Post has published by Provencal le Gaulois

Ce sujet a 6 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  Provencal le Gaulois, il y a 11 mois et 3 semaines.

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    Suivant les conseil de quelqu’un (@Mongotmery je crois) sur mon dossier “Introduction à la Grande guerre”, j’ai décidé sur celui-là d’être beaucoup plus précis sans toutefois écrire un roman. La longueur moyenne pour chaque chapitre devrait être de 3 pages word.

    * * *

    SOURCES GÉNÉRALES

    La seconde guerre mondiale, Anthony Beevor, Calmann-Lévy, 2012.
    La seconde guerre mondiale, Jean Quellien, Tallandier, 2015.
    La grande histoire de la seconde guerre mondiale, Pierre Montagnon, Pygmalion, 1999.
    La seconde guerre mondiale, Claude Quétel, édition France Loisir, 2015.
    La guerre-monde 1937-1947, sous la direction d’Alya Aglan et Robert Frank, Gallimard, 2015. Deux volumes.

    Dictionnaire d’histoire universelle Mourre, Michel Mourre, Bordas. Pour le squelette du dossier.

    * * *

    Introduction

    Allemagne

    Aux yeux de la plupart des officiers allemands, la défaite de 1918 est dû à l’insurrection de l’arrière et les mutineries dans l’armée ont été provoqué par les Juifs bolcheviques. Le fameux coup de poignard dans le dos, exploité dès 1919 par les partis d’extrême-droites qui prolifèrent après guerre en Allemagne, sera reprit par Hitler et les nazis. Après une période noire d’hyperinflation entre 1922 et 1923, la deuxième partie des années 20 vit les conditions de vie en Allemagne s’améliorer. Mais la crise mondiale de 1929 toucha très durement l’Allemagne. Les prêts américains s’arrêtèrent. Le Reichsmark fut surévalué. En 1931, le chômage monta dramatiquement. Tous cela créa un terreau idéal pour tout démagogue qui se respecte. Aux élections législatives de septembre 1930 le NSDAP progressa de 2,5% à 18,3%. La droite remporta les élections pendant que le NSDAP fit entrer au parlement 107 députés. Mais c’est surtout aux élections présidentielles de 1932 que la spectaculaire progression de Hitler se révéla avec 36% des voix au second tour. Aux législatives de juillet 1932, les nazis confirmèrent leur progression avec 37% des voix et le NSDAP devint le premier groupe parlementaire du Reichstag. Hermann Goering devint président du Reichstag.

    Même si l’on note une baisse lors des élections de novembre 1932, le NSDAP reste le premier parti représenté au Reichstag. Après un mois d’intrigue, Hitler est nommé chancelier par le président Hindenburg le 30 janvier 1933. Dès sa nomination, Hitler « mis au pas » l’Allemagne: réduction des pouvoirs du Parlement, interdiction des partis politiques (sauf le sien), des syndicats, des grèves. Il mit sous contrôle les médias. Ce fut aussi la persécution des opposants politiques, des homosexuels et des juifs. En novembre 1938, le meurtre d’un officier allemand à Paris provoqua partout en Allemagne des manifestations antisémites: événement qui sera connu comme « la nuit de Cristal » (9-10 novembre 1938). Synagogues et commerces appartenant à des Juifs furent détruit et saccagés.

    En 1935, défiant France et Angleterre, il entreprit un vaste programme de réarmement et rétablit la conscription. La Wehrmacht remplace la Reichwehr. Luftwaffe et Kriegsmarine sont créées. Quand éclata la guerre d’Espagne (1936-1939), Hitler et Mussolini soutinrent Franco. Les Allemands profitèrent du conflit pour expérimenter les nouveaux armements, matériels et tactiques.

    Au niveau diplomatique, il obtint une série de succès: remilitarisation de la Rhénanie (mars 1936), annexion de la Sarre (1935), annexion de l’Autriche et des Sudètes (mars 1938), invasion de la Tchécoslovaquie (mars 1939), pacte de non-agression germano-soviétique (23 août 1939).

    En novembre 1936, l’Allemagne et le Japon signaient le pacte Antikomintern.

    Japon

    Avec son industrialisation au milieu du 19e siècle et le développement de sa puissance militaire, le Japon voulu étendre son influence à l’Asie et sur les îles du Pacifique.

