Post has published by florian30051

Ce sujet a 16 réponses, 6 participants et a été mis à jour par  florian30051, il y a 4 ans et 9 mois.

17 sujets de 1 à 17 (sur un total de 17)
  • Participant
    Posts2823
    Member since: 12 avril 2012
    La catastrophique année 1204

    L’année 1204 est restée dans les mémoires. Pourquoi ? Elle signa la mise à mort d’un empire, divisa l’Occident quant à la tournure à suivre et causa même le recul de la chrétienté. Comment cette absurdité a-t-elle pu avoir lieu ? Jusqu’à quel point 1204 est une catastrophe ?

    Chapitre premier: 1204, d’un conflit interne à une crise européenne

    En 1180, l’empire byzantin prouvait encore sa place de puissance mondiale. Constantinople avait défié les Infidèles en Egypte, les avaient affrontés et bien qu’elle en soit ressortie perdante, elle a réussi à consolider ses positions aux frontières, tandis qu’une économie florissante se mettait en place.

    Manuel I Comnène était un empereur intelligent, astucieux. De bonnes idées l’avaient poussé à livrer campagne en Egypte. C’était une terre pourvue de nombreuses ressources, étant un grenier à blé mais également un redoutable avant-poste, ce qui faciliterait la tâche aux Croisées. La guerre aurait pu être victorieuse si les Croisées avaient été bien coordonnés avec Byzance, ce qui ne sera pas réellement le cas. Par conséquent, les forces infidèles ont eu le temps de se réorganiser. Avec les premiers succès de Saladin face aux envahisseurs, les espoirs d’une conquête victorieuse de l’Egypte s’amoindrirent jusqu’à ne plus exister.


    L’empereur Manuel I

    En Italie, l’empire byzantin s’était reconstruit en défendant la ligue lombarde face aux Allemands qui tentaient de consolider leur position dans les anciennes terres sénatoriales. Ce combat fut réellement un succès puisque Byzance pu rallier certaines grandes villes Italiennes de son côté, tel que Pavie. Pourtant, Venise fut traité différemment. En 1171, Manuel I rompit brutalement les liens amicaux qu’il conservait avec la république sérénissime. Une grande partie des contemporains actuels qualifient cette décision d’une grossière erreur.

    Cette première rupture avec Venise intervenait alors que quelques années plus tôt, Manuel I avait eu recourt à la flotte vénitienne pour combattre la Sicile.
    « L’erreur » de Manuel I n’était pas à négliger quand on sait que ce ne sera pas ses successeurs qui parviendront à réconcilier les deux états. Il s’agissait d’une première étape avant la grande escalade des divisions entre les deux états.
    Malgré tout, le travail de Manuel I permettait à Byzance de prospérer, de stabiliser ses frontières.


    Carte de l’empire en 1180

    Manuel I mourut en 1180 et laissa sur le trône l’enfant Alexis II. Cependant, les vassaux furent fort mécontents quant à la succession et il ne faudra que trois ans pour que le pouvoir soit renversé. Le cousin d’Alexis II, Andronic I, arriva au pouvoir et persécuta aussitôt les latins de l’empire.

    Tout le travail de réconciliation qu’avait réalisé Manuel I pour réconcilier les deux églises se trouva anéanti.

    Le règne d’Andronic I fut désastreux et un nouveau renversement politique eut lieu.

    Isaac II Ange profita de la confusion pour prendre le pouvoir et fonder une nouvelle dynastie.


    L’empereur Isaac II Ange

    Son accession au pouvoir fut désastreuse pour Constantinople qui perdit du terrain face à la révolte des Bulgares et l’avancée des Serbes. Une série d’accidents diplomatiques eurent lieu entre les empereurs germaniques et byzantins. L’étau se resserra ainsi autour de Constantinople qui ne retrouva plus aucun allié en Occident.

