Post has published by Imperator Romanorum

Ce sujet a 24 réponses, 8 participants et a été mis à jour par  mongotmery, il y a 1 an et 4 mois.

25 sujets de 1 à 25 (sur un total de 25)
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    Posts469
    Member since: 5 juillet 2016

    La Colonisation de l’Indochine Française

    Au milieu du 19ème siècle, la France décide de s’implanter en Asie, afin d’exploiter les ressources de ce continent qui fait fantasmer les européens. La cible de la France sera l’Indochine, une cible de choix pour l’Empire colonial français.

    La Péninsule d’Indochine au 19ème siècle

    Au niveau géographique, la péninsule d’Indochine est constituée de plusieurs territoires : le Vietnam, le Cambodge et le Laos. Sur cette péninsule sont venus, par vagues successives d’immigration, se mêler des peuples divers d’origines austro-asiatiques (les Viets et les Khmers), et austronésiennes (les Thaïs et les Cham). Malgré le fait qu’elles ont développés leur propres organisations politiques et culturelles, tous se structurent autour d’un même système agricole : la riziculture inondée des plaines, qui est permis par la mousson.

    Rapidement, trois ensembles politiques se démarquent : le Vietnam, imprégné par la culture chinoise et le confucianisme, ainsi que le Laos et le Cambodge, plus marqué par le bouddhisme et les influences venus d’Inde. Le Vietnam constitue, jusqu’au 10ème siècle, un protectorat de l’Empire chinois, et sa limite sud. Sous l’égide de la dynastie Dinh, le Vietnam impose son indépendance à ses voisins, constituant le Dai Viet (« Grand Viet »). Séparés par une guerre civile au 17ème siècle, le Nord et le Sud du Dai Viet sont réunifiés en 1802, sous le règne de l’empereur Gia Long et le royaume prend le nom de Viet Nam (« Sud des Viets »), aussi appelé Annam.

    Au milieu du 19ème siècle, l’empire du Vietnam contrôle un empire s’étendant du Delta du fleuve rouge au Nord, jusqu’au Delta du Mekong au sud, pour une population de 12 millions d’habitants. Le pays, puissance régionale d’importance, va bientôt se heurter aux ambitions coloniales françaises.

    Les raisons d’une expansion

    Dès les années 1840, les pays occidentaux cherchent à étendre leur influence en Asie et dans le Pacifique, plus particulièrement en Chine. Cet énorme pays, avec ces 400 millions d’habitants, offre des merveilleuses perspectives d’expansion, notamment économique, pour les marchés du vieux monde. En 1842, la Grande-Bretagne, victorieuse de la Chine lors de la « guerre de l’opium », impose à l’empire du milieu un traité de commerce favorisant les Britanniques. La chine est trop vaste pour être purement et simplement colonisé, et les européens s’emploient à entendre leur influence en obtenant des avantages commerciaux et des comptoirs en Chine.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/89/Destroying_Chinese_war_junks%2C_by_E._Duncan_%281843%29.jpg La Nemesis détruit les jonques de guerre chinoises dans le delta de la rivière des Perles, durant la première guerre de l’Opium.

    C’est dans ce cadre d’expansion vers la Chine que l’Asie du sud-Est, vu comme un tremplin favorisant l’entrée dans la zone d’influence chinoise, que va prendre place la colonisation de l’Indochine. Autre avantage, la péninsule d’Indochine regorge de ressources et de produits tropicaux. Ainsi, en 1856, c’est l’Angleterre qui commence l’expansion, et force le roi du Siam à signer le traité Bowring, qui ouvre son pays au commerce avec l’Angleterre.

    La France de Napoléon III ne souhaite pas rester à l’écart, et dispose pour intervenir en Extrême-Orient d’un prétexte tout trouver : la protection de la minorité chrétienne (3% de la population), persécuté par la dynastie des Nguyen. Les violences à l’encontre des chrétiens d’Indochine, comme par exemple l’exécution du prêtre Pierre Tuy le 11 Octobre 1833, fournissent aux français une première occasion d’intervenir. En 1858, l’Empereur Tu Duc, continuant les extractions contre les établissements jésuites, la France décide d’intervenir, grâce à un cassus belli tout trouver. A cela vienne se mêler des intérêts économiques, et notamment de l’industrie textile française, qui cherche de nouvelles voies d’approvisionnement en Asie. Ainsi, en 1861, le ministre de la marine adresse au vice-amiral Charner des instructions qui mettent bien en valeur les vraies raisons de l’intervention Française en Indochine : « vous devez vous rendre maître du commerce fluvial dans le sud de la Cochinchine, où nôtre intérêt est de posséder un grand établissement dans cette zone afin d’y garantir la liberté du commerce ».