    Une première guerre contre la Chine (1894-1895) puis une autre contre la Russie (1904-1905) lui permit de se saisir de Taïwan (1895) et de la Corée (1907). En 1910, la Corée était annexée à l’empire du Japon. Sa participation opportuniste à la première guerre mondiale du côté des alliés lui fut très profitable et lui permit d’étendre son empire colonial au détriment de l’Allemagne. Le traité de Versailles lui donna le port de Tsingtao et plusieurs îles du Pacifique.
    Sous l’influence grandissante des militaires, les Japonais prennent la province de Mandchourie (1931) avant de lancer une attaque générale sur la Chine (juillet 1937). Si les militaires avaient assuré à l’empereur que la campagne allait prendre que quelques mois, elle dura jusqu’à la défaite finale en 1945.

    Quand le Japon et l’Allemagne signèrent le pacte Antikomintern, les tensions s’accrurent entre le Japon et l’Union soviétique. Les incidents se multiplièrent à partir de 1937 entre l’armée du Kwantung et l’armée rouge aux frontières mongoles.

    France

    Comme pour l’Angleterre, la Grande guerre avait épuisée la France. Après la récession de 1922-23, l’économie repris jusqu’à la crise économique de 1929. Ce fût alors chômage et instabilité politique. Ces deux phénomènes amena avec eux la classique montée des partis d’extrême-droite. C’est ainsi qu’une émeute se déclenche devant la chambre des députés à Paris en février 1934 qui provoque 17 morts. Face à cette menace, les partis de gauche s’unissent sous le nom de Front populaire et remportent les élections de 1936. C’est alors la période des grandes réformes sociales: congés payés, hausse des salaires, semaine de 40 heures.

    Mais dans cette entre-deux-guerres, les années 30 démontrent les faiblesses des gouvernements britanniques et français. Mais c’est aussi l’opinion générale des populations françaises et britanniques. Personne ne voulut entendre parler de guerre depuis la Grande guerre.

    Russie

    En 1917, la révolution éclata en Russie provoquant la chute du tsar Nicolas II. L’agitation amena à la signature du traité de paix de Brest-Litovsk (mars 1918) avec l’Allemagne et voyait la Russie se retirer de la Grande Guerre. Le pays plongea dans la guerre civile entre les armées blanches (un patchwork d’opposants au nouveau pouvoir) et les armées rouges (les bolcheviques) de 1918 à 1921. Mais l’armée rouge affrontait aussi la Pologne (1919-1921) qui se termina par la victoire polonaise. Cependant, la guerre civile voit les Bolcheviques vainqueurs. Ceux-ci proclament la naissance de l’Union soviétique en décembre 1922.

    En 1929, Joseph Staline prend le pouvoir et impose la dictature communiste par un régime de terreur, d’assassinat, de purge et de déportation qui verra son point culminant en 1937 lorsque des milliers d’officiers de l’armée rouge furent victimes de la Grande Purge.

    En avril 1939, Staline proposa aux Français et Britanniques une alliance qui permettait de venir en aide à n’importe quel État d’Europe central contre tout agresseur. Mais l’échec de ces négociations amena Hitler à proposer à son tour aux Soviétiques le fameux pacte de non-agression germano-soviétique négocié entre Ribbentrop et Molotov. Ce succès diplomatique des Allemands consterna les Français et les Britanniques. Mais aussi, l’espagnol Franco ainsi que les Japonais.

    Italie

    En 1918, l’Italie, bien que dans le camps des vainqueurs, se retrouve comme le dindon de la farce au traité de Versailles et provoque quelque remous d’ordre sociale et politique durant l’année 1920. Deux ans plus tard, Benito Mussolini arrivait au pouvoir (1922). Ne se contentant que de la Libye (conquise en 1911) comme empire colonial, Mussolini rêvait de recréer l’empire romain de l’Antiquité. Il entreprit la conquête de l’Éthiopie (1935) qu’il annexa l’année suivante. Mais des sanctions prises contre l’Italie à ce moment précipitèrent l’Italie vers l’axe Rome-Berlin.

