Post has published by Mégas Aléxandros

Ce sujet a 55 réponses, 13 participants et a été mis à jour par  Solduros_390, il y a 8 mois.

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Bonjour à tous les membres du Forum de la guerre ! Depuis cette année, cela fait exactement 2 350 ans qu’Alexandre a franchi l’Hellespont. Ainsi commença la campagne macédonienne en Perse.

    Mon objectif est simple: à chaque événement important de la campagne, une discussion sera abordée sur l’anniversaire de l’événement. Je m’explique : mai 334 (mai 2016) : bataille du Granique donc discussion ; été/automne 334 (été/automne 2016), siège d’Halicarnasse donc discussion ; janvier 332 (janvier 2018), début du siège de Tyr donc discussion…

    La discussion ira jusqu’en 2027 et s’arrêtera à l’anniversaire de la mort d’Alexandre le Grand, soit en 323 avant JC (cela fera 2 350 ans en 2027). Vous avez compris ?

    Alors on COMMENCE !

    Il y a 2 350 ans…

    La bataille du Granique (mai -334/mai 2016)

    La première grande bataille de la Campagne d’Alexandre en Perse a eu lieu au printemps 334 avant JC, non loin du site de Troie en Asie mineure et sur les bords du fleuve Granique. Ce fut la première confrontation entre l’armée achéménide et celle du roi macédonien. C’est Arsitès, le satrape de Phrygie, qui pris les commandes de l’armée perse, appuyée par les mercenaires Grecs de Memnon de Rhodes.

    Je vous laisse continuer la discussion, dîtes moi ce qu’il s’est passé pendant cette bataille et n’hésitez pas à apporter vos anecdotes 😉

  • Modérateur
    Posts8403
    Member since: 12 septembre 2015

    Pour inaugurer ce débat, j’ai une question: comment Alexandre et sa grande armée a t’il franchi l’Hellespont malgré la puissante flotte perse, et comment a t’il maintenu un ravitaillement?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    L’objectif de Darius III n’était pas d’attaquer les macédoniens par la mer, mais de laisser entrer Alexandre dans l’immense empire Perse. On sait aussi que Memnon de Rhode voulait pratiquer la politique de la terre brûlée, afin d’empêcher la progression d’Alexandre. De plus, ils espéraient qu’une fois les cités prises par Alexandre les cités d’Asie mineure se révolteraient. Pour le ravitaillement, je te revoie à ce lien : https://www.strategietotale.com/forums/topic/quelques-questions-sur-larmee-dalexandre-le-grand/

    Le début d’année 334 fait bien partie de l’anniversaire, vous pouvez également discuter de l’arrivée d’Alexandre à Troie par exemple, mais le mois de mai est consacré à la bataille du Granique.

  • Participant
    Posts161
    Member since: 12 septembre 2015

    Plutarque ou Arrien ne parlent d’aucuns problèmes lors de la traversée de l’Hellespont.

    Peut être que Darius ne voyait pas l’utilité d’arrêter une armée terrestre avec ses navires dans ce détroit peu large. Une chose est sûr en tout cas, c’est que Les Perses l’attendaient fermement au Granique, qui représentait la “porte d’entrée” de l’Asie mineure.

    EDIT: Alexandros a été plus rapide.

  • Modérateur
    Posts8403
    Member since: 12 septembre 2015

    Donc les Perses comptaient plus sur une victoire terrestre. Peut-être pensaient-ils ainsi capturer ou tuer Alexcandre? Cela aurait pu causer un affaiblissement de son royaume et faciliter une invasion perse de la Grèce.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts161
    Member since: 12 septembre 2015

    Il faut savoir que cette première bataille n’oppose pas Darius à Alexandre, mais divers satrapes perses.
    Memnon de Rhodes voulait pratiquer la politique de la terre brûlée et porter la guerre en Macédoine avec la flotte . Mais les satrapes perses ont refusé de l’écouter et ont préféré arrêter les macédoniens au Granique. Donc oui, ils comptaient bien arrêter Alexandre aux portes de l’Asie mineur, mais plus pour bien se faire voir auprès du grand roi Darius que pour affaiblir les grecques.

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Rappelons aussi à tout le monde que l’empire Perse n’est plus ce qu’il était. Le “roi des rois” a de plus en plus de mal à légitimer son pouvoir sur l’ensemble du territoire perse, menacé par les ambitions des satrapes.

    Est ce que quelqu’un voudrait bien me parler de la bataille du Granique ?

  • Participant
    Posts2176
    Member since: 12 septembre 2015

    Il ne faut pas oublier 2 événements qui dataient d’un peu moins de 100 ans au début de la campagne d’Alexandre: la campagne de Cyrus le jeune et celle d’Agésilas.

    La première mena Cyrus et ses alliés hellènes jusqu’en Mésopotamie mais elle se solda par une victoire sur le champ de bataille pour Artaxerxès. La suite fut une longue marche de retour arrassante pour les hommes de Xénophon.
    La 2ème permit au Spartiate de vaincre des satrapes et de faire du butin. Mais il finit par repartir en Grèce.
    Dans les deux cas, l’empire perse fut menacé mais il réussit en s’en sortir.

    Darios dut penser qu’Alexandre n’était qu’un jeune fou monté trop tôt sur le trône qui allait se briser sur l’armée des satrapes. Comment aurait-il pu vaincre cette armée alors qu’il alignait moins de soldats sur un territoire ennemi ?