    La Conquête de l’Indochine (1856-1876)

    http://wheb.ac-reims.fr/ressourcesdatice/DATICE/hist_geo_ed_civ/dossier/site_indochine/images/conquete.gif

    La Conquête de la futur Indochine Française suit tout d’abord un axe du Sud/Ouest, avant d’ensuite s’orienter vers le nord. En 1858, l’Amiral Rigault de Genouilly s’empare de la cité portuaire de Tourane, prélude à la conquête de la péninsule Indochinoise. En Février 1859, c’est le port de Saigon, plus au sud, qui est prise par la marine impérial. La flotte française contrôle ainsi le Delta de Mékong et la Queue du Dragon, c’est-à-dire les plus riches provinces rizicoles du Vietnam. En Juin 1862, par le traité de Saïgon, l’empereur Tu Duc cède à la France six provinces méridionales de son empire, qui deviennent la colonie de Cochinchine.

    L’année suivante, Napoléon III étend son protectorat sur le Cambodge. Les dernières années du Second Empire ne voient pas pour autant l’arrêt des expéditions vers l’Indochine, auquel se livrent géographes et marins français, notamment le commandant Francis Garnier, pour explorer le bassin du Mékong.

    Après l’avènement de la troisième république, les intérêts de la France en Indochine persistent. A partir de 1873, la France s’enfonce dans une longue phase de dépression économique. L’Asie apparaît alors comme le parfait débouché pour les produits industriels français, et une immense réserve de produits tropicaux, comme le coton, le riz, le café, l’opium, le thé, ainsi que le caoutchouc. L’armée et la marine préconisent l’occupation du bassin du fleuve rouge, qui est la principale voie d’accès vers l’Empire Chinois. Mais pour cela, la France doit conquérir la partie nord du Vietnam, le Tonkin.

    En 1873, le commandant Francis Garnier tente une première tentative de conquête de Hanoi, un point névralgique du Delta du Mékong. Francis Garnier est, si on peut le dire ainsi, un spécialiste de l’Indochine. Né en 1839 et mort en 1873, c’est un officier français très intéressé par le continent Asiatique, auteur de plusieurs ouvrages sur le Cochinchine et de comptes rendus de Voyage. En 1873, il se lance donc à la conquête d’Hanoi, aux mains des rebelles du Tonkin : les pavillons noirs. A la tête de 180 hommes, et avec 4 canons, il s’empare de la cité d’Hanoi, puis de toute les citadelles du delta. Mais sans soutien du gouvernement français, il doit tenir seul la région. Il sera tué lors d’une attaque des Pavillons noirs sur Hanoi, le 21 Décembre 1873, ou il sera retrouvé décapité.

    http://www.fanphobia.net/uploads/actors/10684/441589595_O_GARNIER_Marie_Joseph_Francois.jpg
    L’Officier Français Francis Garnier

    Malgré l’échec, la France réitère une tentative. En 1874, la France impose son protectorat sur l’Empire d’Annam, dont dépend le Tonkin. Mais elle doit maintenant combattre les pirates qui pullulent en mer de Chine Méridionale, et menacent le commerce maritime. De plus, la conquête du Vietnam est plus compliquée que prévue. Bien que la ville d’Hanoi soit prise peu après, la chute de la Citadelle ne met pas fin aux attaques rebelles. La capitale du nord ne tombera définitivement qu’en 1882.

    La Chine entre en guerre (1881-1885)

    Jules Ferry, arrivé au pouvoir en 1880, est un fervent partisan de la colonisation. Il obtient de nouveaux crédits et l’envoie d’un nouveau corps expéditionnaire pour pacifier les zones rebelles d’Indochine et défendre le Toukin contre des attaques Sino-vietnamiennes de plus en plus fréquentes. Pour mettre à terme aux assauts des Pavillons Noirs, une expédition de Henri Rivière parvient à reconquérir le Hanoi. Mais durant une contre-attaque des Pavillons noirs, Henri Rivière est tué. En 1883, la région n’est donc toujours pas pacifiée. Jules Ferry fait alors intervenir au Toukin l’amiral Courbet. La marine française bombarde le port hué durant le mois d’Aout 1883, obligeant l’Empereur d’Annam a accepté définitivement le protectorat français sur le Tonkin.

    Mais ces nouvelles interventions françaises irritent Pékin, qui intervient alors directement pour soutenir les forces du Annam. Malgré la destruction de la flotte chinoise à Fou-Tcheou, le 23 Aout 1884, l’invasion du Toukin est difficile pour les troupes françaises.
    La fièvre et le paludisme déciment les forces de l’expédition, et les chinois et les vietnamiens mènent une terrible guerre de « guérilla » contre l’armée française. Des fosses recouvertes de branchages et tapissés de pointes de bambous acérés causent de graves blessures aux fusiliers marins. Les troupes sont en plus victimes de fréquentes embuscades.