    Bataille de Khalkhin Gol (mai – 16 septembre 1939)

    Commencé par un simple incident en mai 1939, les Japonais traversèrent la rivière Kalkin Gol et s’établirent sur les hauteurs. Mais Joukov contre-attaqua le 1er juillet avec ses blindés et les repoussa en trois jours. Jusqu’au 20 août, Pendant que Joukov fit croire aux Japonais qu’il établissait une ligne de défense statique en y employant différentes ruses (message mal codé, matériel pour bunkers, haut-parleur diffusant des bruits de marteau-pilons…), il préparait en réalité une offensive ambitieuse. Le 20 août, Joukov déclencha son attaque. Pendant que trois divisions de fusiliers et une brigade parachutiste tenaient ferme au centre, ses trois brigades blindées et la division de cavalerie mongole opérèrent un mouvement d’encerclement.

    Les chars soviétiques étaient des T-26 ainsi que des prototypes des futurs T-34. Les chars japonais, déjà obsolètes, ne firent pas le poids. Les canons n’avaient pas d’obus perforant et l’infanterie était dépourvue de moyen antichars. Le 31 août, la bataille était terminée même si des combats dureront jusqu’à mi-septembre.

    Le lendemain de la signature du cessez-le-feu entre Union soviétique et Japon, les Russes attaquaient la Pologne par l’Est.

    * * *

    Prochain épisode: La campagne de Pologne

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    La campagne de Pologne

    La station radio de Gleiwitz (à l’époque en Allemagne) était un émetteur radio situé à 150 km au sud de Breslau. Le 31 août à 19 heure un commando allemand prit l’arme au poing le contrôle de la station radio. Le chef du commando, Alfred Naujocks, lu un texte provocateur en polonais au sujet de Dantzig qui devait rester au main des Polonais. Des cadavres de prisonniers furent laissé sur place déguisés en soldats polonais. Hitler tenait son casus belli.

    La Wehrmacht

    L’armée allemande est divisée en deux groupes d’armée:

    Groupe d’armée B au Nord (Fedor von Bock)

    • 3e armée (Georg von Küchler) en Prusse-Orientale.
    • 4e armée (Günther von Kluge) en Poméranie.

    Groupe d’armée A au Sud (Gerd von Rundstedt).

    • 8e armée (Johannes Blaskowitz) à Breslau.
    • 10e armée (Walter von Reichenau) en Silésie.
    • 14e armée (Wilhelm List) en Slovaquie.

    La Wehrmacht engagea 40 divisions d’infanterie, 14 Panzerdivisionen et plus de 3000 avions modernes. De plus, chaque armée avait à sa suite un Einsatzgruppe. Ils s’agit d’une unité de police militarisée qui dépendait des SS.

    L’armée polonaise

    Commandé par le maréchal Rydz-Smigly, l’armée polonaise comptait 39 divisions d’infanterie, 11 brigades de cavalerie et 700 avions obsolètes. Cette armée était répartie sur les 2 800 km de frontière germano-polonaise. Mais son défaut principal était le manque de radio.

    Le plan de bataille allemand

    GA: Groupe d’armée.
    OKW: Ober Kommando der Wehrmacht = Haut commandement de la Wehrmacht.

    Le matin du 1er septembre, à 4 h 50, des vagues d’avions de toutes sortes surgirent et passaient au-dessus des troupes au sol précédant les chars. Le plan était l’invasion de la Pologne par le Nord, l’ouest et l’est le plus rapidement possible.

    Le GA Nord depuis la Prusse-orientale et la Poméranie, devait faire sa jonction en vue de fermer le corridor de Dantzig et foncer sur Varsovie.

    Le GA Sud, devait partir de Silésie et remonter vers Varsovie. Les deux groupes d’armées devaient encercler le gros de l’armée polonaise. La 10e armée qui formait le centre du dispositif du GA/A était doté du plus grand nombre d’unités motorisées. La 14e armée, depuis la Slovaquie (un état fantoche), avait pour objectif Cracovie.

    La campagne

    Au GA Nord, dès le premier jour la 4e armée parvint à fermer le corridor de Dantzig pendant que les éléments de tête établirent une tête de pont sur la basse Vistule. La 3e armée se dirigea vers le sud avec pour objectif contourner Varsovie. Pendant ce temps, le GA Sud repoussait les armées de Lodz et de Cracovie en infligeant d’énorme pertes aux Polonais. L’aviation polonaise en grande partie écrasée dès le premier jour, la Luftwaffe s’attaquait désormais aux arrières des armées polonaises en détruisant les points de communications.

