Post has published by UlysseSLee

Ce sujet a 10 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  UlysseSLee, il y a 4 ans et 1 mois.

11 sujets de 1 à 11 (sur un total de 11)
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    Posts1957
    Member since: 12 avril 2012

    “Si votre classe ne travaille pas plus, à l’examen, cela va être une vraie Berezina!”
    Comment une petite rivière biélorusse est elle devenue le symbole dans la langue française du désastre le plus absolu?
    Et ce, alors même qu’au moment où elle a eu lieu, elle a été considérée comme une victoire française?
    C’est ce que nous décrirons ici, en en profitant pour reparler de la Campagne de Russie, qui est elle aussi, bourrée de préjugés, comme tous les épisodes historiques devenus à ce point mythiques.

  • Participant
    Posts578
    Member since: 20 octobre 2013

    La Berezina represente le point d’orgue des malheurs qui pourtant etait grand dans cette campagne lors de la retraite, ou l’hiver terrible et precoce frappait si durement les français en particulier, ou plusieurs armées convergeaient vers elles, les encerclant, et les vouant a une fin presque certaine, et ou l’accumulation de tant de malheurs en ce lieu frappèrent les esprits avec les recits des soldats au point de n’en retenir par le peuple français que les malheurs en oubliant qu’elle fut malgré tout une victoire, bien que chèrement acquise.

    voici un lien sur la bataille de la Berezina:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_B%C3%A9r%C3%A9zina

    edit:
    Ney ne croyait pas que Napoleon s’en sortirait, “ou alors c’est qu’il a le diable avec lui”, c’est dire la difficulté de la situation.

  • Participant
    Posts1957
    Member since: 12 avril 2012

    I-Pourquoi cette guerre?

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/95/Tilsitz_1807.JPG/767px-Tilsitz_1807.JPG

    En ce qui concerne ce dossier, voire même toute l’ère napoléonienne, on peut se dire que Napoléon a connu son apogée sur un fleuve biélorusse (le Niémen) et une rivière biélorusse (la Bérézina) symbolise sa chute.
    Alors justement, parlons de son apogée, illustrée par le tableau au dessus. C’est la célèbre entrevue de Tilsit, de 1807: Napoléon, après Iéna et Friedland, a sévèrement battu la Prusse et la Russie. Le tsar se doit de venir rencontrer l’empereur. Comme symbole, ils se rencontrent sur le fleuve Niémen, qui désormais, marque la frontière entre la zone d’influence française et l’empire russe). Pour Napoléon, le traité qu’il offre au tsar est très généreux: il lui offre une alliance, et il ne subit aucune perte de territoire, avec même quelques petits gains(c’est vrai si l’on compare à ce qui arrive à la Prusse, qui perd la moitié de son territoire et de sa population!).
    L’empereur pense surement avoir réussit sa manoeuvre diplomatique de 1801, lorsqu’il était à deux doigts de s’allier au tsar Paul Ier, père d’Alexandre Ier, mais que ce dernier fut assassiné (probablement pas sans que les Anglais y aient joué un rôle)

