid de la Luftwaffe le 23 septembre, pour les Allemands, la victoire était presque acquise. De plus, la connaissance qu’avait Tchouikov du déroulement de la bataille au sud de la Tsaritsa dépendait des informations qu’il recevait des officiers sur le terrain. Par exemple, le nouveau commandant de la 42e brigade fuit les combats pour se réfugier l’île de Golodnyi le 24 septembre et envoya des faux rapports à Tchouikov concernant les combats dans son secteur qu’il avait fuis (Sud de la Tsaritsa). Ce mensonge ne fut seulement découvert que lendemain, la réalité était encore plus pire. La bataille au sud était déjà perdue, le nouveau commandant ayant remplacé le fuyard informa Tchouikov en plein milieu des combats que ses hommes, privés de munitions, de nourriture et d’eau, ne pourraient plus tenir longtemps.

    Chez les Allemands, Hoffman fait part de ses impressions par rapport au 26 septembre:

    “Notre régiment est pris dans des combats incessants. Après la prise du silo, les Russes ont continué à se défendre avec acharnement. Ils sont invisibles, installés dans des maisons et des caves, ils nous tirent dessus de tous les côtés, y compris par derrière, ces barbares utilisent des méthodes de gangster.”

    Soldat soviétique réfugie dans un bâtiment, attendant probablement l’arrivé de cible potentiel.
    http://hist-geo.ac-montpellier.fr/v1/IMG/arton165.jpg

    Au soir du 26 septembre, les hommes de Hoffman purent profiter d’un répit. La 92e brigade s’était écroulée sous la combinaison de l’assaut de la 94e division et de la 24e division de Panzer qui atteignit la Volga leur permettant de bombarder le débarcadère depuis leur position au sud de la Tsaritsa, alors que les débris de la 92e et 42e brigade soviétiques étaient évacués sur l’autre rive de la Volga. La 62e armée de Tchouikov avait survécu à la première attaque, mais il était indiscutable que les Allemands remportèrent une victoire tactique importante. La 4e armée de Panzer avait atteint la Volga formant un front de 8 km de la Tsaritsa au faubourg de Kouprosnoïe, au sud de la ville. Les Allemands tenaient sous leur feu le grand débarcadèrent central tandis que la Luftwaffe attaquait en permanence les bateaux qui traversaient la Volga, transportant hommes et matériel. Au centre de la ville, les Allemands avaient pris le contrôle de la gare et chassé les Russes du sommet de la colline de Mamaiev Kourgan, même s’ils n’avaient pu la leur reprendre. Les contre-attaques soviétiques contre la 6e armée avaient été repoussées de partout et la tête de pont de la 62e armée circonscrite à la zone industrielle, à l’extrémité de nord de la ville. Pourtant, les Allemands n’avaient pas l’impression d’avoir remporté une victoire. La fermeté de la résistance soviétique en avait découragé plus d’un. Les qualités militaires de leurs adversaires leur avaient fait ravaler leur arrogance et leur mépris habituel. Le témoignage de Hoffman le 28 septembre prouve le scepticisme des soldats alors que son régiment et sa division fêtent la victoire.

    “Avec les équipages des chars, nous avons pris la partie sud de la ville et atteint la Volga. Nous avons payé notre victoire. Quand donc cette guerre finira-t-elle? Quand les soldats russes de Stalingrad seront-ils épuisés? Ce bain de sang sera-t-il fini à Noël?”

    Situation sur le front, après l’effondrement de la 42e brigade
    http://fxeuzet.free.fr/blog/1942/est/26-09.jpg

    Les soldats allemands avaient rapidement remarqué que cette bataille était très particulière et n’avait rien à voir avec les autres batailles qu’ils durent livrer par le passé. Dans le camp allemand, on surnomma cette bataille “la guerre des rats” (Rattenkrieg). En s’efforçant de rester fidèle aux méthodes qui avaient réussi à la Wehrmacht dans les espaces ouverts, le commandement allemand priva ses unités de cette flexibilité, enfonçant les officiers dans une bataille d’usure. Les méthodes de commandement centralisé soviétiques avaient lamentablement échoué face à la rapidité et à la souplesse des mouvements allemands en 1941 et 1942. Pourtant, l’ironie du sort le décida, c’est malgré eux que les Russes s’adaptèrent rapidement aux conditions de Stalingrad. L’isolement de la 62e armée sur la rive droite joua un rôle positif, car dans les années 30, Staline avait soumis l’armée et les officiers n’avaient donc pas l’habitude de prendre des initiatives par eux-mêmes sans demander une autorisation quelconque ou un avis. Mais cette fois, le Kremlin avait beau menacer, Joukov avait beau multiplier les mises en garde et Ieremenko se mêler de tout, Tchouikov était seul maître dans son “domaine”. Aucun autre général de l’armée soviétique, avant ou après Stalingrad ne jouit d’une telle liberté tactique. Celui-ci avait compris que vouloir entièrement contrôler la bataille releva de l’illusion. Dans la préparation et l’exécution de ses opérations, il ignora les unités conventionnelles comme les divisions, brigades, bataillons et compagnie. Tchouikov misait tout sur des “groupes de choc”, des petits groupes de 50 à 100 hommes, constitués sur mesure en fonction de la tâche à accomplir. De ce fait, les Soviétiques semblaient plus rapides et plus vifs que les soldats allemands dans l’attaque comme dans la défense et le mouvement. Les blindés soviétiques ne participèrent rarement aux assauts contrairement aux Allemands, Tchouikov les utilisa principalement comme des fortifications défensives (les tanks étaient délibérément enterrés, cachés sous les ruines). Cette flexibilité opérationnelle, associée à l’artillerie sur la rive gauche de la Volga, permit à Tchouikov de tenir en échec la 6e armée.

    Néanmoins, le 26 septembre 1942, Paulus déclara avoir le contrôle des faubourgs sud et du centre de la ville, mettant ainsi fin à la première offensive allemande sur Stalingrad. Et malgré les poches de résistance soviétique et l’incapacité de la Luftwaffe à interrompre les communications par la Volga, le général Paulus continuait à croire en la victoire. Lorsque les reconnaissances soviétiques permirent d’établir que la 14e division de Panzer et la 94e division d’infanterie de la 4e armée de Panzer étaient redéployées au nord et au centre de la ville, le coeur de la bataille se déplaça, Allemands et Soviétiques allaient se battre à mort pour les usines. Cependant, lorsque le 27 septembre 1942 arriva, la défaite semblait imminente pour les hommes de Tchouikov terriblement éprouvé par les combats…La deuxième offensive des Allemands venait de commencer.

    Soldats soviétiques tentant de repousser l’offensive des Allemands à proximité d’une des usines.
    http://fr.rian.ru/images/18726/23/187262384.jpg

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 12 avril 2012

    Et bien, j’avais presque oublié que ce dossier était encore inachevé ; en tout cas excellente suite. On revit bien le calvaire qu’on du vivre les soldats dans les deux rangs.

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    Merci bien max!

    En effet, le calvaire des deux camps étaient incomparable, côté soviétique des unités pouvaient se retrouver couper de leur commandement pendant 20 heures facilement, ils étaient souvent laissez à eux-seul, mais en même temps cela aida fortement les troupes à Stalingrad ironiquement qui s’adapta bien mieux dans ce mode de combat que les Allemands ^^

  • Participant
    Posts1418
    Member since: 12 avril 2012

    Excellent dossier en tout cas !
    Comme on peut le voir sur la 3eme photographie, les frontovik n’hésitaient pas à prendre les armes ennemis lorsqu’ils n’avait plus aucune munition dans leurs Mosin,PPSh ou SVT.

  • Admin bbPress
    Posts6308
    Member since: 12 avril 2012

    En effet, un dossier exemplaire!

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Participant
    Posts754
    Member since: 12 avril 2012

    Il ne faut pas oublier que la bataille de stalingrad ne fut que une des operations de l’hiver 42-43. Et que sur les 5, il n’y en a qu’une qui a plus ou moins marche, stalinegrad.

    L’operation a rjev a ete un massacre pour les russses.

  • Participant
    Posts1
    Member since: 12 avril 2012

    Super dossier, grâce a toi on peut apprendre plein de chose et en plus on peut revivre la terrible bataille de Stalingrad.

    Qui a été a mon avis éprouvante pour les soviétique mais aussi un peux plus pour les Allemands car il n’arrivait pas a gagner cette bataille comme ils les avaient précédemment remporté .

    Encore merci pour ce dossiers 🙂

  • Participant
    Posts56
    Member since: 12 avril 2012

    Les allemands ont en effet perdu beaucoup de soldats durant ce siège. Mais quand même…pourquoi rentrer dans la ville alors qu’ils avaient le dessus ? Erreur stratégique monumental !