    Le 6, la 14e armée prit Cracovie pendant que les 8e et 10e armée continuaient sur leur lancée. Mais le 9, OKW commanda à deux corps du GA Nord d’allonger l’encerclement.

    Malgré le durcissement de la résistance polonaise, des éléments de la 4e Panzerdivision (Reinhardt) approchèrent de Varsovie le 8. Mais le 10 ils durent se replier. Les Polonais rassemblèrent leur artillerie et déterminé à défendre leur capitale.

    Le 16 l’armée allemande avait amorcé un immense mouvement d’encerclement prenant au piège toute l’armée polonaise et se referme au sud de Brest-Litovsk. La Luftwaffe intensifia ses missions de bombardements sur l’armée polonaise qui était encerclée et concentrée. Elle finit par céder.

    Le 17, l’armée soviétique entre en Pologne. En quelque jours, les Soviétiques occupent Vilna, Brest-Litovsk et Lwow. Le 22, Allemands et Soviétiques se rencontrèrent à Brest-Litovsk. Pendant ce temps, les Polonais résistaient encore à Varsovie. Le 20, le bombardement massif de Varsovie débutait avec 120 appareils. Les raids allaient continuer jusqu’à ce que la ville se rende le 1er octobre.

    Épilogue

    Soviétiques et Allemands se partagèrent la Pologne.

    Pour les Allemands, la Prusse orientale et une part légèrement plus grande de la Pologne leur revint. Les Allemands ethniques résidant en zone soviétiques furent transféré vers le secteur allemands ainsi que les communistes allemands réfugiés en Union soviétique. Pour contrer la menace de blocus britannique, les Allemands purent se procurer divers matières premières comme le caoutchouc. La partie occupée par les Allemands avait été divisée en deux zones:

    • Prusse-orientale-Dantzig au nord, Wartheland à l’ouest et Haute-Silésie au sud sont annexées.
    • Le gouvernement général confié à Hans Frank.

    Aux Soviétiques revint la Lituanie. Puis des pressions furent faite sur l’Estonie et la Lettonie. Ensuite, la Bessarabie fut purement et simplement annexée au détriment de la Roumanie.

    Dans les deux cas, les conditions de vie des Polonais étaient horrible. Des massacres, des déportations, furent commis dans les deux cas, autant par les Einsatzgruppen que le NKVD.

    France et Angleterre avaient déclaré la guerre à l’Allemagne dès le 3 septembre. Mais ce soutien à leur allié polonais se limita le 7 septembre à la timide offensive de la Sarre.

    * * *

    Prochain épisode: De la guerre d’Hiver à la Blitzkrieg (novembre 1939 au 10 mai 1940).

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    De la guerre d’Hiver à la Blitzkrieg

    La guerre d’Hiver

    Dans la lignée des accords Ribbentrop-Molotov signée en septembre, l’Union soviétique désire un échange de territoire avec la Finlande permettant de protéger Leningrad (5 octobre 1939).

    • Location de la péninsule de Hangö
    • Plusieurs îles devaient être cédé aux Russes dans le golfe de Finlande.
    • La péninsule de Rybatchi (près de Mourmansk)
    • Le port de Petchenga.
    • Recul de sa frontière près de Leningrad de 35 kilomètres vers le nord.

    En échange, était cédé aux Finlandais une portion nord de la Carélie. Après un mois d’échange diplomatique et les refus des Finlandais, la guerre commença.

    Le plan de bataille soviétique

    Pour les Soviétiques, cette campagne devait être une promenade. La guerre devait être terminé pour le soixantième anniversaire de Staline le 21 décembre.

    Les Soviétiques attaqueraient sur trois axes:

    • Au sud, par la Carélie face à la ligne Mannerheim entre l’isthme de Carélie et le lac Ladoga.
    • Au centre, en Carélie soviétique.
    • À l’extrême nord, à partir de Mourmansk en direction de Petsamo.

    http://img11.hostingpics.net/pics/643665220pxWinterWarOverviewfr.png

    La campagne

    La guerre débute le 30 novembre sans déclaration par l’isthme de Carélie. La 7e armée soviétique se lança donc à l’assaut des défenses de la ligne Mannerheim. L’étroitesse du front, entre le lac Ladoga et le golfe de Finlande obligea les Soviétiques à une concentration de troupe sur un petit espace.
    D’abord, ils firent face à un écran de tirailleurs et de tireurs d’élite près de la frontière. Puis, les soldats russes devaient traverser des champs de mine devant la ligne Mannerheim.