    Mais Alexandre, lui, a bien des raisons de voir différemment(outre le fait qu’être battu et défait, par “Buonaparte”, ce “parvenu “qui a “fait tuer” le duc d’Enghien): certes, on lui laisse les mains libres pour s’emparer de la Finlande et la ravir aux Suédois, oui, Napoléon a des projets sur un partage ultérieur de l’empire ottoman, voire des Indes. Mais dans l’immédiat,il doit évacuer les Balkans (notamment des îles grecques). Et surtout, il ya deux immenses problèmes: il est contraint et forcé à entrer dans le Blocus Continental: il perd son principal partenaire économique, le Royaume-Uni. Et le rouble s’effondre (plus de ventes de blé et de chanvre via le Royaume-Uni), tandis que les biens manufacturés venant de Londres n’arrivent plus, pas plus que la laine et le coton (pourtant forts utiles en Russie!); la Russie doit acheter des produits français très chers, et subit de lourdes taxes à l’exportation. Ce système est si dur que le premier à y résister, c’est le roi de Hollande, Louis, le frère de Napoléon(qui lui-même d’ailleurs, ne se gène pas pour le contourner quand cela l’arrange)! Autre grosse pomme de discorde: la Pologne. Ce pays avait finit par disparaître au XVIIIe siècle, dépecé entre la Prusse, l’Autriche et surtout la Russie. Et voila que Napoléon constitue un grand duché de Varsovie, reprenant des terres prélevées sur les deux premières nations! Une Pologne ressuscitée, aux frontières de la Russie! Comme si l’époque où la Russie avaient faillie disparaître entre les griffes de la Pologne était si loin! Le tout, avec l’influence française libérale, des idées aussi dangereuses que le nationalisme, l’abolition du servage, l’égalité entre les citoyens, aux portes de la Très Sainte (et réactionnaire) Mère Russie!
    Voilà pourquoi le tsar ne croit en réalité guère à l’alliance française. En plus, il n’a pas vraiment envie de déclarer la guerre au Royaume-Uni (St-Petersbourg est une ville portuaire, la Royal Navy pourrait y faire un carnage sans souci d’autant qu’elle vient pour la seconde fois d’attaquer Copenhague), pas plus que Napoléon de le laisser réellement s’en prendre à l’Empire Ottoman, du moins pour le moment, et s’emparer de la Méditerranée Orientale.
    Dès l’année suivante, il est manifeste que le tsar ne suit pas son allié pleinement,à l’Entrevue d’Erfurt, où Napoléon cherche le soutien du tsar dans le bourbier espagnol dans lequel il s’est entrainé. Le tsar ne fait rien pour empêcher l’Autriche de tenter d’en tirer profit pour reprendre les armes et attaquer à l’Est une France embourbée au Sud-Ouest. Il faut dire que le fameux ex-ministre des Relations Extérieures Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord,(qui a l’air de faire tomber les régimes dont il fait pourtant partie) prince de Bénévent, a joué un rôle dans cette décision. Pour lui, l’alliance russe n’est pas bonne, dans un objectif d’équilibre européen classique, il faut s’allier à l’Autriche (mais Napoléon ne veut pas d’équilibre européen, mais une suprématie française). Il pousse le tsar à la résistance, en arrivant à Erfurt un jour avant l’empereur, et en lui disant ces mots “Sire, que venez-vous faire ici ? C’est à vous de sauver l’Europe, et vous n’y parviendrez qu’en tenant tête à Napoléon. Le peuple français est civilisé, son souverain ne l’est pas ; le souverain de Russie est civilisé, son peuple ne l’est pas ; c’est donc au souverain de la Russie d’être l’allié du peuple français».
    Et durant tout le Congrès, chaque nuit, Talleyrand tente de défaire ce que Napoléon a fait de jour.
    http://www.herodote.net/_images/erfurt.jpg
    Sur ce tableau, Talleyrand est entre l’ambassadeur d’Autriche et Napoléon, et le tsar est derrière l’empereur.
    Dès lors, les relations entre les deux empires, toujours officiellement alliés, se tendent de plus en plus. Napoléon réussit à se défaire de l’Autriche, et en profite pour agrandir encore le duché de Varsovie, irritant encore plus le tsar. Il tente de se rapprocher de l’Autriche, qui a des intérêts opposés à ceux de la Russie; le mariage avec Marie-Louise, fille de l’empereur d’Autriche François II, en “remplacement” à l’échec d’un mariage avec une des sœurs d’Alexandre Ier, en est un exemple manifeste. Un an plus tard, excédé par les résistances au blocus continental, Napoléon annexe purement et simplement les “petits états” réfractaires: la Hollande de son frère Louis, mais plus important pour ce qui nous concerne, l’Oldenbourg, un état allemand aux mains d’un cousin du tsar, et dont provient en plus son (soit-disant) grand père Pierre III, ce que le tsar ne supporte pas.
    Alexandre sait la confrontation inévitable: il prépare son armée et son opinion publique. Même si son ministre des Affaires étrangères est profrançais jusqu’en mars 1812, on observe qu’il place à des postés stratégiques des francophobes notoires, comme Rostopchine, qui devient gouverneur de Moscou, et dont nous reparlerons bien évidemment. Il rétablit la censure, des pamphlets nationalistes se propagent sous son aval. L’armée est réorganisée, ses effectifs augmentés, pendant que des espions à Paris informent le tsar. Il rouvre ses ports aux marchands anglais.
    En 1811, le tsar aurait tenté un assaut surprise, sur le duché de Varsovie, mais la réaction de l’empereur, qui a renforcé l’armée à l’Est en un temps record, l’en a dissuadé.
    Les choses sont désormais limpides; malgré lui, Napoléon va devoir attaquer la Russie, la contraindre à revenir à l’obéissance, d’autant plus que le tsar lui envoie le 8 Avril 1812 un ultimatum.
    Il rassemble une immense armée, l'”armée des Vingt Nations”, car de nombreux peuples alliés ou intégrés à l’empire en font partie: on parle là de 400 000 hommes, suivis de 200 000 autres!Cependant, l’empereur a négligé certains faits, déja au point de vue diplomatique. En effet, il a forcé l’Autriche et la Prusse à le suivre, mais ces dernières si elles ont envoyé des troupes (30 000 hommes chacune) se sont mises d’accord avec les Russes pour que leur participation soit de pure façade. Surtout, Napoléon pensait attaquer un ennemi distrait au Nord comme au Sud, dans une guerre contre ses sempiternels rivaux Suédois et Turcs. Mais Alexandre a signé la paix avec eux. En plus, il ne s’attend pas à la stratégie élaborée par l’Armée russe, ou plutôt par Baclay de Tolly…