  • Modérateur
    Posts8403
    Member since: 12 septembre 2015

    Oui, d’ailleurs la campagne de Cyrus semble indiquer que les satrapes se firent neutres dans ce conflit, laissant passer son armée et laissant au roi le soin de la défaire. A croire que ces satrapes se fichaient de changer de roi.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts161
    Member since: 12 septembre 2015

    Une petite anecdote:

    Au cours de la bataille, Alexandre fit face aux deux satrapes Résacès et Spithridate. Alors que le jeune roi charga le premier, Spithridate le contourna et alla pour lui asséné un coup fatal. Mais heureusement que son général et ami Cleitos “le Noir” le sauva in extremis en coupant le bras du malheureux selon Arrien, ou en le transperçant de sa lance selon Plutarque.

    Dans tous les cas, Cleitos lui sauva la vie, et l’histoire aurait été différente si le grand Alexandre avait été tué lors de la première bataille de sa campagne.

    La récompense de Cleitos ? Mourir de la main de son roi, ivre, 6 ans plus tard…

    EDIT: Décidément Alexandros, il va falloir se coordonner x)

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Non seulement ces satrapes “se fichaient de changer de roi”, mais ils profitèrent des crises dynastiques des achéménides pour s’émanciper. Néanmoins ils perdaient perdaient ensuite toute crédibilité sur le champ de bataille. Lors de la bataille du Granique, le satrape de Lydie Spithridatès tenta d’attaquer Alexandre par derrière, mais fut tué rapidement par Cleitos… (bras tranché ou transpercé par une lance ^^). Leur arrogance tomba vite dans l’oublie 🙂

  • Participant
    Posts2176
    Member since: 12 septembre 2015

    Xénophon nous dit que Cyrus était plus aimé qu’Artaxerxès c’est pourquoi il obtint de nombreuses défections en sa faveur. Et puis il s’agissait du frère du roi des rois. Il avait également la légitimité pour régner. Alors qu’Alexandre était un nouvel envahisseur qu’on devait repousser.

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Hadrian : EDIT: Décidément Alexandros, il va falloir se coordonner x)

    Oui en effet mais cette fois ci tu as été plus rapide que moi, 1 partout je crois ^^

    Quelqu’un pourrait me parler des effectifs et de la composition de l’armée perse lors de la bataille du Granique ?

  • Participant
    Posts2176
    Member since: 12 septembre 2015

    J’ai vérifié les versions d’Arrien et de Diodore. Les deux donnent les mêmes effectifs pour les Macédoniens à savoir 30’000 fantassins et 5’000 cavaliers. Et en recoupant les deux, on peut avoir plus d’informations sur ces troupes.

    Diodore nous dit que parmi les fantassins on trouve 12’000 Macédoniens, 7’000 Hellènes, 5’000 mercenaires et 7´000 Thraces et Illyriens. Du côté de la cavalerie on a 1’800 Macédoniens, 1’800 Thessaliens, 600 alliés et 900 prodromoi thraces.

    En rajoutant Arrien, on tombe sur les mots hétaires, javeliniers agrianes, archers, hypaspistes. Malheureusement on ne précise pas le nombre de ces unités. Néanmoins on trouve quand même une mention de cavaliers sarissophores chez Diodore et de xustons chez Arrien.

    Pour ce dernier les Perses alignaient 20’000 cavaliers et fantassins.
    Pour Diodore par contre, les Perses alignaient 10’000 cavaliers dont 1’000 Mèdes et 2’000 Bactriens et 100’000 fantassins.
    Finalement, selon Plutarque des mercenaires grecs formaient l’infanterie perse mais sans qu’il en précise le nombre.

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Merci Solduros pour ces précisions. Je termine cette discussion en vous donnant l’issue et les conséquences de la bataille du Granique. Ce fut une première grande victoire pour Alexandre, il montra pour la première fois à l’Orient ses talents militaires et ne fit qu’une bouchée du désordre et de l’immense armée Perse, notamment grâce à la mobilité et aux charges de la cavalerie lourde. Comme l’a dit Hadrian, le Granique fut « la porte d’entrée » en Asie mineure. Une fois l’armée vaincue, Alexandre n’a plus qu’à longer les côtes de la Turquie occidentale et prendre les cités grecques une par une. Mais comment cela s’est déroulé ? comment gérer la flotte Perse et les rébellions potentielles des cités grecques en Orient ?

    Réponse en attendant l’anniversaire au mois de juin :

    La prise de Sardes (Lydie) et d’Ephèse (Ionie) (vers juin -334/juin 2016)

    A suivre au mois de juillet :

    Le siège de Millet

    Août-octobre :

    Le siège d’Halicarnasse 

    Pour ceux qui sont nuls en géographie 😉 :

    La discussion sur la bataille du Granique est toujours ouverte !

  • Participant
    Posts2176
    Member since: 12 septembre 2015

    En fait le Granique se résume à un combat de cavalerie. Les Macédoniens en contrebas dans le fleuve parviennent à repousser les cavaliers perses après un corps à corps acharné et la mort de leurs chefs.

    L’infanterie perse n’oppose qu’une faible résistance finalement.

  • Modérateur
    Posts1264
    Member since: 12 septembre 2015

    L’infanterie perse n’oppose qu’une faible résistance finalement.

    Cela serait-il à attribué au fait que cette dernière composée de mercenaires, grecs qui plus est, ou que l’armée perse, privée de son élite montée s’avérait désormais inéfficace?