    Isaac II Ange se montrait déjà comme étant l’un des pires dirigeants que Byzance ait connu. Mais ce n’était sans compter sur sa succession. Son frère Isaac III le renversa, emprisonna le fils d’Isaac II, et tenta de stabiliser la situation. Mais l’effet inverse se produisit et une série de révoltes prit place en plein cœur du territoire byzantin. Les vassaux refusant de légitimer le nouveau Basileus et de payer les taxes, l’empire plongea dans une grave crise économique.

    Impuissant, Isaac III laissa s’évader le fils d’Isaac II, le futur Isaac IV. Celui-ci vint demander de l’aide aux chefs de la quatrième croisade pour récupérer le trône.
    Il proposa l’impossible pour espérer que l’Occident le suive, comme par exemple la réunification des deux Eglises.

    Ainsi, Boniface de Montferrat partit en croisade avec l’appui des Vénitiens pour Constantinople, ce qui provoqua la fureur du pape. Le siège de la seconde Rome convainquit Isaac III de laisser le pouvoir à Isaac IV.

    Le 1er août 1203, l’ancien évadé fut nommé coempereur avec Isaac II. Mais la crise économique fut telle qu’Isaac IV du fondre certaines richesses antiques de la cité pour remplir le trésor d’état. Cette décision révolta une partie du peuple byzantin qui choisit d’incendier un quartier sarrasin de la ville. Mais le feu se propagea et ravagea la quasi-entièreté de la cité.

    Le 28 Janvier 1204, l’usurpateur Alexis V Doukas Murzuphle destitua du pouvoir, Nicolas Kanabos, qui lui-même avait renversé les Isaac avec l’appui du sénat et des prêtres de la ville.
    Cette suite de renversements politiques, en plus du refus catégorique de la nova-Roma de donner l’argent promis, poussèrent les Croisés à assiéger la ville et à la prendre, le 12 avril 1204.


    La prise de Constantinople par les Croisés en 1204

    D’un simple conflit interne, la crise politique byzantine a dégénéré en une véritable escalade de catastrophes, que ce soit pour les Byzantins que pour la chrétienté toute entière.

    Les Croisés ne sauront pas prendre profit de la prise de Constantinople, qui, par la même occasion, aura totalement divisé l’Occident quant à la tournure à suivre.

    Chapitre II : Une catastrophe réciproque

    Aussitôt maître de la majeure partie des Balkans, mais aussi et surtout de Constantinople, les Occidentaux se disputèrent les territoires byzantins.


    Le monde byzantin, bouleversé après la prise de Constantinople par les Croisés

    Tout d’abord, les Vénitiens prirent les places fortes les plus stratégiques et celles qui avaient plus d’intérêt d’un point de vue commercial. Ils purent détenir d’importantes propriétés, tout le long des côtes Balkaniques, pour faciliter leur entreprise.
    En revanche, pour les Croisés, l’échec de leur domination était prévisible dès la répartition des terres, en 1204, dans la mesure où presque aucun des chevaliers qui avaient obtenu un fief s’était reconnu vassal de l’empereur de Constantinople. Les Croisés étaient incapables de percevoir où ils voulaient aller après avoir pris les terres recherchés, ce qui explique leur mollesse lors des menaces externes.

    La résistance prit pied au cœur même de terres convoitées par les chrétiens d’Occident. Le Nicée résistait, tout comme l’Epire ou encore la province de Trébizonde. À cela se rajouta un retournement de situation en défaveur des nouveaux maîtres de Constantinople.

    Le tsar bulgare Kalojan avait infligé une sévère défaite aux Latins. Beaudoin, l’un des « héros » de la croisade, fut fait prisonnier. Il ne fallut compter que sur le vieux doge de Venise pour réorganiser une retraite. Mais celui-ci mourut peu après, suite aux efforts qu’il avait dû mettre en œuvre. Le dernier homme fort de la défense des Croisées et des Vénitiens, Boniface de Montferrat, expira lors de la défense de Thessalonique, face aux Bulgares.