  • Participant
    Posts3524
    Member since: 12 avril 2012

    @ Creeparov

    Une fois la bataille enclenchée, les Allemands devaient l’emporter compte tenu des effectifs mit en œuvre. En outre ils n’ont aucune stratégie de sortie. Un changement de plan peut être été aussi désastreux que la défaite qu’ils ont subit.

    Ajoutons que Stalingrad n’était pas à strictement parler un objectif stratégique d’importance, je te l’accorde. Mais c’est un symbole extrêmement fort pour Hitler comme pour Staline, et le bénéfice en terme de propagande en valait peut être la chandelle (je laisserais les vrais connaisseurs beaucoup plus au courant trancher), ce qui explique que les deux belligérants se soient accroché jusqu’au bout malgré le désastre qui se profilait à un moment donné pour les deux camps.

    Outre cet aspect, Stalingrad n’est pas non plus un objectif insignifiant pour l’Allemagne : c’est un point ferroviaire qui relie le Caucase à Moscou. Si Stalingrad tombait, l’opération sur le pétrole Caucasien, une absolue nécessité pour le III ième Reich, était assez facilité. Enfin Stalingrad et un point de passage de la Volga, c’est à dire que la prise de Stalingrad aurait permit une défense par tête de Pont, ce qui est assez pratique là encore pour sécuriser la voie du Caucase. Ajoutons à cela que c’était une des conditions à l’entrée en guerre du Japon contre l’URSS, on peux se questionner légitiment sur la promesse de l’Empire du Soleil Levant, mais c’est bel et bien un objectif politique.

    Alors certes, d’autre ville présentent les même aspects que Stalingrad et son peut être plus facile à prendre, mais le symbole fait le reste une fois l’opération commencé. Ils avaient donc tout intérêt à une opération de ce genre, et à remporter la bataille une fois commencé.

    @ Matharius

    Staligrad n’est pas strictement un siège. Elle se déroule en trois phase :

    – offensive Urbaine des allemands, celle-ci s’épuise
    – contre attaque de tenaille des soviétiques, aboutissant à l’encerclement
    – le siège des Allemands dans la partie de la ville qu’ils contrôlent, ils mourront de faim et de froid avant de se rendre

    c’est une grossse perte pour eux, car ils encaissent en plus une contre attaque. Mais l’Allemagne n’est pas non plus hors de combat, comme le montre la contre attaque de Manstein à Kharkov et l’opération citadelle avorté à Koursk.

    Cette bataille est une erreur stratégique monumentale en effet, les lignes de ravitaillements sont trop étirés et l’armée rouge se réorganise tant bien que mal malgré la déculottée de Barbarossa. Sans doute qu’une approche indirecte par un franchissement de la Volga ailleurs était nécessaire. Mais le réel mal est avant : dés Barbarossa ! Cette opération est trop ambitieuse. Après, il faut sécuriser le terrain prit, notamment en poussant l’offensive jusqu’au Caucase. Stalingrad n’est qu’une conséquence de cette nécessité.

  • Participant
    Posts56
    Member since: 12 avril 2012

    En effet je n’avais pas vu cela sous cet angle B)

  • Participant
    Posts4
    Member since: 12 avril 2012

    Pour la réorganisation de l’Armée rouge elle ne fut que partielle pour les troupes déjà présentent à Stalingrad. Ce fut Joukov, rapatrié de Sibérie ( où les russes pensaient qu’il y aurait une offensive japonaise jusqu’à la réception du rapport de Sorge venant de Tokyo )en direction de Stalingrad, avec les troupes d’élites de l’armée rouge ayant combattu en mongolie contre le japon en 1939 ( Kalkhin-Gol ). Ce fut les opération Uranus et petite saturne.

  • Participant
    Posts1913
    Member since: 12 avril 2012

    Ce qui a aussi fait perdre les allemands à stalingrad,c’est le manque d’objectif dans barbarossa.

  • Participant
    Posts538
    Member since: 12 avril 2012

    Il faut que je lise les premiers chapitres avant de pouvoir discuté de la bataille^^

  • Participant
    Posts1483
    Member since: 12 avril 2012

    Pour la réorganisation de l’Armée rouge elle ne fut que partielle pour les troupes déjà présentent à Stalingrad. Ce fut Joukov, rapatrié de Sibérie ( où les russes pensaient qu’il y aurait une offensive japonaise jusqu’à la réception du rapport de Sorge venant de Tokyo )en direction de Stalingrad, avec les troupes d’élites de l’armée rouge ayant combattu en mongolie contre le japon en 1939 ( Kalkhin-Gol ). Ce fut les opération Uranus et petite saturne.

    Nan la tu confond avec la bataille de Moscou.

  • Participant
    Posts3524
    Member since: 12 avril 2012

    Non, là tu confonds avec la bataille de Moscou.

    Pour la modération
    Saganami

  • Participant
    Posts4
    Member since: 12 avril 2012

    hum…. étonnamment Joukov était aussi à moscou début 42 sauf que les 2 offensives russes sur stalingrad se sont passées début 43.

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    Dans l’odre, Joukov à commandé à Leningrad puis fut appelé pour organiser les défenses de Moscou, c’est la qu’il ré-organisa l’armée Soviétique de l’Extrême-Orient qui fut rapatrié pour défendre Moscou (Pour beaucoup, il s’agit d’un des plus grand succès de Joukov)

    Finalement, il est envoyé à Stalingrad pour superviser l’encerclement de la 6e Armée de Paulus.

  • Participant
    Posts159
    Member since: 12 avril 2012

    Bonjour !

    Enfaite, j’ai des questions qui me reviennent souvent, dans les questions du Front de l’Est :

    Et si, l’Allemagne avais tout simplement “contourné” Stalingrad , en passant par la rivière; après avoir pillonner à l’artillerie les positions défensives sur la rivière est-ce que l’issue de cette bataille, aurait pu etre en faveur de l’Allemagne ..?

    Et, pas vraiment sur le Front de l’Est… l’Allemagne a-t-elle réellement voulu créer une bombe nucléaire ? Et, est-ce que c’était vraiment, dans leurs idées pour renverser le cours de la guerre ? Ainsi que le fameux char ” Maüs ” faisait-il bien 100 tonnes voir plus ?

    ( Pfou que de question pour mon premier message…. )

  • Participant
    Posts3524
    Member since: 12 avril 2012

    Encore bienvenu 😉
    En sommes, tu suggères une approche indirecte? (voir ici et ici pour les explications théoriques ;))

    Cette question est tout à fait légitime. Franchir le fleuve en Amont pour s’emparer de la voie ferroviaire cruciale est tout à fait logique. Nous avons déjà abordé cette question ici, d’un point de vue logistique. Les réponses n’était pas vraiment tranché :

    – importance symbolique de la Ville (ville de Staline, mais aussi une ville sur la Volga)
    – ce n’est pas vraiment la doctrine allemande, qui cherche à annihiler les forces ennemis et pas spécialement la logistique. Mais les soviétiques l’auraient surement fait à leur place 😉
    – la logistique Allemande était à bout de souffle avant Stalingrad. Peut être que cette opération n’était pas à leur portée
    – le temps à manqué, et il pensait prendre la ville rapidement

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    Stalingrad est tout de même un sacré échec allemand, une incapacité totale à s’adapter au type combat, ils négligent les risques d’encerclement, les Soviétiques repoussent de puissantes contre-attaques de Hoth, résistent à l’artillerie allemande…
    Bref ils sauvent la mise du monde libre.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts754
    Member since: 12 avril 2012

    Stalingrad est tout de même un sacré échec allemand, une incapacité totale à s’adapter au type combat

    Heu… Ils ont pris la ville. C’est pas les 300 metres carres d’une maison et de terrain plat qui vont changer la chose. Le reste de la ville est prise. Ca veux donc un peu dire qu’ils se sont adapte.

    ils négligent les risques d’encerclement

    En 1942, selon les officiers allemands, les russes ne sont que des singes asiatiques qui ne savent pas faire des offensives, aucun risque donc. De plus, qui oserai attaquer en hiver?

    les Soviétiques repoussent de puissantes contre-attaques de Hoth

    Tu veux parler de l’operation Wintergewitter? Celle ou Hoth a 250 chars sur deux “divisions”? L’operation ou les allemands attaquent a un contre 4 avec des soldats affames, frigorifies et sans munitions? Le tout dans le blizzard?

    résistent à l’artillerie allemande…

    tout autant que les russes a l’artillerie allemande…

    Bref ils sauvent la mise du monde libre.

    C’est clair que en 45, les communistes representent vraiment le monde libre… Surtout a Kolyma…

  • Participant
    Posts3524
    Member since: 12 avril 2012

    La tête de pont était tout de même un objectif capital à prendre, ce qui ne fut pas le cas. Sans cet objectif, difficile de dire que Stalingrad à été prise, car la défense soviétique pouvait toujours s’organiser, sans compter que ni la traversée de la Volga n’était pas sécurisée (chose pourtant nécessaire pour une poursuite des opérations).

