Post has published by Colonel_Orlik

Ce sujet a 6 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  Colonel_Orlik, il y a 6 mois et 3 semaines.

7 sujets de 1 à 7 (sur un total de 7)
  • Participant
    Posts373
    Member since: 17 juillet 2016

    Savez-vous pourquoi l’Allemagne a signé l’Armistice le 11 Novembre 1918 ? J’imagine que, tout de go, vous répondez derrière votre écran (ou dans votre tête si vous êtes normal) « et bien c’est à cause des chars, de l’arrivée des Américains, les effets du blocus Britannique qui se fait sentir » et je ne sais quels autres raisons, qui sont en effets celles qui ont fait courbé l’échine au Reich, mais ce n’est pas ce qui lui a fait plier le premier genoux.

    La signature faite dans un bois du nord de la France dans un wagon n’est en fait que le dernier d’une suite de signatures d’armistices qui sont autant de cartes qui s’effondrent du château de l’Alliance des forces Centrales. Cette défaite auras permis aux mots qui suivent, prononcé par Guillaume II d’Allemagne, d’entrer dans l’histoire : « Une poignée de Serbes a décidé du sort de la guerre ».

    Petite intro

    Le front des Balkans est formée en 1915 suite à l’entrée en guerre de la Roumanie en octobre du côté des forces Centrales, la Serbie, dans l’autre camps, se fait piétiner par une offensive germano-autrichienne, faisant éparpillé une partie de l’armée Serbe, le reste ce faisant prisonnier ou dissoute. Cette évolution pouvait mener à une conquête total de la Région et ainsi rendre inexpugnable la liaison entre l’Europe et l’Empire Ottoman après l’échec des Dardannels de la même année, sans parler de la possible décision du roi de Grèce de rejoindre le camps de ses nouveaux locataires voisins, alors que son pays est encore neutre.

    Cette situation est fort peu apprécié par l’Entente, avec les Russes qui ont récupéré une partie de l’armée serbes sur le front de la Roumanie, conquise en décembre 1916 après avoir rejoint l’Entente (déjà-vue non?), tenue par des Bulgares, des Allemands et des Autrichiens, et ses alliés d’Europe de l’Ouest qui envoient une armée pour aller en Grèce et aplanir tous malentendus entre ce pays et sa position par rapport à la guerre. Hélas, de l’arrivée des forces franco-britannique jusqu’en 1918, ce nouveau front se retrouve dans la même situation que sur celui de l’Ouest, ou pour le comparer avec une situation géographique plus proche, le front italien du fait de la géographie assez montagneuse de la Macédoine.

    Contexte avant la Bataille

    La situation est statique pendant environ deux ans, ce qui a pour conséquence de donner aux troupes de l’Armée Allié en Orient sur place le sobriquet de « jardiniers de Salonique » par Clemenceau, mais celas n’empêche pas la situation d’évoluer. Les raisons de cette stagnation sont plurielles; faibles moyens fournis aux hommes sur place, une déplorable relation entre le Général Sarrail, chef des troupes françaises, avec ses homologues alliés, divergences des objectifs stratégiques propre à chaque belligérants sans parler d’un (probable) moral assez moyen au niveau des troupes en sont d’importantes sources.

    Cependant, celas évolue dans un premier temps en 1917 avec la déposition du Roi de Grèce Constantin 1er par Sarrail, faisant entrer le pays du premier dans l’Entente, renforçant ainsi dans un premier temps les troupes de l’A.A.O . Quelques mois plus tard, le général Guillaumat est placé à la tête des forces des Balkans à la place de Sarrail et crée un état-major interalliés offrant ainsi à cette armée multinationale (6 nations différentes) des moyens de faire et d’appliquer des opérations de grande envergure. Ce général réussit par la même à recréer un lien de confiance entre le GQG français et ce front secondaire, offrant ainsi plus de moyens, notamment une armée bulgare qui revien de Russie, après la révolution communiste, ré-équipée par la France.

    Guillaumat est ensuite muté au poste de Gouverneur militaire de Paris à la place de Dubail après la défaite de la seconde bataille du chemin des Dames, laissant la place de Chef des Forces des Balkans au Général Louis Franchet d’Espèrey, homme compétent qui vas le démontrer par la suite.

    Situation globale.