    Après à peine deux ans d’existence, l’empire latin perdait déjà les hommes forts de sa fondation.

    D’un point de vue européen, malgré le revirement du pape en faveur des Croisées, les grands souverains européens s’opposaient fermement à la montée en puissance des Vénitiens. Les Vénitiens se retrouvaient, après 1204, bien éloignés. Au contraire, certains monarques comme Frédéric II de Hohenstaufen avaient même trouvé préférable de soutenir les résistants byzantins.

    Quant à l’empire latin, la stagnation s’amorça pendant le règne d’Henri de Flandres. L’empereur avait pu profiter de la mort de Kalojan pour rétablir sa souveraineté dans son territoire. Mais ce n’était sans compter les Nicéens et les Grecs d’Epire qui profitaient du répit occasionné pour se reconstruire. Michel Doukas, dirigeant des révoltés d’Epire, put même entreprendre la conquête de la Thessalie, ce qui mit fin aux liaisons terrestres entre Athènes et Thessalonique.

    Après la mort d’Henri de Flandres en 1216, Pierre II de Courtenay fut nommé nouvel empereur latin. Résidant alors en France, celui-ci marcha pour Rome où il fut sacré. Puis, il fut convaincu par Venise de la nécessité de faire le voyage par les routes terrestres, pour paraître téméraire. Alors qu’il traversait la province d’Epire pour rentrer à Constantinople, son escorte fut prise en embuscade et l’empereur fut capturé.

    Pierre II de Courtenay

    Venise fut l’unique responsable de ce désastre, Pierre II de Courtenay ayant également pu passer, comme sa femme Yolande, par la mer pour arriver à Constantinople.

    Yolande devint ainsi la régente d’un empire qui paraissait déjà être une enclave. Le fils héritier, Robert, n’était clairement pas fait pour régner, favorisant le plaisir au devoir.

    Ce fut sous le règne de celui-ci que la stagnation de l’empire latin se transforma en déclin. L’empire latin perdit Thessalonique tandis que les Croisées essuyaient de gros revers en Asie mineure face aux résistants byzantins.
    Pour prouver l’éloignement de Venise et des états Croisés vis-à-vis des souverains Européens, il suffit d’évoquer l’affaire de l’appel à la croisade d’Honorius III pour défendre Thessalonique qui fut ignorée par le monde catholique.
    En 1228, Robert de Courtenay mourut, alors qu’il entreprenait un voyage en Occident pour garantir une aide externe.


    Robert de Courtenay

    Le règne de Robert de Courtenay fut un véritable désastre pour la cause catholique en territoire byzantin qui se montrait désormais nettement affaiblie. Quant à la succession, elle fut ridicule.

    Encore une fois, un enfant accéda au trône, Beaudoin II. Il en fallut peu pour que son empire s’effondre, face à la coalition bulgaro-byzantine. En effet, en 1235, leur armée conjointe atteignit les murs de Constantinople. Sans la puissante flotte vénitienne, la Nova-Roma serait incontestablement tombée.

    Dans son crépuscule, l’empire latin continuait sa destinée.

    Bientôt, même les papes se décourageaient de soutenir l’enclave de Constantinople. Tout se retournait en défaveur des Vénitiens qui dépensaient des sommes ahurissantes pour maintenir en vie un empire fantôme. Plus que jamais, des états Italiens s’opposèrent à l’influence vénitienne. Gênes était allé jusqu’à proposer ses services aux Nicéens.
    La roue tournait, et l’étau se resserrait autour de la mince bande de terre de Constantinople, encore sous contrôle latin.

    Un problème, typiquement byzantin, subsistait. Nicéens et Epirotes se détestaient au point de se faire mutuellement la guerre, sous les yeux des Latins.