  • Participant
    Posts1957
    Member since: 12 avril 2012

    II-La Campagne de Russie et la Retraite jusqu’à la Berezina

    Eh oui, on focalise toujours sur Koutouzov ou Bagration,
    mais le véritable chef de l’armée russe à ce moment, et celui grâce auquel la Russie finit par l’emporter, c’est bien Barclay de Tolly.
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/78/Barclay1829.jpg/250px-Barclay1829.jpg.
    Non content d’avoir réorganisé l’armée russe, cet Ecossais considéré comme Allemand qui s’est distingué en combattant à Austerlitz et Eylau (même si la victoire n’est pas au bout) a aussi décidé d’adopter la tactique de la terre brûlée, constatant que la Grande Armée (Très Grande même, du moins numériquement) ne pourra pas être vaincue en rase campagne. On laissera l’armée française décidée à obtenir une victoire décisive s’obstiner à suivre l’armée russe toujours plus à l’est, en supprimant toute source de ravitaillement sur le chemin, ce qui l’épuisera fatalement, avec l’appui en outre du climat russe (Mais pas du “Général Hiver!!”). Les problèmes de la tactique défensive de la terre brulée, c’est qu’elle revient à refuser le combat (ce qui peut être perçu comme lâche), abandonner le terrain et ruiner son propre territoire, donc qu’elle est très difficilement acceptée par les civils, voire les militaires (Il suffit de voir l’exemple de Vercingétorix).
    C’est pourquoi, alors que la Grande Armée s’épuise à poursuivre l’armée russe comme prévue, ne s’emparant que de villes dont les vivres et matériels sont brûlés par les russes en retraite, la stratégie de Barclay est violemment contestée, tant par les généraux, surtout Bagration, et les soldats, que par les civils, qui inventent toute sortes de chansons insultantes à l’égard de Barclay, que les aristocrates terriens qui voient leurs précieuses terres brûlées, et prises par les Français. Une seule légère dose d’espoir: l’offensive française en direction de St- Petersbourg, il est vrai fort négligée par Napoléon, échoue
    Une immense impopularité accable Barclay de Tolly, accusé d’être au mieux un lâche, mais surtout un traître -car étranger- vendu à Napoléon, lui livrant la Mère Russie! Cette accusation est parfaitement ridicule: en raison de la faim, la soif, la chaleur( c’est le facteur que l’on oublie toujours: en été, il peut faire extrêmement chaud en Russie, puisqu’il n’y a aucune mer pour réguler la température), l’épuisement, les maladies, sans parler du manque d’équipement, en moins de deux mois, la Grande Armée a déjà perdu un quart de ses effectifs( il y a eu bien plus de déserteurs que de morts, évidemment). Au final, chaque jour, la Grande Armée perd 5à 6000 hommes! En raison en plus de l’étirement de ses lignes logistiques -catastrophiques car la Pologne est un pays très en retard et la Prusse est hostile- Napoléon doit laisser de plus en plus d’hommes en arrière.
    Bref, Barclay est méprisé alors que sa stratégie fonctionne: un peu comme Fabius Cuntactor est victime des critiques de Varron et Scipion durant la Seconde Guerre punique. Le parallèle est d’autant plus frappant que comme Fabius, Barclay et sa stratégie sont mis en danger, avec des conséquences dramatiques.
    La première fois, Napoléon se dirige vers Smolensk, vers le 16 Août 1812. Smolensk a une réelle importance pour les Russes: elle abrite une des icônes les plus sacrées du pays. C’est pourquoi, désobéissant à Barclay, Bagration décide de s’y poster pour la défendre…. obligeant Barclay a le rejoindre, à la grande joie de Napoléon qui a enfin l’occasion qu’il attendait d’écraser les Russes et d’imposer la paix sous ses conditions.
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5f/Bagration_P_I.jpg/250px-Bagration_P_I.jpg
    Piotr Bagration, géorgien comme Staline, d’où le nom donné à l’offensive de 1944
    Mais Barclay ne tombe pas dans le piège visant à faire sortir son armée en face de celle de Napoléon, ni à rester assiégé à Smolensk. Il évacue la ville, pendant qu’une petite fraction de l’armée couvre la retraite. Smolensk, atrocement incendiée, tombe, sans que pour autant l’armée française n’en tire aucun réel avantage: les russes se sont encore échappés, la ville incendiée ne rapporte rien, mais pour la première fois, des pertes civiles très lourdes sont à déplorer (incendie dans une ville en bois, où les civils furent piégés dans des remparts) .
    http://www.theatrum-belli.com/media/00/00/1308274418.jpg