    L’armée de l’Entente est donc bien équipé, de bon moral avec prêt de 650,000 hommes face à 400,000 soldats des forces Centrales. Malgré cette supériorité, la ligne de front vas de la mer Adriatique au sud de l’Albanie, juste au nord de l’embouchure du Vjosa, jusqu’à la mer de Thrace au Golfe Strymonique et traverse des plaines et des marais à l’Est et des reliefs montagneux sur tout le reste du front, notamment du coté macédonien.

    L’infériorité numérique des troupes centrales est due notamment par le retrait d’une grosse part des forces allemandes, envoyés au front de l’Ouest plus prometteur, mais cette faiblesse est compensée par des lignes de défenses Bulgares, qui sont principales forces en présences, bien installées et favorisées par les massifs montagneux. Mais cet avantage est aussi gênant dans le déplacement de troupes d’un point vers un autre, alors que leurs ennemies ont amélioré le réseaux ferrés déjà existant à la frontière gréco-macédonienne leur permettant ainsi de concentrer rapidement des troupes en un point.

    Le général Franchet d’Espèrey a la dispositions des forces présenté à lui ainsi :
    à l’Ouest, en Albanie , le 16ème Corps d’Armée Italien fait face au 19 Corps d’Armée Autrichien
    le front macédonien est tenue par l’Armée Française d’orient qui encadre la 1ère armée Serbe au centre gauche et la 2ème au centre droit, respectivement face à la 11ème Armée germano-bulgare et la 1ère Armée Bulgare.
    Le front Est, tenue par l’armée Britannique et le 1er Corps d’Armée grec face à la 2ème Armée bulgare.

    Après plusieurs idées d’attaque, d’abord avec les britanniques puis avec les Italiens pour une prise à revers des force Bulgares, le général Franchet d’Espèrey décide que son attaque se fera au centre, au point de jonction de la 11ème armée germano-bulgare et de la 1ère Armée Bulgare.
    Cette attaque aura pour nom la bataille d’un sommet qui se trouve alors sur la ligne de front, le mont Dobro Polje et verras le coup fatal qui fera flancher toutes les forces de l’Alliance portée par la seule percée d’un front statique de la guerre et ce, sans char ni batailles aériennes, mais avec l’artillerie, l’infanterie te la cavalerie.

    "La critique de l'art est aisément difficile mais l'art de la critique est difficilement aisé".

  • Participant
    Posts81
    Member since: 8 décembre 2016

    Belle présentation, mais un petit bémol dans l’intro : Guillaume II de Prusse (ou d’Allemagne si tu préfères) et François-Joseph d’Autriche, pas l’inverse. Petit mix involontaire je n’en doute pas mais tu devrais corriger ça.

    Celui qui ignore son histoire est condamné à la revivre

  • Participant
    Posts373
    Member since: 17 juillet 2016

    Imagine un air de piano, du genre “Lettre à Élise” et qu’à un moment, vers la fin du premier mouvement, tu joue avec des maillets pendant quelques accords. C’est un peu l’effet que je viens de ressentir x)

    J’arrange ça tout de suite.

    "La critique de l'art est aisément difficile mais l'art de la critique est difficilement aisé".

  • Modérateur
    Posts8355
    Member since: 14 mai 2013

    Intéressant début de dossier, y a t’il une suite prévue?

    Je m’étonne cependant dans ton introduction du poids que tu donnes à ce front dans la capitulation de la Triplice, en effet pour chacune des Puissances Centrales on trouve plusieurs fronts qui font capituler: Front italien et front grec (dont tu parles) pour l’Autriche, front des Balkans, d’Arabie et d’Irak pour l’empire ottoman, front Ouest et influence indirecte (par les troupes qui y sont détachés) des fronts de l’empire austro-hongrois et de la Porte.*

    Du coup je ne sais pas si, au delà de la phrase de Guillaume II, on peut attribuer en majorité à ce front l’armistice. Les offensives alliées du front Ouest en 1918 me semblent tout aussi importantes.

    ____________
    *Oui j’utilise tous les noms différents possibles pour les mêmes pays et alliances dans ce paragraphe

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts373
    Member since: 17 juillet 2016

    Et bien, oui, normalement, il y a une suite qui se fera quand j’en aurais le temps (et le courage).
    Pour l’importance de la bataille, on vas dire que la Macédoine et les pays alentours sont la clef de voute qui permet de faire tenir la Triple Alliance et que la bataille de Dobro Polje la briseras d’un coup.
    J’escompte expliquer celas plus en détails lors de ma troisième partie, qui sera sur la conclusion.