    Dans cette lutte fratricide, Michel Paléologue, l’empereur de Nicée, ressortit gagnant.


    Michel VII Paléologue

    Se croyant désormais être le successeur légitime des Basileus de Constantinople, Michel Paléologue entreprit le siège de Constantinople. Soutenus par les Génois, et la majeure partie de l’Occident, les Nicéens prirent possession de la ville en 1261 et reformèrent, presque aussitôt un nouvel empire byzantin.

    L’empire byzantin en 1265

    La populace byzantine eut alors coutume de penser au miracle, à une véritable renaissance de l’empire, après des décennies d’obscurité. En vérité, bien des catastrophes continuaient à peser lourd.

    Pour l’empire Byzantin, les conséquences économiques de 1204 étaient terribles. Les Italiens avaient pris possession du carrefour commercial de Constantinople, qui, même s’il se montrait toujours aussi dynamique, ne rapportait plus un grain aux Byzantins.
    Politiquement parlant, l’empire Byzantin perdait définitivement sa place de grande puissance. Les Byzantins étaient toujours aussi divisés, et certains états grecs, tel Trébizonde, refusaient de reconnaître le nouvel empereur.

    D’un point de vue social, un semblant d’unité nationale était apparue dans les terres de tradition grecque. Même si cela n’apportait que des avantages au Basileus, la population avait mal vécu l’occupation latine et Constantinople perdait une majeure partie de ses habitants.

    Certains diraient, devant ce tableau, que les répercussions eurent lieu uniquement dans le monde Byzantin. Mais ceci est entièrement faux.

    Le sac de 1204 et l’existence d’un empire latin fantôme renforcèrent le déclin byzantin et sa chute devint inévitable. Plus que jamais, les Orthodoxes détestèrent les Latins et le schisme s’accentua tout au long du XIIIe siècle.

    Le recul de la chrétienté marqua réellement le désastre de la quatrième croisade.
    Auparavant, l’empire Byzantin s’était habitué à prendre le rôle du bouclier arrêtant l’expansion musulmane. Son système de défense était ingénieux et les Macédoniens et les Comnènes, à la tête d’un système fort, résistaient avec succès face aux Infidèles.
    Cependant, la naissance de cette enclave latine sur Constantinople, Athènes et bien d’autres cités grecques renforça la division des Byzantins quant à la tournure à suivre. Quand Michel Paléologue partait en guerre face aux Epirotes, les frontières orientales s’effritaient de plus en plus. Malgré la renaissance de l’empire byzantin, rapidement, les Musulmans prenaient, peu à peu, le dessus sur les états grecs.
    Parmi les états turcs, les Ottomans s’élancèrent à la conquête des terres balkaniques, puis de Constantinople en 1453.

    Venise, d’abord éloigné mais aussi au bord de la ruine, perdit toute son influence et ses propriétés commerciales de la région.

    L’empire Byzantin joua le rôle de barrière entre deux mondes. Mais celle-ci n’existant plus, la chrétienté n’aura cessé de reculer jusqu’au XVI et XVIIe siècle avec les deux batailles de Vienne.


    L’expansion ottomane

    La mise en péril de Byzance peut donc être considérée comme étant l’une des pires catastrophes de l’histoire de l’occident chrétien.

    Sources:

  • Participant
    Posts2179
    Member since: 16 avril 2012

    Jolie présentation sur un sujet dont l’épisode de 1204 est mondialement connu contrairement à l’histoire de l’empire latin jusqu’en 1261. Je ne savais pas par exemple qu’on avait lancé une croisade sur Thessalonique pour soutenir cette brève monarchie catholique romaine.

    Par contre, pourquoi dis-tu que le règne d’Andronic fut désastreux ? Il avait certes des méthodes brutales, mais grâce à elle, il combattit efficacement la corruption et les volontés d’autonomie trop grandes des grands nobles. Il me semble que sous sa domination, l’empire byzantin connut une période faste, du moment que l’on respectait la loi.