    Cependant, le mécontentement envers Barclay est tel que le commandement suprême échoit à Mikhail Koutouzov, dans un climat de découragement.
    Pourtant, dans les grandes lignes, ce dernier ne fait que suivre la même stratégie que Barclay de Tolly. A une exception prêt: il accepte de livrer, pour tenter de sauver Moscou, la grande bataille attendue par Napoléon depuis si longtemps: celle de la Moskova/Borodino, le 7 Septembre 1812.
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/12/Vereshagin.Napoleon_near_Borodino.jpg/800px-Vereshagin.Napoleon_near_Borodino.jpg
    On ne va pas détailler ici la bataille, mais notons que Napoléon remporte la victoire, mais pas celle qu’il souhaitait; les Russes ne sont pas anéantis, malgré des pertes immenses (elles sont lourdes aussi pour les “Français”), on discute encore sur le fait que Napoléon aurait dû envoyer la Garde Impériale qui aurait pu réellement permettre une victoire décisive. Mais Koutouzov décide d’abandonner Moscou, la ville sacrée, mais pas la réelle capitale. Cette ville – partiellement vidée de ses ressources logistiques comme de ses habitants (270 000 encore restant, dont nombres d’étrangers parmi lesquels plusieurs Français), mais avec de nombreux malades et blessés abandonnés- tombe le 14 Septembre, provoquant un choc immense dans l’opinion comme dans l’armée russe.
    Mais dans la nuit, de sa propre initiative qui n’aurait jamais été acceptée par le gouvernement, le gouverneur Rostophine ordonne l’incendie de la ville: les pompes a eau ont été sabotées, et près de 1000 départ de feu ont lieu au même moment, submergeant l’armée Impériale: que faire, alors que Moscou est presque entièrement en bois et donc inflammable? La ville est la proie des flammes durant 5 jours, jusqu’à ce qu’il pleuve.
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/ce/Napoleon_Moscow_Fire.JPG/704px-Napoleon_Moscow_Fire.JPG Moscou sera détruite à 90%.
    L’incendie sème la plus totale confusion dans l’armée “française”, dont les hommes pillent désormais en plein durant les incendies. Mais l’incendie attribué à tort au Français et instrumentalisé par le tsar, ce qui soude plus que jamais toute la population russe contre le “monstre”, “l’Antéchrist”. Et pendant un mois, Napoléon attend, dans une ville en ruines, à des milliers de kilomètres de ses bases logistiques, imaginant que le tsar va venir négocier sa capitulation, puisque sa “capitale ” est tombée, sans se soucier de l’hiver qui commence à se rapprocher. Mais après tout, ce mois d’Octobre est exceptionnellement doux. Finalement, menacé d’une contre-attaque russe et réalisant -enfin -qu’il est isolé à Moscou, Napoléon se décide à quitter Moscou le 19 Octobre; en plus, il avouera lui même qu’en partant 2 semaines plus tôt, il aurait pu surprendre et détruire une partie de l’armée russe-et puis cela aurait été autant de kilomètres faits sans hiver.
    En plus, contre l’avis de Davout, Napoléon décide de revenir par l’itinéraire qu’il avait déja emprunté à l’aller, alors que la dévastation causée sur cet itinéraire fait que l’on n’y trouvera rien pour l’armée.
    http://ekladata.com/_fwnQoDeUx_c-I3x3cuWFrqtP9g.gif
    La Grande Armée bat donc en retraite dans des zones totalement dévastée, harcelée par la cavalerie légère russe et par les partisans.
    L’armée est presque totalement désorganisée, ralentie encore par les convois chargés de biens pillés, et par les prisonniers russes et les civils européens qui ont préférés fuir Moscou par crainte de représailles, pendant que l’intendance française, harcelée et truffée d’aigrefins n’hésitant pas à détourner des ressources, s’avère totalement incapable de subvenir au minimum des besoins de la Grande Armée, surtout que les chevaux meurent en masse compte tenu du manque de nourriture. Le froid commence à se faire sentir.
    Tant bien que mal, cette lamentable colonne atteint Smolensk, l’une des villes où Napoléon avait préparé des approvisionnements et pensait pouvoir y prendre ses quartiers d’hivers, les deux autres étant Minsk et Vitebsk.
    http://www.tete-a-tete-magazine.fr/upload/medialibrary/2a4/2a47384bd28c9d0b5321cd18a5a631b3.jpg

    Mais voilà, Smolensk a déja été pillée par des déserteurs, et lorsque Napoléon arrive le 9 novembre,c’est à peine s’il y a de quoi approvisionner ce qui reste de la Garde. C’est véritablement à proximité de Smolensk, début novembre, que l’hiver russe commence, et il est terrible (-22 en moyenne!). A Smolensk, Napoléon, réalise que les Russes ont prévu d’encercler et détruire son armée: Koutousov le talonne à l’Est, tandis que l’armée de Wittgenstein arrive vers le Nord et celle de Tchitchagov vers le sud Ouest. Depuis que Napoléon a quitté Moscou, l’état major avait prévu la stratégie suivante: Wittenstein qui était initialement chargé de défendre la route de St Petersbourg pouvait redescendre vers Vitebsk, tandis que Tchitchagov, chargé au Sud de surveiller les Turcs (qui ont signé la paix) allait remonter, ralliant un corps initialement chargé de surveiller les Autrichiens mais l’on a vite compris qu’ils faisaient de la pure figuration, tandis que Napoléon était suivit par Koutouzov, qui lui a pris la précaution de ne pas suivre le même itinéraire ravagé que Napoléon et dont l’armée est donc dans un meilleur état.
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/30/Pavel_Chichagov-color.jpg/250px-Pavel_Chichagov-color.jpg
    Tchichagov, qui -cela lui jouera des tours plus tard, notamment concernant la suite des événements- est un francophile libéral ayant même un buste de Napoléon sur son bureau!