  • Participant
    Posts754
    Member since: 12 avril 2012

    Atttends, je suis alle a stalingrad. Et meme les russes admettent que la ville etait perdu, que il ne restait que un mini rectangle de 300 metres de large sur 400 metres de profond (grosso modo, hein). (carte)

    Meme dans le musee de la bataille (qui est une horreur de propagande staliniste/communiste) ils disent qu’ils ont libere la ville.

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    Malgré le peu de terrain restant pour les Soviétiques lorsque la situation était réellement critique (Les Allemands aux portes du débarcadère et la région nord de la ville avec les usines qui fut un véritable enfer pour les hommes de la Wehrmacht) Les troupes allemandes étaient totalement épuisé lorsqu’ils étaient parvenu à ce point que capturé les derniers bout de terrain fut une tâche surhumaine pour l’armée allemande et tant que le débarcadère n’était pas sous contrôle allemand, Stalingrad reste soviétique.

    De plus, Paulus n’a jamais affirmé à Hitler qu’il possédait la ville, même lorsque les Soviétiques étaient dos à la Volga.

  • Participant
    Posts3524
    Member since: 12 avril 2012

    Je suis assez d’accord avec toi glapsviðr.
    Cela dit, d’un point de vue tactique, la ville n’est pas contrôlé puisque les soviétique peuvent encore y agir, défendre le passage de la Volga, voir monter une contre-attaque (inconsciente étant donné cette position il est vrai). Difficile donc de dire qu’elle est prise.

    défense par tête de pont

    EDITION : je voulait juste savoir, les soviétiques acheminent des renforts via la voie ferrée qui longe la Volga. Mais de quelle coté est elle, car j’ai cru comprendre que la gare était sur la rive Ouest.

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    Quelle importance faut-il accorder à la surface de terrain conquise. Ce qui compte c’est la neutralisation de l’adversaire. Le terrain s’a se conquiert aussi vite que cela se perd. Les soviétiques n’avaient peut-être plus qu’un petit carré mais ils quand même finis par gagner, c’est ça qu’il faut retenir. Il vaut mieux lâcher du terrain pour conserver son potentiel et gagner du temps, à l’instar du repli de Manstein à Kharkov.

    http://www.strategietotale.com/forum/93-le-front-de-l-est/55597-la-iiieme-bataille-de-kharkov-manstein-punit-l-armee-rouge

    @saganami
    Il y avait des rails sur les deux rives. Les renforts venaient de la rive Est. Et je ne serais pas surpris (à confirmer) que les soviétiques aient posé des rails en plus, spécialement pour acheminer des renforts lors de cette confrontation.

    Comparaison n'est pas raison.

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    glapsvior dit
    mongotmery dit

    Stalingrad est tout de même un sacré échec allemand, une incapacité totale à s’adapter au type combat

    Heu… Ils ont pris la ville. C’est pas les 300 metres carres d’une maison et de terrain plat qui vont changer la chose. Le reste de la ville est prise. Ca veux donc un peu dire qu’ils se sont adapte.

    Comme cela a été dit, le terrain en surface ne compte pas vraiment, et cette progression allemande a été longue et laborieuse, coûteuse en homes. Les Allemands ont attaqué en masse les positions russes tenues par beaucoup moins d’hommes, mais bien armés en armes d’infanterie. Au contraire les Allemands utilisent de l’artillerie lourde et l’aviation, armes peu précises qui n’affectent pas les russes terrés dans des silos, constructions solides. De plus, les russes profitent de la nuit pour s’infiltrer, par les allemands (à connaissance égale du terrain). Enfin les russes utilisent de petites équipes pour contre attaquer ou créer des plans de feux (aidés des mines), que les allemands n’arrivent pas à franchir sans un grand déploiement et beaucoup de pertes. A leur décharge, c’est le plus souvent eux qui doivent attaquer.

    les Soviétiques repoussent de puissantes contre-attaques de Hoth

    Tu veux parler de l’operation Wintergewitter? Celle ou Hoth a 250 chars sur deux “divisions”? L’operation ou les allemands attaquent a un contre 4 avec des soldats affames, frigorifies et sans munitions? Le tout dans le blizzard?

    Je n’ai plus le nom en tête mais c’est une opération qu’ils déclenchent après l’encerclement de Paulus, quand son armée existe encore, il attaque avec des forces non négligeables, repousse sur 30 km(à peu près) les avant gardes soviétiques puis est bloqué par UNE SEULE division de la Garde qui vient de prendre position, après s’être battu pour l’encerclement (autrement dit elle es affaiblie). Il y a donc supériorité numérique allemande, mais on reste dans l’hiver soviétique donc peut être qu’au moment de la bataille ils sont dans le blizzard. Ceci dit les russes aussi.

    résistent à l’artillerie allemande…

    tout autant que les russes a l’artillerie allemande…

    Tu voulais dire que les allemands à l’artillerie russe ? Cependant les allemands ne pourront jamais débouche su la rive comme ils le souhaitaient ca alors ils sont pris sous le feu des canons et Katioucha russes de la rive Est et par les attaques de flanc des Soviétiques.

    Bref ils sauvent la mise du monde libre.

    C’est clair que en 45, les communistes representent vraiment le monde libre… Surtout a Kolyma…

    Non je voulais dire que c’est une bataille qui, si les russes l’avaient perdu, aurait entrainé le maintien “éternel” des nazis. Il y a un débat sur çà dans une autre page, pour ceux qui sont intéressés.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts754
    Member since: 12 avril 2012

    Je n’ai plus le nom en tête mais c’est une opération qu’ils déclenchent après l’encerclement de Paulus, quand son armée existe encore, il attaque avec des forces non négligeables, repousse sur 30 km(à peu près) les avant gardes soviétiques puis est bloqué par UNE SEULE division de la Garde qui vient de prendre position, après s’être battu pour l’encerclement (autrement dit elle es affaiblie). Il y a donc supériorité numérique allemande, mais on reste dans l’hiver soviétique donc peut être qu’au moment de la bataille ils sont dans le blizzard. Ceci dit les russes aussi.

    haem….
    Je te laisse lire le detail de l’operation (en allemand, en anglais)

    Mais on est en gros a 50’000 allemand avec 250 chars contre 150’000 russes avec 650 chars. Si ils ont avances de 50km, ils sont sont arretes par une bataille de char qui se transforme en guerre d’attrition.

    résistent à l’artillerie allemande…
    tout autant que les russes a l’artillerie allemande…

    Tu voulais dire que les allemands à l’artillerie russe ? Cepend

    Hein?
    Je voulais dire que les allemands ont autant souffert que les russes.

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    @glapsviör
    J’ai comme source le récit d’un officier soviétique de la bataille, qui ne présente pas une ausssi grande disparité. Et je t’assure que les Allemands sont boqués par une division de la Garde qui vient d’arriver.
    Les Allemands ont souffert de ne pas pouvoir occuper une position(le rivage de la Volga) qui était sous le feu de l’artillere russe, mais ils n’ont pas été exposés à ses tirs tout le long de la bataille, contrairement aux russes qui se battaient dans Stalingrad.

    De toute manire les russes ont quand même montrés une grande supériorité dans la tactique et surtout la stratégie, car pour la bataille de Stalingrad (la contre offensive) ils sont en infériorité numérique en infanterie et aviation, et légère supériorité en chars et artillerie.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts754
    Member since: 12 avril 2012

    Je veux bien te croire qu’une division est arrive a temps a un carfour et a tenu qq temps juste avant l’arrivee des autres renforts. Apres, c’est pas 10’000 gulus a moitie geles qui vont tenir tete a 150’000 gulus a moitie geles. Mais en tenant les qq heures qu’ils faut. Tu peux faire que la mecanique s’essoufle, oui.

    Je ne suis pas sur que l’on puisse dire que les russes ont ete superieurs aux allemands pendant cette operation, si ils ont repris beaucoup de territoire, c’est qu’il ny avait personne pour les contester.

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    Je ne comprends pas, les russes ont repris les territoires que les Allemands leur avaient pris en 42. De plus, dans le Caucase, leurs troupes ont résisté puis contre-attaqué des troupes allemandes bien présentes.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts2324
    Member since: 12 avril 2012

    Je n’ai plus le nom en tête mais c’est une opération qu’ils déclenchent après l’encerclement de Paulus, quand son armée existe encore, il attaque avec des forces non négligeables, repousse sur 30 km(à peu près) les avant gardes soviétiques puis est bloqué par UNE SEULE division de la Garde qui vient de prendre position, après s’être battu pour l’encerclement (autrement dit elle es affaiblie). Il y a donc supériorité numérique allemande, mais on reste dans l’hiver soviétique donc peut être qu’au moment de la bataille ils sont dans le blizzard. Ceci dit les russes aussi.