    Durant le conflit, les deux armées chinoises du Yun-Nân et du Kouang-Si, rejoignent les groupes de Pavillons noirs du Toukin. Les Sino-Vietnamiens occupent alors les deux forteresses de Sontay et Bac-Minh. Courbet proclame alors l’état de siège, et profite de la hauteur des eaux pour marcher sur Sontay, en bordure du Fleuve Rouge. La citadelle est en effet le « Quartier Général » des Pavillons noires et des forces régulières chinoises.

    http://p8.storage.canalblog.com/84/01/495998/96112833.jpg
    La prise de Sontay

    La légion étrangère en tête, les forces françaises parviennent à prendre la citadelle. Mais Courbet, promu Vice-Amiral, doit céder le commandement de l’expédition au général Millot.

    Du 21 Décembre 1884 au 3 Mars 1885, 600 hommes de la légion étrangère, retranché dans le fort de Tuyên Quang, résiste au siège de 12 000 chinois. Cette victoire permet au général Brière de l’Isle de concrétiser la conquête du Tonkin.

    http://3.bp.blogspot.com/-5stnTuYsdaw/UhcapFb9OHI/AAAAAAAAD9U/zfyjyvXfrdY/s1600/Tuyen+Quang.jpg
    Le Siège de Tuyên Quang

    En Métropole, le gouvernement Ferry décide alors d’engager des négociations de paix avec la Chine. Les négociations aboutissent finalement lorsque des télégrammes semblent annoncer un énorme échec français à Lang-Son, dans le Nord du Toukin. Au début du mois de Mars 1885, le commandant du poste de Lang-Son, Paul-Gustave Herbinger, se croyant encerclé par des forces chinoises considérables, sous la panique, ordonne le retrait des troupes françaises de Lang-Son. Cet incident est amplifié dans une dépêche alarmiste du général Brière de l’Isle à destination de Paris. En Métropole, la presse amplifie encore la retraite de Lang-Son, et parle d’une véritable catastrophe militaire, d’un Sedan Asiatique.

    A la chambre, Jules Ferry, qui est surnommé le « Tonkinois », est violemment pris à partie par ces adversaires politiques, qui lui reprochent de gaspiller des hommes et de l’argent dans une inutile guerre de conquête. Sous la pression populaire, Ferry est forcé de démissionner le 30 Mars 1885. C’est « l’affaire du Toukin ». Jules Ferry affirme pourtant, en 1890, « porter fièrement le titre de Tonkinois dont les méchants et les sots croient faire outrage ». Il sera plus tard choisi comme délégué par les français du Toukin.

    La fin d’une conquête (1885-1905)

    Le 30 Mars 1885, le même jour que la démission de Jules Ferry, Lang-Son est repris par l’expédition française, assurant ainsi le contrôle du Toukin. La Victoire Française est confirmé par la signature du Traité de Tien-Tsin, signé le 9 Juin de la même année. La chine est forcée de reconnaître la tutelle française sur le Toukin et l’Annam, et ouvre ces ports à l’Occident.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/ee/Signataires_Tien_Tsin_1884_05159.jpg
    Les signatures du Traité de Tien-Tsin

    Entre 1887 et 1893, la France étant son protectorat sur le Laos. En 1896, la IIIème république signe avec l’Angleterre un traité délimitent leurs deux zones d’influences dans l’Asie du Sud-Est. La Pacification est alors considérée comme achevé. Tout cela aboutit en 1887, à la création de l’union Indochinoise, qui confie la direction des affaires de la colonie a des civiles.

    http://exposuniverselles.citystories.fr/common/medias/images/1039-Union_Indochinoise.jpg
    L’Union Indochinoise

    Il Faudra néanmoins attendre la fin de la Première guerre mondiale pour que le contrôle de la France sur l’ensemble de l’Indochine soit effectif, et les dernières poches de résistance définitivement éliminés.

    Source :
    Le livre « L’Empire colonial français : quand la France rayonnait dans le monde, 1608-1931 »
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Indochine_fran%C3%A7aise#Premiers_contacts_avec_la_France
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_Tonkin
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Garnier

  • Modérateur
    Posts8313
    Member since: 14 mai 2013

    Les images ne s’affichaient pas, je me suis permis une petite manipulation.

    Pour la modération,

    mongotmery

    Sujet intéressant, et qui a l’air bien traité. Je termine ma lecture 🙂

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts469
    Member since: 5 juillet 2016

    Les images ne s’affichaient pas, je me suis permis une petite manipulation.

    Merci bien Montgomery 😉 . Je tiens également a préciser que ce que je viens de poster n’est que la 1ère partie du dossier, qui se concentre donc sur la colonisation de l’Indochine. La deuxième partie, que je posterais demain ou après demain, se concentrera sur l’administration et l’économie de l’Indochine Française.

    @bossmorad :

    Merci pour le sujet qui m’intéresse particulièrement vue que mon grand père est mort dans cette guerre en tant que goumier marocain.