  • Participant
    Posts2176
    Member since: 12 septembre 2015

    Xénophon, les auteurs nous disent que les Perses comptaient essentiellement sur leur cavalerie pour gagner. Quand l’infanterie vit les cavaliers en déroute et la phalange foncer sur elle, elle prit la fuite.

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Il y a 2 350 ans : la prise de Sardes (Lydie) et d’Éphèse (Ionie) (juin -334/ juin 2016)

    Après la bataille du Granique au printemps 334, Alexandre voit devant lui s’ouvrir la porte de l’Asie mineure. Il n’a plus qu’à prendre les cités grecques de la côte occidentale de la Turquie actuelle une par une… Enfin plus facile à dire qu’à faire ! Certes Alexandre possède avec lui 32 000 hommes et 5000 cavaliers, mais il lui faut parfois séparer ses troupes pour prendre plusieurs cités et placer des garnisons dans quelques forteresses. De plus, non seulement le conquérant macédonien doit gérer l’ordre publique des cités, mais il doit aussi faire face à la menace de la flotte perse sur les côtes de l’Asie mineure. Alexandre ne perd pas une seule seconde, il fonce vers Sardes, la capitale de la Lydie et Éphèse, celle de l’Ionie.

    Je vous propose de discuter ensemble sur la prise de ces deux cités importantes de l’Asie mineure :

    – connaissez-vous leur histoire avant l’hégémonie macédonienne ?                                                                                                                      – comment Alexandre a pris Sardes et Éphèse ?
    – avez-vous des anecdotes particulières à raconter en rapport avec ces deux cités ?

     

    Reconstitution du temple d’Artémis à Éphèse 

  • Participant
    Posts2176
    Member since: 12 septembre 2015

    Je ne sais quasiment rien de Sardes ni d’Ephèse sous la domination achéménide si ce n’est que Sardes était la capitale d’une satrapie.

    En ce qui concerne leur prise par Alexandre, les sources sont d’accord sur le fait que le satrape de Sardes livra de plein gré sa ville aux Macédoniens.
    En revanche sur Ephèse, Diodore ne dit rien et Arrien mentionne un combat de cavalerie entre mercenaires perses et des Macédoniens renforcés d’Argiens. Après un rapide combat, les troupes achéménides s’enfuient et laissent la voie libre à Alexandre.
    Il chasse alors les oligarques et met en place une démocratie en traitant bien les habitants et en leur permettant de se venger des hommes qui les avaient exploité.

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 12 septembre 2015

    Excusez-moi d’interrompre le cours de ce sujet, mais par quel calcul parvenez-vous à 3 450 ans pour l’anniversaire de la campagne d’Alexandre ?

    Elle début en l’an 334 avant Jésus-Christ, et aujourd’hui nous sommes en 2016 après Jésus-Christ. Si je fais un rapide calcul, on a donc 334 + 2 016 = 2 350 ans d’écart. Pour célébrer les 3 450 ans d’un événement historique, il faudrait que ce dernier remonte à : 2 016 – 3 450 = – 1 434.

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Effectivement maxsilv j’ai fait un mauvais calcul, ce sont bien les 2 350 ans et non les 3450 par Zeus ! Je corrige ça tout de suite merci 😉

    Solduros:: “En ce qui concerne leur prise par Alexandre, les sources sont d’accord sur le fait que le satrape de Sardes livra de plein gré sa ville aux Macédoniens.

    Il y plaça d’ailleurs une garnison dans la ville en cas de rébellion (principalement des soldats hellènes il me semble).

    Concernant la cité de Sardes, il semblerait qu’elle soit le lieu d’origine de la monnaie vers le VIe siècle avant JC. C’est pendant le règne du roi Crésus que l’on fit la séparation entre l’or et l’argent. Le royaume de Lydie devient rapidement une puissance économique. Sardes continue de prospérer sous l’hégémonie perse car elle était reliée à une “route royale”

    A Éphèse, Alexandre devait être accueilli comme un libérateur, si l’on regarde l’histoire de cette ville, elle a connu la domination perse depuis des siècles !

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 12 septembre 2015

    Dans ce cas, je te recommande d’éditer également ton premier message, car il comporte toujours l’erreur. 😉

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Le sang d’Euclide ne coule pas du tout dans mes veines, pardonnez moi pour cette erreur de calcul, mais heureusement ça ne change rien c’est tout de même un anniversaire ^^

    Il y a 2 350 ans : le siège de Millet (juillet -334/ juillet 2016)

    Retour sur l’anniversaire de la campagne d’Alexandre le Grand ! Comme d’habitude, je présente le contexte historique, puis je donne quelques thématiques pour lancer la discussion.

    Après la victoire au bord du Granique, le jeune roi macédonien poursuit son périple en direction du Sud de l’Asie mineure, le long des côtes ouest de l’actuelle Turquie. Son objectif est simple : conquérir une par une les cités grecques, plus ou moins sous influence perse depuis deux siècles. Après avoir pris pacifiquement les cités de Sardes et d’Éphèse, le roi s’impatiente d’arriver à Millet. Mais voilà il y a un problème : cette cité marchande et portuaire possède des fortifications importantes. De plus, Millet et ses alentours servent de base stratégique à la flotte Perse. Pour la première fois, Alexandre devra combattre sur deux fronts: en mer et sur terre…

    Voici quelques questions assez larges portant sur le siège de Millet:

    – Comment la flotte grecque, pourtant moins nombreuse, a t-elle repoussé la flotte perse ?
    – Comment s’est déroulé le siège de Millet ?

    – Avez-vous des anecdotes particulières à raconter sur cet événement ?