    D’ailleurs, j’ai envie de m’y remettre, donc je retourne sur ma deuxième partie : La Bataille.

    "La critique de l'art est aisément difficile mais l'art de la critique est difficilement aisé".

  • Modérateur
    Posts8355
    Member since: 14 mai 2013

    Cool que tu fasses la suite!

    J’attends la troisième partie pour en débattre alors! 🙂

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts373
    Member since: 17 juillet 2016

    Après de longs mois, j’ai enfin retrouvé le courage de finir cette deuxième partie. bon, il ne m’aura fallu qu’un peu moins de quatre mois pour le faire hein !

    Pathétique.
    Bref, l’an prochains, je me lance dans la troisième partie. je ne dis pas la dernière, car je pense en profiter pour faire quelques ajouts sur d’autres aspect de ce front durant cette période et aussi des images et des plans, car en ne se basant que sur du texte, ce n’est pas très parlant.
    Sur ce bonne lecture
    toutes fautes d’orthographes provoquant des saignements au niveaux de vos globes oculaires ne seraient qu’un malheureux hasards. Le rédacteur ne pourra être tenue pour responsable.
    Le rédacteur

    Les préparatifs

    La raison de la bataille est simple : rechercher la dislocation des forces serbes afin de pouvoir briser la ligne de front pour faire engouffrer les troupes sur les arrières des lignes serbes ( « la musique habituel quoi »)et pour ce faire, l’objectif est d’atteindre la région de Gradsko, qui est la principale voix de communication entre la XIème et Ière armée Serbes ; trois voix se proposait aux généraux Français et Serbes pour l’atteindre.
    Ils peuvent continuer l’assaut par Monastir vers Prilep, prise en 1916, mais couramment pris à partit par les canons serbes. Il y a la vallée du Valdar, à l’Est de Monastir, qui est l’axe principale entre le nord et le sud de cette région. Enfin, il y a, entre ces deux point, le massif montagneux de la Moglena qui débouche directement sur Gradsko et qui, à vol d’oiseau, est le trajet le plus court.
    Le général Franchet d’Espérey, s’inspirant de quelques propositions serbes, choisira cette dernière voix.

    Mais, même si sur la carte, la trajet semble court, sur le terrain, c’est une autre histoire qui se présente. Le massif montagneux à une altitude moyenne de 1700 à 2000 m. d’altitude avec un terrain est boisé et accidenté sur une cinquantaine de kilomètre, ce qui apportaot de nombreux problèmes en matière de logistique et de ravitaillement, sans parler des sommets et lignes de crêtes qui sont sous le contrôles des Serbes. Cependant, ce terrain difficile offrait la surprise stratégique, car il était difficile d’imaginer une attaque sur ces positions alors que la vallé du Valdar et Monastir sont des point d’attaque bien plus évidents.

    Du fait de la suveillance Serbe dans le secteur, les préparatifs se font exclusivement de nuit. Le déplacement des pièces d’artilleries et des munitions nécessaires, les troupes, notamment de deux régiments d’infanteries Français mis sous commandement Serbe pour l’exécution de l’opération, la mise en place des troupes à des paliers du massif et, surtout, la création d’un réseau routier afin de faciliter l’ascension et le ravitaillement des troupes. Tout le long des mois de Juillet-Août, les préparatifs se feront de nuit, sans éveiller les soupçons des Serbes et des Allemands et seront finit début Septembre.

    Forces Germano-Bulgares

    Le G.Q.G Allemand, qui a le contrôle exclusif de la zone entre la région des lacs jusqu’à la région du Valdar, est libre d’agir vis-à-vis du G.Q.G Bulgares et l’ensemble des forces de la région sont sous de fortes influences germaniques, à l’exemple de la 11ième armée dites germano-bulgares dont les troupes sont exclusivement bulgare (soit 7 division d’infanteries) et l’état-major presque exclusivement allemand. Il y a bien des troupes allemandes présentes dans le secteur qui se limitent cependant à 3 bataillon d’infanterie, 20 détachements de mitrailleuses et 49 batteries d’artilleries dont 20 lourdes, le reste étant partit pour le front de l’Ouest.

    La Bataille

    Comme le veut la Doctrine de cette époque, toute offensive se prépare par un barrage d’artillerie massif sur la zone de combat. Cette bataille ne fait pas exception.