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/80/Pjotr-christianowitsch-wittgenstein.jpg/280px-Pjotr-christianowitsch-wittgenstein.jpg
    Wittgenstein, ou le “Sauveur de St Petersbourg”
    Il faut quitter Smolensk, aller plus à l’Ouest, vers la Biélorussie d’abord, puis vers la Pologne.
    http://sbusiness-law.com/bielorussie-Gmap.gif
    Direction Minsk, où il y a un important dépôt d’armement -mais Napoléon apprendra la chute de la ville, tombée entre les mains de Tchitchagov. Napoléon, croyant Koutousov trop faible pour attaquer, divise son armée en plusieurs corps, qui quittent Smolensk au goutte-à goutte. Erreur: Koutousov, qui croit, à tort, tomber sur des troupes isolées, envoye les cosaques sur le corps de Napoléon et la Garde, et ils sont repoussés. Mais le lendemain, le corps du Prince Eugène perdra un tiers de ses forces et toute son artillerie et ses bagages sous les attaques russes. Le corps du maréchal Davout faillit subir un sort plus lourd encore, mais une feinte de Napoléon lui permit de passer même s’il a été harcelé. Le lendemain, la pression russe est si forte (20 000 russes supplémentaires arrivent, la Jeune Garde est décimée) que Napoléon doit partir, sans attendre le corps de Ney qui n’a même pas quitté Smolensk et ignore qu’il fonce dans la gueule du loup.
    Le corps de Ney est presque totalement anéanti, pourtant celui ci parvient à traverser les lignes adverses, ayant pour l’occasion fait preuve d’une immense bravoure qui lui vaudra le surnom de “brave des braves”, et le titre de “Prince de la Moskowa”. http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/86/Adolphe_Yvon_%281817-1893%29_-_Marshall_Ney_at_retreat_in_Russia.jpg
    S’il s’agit d’un lourde défaite, compte tenu des pertes, Krasnoie détermine Koutousov à garder encore ses distances, vis-à vis d’un ennemi encore si combatif. Napoléon peut donc franchir sans problème le Dniepr à Orsha, du 18 au 20 novembre, et est informé de la chute de Minsk. Il espère franchir le dernier obstacle avant la Pologne à Borisov (actuelle Baryssav), c’est à dire la fameuse rivière Bérézina, car il y a un pont. Mais le 22, il apprend que ce seul passage est pris par Tchitchagov.
    http://napoleon1er.perso.neuf.fr/berezina-carte.gif

    Napoléon et ce qu’il reste de la Grande Armée sont donc en apparence faits comme des rats: ils sont coincés par cette rivière marécageuse par un froid dantesque, pendant que 3 armées viennent les encercler. Affaire à suivre……