    Gravure du XIXe siècle, Andre Castaigne.

     

  • Participant
    Posts469
    Member since: 12 septembre 2015

    Il me semble que la flotte perse, pourtant très supérieur en nombre, n’a pas tenté grand chose durant le siège. De plus la flotte grecque refusait le combat. Les perses n’ont fait qu’envoyer 5 navires contre les grecques, puis se sont barré !

  • Modérateur
    Posts1944
    Member since: 12 septembre 2015

    La mainmise sur Milet par le grand Alexandre
    Doit beaucoup à ce trait qui a de quoi surprendre :
    Du point d’eau des Persans ayant pris possession,
    il força leurs trières à rompre leur mission.

    Ainsi des fantassins, événement très rare,
    Obligèrent une flotte à larguer ses amarres.
    La cité assiégée, terrassée de la sorte,
    Se rendit peu après en ouvrant grand ses portes.

    Cette histoire mériterait une stance alexandrine,
    Quelque chose dans le goût de Corneille et Racine,
    douze pieds bien campés comme les pas des phalanges
    Pas Kymiou malhabile, dont les mots se mélangent.

    Quelle horreur ! Promis. J’le ferai plus !

    .

    A l'inverse du généraliste, le spécialiste est celui qui en sait toujours plus sur un sujet de plus en plus restreint. Le spécialiste parfait est donc celui qui sait absolument tout sur absolument rien.

  • Participant
    Posts373
    Member since: 12 septembre 2015

    Pourtant, je trouve cette tentative louable et assez réussis.

    Par ailleurs, je crains ne pas pouvoir répondre aux questions posés et même d’en rajouter une autre, mais assez générale.

    Pour tenir siège, les forces d’Alexandre avait des machines efficaces pour le travail. Mais ont-elles été apporté depuis la Macédoine où ont-elles été construites sur place avec les arbres au alentours ? Dans ce second cas, les machines étaient entièrement en bois ?

    "La critique de l'art est aisément difficile mais l'art de la critique est difficilement aisé".

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Magnifique poème en alexandrins mon cher kymiou, les premiers vers dans le premier et le dernier quatrain font plus de douze pieds, mais qu’importe c’est beau !

    @Colonel_Olrik

    Pour tenir siège, les forces d’Alexandre avait des machines efficaces pour le travail. Mais ont-elles été apporté depuis la Macédoine où ont-elles été construites sur place avec les arbres au alentours ? Dans ce second cas, les machines étaient entièrement en bois ?

    On imagine assez mal des soldats porter des engins de siège pendant des centaines de kilomètres. Alexandre disposait d’ingénieurs grecs et d’esclaves qui pouvaient construire en quelques jours des pièces en bois de toute sorte (ponts, béliers, balistes, tours de siège…).

  • Participant
    Posts469
    Member since: 12 septembre 2015

    Et quelle ont été les conséquences de la prise de Milet ?

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Et bien c’est le premier siège de la campagne d’Alexandre, sa victoire à Millet a prouvé qu’il pouvait prendre assez facilement une cité fortifiée. Alexandre peut aborder en toute confiance la prise d’Halicarnasse, une autre cité bien défendue plus au Sud.

    La flotte perse, pourtant plus nombreuse (400 contre une centaine chez les grecs) s’est montrée inefficace. Alexandre prive la flotte ennemie d’une port important (plus de ravitaillement possible), limitant ainsi une potentielle invasion de la Grèce par la mer (Millet n’est pas si loin des côtes grecques).

    Le roi macédonien décide de dissoudre sa flotte car il la trouve inutile et trop coûteuse à entretenir. Il garde avec lui une poignée de navires athéniens, peut être pour s’assurer de leur fidélité.

    Si quelqu’un a d’autres questions ou d’autres anecdotes sur le siège de Millet, n’hésitez pas 😉

  • Participant
    Posts161
    Member since: 12 septembre 2015

    La conséquence principale est qu’Alexandre dispose d’une bien meilleure voie de communication avec la Grèce, en plus de perturber la flotte Perse. Avant toute communication se faisait par l’Hellespont…

    L’autre avantage, c’est que toute les villes de Ionie sont grecques, Alexandre parait donc comme un libérateur et venge la prise de Milet par les perses lors de la première guerre médique.

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Il y a 2 350 ans…

    Le siège d’Halicarnasse (Août-automne -334 /Août automne 2016)

    Une après-midi, deux Macédoniens de la phalange de Perdiccas étaient assis à boire dans leur tente ; comme chacun vantait ses mérites et ses hauts faits, ils firent le serment de s’emparer, à la pointe de leur lance, d’Halicarnasse tout entière et de tous ces poltrons de Perses qui la remplissaient. Aussitôt les deux soldats prennent leur bouclier et leur lance, et s’en vont tout seuls droit au mur ; ils brandissent leurs armes et poussent des cris en levant la tête vers les créneaux. Ceux qui se trouvaient sur les remparts, voyant et entendant ces bravades, firent une sortie contre les deux hommes ; ceux-ci, sans lâcher pied, abattaient quiconque s’approchait de trop près et allongeaient des coups à ceux qui reculaient. Mais la foule des ennemis croissait à chaque instant, et les deux champions, qui malgré tout tenaient ferme, furent enfin accablés par le nombre

