Post has published by sanguinius

Ce sujet a 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  Ambarequiem, il y a 1 mois et 2 semaines.

  • Participant
    Posts1364
    Member since: 17 avril 2015

    Sur ce forum, l’envoi, en 1940, de la VIIe armée aux Pays-Bas a déjà été évoqué de nombreuses fois, notamment pour la simple raison que cela laissait mes lignes alliées sans réserve! Je me suis donc demandé ceci: imaginons que le général Gamelin ait jugé (à juste titre) les Pays-Bas comme étant perdus dès le début de l’attaque allemande, et qu’il ai gardé la VIIe Armée en réserve. Quelles auraient été ses capacités à contre attaquer la percée allemande? Car bien entendu, dans cette histoire alternative, la IXe Armée se fait battre, le plan Dyle est appliqué, les Allemands gardent la supériorité aérienne, etc….

  • Participant
    Posts943
    Member since: 17 avril 2015

    Le probleme c’est que la VII armée est predestinée à se mobiliser en Belgique, comme le veut le plan Dyle-breda. Elle est principalement composée de divisions d’infanteries, dont 1/4 sont motorisées. L’on ne trouve qu’une division blindée, la 1ere division legere mecanique, et un bataillion de chars independant (le GBC-510). Sa dotation en char est pauvre, surtout que son parc blindé déborde de R35 et H35, et très très peu de S35. La VII armée correspond typiquement à la pointe de la lance en besoin d’invasion; La mettre à la defensive ne changera pas grand chose.
    D’un autre coté, son importante dotation en infanterie lui aurait permit de prendre position sur la deuxieme ligne de defense de la Meuse, nottament en fortifiant des villes et villages comme il a été fait à Montherme ou Kassel. Ca me fait d’ailleurs penser à la strategie de l’herisson qui fut citée par Mongotmery.

    Toutefois, rapelons que la VII armée a deja partiellement participé à l’invasion de la France.

    le 14 Mai, la VIe Armée du général Touchon avec VIIe Armée du général Frère sont mobilisées le long de l’Aisne et de l’Ailette afin de contenir la percée allemande qui commence à deborder vers le Sud (En vrai la plupart des Panzer-divisions vont repartir vers l’Ouest le 15-16 Mai vers dunkerque). Le 18 mai, la VIIe armée est reconstituée en (?) Somme. Lors de Fall Rot, c’est elle qui va tenir l’Aisne pendant 2 jours face aux allemands. Ca donnera la bataille de L’aisne, de l’Ailette. Une division fut prise dans la poche de Lille, le 25 Mai.
    Parralellement, elle fut divisée pendant toute la campagne puisque l’on retrouve la 1ere division legere mecanique dans les Flandres le 23 Mai.

    Allez bye Fanta !

  • Participant
    Posts1036
    Member since: 17 avril 2015

    Je n’avais pas vu le sujet quand il est sorti.

    Je peux vous proposer une petite histoire sur le sujet.

    Première Partie : 

    Malgré le traitement par impaludation, la syphilis du général Gamelin lui a provoqué une forte crise lors des “fêtes” (si tant est qu’on puisse parler de fêtes en temps de guerre) de la fin de l’année 1939. Cette crise force son hospitalisation, est ses capacités psychiques se trouvent fortement altérées par l’accident vasculaire cérébral. En pleine guerre, l’armée française se trouve privée de son généralissime. L’affaire tourne à la crise politique, puisque le gouvernement va s’écharper sur le choix de son remplaçant. Les noms de Weygand, Huntziger, Giraud, Altamayer et même de Gaulle (toujours colonel!), sont proposés en fonction des camps et des affinités politiques. Au final, la logique va prévaloir, du même qu’un certain consensus va se faire autour d’un personnage plus “neutre” politiquement : le général Georges, adjoint de Gamelin commandant du front Nord-Est.

    La prise de commandement de Georges se fait donc le premier janvier de l’année 1940, et avec cette nomination, un nouveau vent va souffler sur l’armée française.

    Le 10 janvier 1940, les plans de l’offensive allemande sont saisis par les Belges, sur un officier allemand dont l’avion s’est égaré dans le brouillard. Les plans sont communiqués aux français, et le général Georges en prend connaissance. Il était déjà opposé au plan “Dyle-Bréda” développé par Gamelin, et l’avait fait savoir. Les documents saisis, montrant un axe d’attaque des allemands au centre, à travers les Ardennes renforcent son hostilité au plan. Devant le Conseil Supérieur de la Guerre, Georges fit pression pour l’abandon de la manœuvre “Dyle-Bréda”, au profit de la manœuvre Escaut. Malgré de fortes réticences des politiques à combattre en partie sur la frontière, et l’accent mis sur la nécessité de conserver un maximum de territoire belge et hollandais, la variante Bréda est abandonnée, donc la septième armée repasse en réserve, et devant le danger de devoir manœuvrer avec un temps de retard sur une armée allemande qui possède un avantage certain en divisions mobiles et la supériorité aérienne, ainsi que l’initiative de l’attaque, il est décidé d’adapter la manœuvre Dyle en deux temps :

    • Un premier temps voit l’application de la manoeuvre Escaut : Le BEF va border l’Escaut en Belgique, la première armée française reste sur la frontière entre Tournai et Maubeuge, la Neuvième armée ne manœuvre que pour venir fermer le saillant de Chimay, le premier front à atteindre pour son aile marchante est compris entre Maubeuge, Philippeville et Givet. Les éléments de découvertes, DLC et le Corps de Cavalerie sont d’abord lancés sur la Ligne Dyle-Meuse, afin de préciser l’avance des allemands, et d’identifier le centre de gravité.
    • Un second temps, et en fonction de l’avance ennemies et le résultat du premier contact, du recueil et de l’inclusion des forces armées belges et éventuellement hollandaises, les unités françaises iront prendre position sur la ligne de défense de la Dyle, si ça semble pertinent pour le GQG français.

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