  • Participant
    Posts1957
    Member since: 12 avril 2012

    III. Le passage de la Bérézina


    A. Un sauvetage inespéré, dû à Napoléon et ….. aux Russes!

    Nous avions laissé Napoléon dans une situation très difficile: le 22 Novembre, avec une armée plus qu’épuisée, il est poursuivi par Koutouzov (qui garde ses distances quand même) , pendant que Tchitchagov, venant vers lui depuis le Sud-Ouest, a pris et détruit l”unique pont permettant d’aller vers l’Empire (Borisov), et que Wittgenstein, vient dans sa direction depuis le Nord.
    Cependant, la chance est sur le point de tourner: le 23, le corps d’Oudinot, venant du nord, a repoussé l’avant garde de Tchitchagov à Borisov. Ce qui en apparence ne change rien, puisque le pont a brûlé de toute façon. Cependant, ses cavaliers ont découvert un gué sur la rivière, non loin du village de Studianka, à proximité. Napoléon le soir même décide que l’on y construira des ponts et que l’armée y passera. Mais il sait que Tchitchagov risque de saboter la manœuvre. Le 25 novembre, tandis que le général Eblé http://www.laberezina.com/images/berezina/eble.jpg(chef des pontonniers) arrive à Studianka et derrière lui le gros de l’armée, Napoléon file avec l’état major et la Garde vers Borisov, pour faire croire qu’il compte y forcer le passage. A la nuit tombée, laissant une petite division (Partoueneaux) en couverture, il file lui aussi vers Studianka. Le matin du 26, les ponts sont dressés: le corps d’Oudinot franchit la rivière le premier pour protéger le pont sur sa rive Ouest. Le 26 et le 27, il n’y a pas un Russe pour empêcher l’armée française de franchir le pont. Mais le 28, Thitchagov à l’Ouest comme Wittgenstein à l’Est attaquent l’armée française simultanément. Cependant, Oudinot et Ney résistent et même contre attaquent Tchitchagov, tandis que Victor tient également tête à Wittgenstein. La nuit, (qui tombe vite, puisque l’on est en hiver) met fin au combat, et Victor traverse à son tour. Le matin du 29, toutes les troupes organisées sont passées: les ponts sont brulés, et l'”armée” “française” peut continuer sa route, puisque les russes sont coincés, d’abord vers Vilnius, puis vers Varsovie. Tactiquement, la Bérézina est donc une victoire: les débris de l’armée française ont réchappé à une tentative d’encerclement, distancé les Russes qui ont en plus subits de lourdes pertes.
    Les contemporains (Clausewitz, notamment) encensent Napoléon pour cette victoire.
    Dans le même temps, en Russie, une polémique commence à enfler, mettant en cause les 3 généraux russes. Cela nous montre que ces derniers ont joué un grand rôle dans l’issue “miraculeuse” de cet épisode. C’est sur Tchitchagov en définitive, que la responsabilité intégrale portera, de façon bien injuste, alors qu’initialement Koutousov fut accusé par l’attaché militaire britannique à l’ état-major russe et qui reçu une lettre de remontrance du tsar. L’épouse de Koutousov résumera bien le ressentiment national à l’égard de Tchitchagov, par cette phrase: “Mon Mari a sauvé la Russie, Wittgenstein a sauvé St-Petersbourg, lui, Tchichagov, n’a sauvé que Napoléon!” Il sera révoqué, et partira en exil.
    En réalité, faire de Tchitchagov l’unique responsable est bien injuste (et commode, car il est par sa francophilie, un bouc émissaire idéal, alors que les 2 autres, par leurs états de service, ne peuvent être inquiétés).
    Car ce sont bien les 3 généraux qui ont, faillis, à divers moments, rendant la traversée de la Bérézina possible. A peine le plan d’encerclement arrêté par le tsar, la détestation mutuelle des généraux l’affaiblit. Tchitchagov va faire perdre du temps en envisageant pendant un certain temps d’attaquer Varsovie (justement à l’inverse de la direction à prendre pour intercepter la Grande Armée en retraite), tandis que Wittgenstein et Koutousov se montrèrent trop prudents. Au moment critique, en plus de la feinte de Napoléon, les généraux Wittgenstein et Tchitchagov sont induits en erreur par Koutousov: le 16 Novembre, il informe le 1er, qui doit descendre plein sud, que Napoléon risque de tenter de passer par Vitebsk. Wittegenstein est alors obligé de se détourner vers l’Est pour rien, perdant 5 jours précieux, alors que Victor et Oudinot, qu’il poursuivait, vont rallier l’Empereur et jouer un rôle décisif à la Bérézina. En plus, le général de l’armée russe va se diriger le 21 vers Orsha, alors que Napoléon a déja quitté la ville. Ce n’est que le 27, alors que l’armée française est déja presque totalement passée, qu’il prend la bonne direction.
    Quant à Tchitchagov, le 22, Koutousov l’informe que la Grande Armée risque de tenter de passer à Bérézino, soit très au Sud de Studianka. C’est au moment où il a cette information que Napoléon organise sa feinte vers Borisov, au sud également. Désormais totalement convaincu, l’infortuné amiral se dirige vers le Sud, et, remarquable coincidence, enlève les soldats qu’il avait placé près de Studianka pour y surveiller le gué fatidique le jour même où les français y arrivent. Ce n’est que le 26 au soir, qu’il prend la bonne direction, mais bien trop tard, car en plus ses hommes sont épuisés: il n’arrive que le 28.
    Quant à Koutousov, non seulement il reste très à distance de Napoléon après Krasnoie, mais en plus par deux fois, il reste totalement statique deux jours durant! Seule une partie de son avant garde se battra à la Bérézina.
    Comment l’expliquer? Personne n’ayant osé lui demander des comptes de son vivant, on en est réduit à des conjectures. Selon les historiens anglais, Koutousov était incompétent, voire lâche. Pour les Russes, il n’avait aucune envie de risquer son armée presque aussi fatiguée que celle d’invasion dans un sanglant combat pour abattre Napoléon, alors qu’il s’en allait. Certains pensent même que Koutousov ne voulait pas totalement abattre Napoléon, car pour lui, cela n’aurait fait le jeu que des Anglais et des Prussiens.
    Mais tout cela nous ramène à notre question initiale: pourquoi, puisque la Bérézina est une victoire indiscutable, est elle restée dans l’imaginaire le symbole du désastre?