    Et bien on ne parle sans doute pas de la même guerre d’Indochine 😛 . Celle dont je parle dans ce dossier est celle qui a permis pour la France de coloniser l’Indochine, de 1856 a 1905. Si je ne m’abuse, ton grand-père est surement mort dans la guerre d’Indochine qui a vu le pays obtenir son indépendance, de 1946 à 1954.

  • Modérateur
    Posts8313
    Member since: 14 mai 2013

    A propos de l’action à Lang Son, qui a entrainé la démission de Jules Ferry, s’agissait-il d’une véritable attaque ou simplement d’une fausse impression du commandant de la place?
    Pour l’anecdote, la conquête de l’Indochine par les Français a permis les premières études sur la civilisation khmère, et en particulier la ville d’Angkor sous l’impulsion de Louis Delaporte. Les Khmers avaient été peu à peu absorbés par le Dai Viet et les Siamois, ils s’étaient effondrés au XVe siècle, remis brièvement au XVIe et leur empire avait définitivement disparu ensuite.

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  • Modérateur
    Posts1264
    Member since: 26 avril 2013

    Un dossier claire et concis, un plaisir de le lire malgré quelques coquilles. Cette épisode de l’Histoire de la colonisation m’était par ailleurs très peu connu. Cependant qui sont les Pavillons Noirs ? Agissent-ils pour le gouvernement impérial ou comme les Boxers Chinois sont-ils aussi en lutte tant contre les puissances colonisatrices que contre le gouvernement central ?

  • Participant
    Posts70
    Member since: 14 décembre 2016

    Enorme boutade :whistle:

    Désolé :whistle:

  • Participant
    Posts469
    Member since: 5 juillet 2016

    Xénophon écrit :

    Cependant qui sont les Pavillons Noirs ? Agissent-ils pour le gouvernement impérial ou comme les Boxers Chinois sont-ils aussi en lutte tant contre les puissances colonisatrices que contre le gouvernement central ?

    En fait les Pavillons noirs sont d’anciens rebelles Taiping qui ont été expulsé de Chine vers l’Annam suite a leur défaites. Les Annamites les utilisent pour combattre les Français, et lors de la guerre Franco-Chinoise, L’empire du milieu tolère que ces anciens rebelles combattent a ces cotés, tant qu’ils restent en dehors de la Chine.

    Montgomery écrit :

    A propos de l’action à Lang Son, qui a entrainé la démission de Jules Ferry, s’agissait-il d’une véritable attaque ou simplement d’une fausse impression du commandant de la place?

    En quelque sorte un mélange des deux 😛 . La colonne menée par Herbinger subit une défaite contre les chinois lors de la bataille de Bang Bo, le 24 Mars 1885. Ils se replient sur Lang Son, et mène une autre bataille contre les chinois, ou ils leur infligent de lourde perte. Jugeant que le fort ne peux plus être défendu, et craignant un encerclement, Herbinger se retire et envoie un télégramme a Louis Brière de l’Isle, qui est alors a Hanoi.

    Mais le télégramme est coupé, et alors que les Français se sont juste replié, Louis Brière croit qu’ils se sont faient écrasés! Il envoie donc immédiatement un message a la métropole, ou il indique que la colonne est sur le point d’être massacré, alors qu’elle c’est juste replié. C’est sa mauvaise formulation qui va mener a une mauvaise interprétation des faits par la presse et le gouvernement, créant ainsi un scandale pour rien.

    C’est plus le fait que le gouvernement croie a un massacre qui va créer le scandale, et non le fait que le fort se face effectivement attaqué.

  • Modérateur
    Posts8313
    Member since: 14 mai 2013

    Les Taiping étant les rebelles qui ont été surnommés Boxers du fait d’un art martial qu’ils pratiquaient.

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  • Participant
    Posts469
    Member since: 5 juillet 2016

    Montgomery écrit :

    Les Taiping étant les rebelles qui ont été surnommés Boxers du fait d’un art martial qu’ils pratiquaient.

    Heu… pas vraiment. La révolte des Taiping et la Révolte des Boxers ne sont pas du tout les même révoltes. La révolte des Taiping, qui a lieu de 1851 à 1864, oppose l’Empire chinois des Qing, épaulé par plusieurs pays d’occident, à une énorme révolte mené par la secte à influence christiano-égalitaire, les Taiping, aussi appelé Royaume céleste de la Grande paix (qui influencera beaucoup la révolution communiste de Mao).

    La Révolte des Boxers, elle, a lieu de 1899 à 1901, qui oppose, diverses pays occidentaux à la dynastie Qing aidé, épaulé par ces “alliés” de la société secrète des poings de la justice et de la concorde. Le symbole de ces derniers étant un poing fermé, ont les appellés les Boxers. Sa plus le fait qu’ils pratiquaient de la boxe chinoise pour ce défendre, ce qui a aussi beaucoup joué pour choisir le surnom.