    Le 14 Septembre, toutes les pièces d’artillerie Ouvre le feu dès 8 heure sur tout le front Franco-Srebe face aux Gemrano-Bulgare, pour un total de 2000 pièces, dont plus de 600 pour les Monts Sokol, Dobro Polk et Yetrenik, ce qui est la plus importante frappe d’artillerie de ce front depuis le début de la guerre. Ce bombardement d’une seule journée joue en faveur des attaquant, car les allemands ont prit l’habitude de voire les Français faire un tir d’artillerie de plusieurs jours, comme durant la bataille de La Malmaison en 1917 pour entamer les défenses de premières lignes et que la force d’artillerie présente, plus faible que sur le front de l’Ouest, nécessiteras une plus longue préparation selon les estimations allemandes.
    Malgré ça, les effectifs des forces centrales n’ont été que peu affecté contrairement aux réseaux de fil barbelés, comme le rapportent des groupes d’éclaireurs franco-serbes durant la nuit du 14 au 15.

    Le lendemain, à 5h 30 du matin, l’offensive est lancée.
    La IIième armée Serbe du Voïvode Stépanovitche lance en premier l’assaut sur la partie Est du massiuf, avec ses deux division françaises, la 122ème Division d’Infanterie et la 17ème Division d’Infanterie Coloniale en tête, et ce pour un raison simple.
    La doctrine française établie depuis les offensives de 1917 de prise de tranchés est méthodique et compliqué mais lente, et cette doctrine à pour prix une perte d’initiative, autant pour les hommes que pour leurs supérieur, à contrario des Serbes qui, du fait de la manière dont ils ont vécus la guerre depuis la prise de leur pays par les forces centrales, sont resté plus simple et les récentes victoire alliés, notamment celle des grecs à Skra di Legen, à insufflé une volonté aux Serbes de reprendre leurs terres.

    Les français ouvrent donc la voix, avec la 122è D.I., partit Ouest de l’assaut, qui escalade un glacis raide pour s’en prendre à la ligne de de défense bulgare qui au sommet de la crête Sokol – Obli Zeleni Tchouvik – Dobropolje – Kotka., occupé par deux bataillons de la 2ème divisions dont les troupes sont dispersé à travers toute la crête (avec un seul bataillon en réserve). Les premiers bataillons du 45è R.I. Et du 84è R.I. prennent la crête de Dobropolje dans l’après midi alors que, plus à l’ouest, le 148ème R.I. , la plus proche de la Ière armée Serbe, rencontre une défense plus ferme et a plus de difficulté à avancé notamment à cause du terrain et de certaines défenses Bulgares intactes. La bataillon le plus à gauche, celui du commandant Pétin, qui subis des tirs de mitrailleuses et de minenwerfers, infligeant de sensibles pertes, notamment le commandant lui même, mais parviens à prendre les lignes Bulgares dans la soirée grâce aux grenades et aux lance-flammes.

    De son côté, le 17è R.I.C. évance, en partie grâce au bois très dense et sans grande difficultés avec le 1er R.I.C qui prend la crête Est de Kotka, le 54ème qui prend le centre et le 3ème R.I.C qui s’empare de la crête au pied d’Obla Tchouka. Il est à noté que deux groupements de mitrailleuses ont été ajouté au 17ème R.I.C. et se qui se sont formés en plusieurs batteries et afin de soutenir l’avancée de l’infanterie par des tirs de suppression indirect, un peu comme l’artillerie.
    Le plus à l’Est de la Ière armée, la Division d’Infanterie Serbe Chumadia prend le mont Veternik par une approche indirecte finissant ainsi la conquête de la totalités des lignes ennemies.
    Dès que les régiments Français ont finis de prendre les crêtes, les troupes Serbes de la IIème armée les rejoignent, les aident à nettoyer entièrement les tranchées Bulgares avant de commencer à se projeter au-delà de la ligne de front.

    Les 15 kilomètres de front était organisé en deux tranchés assez proches l’une de l’autre reliés par des boyaux, sans qu’il n’y ait de véritable défense en profondeurs.
    Les forces Françaises et Serbes ont ainsi avancé de 5 km durant la journée et permis à la Ière armée Serbe de lancé à son tour l’assaut durant la nuit du 15 au 16 Septembre sur la rive gauche de la Lechnitza, sans risquer de tir d’artillerie sur son flanc droit.