    B.La Bérézina: une victoire occultée par le drame humain et qui ne change que peu de choses sur le plan stratégique

    Si la Bérézina est devenue ultérieurement le symbole d’un désastre, c’est parce qu’elle est un drame humain. Revenons plus précisément sur les conditions de cette traversée.
    A partir du 26, pour construire les ponts, Eblé et ses hommes ont dû faire ce travail harassant en entrant dans l’eau de la rivière pendant des heures. Et l’eau était à demi gelée! Par trois fois, ils devront recommencer en partie le travail, car les ponts s’effondreront partiellement. Sur les 400 pontonniers seuls 40 survivront, Eblé lui même mourra épuisé un mois plus tard.
    Mais c’est surtout la situation des civils et des soldats désorganisés qui a valu à la rivière sa sinistre postérité. Rappelons que la Grande armée est suivie par une masse de civils et de soldats désorganisés et désarmés depuis Moscou.
    Le 26 et le 27, c’est la majeure partie de ce qui reste de l’armée, de l’artillerie et du trésor de l’armée qui passent en priorité. Les ponts ne sont accessibles à la foule que le soir du 27, pendant que Victor continue à protéger la tête de pont. Mais dans cette nuit noire et sous la neige, peu nombreux sont ceux qui pensent à traverser, la plupart préfèrent attendre le lendemain. Malheureusement, le lendemain matin, (28), Wittgenstein attaque la tête de pont.
    Comme on l’a dit plus haut, Victor résiste, mais quelques obus tombent dans la foule: alors, une indescriptible cohue commence. La foule, hommes, femmes, enfants, chariots, se ruent vers les ponts. Les plus forts piétinent les plus faibles, ou les bousculent, les faisant se noyer dans l’eau glacée. Cette horreur ne cesse qu’à la nuit tombée, car Victor, profitant de la fin des combats, fait franchir la rivière à ses hommes, qui en chassent la foule sans ménagement.
    http://www.laberezina.com/images/berezina/pont_pour_voitures.jpg
    A nouveau, durant la nuit, la plupart des traînards et des civils restent bivouaquer sur la rive est. Malheureusement pour eux, le lendemain, Eblé reçoit l’ordre d’incendier les ponts pour éviter que les Russes ne poursuivent les Français. Il décide d’attendre 2 heures, pour laisser une chance aux traînards. Beaucoup n’en profiteront pas, même si de nombreux autres le feront. Quand, à 9 H, il brûle le pont, la foule se rue dans les flammes, voulant forcer le passage coûte que coûte, reproduisant -en pire-, la scène de la veille. Finalement, les cosaques arriveront, captureront et dépouilleront tous ceux (la moitié des 100 000 trainards et civils) qui n’ont pas pu passer ou qui ne sont pas morts. Ceux qui sont passé, retournant dans les différents villages d’Europe d’où ils venaient, ont diffusé partout en Europe ce souvenir horrifiant, oblitérant la victoire militaire au fur et à mesure que le temps passait. Ce souvenir est d’autant plus fort qu’il concentre tous les affres de la retraite de Russie -qui pourtant, a malheureusement été le théâtre de bien d’autres tragédies.
    Il faut également mentionner le fait que la Bérézina a beau être une victoire, du point de vue stratégique elle n’a changé que peu de choses. Le lendemain même de la fin de la traversée, le mercure plonge sous les -25 degrés, achevant des milliers d’hommes. L’arrivée à Vilna ne procure aucun répit: la ville a déja été pillée, ne procurant aucun approvisionnement, et les Russes sont à nouveau derrière les Français. Il faut partir, direction Kovno (Kaunas) sans Napoléon, qui quitte l’armée pour venir à Paris, informé de la tentative de coup d’Etat de Malet. Sur la route, toute l’artillerie et l’argent sauvés à la Bérézina sont abandonnés: la majeure partie des quelques soldats encore organisés pillent cet argent et désertent. Bref, à Kovno, n’arrive pratiquement qu’une foule désorganisée et épuisée, qui ne reprendra un semblant de consistance qu’à Konigsberg, parce que les Russes abandonnent la poursuite. L’armée française est alors à peine plus consistance qu’elle ne l’aurait été après avoir été encerclée à la Bérézina. La seule différence, c’est que l’Empire allait avoir une chance de jouer son va-tout en 1813, avec une nouvelle armée.
    La Bérézina est donc une victoire française inespérée, bien qu’en grande partie favorisée par les Russes, mais qui s’est doublée d’une tragédie humaine et n’a rien changé à l’issue désastreuse de la campagne de Russie.

  • Participant
    Posts578
    Member since: 20 octobre 2013

    Cest tres bien fait, je t’en remercie, mais si tu ne presente pas toutes les raisons qui ont perdu Napoleon en survolant trop vite l’histoire, il passera pour un conquerant que les russes auront eu finalement a bon compte.

    Ce qui n’etait pas l’exacte realité.

    L’ambition de Napoleon n’etait pas de conquérir Moscou en fin de campagne, mais de forcer le Tsar a traiter apres une campagne de vingt jours, ou il estimait battre les armées russes dans ce temps impartit et ou la logistique aurait remplit convenablement son role, et donc, le climat hivernal n’aurait pas été a redouter, d’autant que des recherches ont été effectué sur vingt années en arriere, donnant une moyenne de moins 6 en novembre si ma memoire est fidele.