  • Participant
    Posts2823
    Member since: 12 avril 2012

    Disons que l’échec était davantage présent sur le plan extérieure. Il eut de très mauvaise relation avec l’Occident, du fait de ses volontés externes. Par exemple, il n’a pas hésité à signer un traité comme quoi il aiderait les sultanats à reprendre le contrôle de la Palestine si Byzance avait aussi sa part du gâteau.
    Résultats des comptes: l’empire Byzantin n’a plus ou très peu d’alliés en Occident et se retrouve vulnérable.
    Après, sur le plan interne, il est vrai que ses réformes n’ont pas eu que du mauvais. 😉

  • Participant
    Posts1392
    Member since: 12 avril 2012

    Un très bon dossier qui se lit d’une traite, que dire de plus si ce n’est qu’il est fortement enrichissant!
    Et simple question, les Empereurs Latins ont mis en gage de nombreuses reliques (notamment la Ste Couronne) pour assurer un emprunt auprès des marchands vénitiens. Cela montre t-il l’influence vénitienne ou c’est tout autre chose?

  • Modérateur
    Posts1264
    Member since: 26 avril 2013

    Dossier fort sympathique :).

    La prise de Byzance eu aussi un autre impact négatif, car elle affaiblit la défense des états croisés, en effet au lieu de s’installer en Terre Sainte, une partie du maigre flot de renforts venus d’Europe choisie de s’installer en Grèce ou dans les autres principautés du défunt empire grec.

  • Participant
    Posts2823
    Member since: 12 avril 2012

    @lucdelgames

    D’une certaine manière, je pense que tu as raison. Nous sommes bien dans une situation qui présente une Venise avec une influence prédominante. Cette mise en gage permettait aux empereurs latins de remplir le trésor de l’état. Donc, le donner à des marchands vénitiens semblaient être une bonne solution. Cependant, il faudra attendre quelques décennies pour qu’un échange se mit en place car pendant longtemps, il était difficile de porter une estimation monétaire face à un tel trésor.

  • Participant
    Posts1913
    Member since: 17 février 2013

    Très bon dossier, mais l’incendie du quartier musulman se fait par les francs croisés et non par les byzantins. Les francs trouvaient choquant qu’une mosquée puisse se trouver dans une ville chrétienne, ils l’ont incendié, l’incendie s’est propagé et on connait la suite. La population byzantine s’en trouvera d’ailleurs choquer.

  • Participant
    Posts2823
    Member since: 12 avril 2012

    Ah mince! Ca doit être une erreur de Wikipédia alors…

    Wikipédia écrit:

    Alexis IV est couronné coempereur le 1er août 1203 au côté de son père Isaac II Ange. Devant l’état du Trésor, il doit lever de nouveaux impôts et faire fondre les objets de culte. Les Byzantins sont scandalisés et quelques-uns d’entre eux en profitent pour allumer un incendie dans le quartier sarrasin de Constantinople : l’incendie se propage et ravage la quasi-totalité de la ville.

    En es-tu vraiment sûr, Elessar?

  • Admin bbPress
    Posts6316
    Member since: 5 août 2017

    Merci florian pour cette excellente présentation. Tu as admirablement synthétisé ce complexe enchaînement d’évènements depuis la mort de Manuel I.

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Participant
    Posts1913
    Member since: 17 février 2013

    Ah mince! Ca doit être une erreur de Wikipédia alors…

    Wikipédia écrit:

    Alexis IV est couronné coempereur le 1er août 1203 au côté de son père Isaac II Ange. Devant l’état du Trésor, il doit lever de nouveaux impôts et faire fondre les objets de culte. Les Byzantins sont scandalisés et quelques-uns d’entre eux en profitent pour allumer un incendie dans le quartier sarrasin de Constantinople : l’incendie se propage et ravage la quasi-totalité de la ville.