    Histoire de l’Hellénisme, Droysen

    Qui l’eut cru qu’un jour les mosaïques de cités grecques seraient unifiées sous un même État … Au Nord de la Grèce, c’est le roi Philippe II qui rassembla par la force les différentes cités hellènes. Il rendit possible une union entre Athènes, Corinthe, Thèbes et bien d’autres ; la ligue hellénique de Corinthe fut créée après la bataille de Chéronée en 338 avant JC. Cette dernière a permis de régler l’interminable querelle grecque et d’entamer la conquête de l’empire Perse, avec l’aide de la puissante armée macédonienne. Son successeur, le bien aimé Alexandre le Grand, fit la même chose que son père le long des côtes d’Asie mineure : les vieilles tyrannies corrompues par les Perses succombèrent une par une face au rouleau compresseur macédonien. En fin politicien, Alexandre réussit un compromis : soumettre les cités de Mysie, de Ionie et de Lydie, tout en laissant une certaine indépendance aux villes de conquises. Pourtant, une cité aurait pu stopper l’avancer d’Alexandre et ses compagnons : Halicarnasse.

    Rendue célèbre par le satrape Mosaule, ce dernier fit construire un gigantesque tombeau dans la cité. Cet édifice fera bien entendu parti des sept merveilles du monde antique. Après des successions de frère et sœurs Hecatomnides (dynastie de Carie), c’est au tour du petit frère de Mausole, Pixodaros, de règner sur la cité. Pour barrer la route d’Alexandre, il peut compter sur le diabolique Memnon de Rhodes, (qu’on peut facilement associer à Arbacès dans la BD Alix, un ennemi grec qui s’enfuie tout le temps 👿 ) chef des mercenaires et allié du roi Perse Darius, ainsi que l’exilé Néoptolème, qui s’était enfui après le meurtre de Philippe II. Ajoutons au soutien de Pixodaros la flotte Perse, supérieure en nombre par rapport à la mince flotte grecque.

    Voici les questions abordées dans la discussion qui va suivre :

    Quelles étaient les armes de siège utilisées par les Macédoniens à Halicarnasse ?

    Avez vous des anecdotes particulières à raconter en rapport avec le siège ?

    Quelles en furent les issues ?

    Ruines de la porte Myndos, Hallicarnasse, époque d’Alexandre 
  • Participant
    Posts1913
    Member since: 12 septembre 2015

    En anecdote il y a l’épisode des deux phalangistes soûls qui ont provoqué les défenseurs. Bien sur virilisme oblige les défenseurs sont descendus combattre les deux impertinents qui firent beaucoup de morts avec leurs sarisses, et leur compagnons d’armes les voyant se battre au loin ont décidé de leur venir en aide et voilà comment une bataille commença au pied de la cité. Grâce à quelques litres de vins et deux hommes 😆 .

  • Participant
    Posts1291
    Member since: 12 septembre 2015

    Les ivrognes font avancer le monde , les enfants :lol:.

    Un peuple qui n'aime pas son pays, ne mérite pas son indépendance.
    Moi

    Tiens , il pleut
    Napoléon Bonaparte

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Merci à vous deux pour cette anecdote humoristique, il est bien difficile d’être à la fois alcoolique, efficace et légendaire en même temps !

    Quelqu’un pourrait-il nous éclairer sur la façon dont les Grecs de ce temps faisaient un siège (et avec quelles genre d’armes) ?

  • Participant
    Posts1291
    Member since: 12 septembre 2015

    Des balistes, des béliers et des échelles (des galères quelquefois pour les villes portuaires)

    Un peuple qui n'aime pas son pays, ne mérite pas son indépendance.
    Moi

    Tiens , il pleut
    Napoléon Bonaparte

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Il y a 2 350 ans… 

    Alexandre vaincu par une cité barbare ! (Hiver -333/ Hiver 2017)

    Atlas du monde hellénistique, Laurianne Martinez-Sève.

    La premier année de la conquête d’Alexandre (334 avant JC) fut triomphale. Jamais une armée grecque n’était arrivée à conquérir un si grand territoire. Après sa victoire sur toutes les cités de la côte Ouest d’Asie mineure qui s’acheva par la prise d’Halicarnasse, Alexandre partait à la conquête de la Lycie, de la Pysidie et de la Pamphylie (voir la carte). Cependant il n’avait pas à disposition toutes ses troupes, puisqu’une garnison rentra en Macédoine et l’autre passa l’hiver à Sardes avec Parménion. Alexandre s’avança en Lycie puis s’installa à la fin de l’hiver 333 à Phasélis sur la côte en Pysidie. Une fois remis en marche, le roi macédonien grimpa les montagnes du Taurus pour amorcer le siège de Termessos. Mais voilà que les habitants firent preuve d’une grande résistance : Termessos, véritable nid d’aigle, est située entre deux cols très étroits. Je vous laisse lire l’extrait de Droysen, qui reprend la version d’Arrien, expliquant l’échec du siège… Et le triomphe des hommes de Termessos !