    😆

    Cette “”contre attaque”” de Hoth n’avait pour but de briser l’encerclement de VI armée que dans les discours de Goebbels.

    Hoth va l’exécuter mollement simplement pour ne pas perdre son commandement ou pire etre traduit devant un tribunal de guerre (he oui on fusille les généraux allemands sous le IIIème Reich)

    Les troupes allemandes qui mènent l’assault sont épuisées, affamées et surtout n’ont pas la logistique pour une telle percée d’ailleurs ils feront à peine une trentaine de kilomètre avant de devoir abandonner leur Panzer IV faute de carburant.

    Dans le Caucase les allemands se sont repliés pour éviter d’etre pris au piège par le prise de Rostov par les russes. D’ailleurs bon nombre de retardataire traverseront la mer d’Azov gelée à pied.

    He oui les russes pour la première fois vont mener la danse avec leurs unités blindées. Mais cela est brouillon et s’exécute sur un territoire vide ou se trouvent quelques rares italiens et roumains au bout du rouleau.

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    Oui mais dans le Caucase les Allemands ont dû se replier car les russes arrivaient dans leur dos de Stalingrad, et les Allemands n’avaient pas réussi à s’assurer des bases sûres dans le Caucase contre les russes. C’est un échec tactique dans l’attaque qui les forcent à se replier.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts417
    Member since: 12 avril 2012

    J’èspere que tu parlera de labattaille de Sellow, où les russe avait formé plusieurs lignes de chars T-34. Seelow était la denière defence Allemande de l’Est pour Contrer l’attaque des Russes.

    D’ailleur Batbaileys, tu devrai peut être suivre les stratégie Russe quand tu film tes parties de COH II (simple conseil pour plus de réalisme)

    Allez regarder tout mes sujets à l'Armurerie 🙂

    Nombreux post sur le Moyen-Orient

  • Participant
    Posts3524
    Member since: 12 avril 2012

    Gameplayeur13, bienvenu sur le Forum de la Guerre
    Quand s’est déroulé cette bataille? C’est une des opérations de Stalingrad?

  • Participant
    Posts754
    Member since: 12 avril 2012

    Non, il parle de la bataille de Seelower Höhen sur l’actuelle frontiere germano-polonaise.

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    J’èspere que tu parlera de labattaille de Sellow, où les russe avait formé plusieurs lignes de chars T-34. Seelow était la denière defence Allemande de l’Est pour Contrer l’attaque des Russes.

    D’ailleur Batbaileys, tu devrai peut être suivre les stratégie Russe quand tu film tes parties de COH II (simple conseil pour plus de réalisme)

    Le sujet étant entièrement consacré à la bataille de Stalingrad, je ne traiterai donc pas de cette bataille. Par contre si tu le souhaite, lorsque j’aurai du temps, je pourrai peut être parler de cette bataille qui a tout de même le mérite d’être exploré vue le fiasco qui c’est passé durant cette bataille! (Je crois que les Russes craignaient plus de se faire tuer par les leurs que plutôt des Allemands 😆 )

  • Participant
    Posts754
    Member since: 12 avril 2012

    Atttends, je suis allé a stalingrad. Et meme les russes admettent que la ville etait perdu, que il ne restait que un mini rectangle de 300 metres de large sur 400 metres de profond (grosso modo, hein). (carte)

    Meme dans le musee de la bataille (qui est une horreur de propagande staliniste/communiste) ils disent qu’ils ont libere la ville.

    J’ajouterai a cela que les defenseurs ne sont pas ravitaillés. Du moins, pas plus que les allemands.

    Par contre, si il resta jusqu’en janvier 43, je ne m’en rappel plus.

    En janvier 43, les allemands ont d’autres problemes que les qq gulus autant geles qu’eux entoures dans la ville. Que Tchouïkov quitte la poche ou pas en janvier 43 n’est (plus) important, la chaudron de stalingrad se termine.

  • Participant
    Posts71
    Member since: 12 avril 2012

    *bombe fumigène*

    Apparition monde NINJAAA

    Je me permet de m’introduire dans le sujet après avoir lus des phrases qui m’ont donné mal aux yeux.

    Premièrement, on ne peut le nié. Les russes ont reçut beaucoup d’aide de la pars des américains et des Anglais. Sans cette aide peut être que les russes auraient gagnés la guerre mais je pense que le nombre de pertes serait franchement différents. Et petite anecdote: Quand les russes et les américains se sont rencontrés, les russes ont demandés pourquoi les américains avaient le même matériel…

    Les Russes ont sauvé le monde? Laisse moi rire. Oui ils ont aidé, mais on ne peut se permettre d’oublier les américains,les anglais, les résistants Francais,Belge,Hollandais,ect,ect,ect

    Tout ces pays ont aidé à libérer le monde en ajoutant une partie d’aide

    Tu dit qu’ils ont libéré de l’esclavage et de la barbarie, pour quoi le communisme? Désolé mais pour avoir travaillé sur la guerre froide je peux dire que le communisme c’est pas la joie. Je dit pas que le capitalisme c’est parfait, mais y a une différence quand même.

    Je ne jette pas ma Haine sur l’URSS, je les respects pour ce qu’ils ont fait. Mais on ne peut pas nié les faits

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    Mes spources sont alliés et soviétiques, mais datent des années 1960. C’est une encyclopédie de la 2GM faite en France sous la direction du Général Beaufre, mais avec des témoignages divers.

    Avec ces informations, je rejoins ce qu’expose cuirassier: L’aide alliée, du matériel américain (et un peu anglais dans les chars et avions) transporté par les Britanniques par les convois du Cap nord n’est véritablement en place qu’à partir de l’hiver 42, donc les russes ontsu se débrouiller avant pour faire des chars et des avions (des avions qui leur donnent la supériorité aérienne) MAIS cette aide sera un apport important dans les goulets d’étranglements de l’économie soviétique (basée depuis mes Staline sur l’industrie lourde et de consommation en moindre mesure), en particulier l’aide alimentaire (céréales à cause de la perte de l’Ukraine) et les médicaments. Ainsi que les camions, qui accélèrent considérablement la motorisation de l’Armée Rouge. Il s’agit donc d’une aide non pas décisive pour les combats, mais pour le pays et la population civile, qui aurait connu la famine sans l’aide alliée.
    L’aide en chars et avions n’intervient qu’après Stalingrad, c’est-à-dire après le passage critique. Elle n’est qu’un appoint pour une armée ,parfaitemùent équipée par son industrie.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    [Sur ce chapitre, j’ai décidé de décrire les combats à Stalingrad et comment les Soviétiques s’organisait, donc entre le chapitre précédent et celui-ci il n’y a qu’une journée de différent, nous sommes le 27 septembres 1942. Dans le prochain chapitre, je reprendrai les détails sur la progression des évènements, mais je jugeait qu’il était important que j’aborde un peu se sujet avant ^^]

    Chapitre 10: Les combats à Stalingrad

    Malgré la résistance acharnée des Soviétiques, le général Paulus avait encore confiance dans ce combat et avec raison. L’armée allemande avait pris le centre et le sud de la ville, mais au prix de lourde perte sans compter que l’acharnement des Russes cassa le moral aux officiers allemands. Même pour Paulus, ce combat commençait à le fatiguer, sa tâche n’était pas la plus facile, car Hitler et l’état major allemand minimisaient la difficulté de la bataille de Stalingrad.

    Alors que les combats au sud commencèrent à s’apaiser, le général Paulus regroupa ses formations pour préparer une offensive sur le coeur industriel de Stalingrad. Tout juste au nord de la colline de Mamaiev Kourgan se trouvaient les gigantesques usines de Stalingrad qui occupait le rôle de bastion fortifié pour la 6e armée soviétique. Paulus souhaitait concentrer la nouvelle offensive allemande sur la colline ainsi que l’usine Octobre Rouge. L’objectif de l’offensive était simple, les deux branches de la poussée allemande devaient enfoncer les lignes de défense soviétique pour rejoindre la Volga pour ensuite obliquer vers l’intérieur et longer le fleuve pour encercler les Soviétiques. La défense soviétique devait être divisée, encerclée et anéantie.