    Les Taiping et les Boxers ne sont donc pas les mêmes groupes rebelles.

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Merci pour ce beau dossier, malgré quelques coquilles ! 😉 un petit clin d’oeil au héros de Pêcheurs d’Islande de Pierre
    Loti mort dans cette guerre…

    Quelques questions :
    À quand remonte l’appellation d’Indochine ? Est-ce une invention française, tout comme “Cochinchine”?

    Tu ne parles pas des Hmong, une ethnie qui pendant la guerre de décolonisation a soutenu les français tant qu’ils achetaient leur pavot, mais qui s’est ensuite retournée contre eux quand l’armée a cessé ses achats… Ces marchandises étaient revendues par l’armée aux mafias (la Corse notamment), permettant, en partie, de financer le conflit.
    Apporter des précisions sur cette ethnie ? Où se situe-t-elle ? Est-elle une ethnie dans une ethnie ?

    Si j’ai bien compris, Lang son n’est pas une défaite mais simplement le repli d’une colonne française… Peux-tu apporter des précisions là-dessus ?

  • Modérateur
    Posts8313
    Member since: 14 mai 2013

    Les Hmongs sont une ethnie des plateaux, qui n’a probablement pas eu d’actions durant la colonisation car elle n’en subissait pas les conséquences: Peu importe le changement de pouvoir dans les plaines, le petit commerce avec ces dernières subsistait, et c’est tout ce qu’elle demandait.

    Pour revenir sur l’appellation “difficile conquête” du dossier, il faut bien voir que les conquêtes coloniales étaient toujours très dur; En Afrique, les Français eurent beaucoup de mal aussi. Mais il est vrai qu’avec l’influence chinoise, la guerre eut un retentissement particulier: il y eut quand même une bataille navale!

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  • Participant
    Posts469
    Member since: 5 juillet 2016

    Henri Dubret écrit :

    À quand remonte l’appellation d’Indochine ? Est-ce une invention française, tout comme “Cochinchine”?

    En effet, L’Indochine est une appellation purement française pour désigner la Fédération Indochinoise. Le bon terme à utiliser serait plutôt le Annam, qui était le nom utilisé par les Chinois pour désigner le territoire de ce qui deviendra l’Indochine.

    Tu ne parles pas des Hmong, une ethnie qui pendant la guerre de décolonisation a soutenu les français tant qu’ils achetaient leur pavot, mais qui s’est ensuite retournée contre eux quand l’armée a cessé ses achats… Ces marchandises étaient revendues par l’armée aux mafias (la Corse notamment), permettant, en partie, de financer le conflit.
    Apporter des précisions sur cette ethnie ? Où se situe-t-elle ? Est-elle une ethnie dans une ethnie ?

    Les Hmong sont une ethnie à part, qui habitaient originellement dans les montagnes du sud de la Chine. Ils ont émigré vers la péninsule indochinoise aux débuts du 19ème siècle, et je n’ai est pas parler pour la simple et bonne raison que, étant donné qu’ils vivaient en autarcie total dans les montagnes du Vietnam, ils n’ont eu quasiment aucune influence sur la colonisation du Annam.

    Néanmoins, pendant la colonisation française, ils ont comme tu l’a souligner cultiver de l’Opium pour les Français. Plus tard, opprimé par les taxes, ils finiront également par se rebeller contre les Français, de 1917 à 1922, mais la rébellion a fini par être maté.

    Si j’ai bien compris, Lang son n’est pas une défaite mais simplement le repli d’une colonne française… Peux-tu apporter des précisions là-dessus ?

    C’est bien ça, on parlera donc plus volontiers de retraite de Lang Song, plutôt que de défaite. Comme expliquer plus haut, le général Brière de l’Isle, avertie de la retraite, à envoyer un message alarmiste en métropole, ayant conclu que c’était toute l’expédition qui était menacé. Voilà le télégramme en question :

    « Je vous annonce avec douleur que le général de Négrier, grièvement blessé, a été contraint d’évacuer Lạng Sơn. Les Chinois, débouchant par grandes masses sur trois colonnes, ont attaqué avec impétuosité nos positions en avant de Ki Lua. Le colonel Herbinger, devant cette grande supériorité numérique et ayant épuisé ses munitions, m’informe qu’il est obligé de rétrograder sur Dong Song et Than Moï. Tous mes efforts sont appliqués à concentrer nos forces à la passe autour de Chu et de Kep. L’ennemi grossit toujours sur le Song Koï (fleuve Rouge). Quoi qu’il arrive, j’espère pouvoir défendre tout le delta. Je demande au gouvernement de m’envoyer le plus tôt possible de nouveaux renforts. »

    Les journalistes amplifient encore le « désastre », et la situation de la colonne est dépeinte comme désespérée. Les bourses elles aussi s’affolent, et les nombreux opposants de la colonisation du Annam saisissent l’occasion pour discréditer Ferry.