    La route qu’il choisit conduit de Perge vers l’ouest à travers la plaine du littoral jusqu’au pied du Taurus, puis s’engage dans un défilé difficile commandé par la forteresse de Termessos, où une poignée de soldats pouvait facilement barrer le chemin même à une nombreuse armée. La route gravit une montagne à pic dominée de l’autre côté par une montagne non moins escarpée ; la ville est placée derrière, dans une dépression qui sépare les deux sommets. Toute la population de Termessos était sortie pour aller occuper les deux montagnes, de sorte que le roi préféra camper en avant du défilé, car il était persuadé que les ennemis, voyant les Macédoniens faire halte de cette façon, penseraient que le danger n’était pas pressant et se retireraient dans la ville en laissant seulement une garde pour la sûreté du défilé. Ce fut en effet ce qui arriva ; la multitude se retira, et on n’aperçut bientôt plus que quelques postes sur les hauteurs. Aussitôt le roi marcha en avant avec l’infanterie légère ; les soldats des postes furent obligés de céder et les montagnes occupées l’armée s’avança sans résistance à travers le défilé et vint camper devant la ville. Les Selgiens, qui étaient de race pisidienne comme les Termessiens, mais constamment en guerre avec ces derniers, envoyèrent alors des ambassadeurs au camp pour conclure une transaction amicale avec l’ennemi de leurs ennemis, et restèrent fidèles à partir de ce moment. Comme Alexandre aurait été obligé de séjourner longtemps pour s’emparer de Termessos, il continua sa marche sans s’arrêter davantage.
    Droysen, Livre deuxième, chapitre premier.

    Qui a dit que le roi macédonien en personne n’a jamais perdu une seule bataille ? En résumé, Alexandre renonça tout simplement au siège alors qu’il était au pied des murailles de la cité ! On peut s’imaginer la fureur du grand conquérant à ce moment là, qui n’hésita pas à saccager la prochaine cité alliée à Termessos, celle de Sagalassos…

    Et vous, avez vous des remarques et des questions concernant cet événement méconnu, pourquoi à votre avis Alexandre a renoncé au siège ?

    L’un des cols menant à Termessos

    Théâtre de Termessos, époque hellénistique

    Tombe du diadoque Alcétas, frère de Perdiccas, tué par Antigone le Borgne dans cette cité après la mort d’Alexandre le Grand en 321 avant JC, Nécropole de Termessos.

  • Participant
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    Member since: 12 septembre 2015

    J’avais complètement oublié cet épisode 😛 .

    Mais à première vue, je dirais qu’Alexandre agit comme avec le nœud gordien. Il n’avait réussi à le défaire de manière conventionnelle alors il choisit une voie détournée pour quand même le défaire.

  • Modérateur
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    Member since: 12 septembre 2015

    Il y a 2 350 ans…

    Alexandre trancha le nœud gordien (printemps -333/ printemps 2017)

    Alexandre tranchant le nœud gordien, peinture de Fedele Fischetti, XVIIIe siècle.

    “Autour du roi, se pressait une foule de Phrygiens et de macédoniens, les premiers tenus en haleine par leur curiosité, les autres inquiets de la confiance téméraire du roi : la série de nœuds était si serrée, qu’il n’était possible ni au raisonnement ni au regard de déterminer, avec précision, les points de départ et d’aboutissement de leur combinaison, et la tentative du roi faisait craindre aux Macédoniens qu’un échec ne fût de mauvais augure.
    Arrien, Anabase, II.

    Un an après sa victoire au Granique, Alexandre s’en alla à la conquête de l’Asie mineure en soumettant les cités une par une avec plus ou moins de facilité. Il quitta la côte en hiver 334/333 avant JC pour aller assiéger Gordion en Phrygie. Memnon de Rhodes, le bras droit de Darius, l’homme qui réussie tout le temps à échapper à Alexandre, mourut de maladie. Le roi passa la fin de l’hiver et le printemps à Gordion, ce qui lui permis de faire reposer et réorganiser ses troupes.

    L’épisode du nœud gordien attaché à un char permît encore une fois à Alexandre d’entrer dans le cercle des grands hommes de l’histoire : personnes n’avait réussi à le défaire. Pour parvenir à ses fins, le roi macédonien choisit une option radicale : il trancha d’un coup d’épée le nœud, mettant ainsi fin à la légende du char de Midas.

    D’après vous, que signifiait le présage du nœud gordien ?

    Fichiers joints :
  • Modérateur
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    Member since: 12 septembre 2015

    Je connais mal ce mythe/épisode réel: pourquoi ce noeud se trouvait-il sur le char, qui l’avait mis (Midas?), et y avait-il une malédiction derrière le fait de le trancher?
    Alexandre l’a t’il tranché pour le symbole, ou pour accéder à quelque chose (franchir une porte, trouve un trésor…)?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Modérateur
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    Member since: 12 septembre 2015

    En l’absence de boulons, ce qui devait être solidement fixé tout en laissant une possibilité de démontage devait être nécessairement noué. Il n’y avait donc rien d’étonnant que certaines parties de chars soient réunies par des lanières.

    Celui de Midas comprenait un nœud particulièrement serré. Un jour, quelqu’un a dû lancer que celui qui le déferait aurait des qualités telles qu’il conquerrait l’Asie. Cette idée se répandit et, depuis un bon moment, de nombreux puissants se présentaient en vain pour essayer. C’est un peu la version grecque d’Excalibur dans son rocher.

    Mais l’épreuve est dangereuse : elle ne peut finir que dans le succès ou le ridicule. Alexandre avait trouvé une solution inattendue, un peu comme si Arthur n’avait pas tiré l’épée du rocher mais cassé ce dernier à la masse.

    L’affaire de Gordion a une valeur symbolique relative au rôle de la guerre : là où l’observation, le raisonnement,la patience et autres subtilités échouent, un glaive bien affûté pourra toujours régler la question.

    D’autres conclusions peuvent être proposées. Comme, par exemple : devant un problème apparemment insoluble, il faut chercher un nouvel angle d’attaque. Etc… etc.

    .

    A l'inverse du généraliste, le spécialiste est celui qui en sait toujours plus sur un sujet de plus en plus restreint. Le spécialiste parfait est donc celui qui sait absolument tout sur absolument rien.