    Le plant initial des Allemands ainsi que la progression du front
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/dc/Assaut_allemand_sur_Stalingrad.png

    Les groupes de reconnaissance de Tchouikov permirent de constater le redéploiement des Allemandes vers le nord. Situer sur la rive du fleuve, derrière l’usine Barricade, Tchouikov regroupa ses forces et ordonna à ses officiers de renforcer les défenses anti-char, le posage de mine et les travaux à effectuer à l’intérieur des usines pour les transformer en position défensive, Tchouikov posta aussi la 284e division sibérienne de Batyouk à sa ligne gauche entre la colline de Mamaiev Kourga et l’usine Octobre Rouge. Alors que le débarcadère central se retrouvait sous le feu des Allemands, les hommes de Tchouikov installèrent trois autres points de débarquement permettant d’effectuer la traversée au nord et au centre de la ville. Ils construisirent également un pont de fortune permettant d’assurer une circulation constante entre les deux rives du fleuve. Ces débarcadères jouèrent un rôle crucial dans la stratégie soviétique à Stalingrad et furent un des éléments clés de la victoire. Les Soviétiques avaient admirablement réussi à s’adapter à cet environnement urbain qu’étaient les ruines de Stalingrad, alors que les Allemands avaient l’habitude de jeter toutes leurs forces dans la bataille, la Stavka ne déployait que le nécessaire pour faire face à la 6e Armée à Stalingrad (donc dans un statut défensif)

    Mais pour les Soviétiques, la défense de la zone industrielle et des débarcadères était impérative pour leur survie à Stalingrad. On réorganisa les débarcadèrent en y instaurant des règles plus précises, de la rive gauche à la rive droite (donc la direction vers Stalingrad), les transports étaient catégorisés par ordre d’importance, essentiellement des munitions, hommes et vivres. De la rive droite à la rive gauche, on se concentrait sur l’évacuation des blessés et des prisonniers allemands. Tchouikov réorganisa le tout en y assignant des officiers et des hommes du génie qui devaient se charger des milliers d’embarcations qui assuraient le lien entre les deux rives. Nous pouvons dire que la survie de la 62e Armée et de la victoire des Soviétiques vient principalement de cette organisation, si jamais les Allemands avaient réussi à couper la circulation d’une des deux rives, la victoire de l’Axe aurait été inévitable. Cette vaste mobilisation des embarcations soviétiques avait été orchestrée par le vice-amiral Rogatchev qui avait pris sous son commandement des centaines de pêcheurs et de leurs embarcations. Grâce à lui, la 13e division de la Garde et la 284e division purent être déployées à Stalingrad. Si l’on qualifiait les combats de rues de Stalingrad comme véritable enfer, les embarcations n’avaient rien à envier à leur camarade dans la ville! Se livrant à un véritable combat d’usure avec l’aviation allemande qui se faisait une joie d’attaquer les barges laisser à eux-mêmes, se déplaçant la nuit et sans éclairage les embarcations devaient faire attention à ne pas entrer en collision entre les autres embarcations qui se hâtaient de franchir le fleuve avant le levé du jour. Mais tout cela n’empêcha pas cette flottille créée à l’improviste de transporter des milliers de tonnes de vivres, munitions et de soldats. Sans compter que, lorsque Staline en donna l’ordre, ces mêmes embarcations s’occupèrent de l’évacuation de plus de 200 000 civils à Stalingrad!

    La traversé de la Volga n’était pas sans risque, l’aviation allemand et les risques de percuter une embarcation allié en pleine nuit rajoutait au stress de la traversée.
    http://www.stjosephscbs.ie/wp-content/uploads/volga-stalingrad-crossing.jpg

    Malgré ce que l’on pourrait croire, la Luftwaffe n’était pas en aussi bon état que les Soviétiques le croyaient. Tout comme la 6e Armée, la Luftwaffe se trouvait engagée dans un combat d’usure qu’elle devait rapidement remporter. Si la Luftwaffe avait le total contrôle des airs à Stalingrad, elle n’arriva jamais à porter le coup fatal que tous espéraient. Son incapacité à détruire les communications ferroviaires faute de matériel, permit aux Soviétiques de renforcer progressivement leur défense aérienne (pendant un temps, il ne restait que 4 canons anti aérien aux Soviétiques pour faire face à la 4e flotte aérienne allemande!) Mais pour Tchouikov, la Luftwaffe restait toujours un énorme danger et l’obligea à effectuer ses déplacements de troupes en pleine nuit avec discrétion et rapidité vers le nord de la ville.

    Bombardement aérien de la Luftwaffe allemande, prise de vue de la soute d’un bombardier allemand
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/33/Bundesarchiv_Bild_183-B22176%2C_Russland%2C_Kampf_um_Stalingrad%2C_Luftangriff.jpg

    Grâce aux renseignements qu’il avait reçus sur les possibles zones à risque de la prochaine offensive allemande, Tchouikov savait que si jamais la colline de Mamaiev Kourgan tombait aux mains de l’ennemi, ceux-ci posséderaient une excellente base de tir qui compromettrait les défenseurs soviétiques en contrebas. S’inspirant de Clausewitz (pour qui la défense devait être active et non passive) Tchouikov décida d’organiser une attaque préventive sur la colline en y assignant la 13e division de la Garde qui était située sur la gauche, d’attaquer vers la gare alors que la 284e division qui était à droite devait attaquer le flanc sud de la colline. La 945e division d’infanterie aura alors l’ordre d’attaquer le versant est de la colline. L’attaque était prévue pour le 27 septembre, avant l’offensive, Tchouikov rappela les ordres de bataille dans un communiqué: “Une fois encore, je demande aux commandants de toutes les unités et de toutes les formations de ne pas lancer dans la bataille des unités entières, compagnie ou bataillon. L’offensive doit être essentiellement organisée sur la base de petits groupes, armés de mitraillettes, de grenades, de cocktails Molotov et d’armes antichar.” La pensée de Tchouikov se trouve alors très loin de celle des officiers allemands qui continuaient à penser en terme de divisions et de régiments! Tout le long de la bataille de Stalingrad, Tchouikov misait tout sur ses groupes de choc* (divisé en trois groupes indépendants : Groupe d’assaut, groupe de renfort et groupe de réserve). Les hommes de la 62e devaient apprendre à se défendre sans ravitaillement et sans communication pendant au moins 20 heures avec leur unité. Les membres du groupe de renfort et de réserve devaient s’assurer de renforcer les positions défensives du groupe de choc, on plaçait habituellement les troupes armées de mitrailleuse, mortier et d’armes antichar au rez-de-chaussée des bâtiments jusqu’à ce que la zone soit sous contrôle alors on déplaçait se groupe vers les étages supérieurs pour avoir une meilleure vue et un meilleur angle de tir. Si le groupe de choc réussissait à conserver une position pendant 24 heures, celle-ci était intégrée au dispositif du régiment, de la brigade ou de la division. Les hommes de Tchouikov informaient alors les officiers d’artillerie sur la rive gauche de l’évolution de la situation de façon à ce que la zone puisse être appuyée en cas d’attaque. Voici comment les Soviétiques se battaient à Stalingrad, les unités inexpérimentées qui survivaient à leur premier combat devenaient rapidement des unités semi-indépendantes capables de s’infiltrer dans derrière les lignes ennemies et de se battre la nuit.

    Les fameux groupes de choc Soviétiques qui furent un véritable cauchemars pour les Allemands.
    http://www.educationdefense.ac-creteil.fr/IMG/jpg/Fantassins_sovietiques-2.jpg

    Si défendre une position était facile, gagner une position était plus compliqué. L’attaque préventive de Tchouikov se retrouva ciblée par les bombardements aériens du 8e corps aérien de Fiebig. La 62e se retrouvait entièrement immobilisée pendant 2 heures alors que les hommes de la 95e division qui était presque au sommet furent entièrement décimés, la 284e division avança de très peu alors que la 13e division fut facilement repoussée. L’offensive de Tchouikov avait été lancée à 6h du matin, à 10h30 du matin la 6e armée allemande lança une violente contre-attaque qui obligea la 62e armée soviétique à reculer vers la Volga. Les hommes de Tchouikov devait faire face à 11 divisions allemandes sous le commandement de la 11e armée (3 divisions de Panzer, deux divisions motorisées et six divisions d’infanterie) L’offensive allemande sur la zone industrielle avait commencé, les Soviétiques sont encore une fois au bord du gouffre et la victoire semble de plus en plus proche chez les Allemands…

    Ps: Puisque mes chapitres commencent à être espacé, 3 pages de séparation. Je pensais probablement refaire une réorganisation du sujet pour faire plus propre 😉

  • Admin bbPress
    Posts6308
    Member since: 12 avril 2012

    Ps: Puisque mes chapitres commencent à être espacé, 3 pages de séparation. Je pensais probablement refaire une réorganisation du sujet pour faire plus propre 😉

    Ça ne peut qu’être bénéfique ^^

    Bon boulot pour la progression du dossier! La Bataille de Stalingrad est vraiment fascinante.

    PS : le poème en anglais sur Hitler est de toi?

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Participant
    Posts3524
    Member since: 12 avril 2012

    Je suis content de voir la suite de ce dossier indispensable. Stalingrad est vraiment une bataille très intéressante, c’est fou la façon dont les soviétiques se sont adaptés alors que leur organisation est particulièrement centralisée, et donc potentiellement rigide, là où les allemands se sont empêtrés malgré les moyens.