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Merci beaucoup ! 😉
    Le terme d’Indochine date donc de la colonisation de la région ?

    Petite question de tatillon : comment était organisée la fédération indochinoise ? Une assemblée locale, relayée par un ou plusieurs députés à Paris, le commandement était-il militaire ? Le Vietnam était-il aussi un protectorat ?

  • Participant
    Posts469
    Member since: 5 juillet 2016

    Henri Dubret écrit :

    Petite question de tatillon : comment était organisée la fédération indochinoise ? Une assemblée locale, relayée par un ou plusieurs députés à Paris, le commandement était-il militaire ? Le Vietnam était-il aussi un protectorat ?

    Et bien se sera justement le sujet de la deuxieme partie du dossier que je posterais demain, et qui sera sur l’administration et l’économie de la fédération d’Indochine 😉

  • Participant
    Posts373
    Member since: 17 juillet 2016

    Mais, il est finis ton dossier ? Tu vas pas poster de nouvelles parties ?

    "La critique de l'art est aisément difficile mais l'art de la critique est difficilement aisé".

  • Participant
    Posts469
    Member since: 5 juillet 2016

    Colonel_Olrik écrit :

    Mais, il est finis ton dossier ? Tu vas pas poster de nouvelles parties ?

    Non, le dossier n’est pas finie. Je vais poster demain une nouvelle partie, sur l’administration et l’économie de l’Indochine Française.

  • Participant
    Posts469
    Member since: 5 juillet 2016

    Voici donc la deuxième et dernière partie du dossier, sur l’économie et l’administration de l’Indochine Française. Cette partie est beaucoup plus courte que la précédente, mais tout aussi intéressante. J’espère que sa vous plaira 😉

    L’administration et l’économie de l’Indochine Française

    https://indomemoires.hypotheses.org/files/2013/07/carte_Indochine_physique.jpg

    Après la conquête de l’Indochine, dans les années 1890, la France se retrouve à la tête d’un territoire de près de 740 000 km2. Un vaste territoire qui abrite des peuples aux cultures hétérogènes, et qui ont de plus opposés beaucoup de résistance lors de la conquête de la péninsule. La France va devoir innover pour permettre d’assurer une certaine forme de stabilité dans cette nouvelle colonie.

    Une indépendance de façade

    Afin d’étouffer dans l’œuf tout esprit de révolte, l’administration colonial divise l’Indochine en plusieurs entités administratives. En effet, seul la Cochinchine devient directement une colonie, et est administré et intégré officiellement à la France. Le Cambodge et l’Annam deviennent eux des Protectorats, « gouverné », en tout cas officiellement, par leur propre souverain : le roi Norodom 1er pour le Cambodge, et l’empereur Đồng Khánh pour le Annam. En vérité, ces deux territoires sont administrés par des résidents français, sous les instructions du gouverneur général de l’Indochine Française, qui réside à Hanoi.

    Le Toukin et le Laos, reçoivent eu un traitement similaire au Annam : ils sont officiellement toujours sous l’autorité de l’Empereur d’Annam (qui est donc lui-même sous le contrôle de la France), mais sont également contrôlé par le gouverneur général d’Indochine. On remarque donc que pour toutes les colonies (Cochinchine mise à part), le pouvoir est officiellement détenu par un souverain, mais en vérité, mais celui-ci est en réalité détenu par le colonisateur Français.

    Le principal artisan de cette administration est le gouverneur général d’Indochine de 1896 à 1902, Paul Doumer (1857-1932), futur président de la IIIème république. C’est lui qui met en place le système d’administration en Indochine, tout en développant grandement les infrastructures du pays : il développe les ports, ainsi que les chemins de fers à travers toute la péninsule.

    http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1310740-Paul_Doumer.jpg

    Paul Doumer, gouverneur général d’Indochine de 1896 à 1902, et président de la république français de 1931 à 1932 (il est assassiné durant son mandat).

    Aux plus haut de l’administration colonial en Indochine, on trouve des « Résidents supérieurs », mis à part au Cochinchine, ou c’est un « lieutenant-gouverneur », qui est le relaie des décisions du gouverneur général. Les administrateurs coloniaux s’appuient notamment sur l’aide des élites indochinoises.

    L’avantage de cette forme d’administration est qu’elle évite à la IIIème république de nombreuses dépenses administratifs, et permet à la France, tout en étant moins présente, de disposer sur le territoire Indochinois d’Administrateurs qui connaissent bien le pays à gérer.

    Riz, Opium et Caoutchouc : l’économie d’une Colonie

    Pour assurer le financement de cette vaste colonie, Paul Doumer impose des régies, notamment sur le Sel, l’Opium et le Riz en 1897, régies qui assurent jusqu’à la deuxième guerre mondiale près de 20% des rentrées du budget Indochinois. Deux ans plus tard, Doumer met en place le « Budget Général », qui est financé par des taxes et des impôts. Celui-ci permet l’indépendance économique de la colonie vis-à-vis de la métropole, mais provoque des tensions avec la population, qui doit financer en grande partie le Budget Général. Doumer légalise aussi le monopole de l’Opium, qui est grandement cultivé par l’ethnie des Hmong, faisant ainsi gagner une nouvelle source de revenue à la colonie.