    À l’extrême-nord, au bord de l’océan arctique, la 14e armée soviétique attaquait en direction de Petchenga.

    Plus au sud, les armées chargées d’attaquer au cœur de la Finlande en direction du golfe de Botnie se solda une nouvelle fois par un désastre. Le soldat soviétique, mal équipé et peu formé pour le combat dans des conditions de froids extrêmes (-40° c), était une cible facile. Les rares routes praticables étaient évidemment des points stratégiques pour les deux côtés. L’armée conventionnelle soviétique affrontaient une armée qui pratiquait la guérilla. Passant maître dans la guerre d’embuscade et l’art du camouflage, ils annihilèrent des divisions entières.

    Au Nouvel An, les Finlandais parvinrent même à pénétrer sur le sol soviétique. C’est à ce moment que Staline remplaça le médiocre Vorochilov par Simon Timochenko. Les troupes reçurent de nouvel armes et équipements. Des véhicules adaptés à la neige et les chars lourds type KV firent leur apparitions.

    Le 1er février la ligne Mannerheim céda. Le 29, ils acceptèrent les exigences des Soviétiques.

    Épilogue

    En apparence, les forces sont largement disproportionnées. Mais cependant, la résistance héroïque de la petite armée finlandaise durant trois mois révéla au monde les points faibles de l’armée russe.

    L’armée finlandaise commandée par le maréchal Mannerheim disposait de moins 200 000 hommes, une centaines d’appareils obsolètes. Si militairement les Soviétiques en sortes vainqueurs et obtiennent ce qu’ils voulurent par la force, c’est tout de même un désastre autant militaire que politique. Les Allemands, Hitler et ses généraux en premier, le constatèrent.

    En outre, les Soviétiques eurent 85 000 tués et disparus et 250 000 blessés et malades. Du côté finlandais, 25 000 tués.

    L’une des conséquences de l’habituelle mollesse des alliés envoya la Finlande dans les bras de l’Allemagne nazie.

    Combats sur mers

    Le 23 novembre, le HMS Rawalpindi, un navire marchand converti en croiseur léger fit face aux croiseurs de bataille Gneisenau et Scharnhorst. Le HMS Rawalpindi sombra avec son équipage qui avait combattu bravement.

    Le 13 décembre, au large de l’Uruguay, la “Force G” (commodore Henry Harwood) composée des croiseurs HMS Ajax, HMS Achilles et HMS Exeter, aperçurent le cuirassé de poche Graf Spee commandé par le capitaine de vaisseau Hans Langsdorff. Après un violent combat et le Graf Spee touché, Langsdorff se réfugia dans le port de Montevideo. Le 17, il quitta Monevideo et se dirigea vers Rio de la Plata où il se saborda. Langdorff se suicida.

    Le 16 février 1940 le destroyer HMS Cossack et attaqua l’Altmark, navire ravitailleur du Graf Spee et libéra les prisonniers à son bord.

    La drôle de guerre

    Pendant ce temps sur le front de l’Ouest se déroulait une étrange guerre immobile. Peu d’actions véritables et notables. Il ne s’agit que d’une période d’observation.

    À l’origine, Hitler avait prévu d’attaquer les Pays-Bas, la Belgique et la France dès novembre 1939. En fait le temps de faire le transfert des divisions depuis la Pologne. Mais Hitler ignoraient les réalités d’une campagne militaire d’envergure et très consommatrice en munitions et carburants. La guerre mécanisée de l’ampleur de la Blitzkrieg étant nouvelle.

    La “Drôle de guerre” n’était pas un choix délibéré mais une contrainte pour les Allemands. Le 10 janvier 1940, un avion allemand se posa en catastrophe en Belgique avec à son bord un officier d’état-major de la Luftwaffe en possession des plans d’invasion contre la Hollande. Les plans tombèrent entre les mains des alliés. Paradoxalement, cet incident va se retourner contre eux.