  • Participant
    Posts2169
    Member since: 12 avril 2012

    PS : le poème en anglais sur Hitler est de toi?

    Non, à moins que Kyna ne soit aussi Nicepeter !

    Super dossier Kyna, on attend la suite.

  • Admin bbPress
    Posts6308
    Member since: 12 avril 2012

    PS : le poème en anglais sur Hitler est de toi?

    Non, à moins que Kyna ne soit aussi Nicepeter !

    Super dossier Kyna, on attend la suite.[/quote]

    Ok merci Nicopo ^^

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    Un dossier intéressant, Kynareth, mais je crois que si la Luftwaffe a manquée d’effectifs et de matériels pour attaquer les communications russes, c’est d’une part parce que celle-ci était protégée par l’aviation russe, et d’autre part parce que Paulus voulait surtout qu’elle attaque la ville de Stalingrad elle-même, ce qui est une lourde erreur car Stalingrad contient beaucoup d’usines et de silos, bâtiments solides résistant à l’effondrement, et donc continuant à fournir des abris aux russes malgré les bombardements.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    Bat–> Nico ta répondu 😆 Je te conseil de visionner la chanson, elle est épique :p

    L’aviation russe joua un rôle assez mineur durant la bataille, la Luftwaffe restera maîtresse de l’air pendant tout le long de la bataille le jour, les Soviétiques décida plutôt de concentrer leur aviation la nuit en déployant des chasseurs de nuit (40% de l’aviation Soviétique à Stalingrad sera composer de chasseur de nuit).

    Aussi la Luftwaffe verra ses effectifs diminués lorsque des unités seront transféré en Afrique du Nord et au front Centre. Mais les Allemands ne devaient sans doute pas s’attendre à voir des Soviétiques s’adapter aussi bien en utilisant les ruines des bâtiments à leur avantage! Sans compter que les bombardements de la Luftwaffe était plus compliqué puisque Tchouikov avait ordonné à ses unités lors des combats de coller le plus que possible les unités allemandes (Empêchant ainsi l’aviation et l’artillerie allemande d’effectuer un appui efficace sans risquer de toucher leur propre ligne)

  • Participant
    Posts4
    Member since: 12 avril 2012

    Concernant la Luftwaffe lors de l’opération “Fall Blau” , celle-ci n’a pas réellement manqué d’effectifs ou de matériels au début de l’opération la Luftwaffe disposait de +/- 1100 avions pour faire face à +/- 1000 avions soviétique.
    Avant même que la bataille de Stalingrad ne commence, la Luftwaffe avait détruit près de 80% des bâtiments de Stalingrad,et une fois l’offensive terrestre lancée celle-ci fut principalement affectée à des opérations de bombardement :
    – 1) de la ville en soutien de la progression des unités terrestre (Vasily Chuikov par la réorganisation des unités de combat en section d’assaut (20 à 30 hommes) et en réduisant le “no man’s land” à un maximum de 10 à 30 m réussit parfaitement à contrer cette tactique ( difficile de toucher l’ennemi sans toucher d’allié quand une bombe est lancée de plusieurs centaine de mètre)).
    – 2) de la Volga pour couper l’approvisionnement.
    – 3) des voies de communications derrière la Volga toujours dans le but de couper l’approvisionnement.

    Cette situation changera à partir de l’opération Uranus , tout d’abord les forces en présence (on parle de +/- 1500 avions pour les russes contre +/- 500 avions allemands (réaffectation d’une partie pour le groupe d’armée Centre (avant Uranus le commandement allemand estimait que les russes préparaient une offensive contre le groupe d’armée centre)et Nord , pour l’Afrika Korps et le restant ayant été détruit ou étant inutilisable) , ensuite le théatre d’opération est beaucoup plus vaste , et une bonne partie de l’aviation allemande sera utilisée pour l’opération “tempête d’hiver” qui a pour but de briser l’encerclement , elle sera aussi employée pour le réapprovisionnement de la poche de Stalingrad ( sans cela la 6 ème armée n’aurait très certainement pas résisté près de 2 mois (encerclement le 23/11/42 réddition définitive le 02/02/43).

  • Participant
    Posts2169
    Member since: 12 avril 2012

    – 1) de la ville en soutien de la progression des unités terrestre (Vasily Chuikov par la réorganisation des unités de combat en section d’assaut (20 à 30 hommes) et en réduisant le “no man’s land” à un maximum de 10 à 30 m réussit parfaitement à contrer cette tactique ( difficile de toucher l’ennemi sans toucher d’allié quand une bombe est lancée de plusieurs centaine de mètre)).

    C’est exactement ce que j’allais dire. Il faut dire qu’avec Rodimtsev, commandant de la 13e Division de la Garde et héros des combats urbains de la guerre d’Espagne, Tchouikov, chef de la 6e qui a compris rapidement l’intérêt d’être proche des lignes ennemies, et surtout le chef d’Etat Major de la 6e Armée, N. I. Krylov, qui a mené les défenses russes pendant les sièges d’Odessa en 1941 et de Sébastopol en 1941-42, l’armée rouge a un commandement rompu à toutes les techniques de la guerre urbaine.

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    Merci de vos réponses.

    J’ai en tête pour les effectifs de l’aviation durant Uranus une différence de 200 avions à l’avantage des soviétiques (utilisables et non utilisables), avec autour de mille avions chacun (donc 1100 russes et 900 allemands par exemple).

    The_Nightmare écrit:

    – 1) de la ville en soutien de la progression des unités terrestre (Vasily Chuikov par la réorganisation des unités de combat en section d’assaut (20 à 30 hommes) et en réduisant le “no man’s land” à un maximum de 10 à 30 m réussit parfaitement à contrer cette tactique ( difficile de toucher l’ennemi sans toucher d’allié quand une bombe est lancée de plusieurs centaine de mètre)).

    D’autant plus que les allemands rencontrent le même problème que les Alliés ^plus tard à Cassino: bombarder le bâtiment détruit son agencement mais pas sa structure, celle ci étant particulièrement solide (bâtiment ancien en pierre pour Cassino, bâtiments industriels pour Stalingrad). De plus les ruines fournissent des abris plus nombreux pour l’infanterie, au détriment des chars allemands (les russes n’en ont que quelques-uns en défense près de la Volga). Les ruines s’étalent en effet dans les rues, liant deux bâtiments sans une rue découverte à traverser. Cela facilite les infiltrations soviétiques des groupes d’assaut, et pas les attaques en masse de l’infanterie allemande.

    Cependant je persiste à dire que Paulus a préféré que la Luftwaffe attaque la ville et non les communications soviétiques de la rive russe, ce qui a grandement aidé les russes.

    A propos de l’envoi de la Luftwaffe en Afrique du Nord, en êtes vous sûrs ca les allemands ont souffert durant la seconde bataille d’El Alamein (entre l’attaque allemande de Stalingrad et Uranus) de l’aviation anglaise, qui ne rencontrait pas d’opposition du 10e corps aérien (unique corps aérien allemand en Méditerranée).

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts28
    Member since: 12 avril 2012

    Sacré dossier Kynareth! j’ai la sensation d’etre dans les rues de Stalingrad.

    Ce qui m’a le plus frappé c est le courage de V.tchouikov qui reste tout près de ces hommes, n’hesitant pas a faire le coup de feu si nécessaire et respectant a la lettre le decret de staline “plus un pas en arrière”
    mais ce décret a aussi couté la vie a pas mal de combattants abattus par leurs propre frere d’armes!

  • Participant
    Posts754
    Member since: 12 avril 2012

    Faut aussi se rendre compte que le monsieur Tchouïkov, il a un mec du NKVD avec le nagant sorti du holster et pret a lui mettre un pruneau si il autorise la moindre section a se replier de 10 metres.

    Quant a faire le coup de feu, tu me dira comment il a fait, car, comme paulus, il developpa des tics nerveux du a la pression du commandement. Paulus eu la moitie gauche de son visage paralyse ou qu’il ne controllait plus, quant a Tchouïkov, il eu de tels attaques d’eczema qu’on dut lui bander les deux mains et les bras.

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    En ce cas le courage revient à l’officier du NKVD qui reste à son poste….

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    [Je tenais à parler de la deuxième offensive allemande sur un seul chapitre, mais j’ai été incapable, je serai donc obligé de le couper en deux partie. Voici donc la première partie, la deuxième partie suivra très bientôt!]