    Crée en 1875, la banque d’Indochine obtient le monopole pour l’émission de la piastre, la monnaie Indochinoise. Elle devient ainsi un allié précieux du gouvernement colonial. A la fois banque commerciale, d’affaires et même société financière, la Banque d’Indochine étend ses activités à tous les domaines de l’économie indochinoise.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/df/20_Piastres_1898_face.jpg
    Un billet de la banque d’Indochine

    L’Indochine attire de grandes entreprises industrielles, comme Michelin, spécialisé dans le pneumatique et les commerces liés aux caoutchoucs, la banque Rivaud, ou l’entreprise des Frères Danis, basé sur l’Import-Export.

    Les investissements de la métropole vers les secteurs agricoles de l’économie du Annam, c’est-à-dire la riziculture et le thé principalement, sont très nombreux vers cette prospère colonie, tout comme l’exploitation minière et diverses industries. La forte croissance que connait la colonie permet de stimuler le marché du riz : dans le delta du Mékong, la superficie des rivières, qui est de 250 000 hectares en 1868, passe à 2 millions dans les années 1940. L’Indochine est dans les années 30 le deuxième exportateur mondial de riz.

    http://www.prefasse.org/wp-content/uploads/2016/03/culture-du-riz-en-camargue.jpg

    Avec le développement de l’automobile, la demande du caoutchouc augmente, et la culture de l’hévéa, le « bois qui pleure », devient un des principaux revenus de la colonie. A la veille de la seconde guerre mondiale, le caoutchouc représente plus d’un quart de la valeur des exportations totales de la péninsule, devant celles du riz ou du charbon.
    En 1936 est inauguré le Transindochinois, un chemin de fer reliant de 1800 km reliant Hanoï à Saïgon. Des relations maritimes et aériennes sont liés avec la métropole, si bien qu’en 1939, il ne fait que trente jours en bateau pour relié Saïgon à Marseille, et cinq jours d’avions pour relier Saïgon à Paris.

    L’économie Indochinoise demeure donc basée sur la production de matière première et agricoles, produits qui sont destinés à être exporté. L’économie Indochinoise demeure donc assez coloniale et agricole.

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Merci pour cette seconde partie réussie ! Quelques questions :
    Si la piastre est la monnaie indochinoise, est ce que le franc de la métropole avait aussi cours sur ce territoire ?

    Autre question : comment l’Union Indochinoise etait-elle représentée en métropole ?

  • Participant
    Posts469
    Member since: 5 juillet 2016

    Henri Dubret écrit :

    Si la piastre est la monnaie indochinoise, est ce que le franc de la métropole avait aussi cours sur ce territoire ?

    Non, le Piastre était la seul monnaie utilisé (à ma connaissance) en Indochine Française. Au tout début de la colonisation, un franc cambodgien a brièvement été utilisé dans le protectorat du Cambodge, mais il a vite été remplacé par le Piastre, qui était la seule monnaie utilisée en Indochine, étant donné que la Banque d’Indochine avait le monopole pour fabriquer de la monnaie. Mais les tentatives d’importer le franc on toutes échoués.

    Autre question : comment l’Union Indochinoise était-elle représentée en métropole ?

    Elle était principalement représentée en métropole par le Conseil supérieur des colonies. C’était une assemblée composée principalement de sénateurs et députés venant des colonies, ainsi que des délégués élus par les résidents. Mais elle avait un but purement consultatif, et ne servait, pour ainsi dire, pas à grand-chose, étant particulièrement lente pour prendre des décisions.

  • Participant
    Posts129
    Member since: 12 juin 2014

    Petite question, les troupes coloniales indochinoises avaient-ils des uniformes particuliers ou avaient-ils un uniforme plus ou moins similaire à celui la métropole ?
    Sinon dossier très intéressant sur une région que l’on ne connait pas forcément.

  • Participant
    Posts469
    Member since: 5 juillet 2016

    Revenant écrit :

    Petite question, les troupes coloniales indochinoises avaient-ils des uniformes particuliers ou avaient-ils un uniforme plus ou moins similaire à celui la métropole ?

    Elles portaient des uniformes relativement différentes de celle de la métropole, mais constate par toi même grâce a ces photos et illustrations :

    http://belleindochine.free.fr/images/Dessin/722Tireilleurs.jpg

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5d/Tirailleurs_Tonkinois_1885.JPG

    http://c7.staticflickr.com/8/7362/9430318414_d00ba973bb.jpg

  • Modérateur
    Posts2009
    Member since: 26 août 2013

    Un très beau dossier sur un ancien bout de l’empire colonial français souvent méconnu ! +1 @Imperator Romanorum !