    Le lendemain, la Ière armée avance et s’empare de Pochitche, Bechitche et Gradechnitza tandis que la IIième armée finit de prendre les sommets du massif pour se retrouver, le soir, maitre du sommer du massif. A ce moment, les alliés ont capturés environs 4000 prisonniers et 50 canons de tout calibres (150, 105, 77)

    Les jours qui suivent montrent une bonne avancés des troupes et de finir de conquérir la totalité du massif. En même temps que les troupes avancent, des lignes logistiques se créent au travers des montagnes, afin de faire avancer provision, munitions et pièces d’artillerie de 75 ou de 155.
    Le 21, la IIème armée Serbe en route vers le fleuve Vardar arrive sur les arrière des troupes de la 1ère armée Bulgare qui faisaient face aux Britanniques dans le défilé de Demir Kapu (aujourd’hui Demir Kapija) et la Ière armée Serbe entre dans Prilep. Le 24, La Division d’Infanterie Serbe Yougo-Slave de la IIème Armée et la 17ème D.I.C. s’emparent de Gradsko, coupant ainsi la ligne de communication entre la XIème et la 1ère armée Bulgares et occupant leur principale base logistique, tandis que la Ière armée, continuant sa route, atteint Velès, à 25 km au Nord-Ouest de Gradsko, après une confrontation avec des unités allemande au cl de la Babouna.
    Dans le même temps, les deux armées Françaises d’Orient, celui du général Henrys à l’Ouest et celui du groupe d’Anselme à l’Est, on à leurs tour commencer à avancer au-delà des lignes de front fixes depuis deux ans. Ailleurs, sur tout le front des Balakns, durant cette semaine, les Grecques, les britanniques et les Italiens lancent eux aussi des offensives, enfonçant ainsi tout le front.

    A cause de l’avancée rapide des deux armées Serbes, les troupes bulgares subissent un grand nombre de pertes, morts blessés ou prisonniers, et le nombre de déserteur au front exploser, les troupes encore dans les rangs se lancent dans une retraite désordonnées vers Usküb (aujourd’hui Skopje) capitale de Macédoine, plus au Nord-Ouest de Velès afin de reconstituer les troupes avant que les Serbes ne passent la frontière Bulgare, mais doit pour celas passer par un étroit défilé de Kalkandelen en venant de Velès.

    L’aviation allié, active sur ce front et aillant aider pour établir les plans d’attaques, continue leurs mission de reconnaissance afin d’informé les généraux Français et Serbes des déplacements de replis Bulgares. Le général Franchet D’espèrey, informé de ces mouvements, décide d’envoyer la Brigade de Cavalerie d’Afrique du général Jouinot-Gambetta pour effectuer un raid sur Usküb et couper ainsi la retraite de la 11ème armée. Durant la nuit du 27 au 28, les 1er, 4ème, 5ème régiments de chasseurs d’Afrique et le régiment de marche de spahis marocain les accompagnants foncent vers leur objectif en passant par le massif de la Golesnica, à 20 kilomètres à l’Ouest de Velès, par de sinueux sentiers de montagnes culminant entre 1200 et 1800 mètres réussissant ainsi à rejoindre le village de Dracevo (aujourd’hui Dratchevo je crois), 10 kilomètres au Sud-Est d’Usküb, sur la routequi mène à Velès. Le 29, profitant d’un brouillard matinal, les Cavaliers d’Afrique s’emparent de la ville et de la voix ferrée. Les troupes Bulgares, découvrant cette prise à revers, tente d’infructueuses contre-attaques avant de se rendre le même jour.
    La 1ère armée Bulgare elle, réussit à se retirer en bon ordre vers Kustendil et Sofia et seule une partie de leurs défense, face aux grecs et aux britanniques à l’Est, tient bon.

    Avant la fin du mois, les troupes Franco-serbes auront capturés plus de 90 000 bulgares et allemands et avancés sur plus de 50 kilomètres en profondeur en moins de deux semaines. C’est la seule percé d’un front Statique de la première guerre mondiale.

    Or cette percée à eu des effets politique immédiat : le 29, jour de la prise d’Usküb, le gouvernement Bulgare signe l’Armistice avec les forces de l’Entente et annonce sont retrait de la guerre, au grand désarroi des officiers allemands encore présent.

    "La critique de l'art est aisément difficile mais l'art de la critique est difficilement aisé".

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