    Chapitre 11: La deuxième offensive allemande, partie 1

    À 10h30, la 6ème armée allemande lance une seconde offensive. Contrôlant désormais la partie sud et centre de la ville et se trouvant désormais qu’à une centaine de mètres de la Volga et possédant une excellente position de tir sur la Volga, tout portait à croire que la victoire des Allemands étaient inévitable. Mais l’acharnement de Tchouikov et le courage de ses troupes montra aux Allemands que la bataille était loin d’être gagné. Tout comme lors de la première offensive, plusieurs actes héroïques est à noté du côté soviétique lors de cette deuxième offensive.

    La maison de Pavlov se rendra célèbre pour avoir tenu à distance les Allemands, une pauvre maison à quatre étage protéger par des barbelés et mines, des mitrailleuses sur chaque fenêtre faisant face à la rue ainsi qu’un PTRS-41 installé sur le toit de la maison. Les occupants, qui était au nombre de 25, se défendirent jour et nuit, repoussant les assauts des Allemands. Pourquoi cet acharnement sur cette pauvre maison? Et bien comme dit précédemment, la bataille de Stalingrad est un combat ou chaque maison doit être nettoyé une par une, étage par étage, une maison d’ignoré pouvait signifié qu’une troupe soviétiques auraient la voie libre pour harceler les arrières des troupes et que chaque maison peut devenir une véritable forteresse (Par exemple, le fameux silo à grain défendu par 40 Soviétiques et qui bloqua l’avancée de 3 divisions allemandes pendant plusieurs jours.) Sans compter que la maison de Pavlov est en quelques sortes le dernier obstacle des Allemands avant d’atteindre les rives de la Volga, la distance entre la maison et la rive était tout ce qui restait aux Soviétiques pour acheminer les renforts et continuer le combat. Heureusement pour eux, la maison tenu bon et résista jusqu’à la fin.

    Maison de Pavlov
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1f/Pavlov%27s_House.jpg

    Lorsque les Allemands lancèrent la nouvelle offensive, la 16e division de Panzer se situait tout juste à l’extrême droite de Tchouikov dans les faubourgs de Rynok, la 389e division, qui était constitué d’homme frais, allait au sud-est pour attaquer les usines de tracteur. À la droite, c’est la 24e division de Panzer qui attaquait en direction de l’usine Barricades alors que le 100e Jager marchait sur l’usine Octobre Rouge. La 295e division allemande reprit son combat contre la 95e division soviétique sur la colline de Mamaiev Kourgan. La 76e division restait en position défensive en gardant la gare alors que la 71e qui partait du sud avançait vers le nord en passant derrière la 13e division de la Garde pour s’approcher au sud de la zone d’Octobre Rouge. Pendant ce temps, la 14e division de Panzer et la 94e division restaient dans les faubourgs du sud de la ville pour y consolider les positions.

    Encore une fois, la Luftwaffe s’avéra extrêmement efficace en survolant les champs de bataille. Celle-ci détruisit avec succès les communications du quartier général de la 62e armée qui essuyait déjà le gros de l’attaque allemande. Au soir de l’offensive, la situation devint à nouveau critique, le flanc gauche qui était défendu par la 189e brigade blindée avait été forcé de reculé de 1,6km en direction de la cité Barricade. À la gauche de la 24e division de Panzer, la 389e division avait réussi à brillamment avancé face à l’aile droite de la 112e division soviétique en direction de l’usine de tracteurs en longeant la gauche. À la droite de la 24e division de Panzer, c’est la 100e division Jager qui réussi à faire reculer le 23e corps blindé soviétique jusqu’à la limite ouest d’Octobre Rouge. La 95e division qui était confronté en permanence avec l’artillerie allemande, à l’aviation et aux attaques de la 295e division commençait à flancher et tenait difficilement le contrôle de Mamaiev Kourgan.

    C’est dans son journal au soir du 27 que Tchouikov écrivit : « Une autre journée comme celle-ci et nous serons dans la Volga » En une journée, les Allemands avaient progressé de 2 743 mètres et avaient quasiment anéanti deux divisions soviétiques, la 112e et la 95e. Voyant que les Allemands se déplaçait au nord de la ville, la Stavka renonça à l’idée de divisé la ville en deux fronts (Front de Stalingrad, au nord, sous les ordres de Gordov, et front Sud-Est de Ieremenko). Le front de Ieremenko fut rebaptisé front de Stalingrad et celui-ci avait la charge des combats se déroulant à l’intérieur de la ville. L’ancien front de Stalingrad de Gordov fut dissous et remplacé au nord de la ville par le front du Don du général Rokossovski qui avait la charge de lancer des opérations de diversion contre le flanc gauche de la 6e armée allemande. Mais pour Tchouikov, face aux importants succès des Allemands en une seule journée souligna dans un rapport le besoin urgent de réserve et surtout de se débarrasser momentanément de la Luftwaffe. Pour ceci il s’adressa à Krouchtchev, commissaire politique attaché au front de Stalingrad : « Je ne me plains pas de notre aviation, qui combat héroïquement, mais l’ennemi a la maitrise des airs. Son aviation est un atout imparable dans l’offensive. Je demande donc une aide accrue dans ce domaine, pour que nous puissions bénéficier d’une protection aérienne, ne serait-ce que quelques heures par jour. » Dans les journées qui suivront, le front du Don tentera à plusieurs reprises des attaques hâtives contre le flanc de la 6e armée qui ne soulagera que presque pas la 62e armée soviétique.

    Le plan a déjà été posté plus haut, mais elle vous permet de mieux suivre l’évolution du combat et des mouvements allemands lors de la seconde offensive.
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/dc/Assaut_allemand_sur_Stalingrad.png

    La nuit du 27 au 28 septembre, la 193e division de fusiliers du colonel Smekhotvorov traversa la Volga pour se déployer dans les cuisines et bâtiments annexes de la cité Octobre rouge et dans l’aile sud de l’usine Barricades pour tenter de contrer l’attaque de la 24e division de Panzer. À l’aube du 28, une contre-attaque est ordonné par Tchouikov sur la colline de Mamaiev Kourgan avec deux régiments de la 284e division sibérienne et le régiment restant de la 95e division de Gorshny. L’artillerie soviétique avait bombardé le sommet de la colline toute la nuit afin d’empêcher les Allemands de consolider leur victoire sur la 95e division. Alors que le barrage s’intensifiait, les soldats soviétiques chargèrent la colline avec le soutien de la 8e armée aérienne et se frayèrent un chemin jusqu’au sommet. Il fut impossible pour les Soviétiques de conquérir la colline, mais ils gardèrent solidement leur position repoussant les contre-attaques des Allemands qui tentèrent à tout les coups de reprendre le contrôle. C’est avec plus de réussite que les hommes de Tchouikov défendirent la colline, la cohésion entre l’infanterie et l’aviation allemande n’étant plus. Avec les nombreuses pertes que les Allemands subirent dans les rangs des officiers, il devenait difficile pour les Allemands de tenir les combats avec la même efficacité qu’au combat, chose que Tchouikov remarqua. Pendant toute la journée du 28, les Allemands tentèrent de reprendre la colline, Octobre rouge et Barricades sans résultat.

    Vue aérienne de la cité de Barricades
    http://www.fireonthevolga.com/60.jpg

    Ne voulant pas briser l’élan de son offensive et ne voulant pas que les combats se transforment en guerre de tranchées , le général Paulus déplaça le gros de son effort au nord-ouest de la ville, vers le saillant d’Orlovka. Le saillant d’Orlovka était situé au nord du quartier de Gorodichtche. Il traversait les lignes allemandes sur plusieurs kilomètres au nord-ouest de la Mechetka (Une rivière qui traverse l’Orlovka avant de se jeter dans la Volga, au nord de l’usine de tracteurs.) Ce saillant était situé immédiatement au sud des faubourgs nord de Spartanovka et de Rynok qui était entouré par des unités allemandes : la 16e division de Panzer de Hube avec la 60e division motorisée à sa droite. À l’extrémité nord-ouest du saillant se trouvait la 389e division qui était l’aile gauche du 100e division Jager couvrant le saillant à partir du village de Gorodichtche. Le saillant d’Orlovka mesurait 8km de long sur 3,2km de large, seulement 4 régiments soviétiques de la 115e brigade de fusilier du colonel Andryussenko et un bataillon (Restant de la 112 division de Solugub). Le 29 septembre, Paulus lança la 16e division de Panzer et la 60e division motorisée sur le côté nord alors que la 389e division et la 100e division Jager sur le côté sud. Le 30 septembre, la mâchoire allemande se referma dans une victoire facile et réduisant les positions soviétiques au nord à une étroite tête de pont bordée par la Mechetka et la cité de Spartanovka. Avec cette victoire allemande, l’usine de tracteurs se retrouva directement menacé au nord et nord-ouest, mais Tchouikov se retint à dégarnir les défenses soviétiques pour aller porter secours aux rescapés du saillant. Les hommes d’Andryusenko qui se trouvait encerclé continuèrent le combat pendant une semaine tentant toujours de se rapprocher des lignes soviétiques au sud-est. Au même moment, l’aile gauche de la 6e armée allemande repoussa une attaque du front du Don, mais malgré cela on nous sommes en droit de nous poser la question du pourquoi cette offensive sur le saillant d’Orlovka par Paulus? Il obtint une victoire facile lui faisant croire à une victoire facile dans une ville ou les victoires faciles n’existaient pas en jonglant constamment avec ses unités…