    Peux-tu nous en dire plus sur les échecs de l’importation du franc français dans cette colonie d’Extrême-Orient ?

    Les uniformes des troupes indochinoises ne sont pas mal… Mais qu’en était-il des hommes qui les portaient ? Que pensaient l’état-major et le gouvernement français de ces troupes ? Les vantaient-ils comme ils vantaient la «force noire de la République» soit les tirailleurs sénégalais ?

    Quels étaient les rapports entre Français et «Indochinois» au quotidien ? Comment étaient formés, sélectionné le personnel colonial ?

  • Participant
    Posts469
    Member since: 5 juillet 2016

    Guiguit écrit :

    Un très beau dossier sur un ancien bout de l’empire colonial français souvent méconnu ! +1 @imperator Romanorum !

    Merci bien, heureux de voir que le dossier plaît 🙂

    [/color]Peux-tu nous en dire plus sur les échecs de l’importation du franc français dans cette colonie d’Extrême-Orient ?

    D’après ce que j’ai pu voir, ce serait à cause de la spéculation que le Franc n’a pu être durablement importé en Indochine. Mais malheureusement, je n’avoue ne pas en savoir vraiment plus, le sujet n’étant que brièvement traité dans mes sources.

    Les uniformes des troupes indochinoises ne sont pas mal… Mais qu’en était-il des hommes qui les portaient ? Que pensaient l’état-major et le gouvernement français de ces troupes ? Les vantaient-ils comme ils vantaient la «force noire de la République» soit les tirailleurs sénégalais ?

    A vrai dire cela dépend : Durant le grande guerre, certains, comme Joffre, déclare que « les Annamites ne présentent pas les qualités de vigueur et de résistance physique pour être employés dans une guerre européenne ». Mais une partie non-négligeable de l’état-major est d’accord pour dire que « la péninsule compte d’excellents régiments de tirailleurs rompus à toutes les guerres ». Parmi les partisans de la « force jaune », on compte notamment le Général Pannequin, qui commandait une compagnie du régiment de tirailleurs annamites, et qui avait un véritable projet de créer une « armée jaune » pour épauler la France en Méditerranée. En octobre 1915, il écrit « qu’il se fait fort de lever de 40 à 100.000 montagnards et de les emmener en Égypte ».

    Quels étaient les rapports entre Français et «Indochinois» au quotidien ? Comment étaient formés, sélectionné le personnel colonial ?

    Toujours durant la Grande guerre, les rapports avec les civils et les poilus français étaient assez amicaux. Les Tirailleurs Indochinois éveillent la curiosité des métropolitains, avec leurs cultures très différentes. Ils sont bien accueillis par les civils et les Poilus, et des liens amicaux s’établissent avec les métropolitains, mais vers la fin de la guerre, la population va se montrer hostile envers les Indochinois, l’état-major les utilisant pour mettre fins aux grèves. Ils sont aussi bien jugés par l’Etat-Major, même s’ils dénotent « qu’il est difficile de se rendre compte du moral des Annamites qui sont très renfermés et ne s’ouvrent pas à leurs supérieurs ».

    Les Tirailleurs Indochinois étaient en quasi-totalité des volontaires, attirés par les paies promis pour les militaires, pour certains le souhait d’être naturalisé Français, voir même des emplois dans l’administration. Les soldats seront répartis en 4 bataillons combattants et 15 bataillons d’étapes, commandés par des métropolitains.

  • Participant
    Posts893
    Member since: 24 février 2015

    Merci beaucoup pour toutes tes précisions ! 🙂

    Encore quelques questions : le Conseil Supérieur des Colonies, qui devait être le même sous les IIIe et IVe Républiques a-t-il subit des modifications sous le régime de Vichy, puis sous la Ve République (même si alors l’Indochine n’était plus française) ?

    Et lors de l’attaque de la Thaïlande (et du Japon) pendant la Seconde Guerre Mondiale, alors qu’un représentant de Vichy (l’amiral Decoux je crois) gérait l’Indochine, quelles ont été les réactions de la “force jaune”. Je sais que lors de ces attaques, les Français ont repoussé les Thaïlandais mais ont dû céder devant les Japonais, mais j’ignore si seules les troupes de la métropole (troupes de marine notamment) étaient seules…

  • Modérateur
    Posts8313
    Member since: 14 mai 2013

    Durant la guerre franco-siamoise, les troupes jaune ont brièvement mais assez intensément combattu les troupes terrestres siamoises. Le bilan que j’en ai dans mes sources est que le comportement des tirailleurs est très différent selon l’endroit d’où ils viennent, en particulier entre tonkinois et ammanites.
    Mais je ne me souviens plus lesquels étaient appréciés et lesquels étaient critiqués.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

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