  • Participant
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    Member since: 12 septembre 2015

    Alexandre l’a t’il tranché pour le symbole, ou pour accéder à quelque chose (franchir une porte, trouve un trésor…)?

    Il l’a tranché pour le symbole.

    De passage a Gordion, on a proposé au jeune roi de se confronter au fameux noeud gordien. Comme l’a bien décrit Kymiou: Ce noeud était attaché à un char et la personne arrivant à le défaire, selon une vieille prophétie, serait le maître de l’Asie.

    Mais une fois devant le noeud, Alexandre perdit patience et le trancha avec son épée. Défaire le noeud renforça l’image d’Alexandre alors que sa situation en Orient était loin d’être simple.
    Même si on ne peut pas encore affirmé qu’il s’agisse d’un événement bien réel ou d’une propagande macédonienne.

    Cet épisode donna l’expression “trancher le noeud gordien” (Résoudre un problème par une solution rapide et brutal).

  • Modérateur
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    Member since: 12 septembre 2015

    Il y a 2 350 ans…

    L’avancée difficile d’Alexandre vers les portes ciliciennes (été -333/ été 2017)

    http://www.eliecilicie.net/elie_fichiers/adana_photos/gulek_bogazi-1.jpg
    Photographie des portes ciliciennes actuelles. Il s’agit d’un carrefour stratégique important, reliant l’Asie mineure au reste du proche Orient.

    Après avoir trancher le nœud gordien, Alexandre ne pouvait plus reculer. Il quitta la citadelle de Gordion au début de l’été 333 et s’avança vers le mont Taurus afin de franchir les portes de Cilicie. Plusieurs événements viennent ralentir sa conquête. D’une part la flotte Perse commandée par Pharnabaze, prit la possession de Ténédos, une île de la mer Égée et de Sigée en Troade, ce qui permis ce à Sparte de menacer davantage la ligue de Corinthe. D’autre part le grand roi Darius III vint en personne avec son armée à la frontière de la Cilicie. Enfin, Alexandre tomba malade à Tarse après s’être baigné dans le Cydnus, ce qui bien évidemment ralentit la progression de son armée. La situation semblait compliquée pour le roi macédonien, d’autant plus qu’il devait faire face à Darius pour la première fois.

    Ma question est simple et s’inscrit dans l’histoire alternative : que se serait-il passé si Alexandre n’avait pas survécu à son hydrocution ?

  • Participant
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    Member since: 12 septembre 2015

    Alexandre mort, qui commande l’armée ?

    On a Parménion en première ligne. Antigone aussi mais il est stationné plus à l’ouest en Asie mineure.
    On pourrait se partager le commandement avec Hépaïstion, Ptolémée et les autres gardes du corps. Devant le danger perse, je vois bien une autre anabase à la Xénophon avec un homme qui sortirait du lot. Et comme pour les 10’000, je pense à un repli vers l’Hellade. Alexandre était le moteur de son armée et certains officiers ne croyaient pas que l’entreprise était faisable. Ils auraient rebroussé chemin.

    Maintenant en ce qui concerne le trône de Macédoine… Il reste Olympias et Philippe Arrhidée. C’est peu. Très peu. On aurait assisté à une guerre des Diadoques pour le trône de Macédoine, 15 ans avant la guerre telle qu’elle fut en réalité. A la différence que cette fois, je vois une intervention épirote en faveur d’Olympias en Macédoine même.

  • Modérateur
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    Member since: 12 septembre 2015

    Il y a 2 350 ans…

    La bataille d’Issos (novembre -333/ novembre 2017)

    Mosaïque de Pompéï, IIe siècle avant JC, 5,12/2,71m, musée archéologique de Naples.

    La mosaïque de Pompéï dit “d’Alexandre” met en scène un duel homérique entre les deux rois belligérants, Alexandre le Grand et Darius III Codoman. On peut y observer la fuite du roi des rois sur son char, terrifié par l’élan d’Alexandre et des hétairoï. En arrière plan, on peut y voir les sarisses de mercenaires Grecs alliés aux Perses, puisqu’elles sont inclinées vers les Macédoniens. Le portrait d’Alexandre opte pour les cheveux châtains, accompagnés de rouflaquettes descendant jusqu’au menton.

    La victoire d’Issos permit à Alexandre d’avancer vers le bassin levantin, en direction de la Phénicie et de l’Égypte.

    Étant donné les nombreux sujets envisageables concernant la bataille d’Issos, la discussion est ouverte et les débats sont les bienvenus. N’hésitez pas à parler de la mosaïque. Pour ce qui est des des raisons de la victoire d’Alexandre à Issos, je vous invite à débattre ici https://strategietotale.com/forum/26-la-campagne-d-alexandre/195809-une-des-raisons-principale-de-la-victoire-d-issos-ignore

    Fichiers joints :
  • Modérateur
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    Member since: 12 septembre 2015

    Je me demande pourquoi Alexandre est allé en Egypte et en Phénicie, et s’est partiellement empêtré dans le siège de Tyr. Il ne me semble pas qu’il y avait dans cette région des troupes capables de le menacer s’il se contentait d’un rideau défensif.
    Je vois ses conquêtes comme une épopée militaire et anti-perse, pourquoi dès lors dériver l’Egypte plutôt que de foncer au coeur perse de l’empire, vers Darius?

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  • Participant
    Posts2176
    Member since: 12 septembre 2015

    Il voulait certainement assurer le contrôle maritime de la Méditerranée orientale. Memnon l’avait menacé tant qu’il vivait et Alexandre devait avoir ça en tête quand il arriva en Phénicie.