    C’est à ce moment que la stratégie pour l’invasion des Pays-Bas, la Belgique et la France changea. Le nouveau plan, œuvre du brillant Erich von Manstein est mis sur pied.

    Campagne de Norvège

    L’idée d’envahir la Norvège vient de l’amiral Erich Raeder afin de sécuriser la route du fer entre la Suède et le Reich. Au même moment, Winston Churchill (alors Premier Lord de l’Amirauté) avait envisagé de couper l’approvisionnement en fer en envoyant une flotte dans la Baltique mais l’opération ne vit pas le jour. Le 1er mars 1940 Hitler ordonna la mise sur pied d’un plan d’invasion pour le Danemark et la Norvège.

    Le plan allemand

    Le plan d’invasion simultané de la Norvège (Weserübung Nord) et du Danemark (Weserübung Sud) était fixé au 9 avril. Des navires de transport escorté par des navires de combat devaient débarquer des leurs forces en plusieurs points. Des avions de transport larguerait des parachutistes en d’autres endroits. Le Danemark serait attaqué par terre et par mer.

    La campagne

    http://img11.hostingpics.net/pics/819041NorwegianGroundCampaign.jpg

    Au Danemark, les troupes débarquèrent à Copenhague et le gouvernement accepta les conditions d’Hitler dès le 9 avril.

    le 7 avril, la flotte d’invasion allemande (vice-amiral Günther Lutjens) appareilla et se dirigea vers la Norvège. Mais la flotte principale flotte est repérée par un appareil britannique sans toutefois être inquiété par la Royal Navy avant d’arriver en Norvège.

    Le 9 avril une première confrontation navale eu lieu entre le croiseur lourd HMS Renown et les croiseurs Scharnorst et Gneisenau. Le combat tourna à l’avantage du Renown. Cependant, les Allemands purent débarquer leurs troupes et s’emparèrent de Narvik. Le croiseur lourd Hipper et ses destroyers débarquèrent une partie de ses troupes à Trondheim et une autre à Bergen. Dans le même temps les parachutistes et deux bataillons d’infanterie aéroportée prirent Stavanger. L’opération pour la prise d’Oslo est plus compliquée. Le croiseur lourd Blücher (classe Hipper), et le cuirassé de poche Lützow (ancien Deutschland) approchèrent d’Oslo mais les batteries côtières coulèrent le Blücher et endommagèrent le Lützow qui se replia.

    À Narvik, cinq destroyers britanniques entrèrent dans le fjord sans être repérés. Ils surprirent cinq destroyers allemands en plein ravitaillement dont deux furent coulés. Mais ils furent pris en embuscades par d’autres destroyers venu des fjords voisins. Deux destroyers britanniques furent coulés et un troisième endommagé. Ne pouvant s’enfuir, ils attendirent le cuirassé HMS Waspite et neuf destroyers le 13 avril. Tous les destroyers allemands restant furent détruits.

    Le long du littoral, deux croiseurs allemands, le Königsberg et le Karlsruhe furent coulés, l’un par l’aviation embarquée, l’autre par un sous-marin.

    Ce n’est que le 28 avril que Britanniques, Français et Polonais débarquèrent à Narvik et réussirent à prendre le port. Mais l’opération s’avérera sans lendemain. Les alliés évacuent la Norvège le 8 juin laissant les Norvégiens se rendre le 10.

    * * *

    Prochain épisode: Blitzkrieg (10 mai – 22 juin 1940)

  • Modérateur
    Posts8403
    Member since: 29 avril 2016

    C’est bien fait, mais quelques remarques:

    @Provençal

    Quelques remarques:

    Après la prise de pouvoir par les militaires, les Japonais prennent la province de Mandchourie (1931)

    En fait, l’incident de Moukden qui mène à la prise de la Mandchourie par le Japon est une initiative d’un petit groupe, dont le gouvernement profite, mais en désavouant les militaires. La commission d’enquête internationale de la SDN l’établira.
    Les militaires n’ont pas encore un pouvoir complet en 1931.

    En revanche, l’incident du pont de Marco Polo est bien une manipulation d’état d’un fait probablement pas isolé, mais pris comme prétexte à ce moment car l’armée était prête.

    Si les militaires avaient assuré à l’empereur que la campagne allait prendre que quelques mois, elle dura huit ans

    La campagne de prise du Nord de la Chine a duré quelques mois. La guerre en revanche, a duré, en obligeant à mener des campagnes supplémentaires.