    En es-tu vraiment sûr, Elessar?[/quote]

    J’avais lu ça dans l’histoire de Byzance de John Julius Norwitch. Je vais revérifier le passage.

  • Modérateur
    Posts1264
    Member since: 26 avril 2013

    @elessar Oui, moi aussi il me semble avoir lu la même chose.

  • Participant
    Posts2823
    Member since: 12 avril 2012

    En fait, je crois que ceci est un véritable débat pour les spécialistes, certains étant en accord avec le Wiki et d’autres avec toi, Elessar 😆 .
    Pour appuyer l’avis du wiki, il y avait ce point ci abordé par le figaro.

    lefigaro.fr écrit:

    Le peuple de Constantinople ne voit pas sans une profonde amertume ses prêtres obligés de se soumettre à l’Église de Rome, et devant l’état du Trésor, Alexis IV Ange doit lever de nouveaux impôts et faire réduire en monnaie les images des Saints et les Vases Sacrés, pour fournir aux croisés les sommes stipulées. Les byzantins scandalisés en profitent pour allumer un incendie dans le quartier Sarrasin de Constantinople : l’incendie se propage et ravage la quasi-totalité de la ville.

    https://plus.lefigaro.fr/note/au-fil-du-temps1204-20140126-3034423

  • Participant
    Posts5796
    Member since: 12 avril 2012

    Il faudrait revenir aux sources, en espérant qu’il n’y en ait pas deux qui justement se contredisent…

  • Modérateur
    Posts1264
    Member since: 26 avril 2013

    Je me suis mis à regarder du coté de Wikipédia, pour voir qu’elles étaient les sources utilisées et en lisant Wikipédia, je suis tombé sur sa:

    Wikipédia écrit:

    Dans ce climat tendu, les citoyens de Byzance supportaient très mal le comportement des « Latins » dans leur ville. De leur côté ceux-ci étaient choqués de trouver dans une ville chrétienne des synagogues, des mosquées ayant pignon sur rue, et aussi des juifs et des musulmans se promenant librement et parfois en armes, comme les chrétiens. Du point de vue des mœurs et idées aussi, les différences étaient mal perçues des deux côtés : les Byzantins trouvaient les croisés « sales, malodorants et brutaux », tandis que les croisés trouvaient les Byzantins « efféminés et schismatiques » (question du filioque et interprétation politique du statut de primus inter pares du pape)2. Des bagarres ne cessaient d’éclater, il y eut des morts et Alexis fut forcé de demander à ses alliés « Latins » de lever le camp pour s’installer de l’autre côté de la Corne d’Or (l’estuaire qui divise Constantinople en deux). Les affrontements ne cessèrent pas pour autant, et s’aggravèrent même: pendant une attaque des croisés sur une synagogue, un quartier de Constantinople fut brûlé. À la suite de ces incidents, une conjuration contre Alexis IV se noua et le chef de l’opposition, Alexis Doukas, prit le pouvoir et se fit couronner empereur Alexis V. Alexis IV fut étranglé et son père Isaac II mourut également dans les jours suivants, probablement d’infarctus.

    Bien sûr, dans ce texte on parle bien d’une synagogue et non d’une mosquée, mais après peut-être que les auteurs de l’article se sont trompés, quoi qu’il en soit je continue à chercher d’autres sources.

  • Participant
    Posts1913
    Member since: 17 février 2013

    Ou peut être que les deux se sont produits 😀 .

  • Modérateur
    Posts1264
    Member since: 26 avril 2013

    C’est bien possible, la différence entre juif et musulman pour un européen du XIIIème siècle devait être bien mince.

  • Participant
    Posts2823
    Member since: 12 avril 2012

    Cela doit être ça, Elessar…
    Dommage qu’il y ait aussi peu de témoignages d’époque, contrairement à d’autres périodes de l’histoire.

17 sujets de 1 à 17 (sur un total de 17)

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