  • Modérateur
    Posts8403
    Member since: 12 septembre 2015

    Qui est Memnon? Un pharaon égyptien (Google donne “les colosses de Memnon”)?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Modérateur
    Posts1264
    Member since: 12 septembre 2015

    Mémnon de Rhodes, un mercenaire grec au service du souverain achéménide.

  • Modérateur
    Posts8403
    Member since: 12 septembre 2015

    Ah je comprends. Et y avait il un objectif commercial dans ce contrôle de la Méditerranée (commercial en termes financiers et/ou logistiques)?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts30
    Member since: 12 septembre 2015

    Il me semble que cela permet de couper la flotte perse de ses bases maritimes, et donc à terme de la détruire. Cela permet à Alexandre de s’assurer le contrôle de la mer méditerranée et Égée et donc de pouvoir déplacer des troupes de Macédoine en Asie Mineure librement.

  • Participant
    Posts1563
    Member since: 12 septembre 2015

    Exactement. L’objectif premier était bien d’écarter la menace de la flotte perse qui pesait sur ses arrières. Elle aurait été à même de le priver de ravitaillement et de renforts venus de Macédoine et de Grèce.

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Il y a 2 350 ans…

    Le siège de Tyr (Janvier à Août -332/ janvier à Août 2018)

    Illustration du siège par André Castaigne

    “Gouffre de malheur et le plus atroce des cyclones pour tout l’Orient”. Les propos de l’auteur chrétien Orose dénonçant la brutalité d’Alexandre aurait pu très bien être attribués à un habitant rescapé du siège de Tyr, qui vit sans doute de ses propres yeux, des proches se faire massacrer dans les rues par les Macédoniens, ou encore d’autres qu’il connaissait, crucifiés sur le sable doux phénicien. Dur, très dur châtiment que subirent les habitants de Tyr : la plupart furent tués ou réduits en esclavage. Nous sommes ici très loin de la clémence habituel d’Alexandre, très loin de la vision du conquérant pacificateur.

    Voilà deux ans qu’Alexandre a franchit l’Hellespont. Aucune armée issue du monde grec, n’est parvenue aussi loin en Orient, à l’exception des Dix Mille, qui ne firent qu’une excursion au sein de l’empire Perse. La victoire militaire d’Issos permit à Alexandre de franchir le massif du Taurus et de continuer son épopée héroïque en Phénicie. Comme nous l’avons vu auparavant, l’objectif d’Alexandre en ce début d’année 332 avant JC s’inscrit dans la continuité de sa stratégie initiale : libérer les cités des côtes méditerranéennes une par une afin de détruire la flotte perse.

    La conquête de la Phénicie commença plutôt bien pour Alexandre : Dor, Tripoli, Byblos et Sidon se rendirent sans grande résistance. A Sidon, Alexandre plaça un autre membre de la dynastie royale, Abdalonymos, afin d’éviter un conflit armée. Pour remercier le roi macédonien de l’avoir mis sur le trône, cet Abdalonymos décida de représenter Alexandre sur sa tombe. Nous le savons grâce au sarcophage dit “d’Alexandre”, conservé aujourd’hui au musée archéologique d’Istanbul. Cependant, une seul cité refusa d’ouvrir les portes au conquérant macédonien : Tyr, cité insulaire, portuaire et imprenable, du fait de ses remparts de 60 mètres de hauteur.

    Plan de la cité de Tyr lors du siège de l’année 332 avant JC.

    D’après vous, pourquoi Alexandre s’est tant acharné sur les Tyriens ? Connaissez vous la poliorcétique précise mise en place par le roi macédonien ?

  • Participant
    Posts1291
    Member since: 12 septembre 2015

    Je parierais sur trois choses :

    -Orgueil personnel : il n’était pas obligatoire pour lui d’envahir la Perse(u psy te dirait certainement qu’il était légèrement mégalo), il l’a fait, il ne pouvait donc pas supporter que la ville lui échappe .

    -C’était une base de la flotte Perse, c’était elle qui pouvait lui faire perdre contact avec son royaume,c’etait une nécessité stratégique

    -on ne laisse pas l’ennemi derrière sois, c’est un principe fondamental de l’art de la guerre

    Un peuple qui n'aime pas son pays, ne mérite pas son indépendance.
    Moi

    Tiens , il pleut
    Napoléon Bonaparte

  • Modérateur
    Posts8403
    Member since: 12 septembre 2015

    Pour ce qui est de la poliorcétique, il me semble que les principales dispositions étaient:

    – Mise en place d’une jetée, avec des engins lanceurs de projectiles s’y avançant progressivement, et quelques petits navires protégeant les ouvriers
    – Utilisation d’engins de tir pendant et après la construction de la digue
    – Utilisation d’infanterie comme troupes d’assaut

    Du côté de Tyr, on a:
    – l’utilisation de navires-brulôts pour tenter d’incendier la digue, mais cela échouera
    – utilisation de petits navires pour raider les ouvriers sur la digue, avec plus ou moins de succès pour ralentir le travail, mais pas pour l’arrêter

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  • Participant
    Posts2176
    Member since: 12 septembre 2015

    A mon avis il voulait faire un exemple. Comme à Thèbes dans la péninsule hellénique, il tapa du poing sur la table. Tyr était pratiquement imprenable. Alexandre le fit et il châtia durement les habitants. Personne n’oserait plus lui résister après ça.

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