    A propos de l’Italie, il est à noter qu’elle s’est opposée à une première tentative d’annexion de l’Autriche par l’Allemagne. Le rapprochement avec l’Allemagne est donc bien, comme tu le dis, opportuniste et non idéologique.

    L’une des conséquences de l’habituelle mollesse des alliés envoya la Finlande dans les bras de l’Allemagne nazie.

    Un jugement très dur: les Alliés envisagèrent fortement d’intervenir pour aider les Finlandais, c’est l’Allemagne et la Norvège et Suède qui les bloquèrent.
    Les Alliés envoyèrent un peu de matériel aux Finlandais.
    La Finlande ne tomba jamais dans les bras de l’Allemagne, quand elle attaqua l’URSS en même temps que l’Allemagne, elle n’était pas alliée à l’Allemagne. Et elle trahit l’Allemagne dès que les Russes la menacèrent dans son intégrité territoriale.

    Le 13 décembre, au large de l’Uruguay, la “Force G” (commodore Henry Harwood) composée des croiseurs HMS Ajax, HMS Achilles et HMS Exeter, aperçurent le cuirassé de poche Graf Spee

    Il n’aperçurent pas, ils se dirigèrent vers la zone du navire après avoir recoupé de multiples témoignages de navires marchands attaqués ou échappés de justesse. La guerre navale n’est pas plus faite de hasard que la guerre terrestre.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts568
    Member since: 29 avril 2016
    • Premier message édité avec les sources générales utilisés pour le dossier.
    • Correction de la syntaxe et de grammaire.

    Finalement, le chapitre “Blitzkrieg” me demandant plus de travail, il sera donc beaucoup plus long que les trois pages word prévu.

  • Participant
    Posts568
    Member since: 29 avril 2016

    Blitzkrieg: 1re partie

    Sources supplémentaire:
    Comme des lions, Dominique Lormier, Calmann-Lévy… mais finalement très peu utilisé du fait qu’il s’agit surtout d’une réponse face au french-bashing après le refus de participer à la guerre en Irak en 2003. Entre le chauvinisme de Lormier et celui de Beevor, j’ai donc situé mon récit entre les deux et préféré le point de vue nuancé de Quétel ainsi que de puiser sur le Wikipédia français et anglais qui est, contrairement à ce que peuvent en dire certain, une bonne source..

    Les alliés

    La nouvelle armée polonaise

    Après leur arrivée en France, le général Wladyslav Sikorski, chef du gouvernement polonais en exil, forma la nouvelle armée polonaise à partir des 84 000 hommes qui avaient pu s’échapper. Cette armée combattra dans les rangs français en mai 1940. Dans le même temps, se développa très rapidement un mouvement de résistance en Pologne.

    L’armée française

    Groupe d’armée 1 (général Gaston Billotte).

    • 1re armée (Georges Blanchard).
    • 2e armée (Charles Huntziger).
    • 7e armée (Henri Giraud).
    • 9e armée (André Corap).

    Groupe d’armée 2 (André-Gaston Prételat).

    • 3e armée (Charles Condé).
    • 4e armée (Édouard Réquin).
    • 5e armée (Victor Bourret).

    Groupe d’armée 3 (Antoine Besson).

    • 6e armée (Robert Touchon).
    • 8e armée (Marcel Garchery).

    Armée des Alpes (René Orly).

    Le corps expéditionnaire britannique (BEF)

    Composées de neuf divisions d’infanterie et d’une division blindée. Il est comandé par John Gort.

    • 1er corps (Michael Barker).
    • 2e corps (Alan Brooke).
    • 3e corps (Ronald Adam).

    Le plan

    La 7e armée de Giraud devait traverser la Belgique et atteindre les Pays-Bas. L’armée belge composée de 22 divisions, devait se tenir sur la Dyle d’Anvers à Louvain. Les Britanniques devaient se placer sur leur droite de Louvain à Wavre. Enfin, la 1re armée française serait placée de Wavre à Namur tandis que la 9e armée, de Namur jusqu’à Sedan.

    La Wehrmacht

    Groupe d’armée A (Gerd von Rundstedt).

    • 4e armée (Günther von Kluge).
    • 12e armée (Wilhelm List).
    • 16e armée (Ernst Busch).
    • Panzergrupe Kleist (Ewald von Kleist).