    Les raisons des l’echecs:
    Le russe refusa le combat avec Napoleon et recula, ainsi manqua la premiere tentative d’encerclement general.
    Et la branche sud chargé de former la tenaille, n’a pas joué sont role au bon moment, la faute en revient à Schwarzenberg, c’est prouvé, ralentissant expres sa marche et faisait manquer l’encerclement prevu.

    aussi la poursuite s’ensuivit, la logistique peinant a suivre de plus en plus, le climat tres chaud et les blés vert causèrent bien des pertes dès le debut parmi les chevaux, cependant, arrivé à Vilna, l’empereur du reorganiser son armée pour un certain temps, et faisant ses comptes, perdit 170 000h, du aux désertions principalement, et ceux d’alliés en particuliers, par manque de resultat rapide et dans ce laps de temps manqua aussi par malchance l’encerclement d’une armée russe qui s’échappa de son piege.

    La pousuite du reprendre, et le nouvel encerclement preparé, non loin de Vitebsk ou le russe eut ete battu, et finir la campagne, fut rendu inutile par la folie reelle de Junot qui le frappa a ce moment, refusant d’accomplir le simple mouvement decisif malgré les ordres formel de Napoleon par l’intermediaire d’un general.

    Dès lors, la recherche de la decision fut de conquerir Moscou, Borodino ou la malchance dejoua son plan d’encerclement total vers le nord contre l’armée de Koutouzov, ou trois de ses généraux furent mis hors de combats successivement, annulant l’effet offensif par le temps perdu, mit au contraire a profit par les russes envoyant des renforts et en fit une bataille frontale, acharné et inutile, que l’on connaît, puis, Moscou pris et brulé, et a trop y rechercher la paix, Napoleon s’y attardit vainement pour l’obtenir, et le climat exceptionnellement doux le trompa aussi, et contraint a la retraite, en tentant par le sud de prendre une nouvelle route qu’il ne put forcer pour ravitailler l’armée, la position etant exceptionnellement forte, pensant aux blessés qu’il ne voulait pas laisser aux russes, repris la route du nord deja empruntés.

    Et le froid fit son apparition, d’une telle intensité par la suite que cela fut decisif sur le sort de l’armée, jusqu’à moins 30° et eut de curieuse saute de températures, notamment devant la Berezina, bloquant Napoleon par l’adouccissement climatique temporaire deux jours avant, et regela apres son passage, idem pour le passage des marais de Zembly, d’apres le futur general Marbot, favorisant le passage des russes, et la poursuite.

    La malchance frappa ainsi les armées françaises, par des trahisons, Schwarzenberg, la folie de Junot, la malchance qui fut a l’œuvre dans des moment cruxiaux, évitant l’encerclement de meme qu’a Borodino sauvant ainsi le russe à plusieurs reprise et achevant ensuite l’armée française dans sa retraite ou le climat terrible fit plus pour sa destruction que le russe pour le vaincre.

    Voila les raisons de la chute de Napoleon en Russie ou seule la strategie russe mise en jeu n’aurait pu le vaincre.

  • Participant
    Posts1957
    Member since: 12 avril 2012

    Sources: Science et Vie Guerre et Histoire numéro 3, Article: Chasse aux mythes, La Bérézina, débâche ou victoire? , Wikipédia, autre site internet.

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    Merci pour ce passionnant dossier qui comblent quelques unes de mes lacunes sur une de mes périodes favorites. Et je tiens à dire que ton style d’écriture est agréable à lire et j’admire cela !

    J’ai lu dans ton dossier que le Tsar avait lancé un ultimatum à Napoléon. Est ce que tu aurais plus de détails là dessus ? Napoléon est ici l’agresseur mais cette ultimatum lui a un peu forcer la main non?

    Comparaison n'est pas raison.

  • Participant
    Posts1957
    Member since: 12 avril 2012

    Après recherches, c’est Jean Tulard qui l’évoque dans son livre, ainsi que la fondation Napoléon. Le tsar exige le retrait des troupes françaises derrière l’Elbe et l’Oder.

  • Modérateur
    Posts2995
    Member since: 12 avril 2012

    Après recherches, c’est Jean Tulard qui l’évoque dans son livre, ainsi que la fondation Napoléon. Le tsar exige le retrait des troupes françaises derrière l’Elbe et l’Oder.

    Oui ce qui en fait de compte aurait laissé le Grand Duché de Varsovie sans défense et la Prusse un peu plus tranquille.
    Le Tsar Alexandre 1er devait bien savoir que Napoléon ne cèderait jamais devant un tel ultimatum, ce qui insinuerait qu’il a cherché à provoquer la guerre avec la France.

    Comparaison n'est pas raison.

  • Participant
    Posts1957
    Member since: 12 avril 2012

    Oui, il avait compris que la Russie ne serait jamais vraiment forte et indépendante tant que Napoléon était au pouvoir. On est quand même loin de l’image traditionnelle -que j’ai vue dans toute sa bêtise dans Libération- d’un Napoléon ogre qui envahi gratuitement la pauvre Russie innocente et pourtant francophile depuis le XVIIIe siècle.
    D’ailleurs, comme je l’ai mentionné, il avait tenté d’envahir le duché de Varsovie dès 1811.

11 sujets de 1 à 11 (sur un total de 11)

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