    Quelques part dans le saillant d’Orlovka à proximité de Spartanovka
    http://battle.volgadmin.ru/Photos/Images/592.jpg

    Le 28 au soir, Tchouikov ordonna à ses officiers de renforcer les positions en y ajoutant des obstacles antichar et anti artillerie et de préparer les bâtiments pour des actions défensives dans l’éventualité des combats de rues. Alors que le 29 les Allemands attaquèrent le saillant d’Orlovka, la 24e division de Panzer avança en direction de Barricades et d’Octobre rouge. Le fleuve se trouvait à seulement 1,6km des Allemands, leur objectif était donc de briser la ligne soviétique, lorsque cet objectif serait accomplit la 62e armée soviétique se retrouverait couper en deux et le débarcadère d’Octobre rouge serait détruit. La 193e division jeta toutes ses forces dans la bataille pour tenter de repousser l’assaut de la 24e division de Panzer, mais dans cette bataille la 193e perdit trois commandants de régiment et trois commandants de bataillon, mais celle-ci tint bon. Alors que les combats continuèrent à faire rage sur la colline de Mamaiev Kourgan, la nuit du 29 au 30 fut très fructueuse du côté soviétique…

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 12 avril 2012

    Merci pour cette première partie de ce ne nouveau chapitre, on croirait presque vivre cet enfer qu’est Stalingrad, grâce à ce suivi très précis des événements !

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    @kynareth

    Ce qui me frappe dans ce dossier, c’est la toute puissance de l’aviation d’un c^poté comme de l’autre pour soutenir les assauts terrestres. Cela me parait en contradiction avec le reste de la guerre.
    Est-ce une spécificité dûe au combat urbain?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts1655
    Member since: 12 avril 2012

    Je n’avais pas vue ta question mongotmery, vraiment désolé!

    Tu parles de puissance de l’aviation des deux côtés, mais pendant toute la bataille c’est les Allemands qui possède la maîtrise total du ciel. Les Allemands ont beaucoup utilisés l’aviation à Stalingrad ce qui les a forcé à mobilisé la presque totalité de son aviation sur le front de l’Est (Donc rendant l’appuie aérien sur les autres secteurs presque indisponible). Le jour, les Allemands sont les maîtres du ciel, alors que la nuit c’était les bombardiers nocturnes soviétiques Po-2 (Ils avaient été modifié pour les bombardements de nuit) qui faisait le travail.

    Donc, l’utilisation de la puissance de l’aviation à Stalingrad était spécifique au combat urbain? Bien sur! Quand on sait qu’un silo d’une quarantaine de soldat peut bloquer 3 divisions à elle toute seule, le soutien de l’aviation est indispensable pour faire progresser les troupes au sol dans les rues et détruire les positions fortifiés ennemi. Par contre, Tchouikov avait compris ce principe, mais puisqu’il savait qu’il ne possédait pas un appuie aérien tout aussi important que les Allemands, celui-ci avait ordonné à ses troupes de coller le plus que possible les positions allemande rendant ainsi tout bombardement allemand risqué pour eux.

    J’espère que j’ai été précis, sinon hésite pas à me le faire savoir 😆

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    Merci beaucoup d’avoir répondu! Tu as été très précis, bien sur! 🙂

    Je parlais de la puissance aérienne des deux côtés parce que certaines attaques (plutôt des contre-attaques) russes sont soutenues par l’aviation et réussissent.
    J’imagine que l’artillerie était bloquée par les autres immeubles pour effectuer des tirs sur un batiment en particulier.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts28
    Member since: 12 avril 2012

    La maison pavlov, le symbole même de cette bataille où les allemands n’arriveront jamais à controler ce batiment de 3 etages.

  • Participant
    Posts1189
    Member since: 12 avril 2012

    Quelqu’un a t-il une carte de la bataille quand les Allemands passent tout près de la victoire ? Sur combien de kilomètres s’étend le front de Stalingrad ?

  • Participant
    Posts28
    Member since: 12 avril 2012

    Lorsque les dignitaires nazis et non pas les soldats sont persuadés de la victoire c est au alentours du 8-10 novembre au moment où la werhmart plante la svastika ds Stalingrad occcupé a 80-90% et suivi du discours de Hitler voulant commemorer cette pseudo-victoire.
    Quant au front il s’étend sur une cinquantaine de km de long sur la volga et environ 8 de large.

  • Participant
    Posts1189
    Member since: 12 avril 2012

    Les Allemands ont-ils tenté des opérations d’encerclement sur les extrêmes du front ?

  • Participant
    Posts28
    Member since: 12 avril 2012

    Les allemands n’ont pas tenté de telles manoeuvres pour les raisons suivantes:
    1_L operation de conquete du Caucase a lieu quasiment en meme temps que la bataille de Stalingrad
    2_Hitler manque de troupes a tel point qu il est obligé de confier la defense de ses flancs aux roumains et aux Italiens dont il a tres peu confiance.
    3_De plus un encerclement d une partie du front n a aucune valeur strategique vu que des combats urbains font rage et sont d’une intensité inegalée.Un exemple flagrant est “L ilot Ludnikov” qui se retrouve totalement encerclé et dont la combativité n’a cessé d augmenter.

  • Participant
    Posts1189
    Member since: 12 avril 2012

    Les troupes qui se battent à Stalingrad ne peuvent-elles pas faire une telle manoeuvre ?

    Quand à la valeur stratégique, si des troupes Allemandes, ou de l’Axe, passent de l’autre côté de la Volga, ne peuvent-elles pas stopper l’afflux de renforts Soviétiques ? Et pour les bastions isolés, se replier et laisser faire la Luftwaffe n’est-il pas possible ou les ressources militaires de cette dernière sont à secs ?

  • Participant
    Posts28
    Member since: 12 avril 2012

    Pour passer de l’autre côté de la Volga et etablir une solide tete de Pont il fallait d’abord prendre cette ville qui s’etend le long du fleuve.

    De plus traverser la volga n est pas une mince affaire, les soviets ont payé un lourd tribut pour ravitailler la 62eme Armée du general Tchouikov qui est a l’agonie mais qui tient . Il faudrait un million d hommes pour encercler completement cette ville, effectif dont les allemands ne disposent.

  • Participant
    Posts1189
    Member since: 12 avril 2012

    Aux deux informations, je te pose une même question : pourquoi ? Pourquoi devoir prendre Stalingrad pour pouvoir traverser la Volga plus loin ?
    Pourquoi traverser la Volga est-elle si difficile ?

  • Participant
    Posts500
    Member since: 12 avril 2012

    Peut parce qu’il y a des soviétiques de l’autre coté et que tous les efforts sont a Stalingrad et le Caucase de plus je suis pas sur que l’infrastructure de la région soit développée, il y a t’il beaucoup de pont sur la Volga ? Combien sont t-ils encore debout ?

  • Participant
    Posts1364
    Member since: 12 avril 2012

    Aux deux informations, je te pose une même question : pourquoi ? Pourquoi devoir prendre Stalingrad pour pouvoir traverser la Volga plus loin ?
    Pourquoi traverser la Volga est-elle si difficile ?

    Laisser une ville potentiellement pleine d’ennemis sur ses arrière c’est pas forcément une idée géniale….

    De plus l’objectif a aussi une portée symbolique; il s’agit de la ville de Staline.

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    On ne peut contourner une ville fluviale facilement: c’est un point de contre-attaque pour l’ennemi, avec des infrastructures massives et performantes. Traverser le fleuve dans la campagne est bien plus difficile, à force équivalente, que de le traverser depuis une ville. Sauf qu’à Stalingrad, la durée et l’intensité des combats de conquête de la ville font que les infrastructures sont détruites: les allemands auraient alors pu changer de procédure et tenter de traverser en campagne la Volga, mais ils n’avaient plus assez de liberté de mouvement et d’effectifs.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts1
    Member since: 12 avril 2012

    travail totalement remarquable
    j’attend cependant la partie du troisième héro oublié de Stalingrad 😉
    on Parle toujours de Joukov et Vassily Grossman cependant on oublie toujours Rokossovski

  • Modérateur
    Posts8405
    Member since: 12 avril 2012

    Bonjour Constantin et bienvenue sur le forum!

    Pourrais-tu développer ce que tu entends par le rôle de Rokossovski dans la bataille? Je le connais mal

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

You must be logged in to reply to this topic.

A password will be emailed to you.