    Groupe d’armée B (Fedor von Bock).

    • 6e armée (Walter von Reichenau).
    • 18e armée (Georg von Küchler).

    Groupe d’armée C (Wilhelm Ritter von Leeb).

    • 1re armée (Erwin von Witzleben).
    • 7e armée (Friedrich Dollman).

    Le plan

    Au bord du Rhin, la 18e armée allemande était prête à foncer vers Amsterdam et Rotterdam. Un peu plus au sud, la 6e armée allemande avait pour objectif Anvers et Bruxelles. Le groupe d’armée A avec ses 44 divisions et l’essentiel des unités blindées. La 4e armée entrerait en Belgique vers Charleroi et Dinant. Ces trois armées (18e, 6e et 4e) avait pour objectif d’attirer vers la Belgique les armées alliés. Et c’est au moment où elles feraient mouvement que la deuxième phase se mettrait en branle.

    La 12e armée pénétrerait au Luxembourg, franchirait les Ardennes et déboucherait au sud de Givet proche de Sedan. Le Panzergruppe von Kleist obliquerait sur Amiens, Abbeville et la Manche. Cette manœuvre isolerait le corps expéditionnaire et les 7e, 1re et 9e armées. La 16e armée allemande avancerait par le sud pour couvrir le flanc gauche du Panzergruppe von Kleist.

    Enfin, le Groupe d’armée C devaient fixer les unités présentent sur la ligne Maginot.

    * * *
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    Pendant ce temps, depuis la fin de la campagne de Pologne, se déroulait sur le front de l’Ouest une étrange guerre immobile que l’on nommera plus tard la drôle de guerre. Mais le 9 avril 1940 les alliés attaquent le port de Narvik en Suède dans le but de couper l’approvisionnement en fer aux Allemands. Mais l’attaque foudroyante des Allemands aux Pays-Bas, Danemark, Belgique, France, Suède et Norvège fit de l’opération de Narvik une victoire sans lendemain. Partout les troupes allemandes sont victorieuses.

    En France, l’armée allemande procède à un énorme mouvement tournant après la percée à Sedan en vu d’encercler les armées franco-britanniques. Les Alliés sont vaincus à Dunkerque où l’armée britannique ré-embarque pendant que le roi des Belges capitule. Le 14 juin Paris est occupée. Le 16, le général Pétain demande l’armistice. Celui-ci est signé le 22 dans le même wagon où les Allemands avaient capitulé le 11 novembre 1918. La France est désormais dirigée par un gouvernement fantoche sous la coupe des Nazis. Ce gouvernement se montrera particulièrement zélé. Pratiquant rafles et opérations criminelles contre son propre peuple. Mais si la métropole se soumet à l’occupant, l’empire coloniale français se range du côté de la résistance et sous la bannière d’un général de brigade à titre temporaire: Charles de Gaulle. Sous sa coupe, il crée à partir de rien la résistance française dont il prend la tête.

    De juillet à septembre 1940 se déroule la bataille d’Angleterre dont l’objectif est de détruire les appareils et les infrastructures de la RAF. La résistance britannique face aux assauts de la Luftwaffe verra les Allemands à un changement de tactique en passant au bombardement de Londres et autre grandes villes anglaises. Elle finit par triompher, empêchant ainsi le projet d’invasion de l’Angleterre par l’Allemagne nazie.

    Le 10 juin 1940, une fois sûr que la France est battue, Mussolini lui déclara la guerre. Mais l’armée italienne ne remporta aucune victoire sur le terrain. Se reportant sur les Balkans en espérant prendre par la force ce qui lui avait été refusé en 1919, l’Italie attaqua la Grèce (28 octobre 1940). Mais là encore, elle fut battu. Demandant de l’aide à l’Allemagne, elle envahit la Yougoslavie et la Grèce au mois d’avril 1941. Les deux pays sont occupés à la fin du même mois. Enfin, les Italiens attaquèrent les Britanniques en Égypte. Bis repetita placent, ils sont battus et demandent l’aide des Allemands. En février 1941, l’Afrikakorps est envoyé en Libye sous le commandement du général Rommel.

    Aux États-Unis, Roosevelt venait d’être réélu en novembre 1940. Il fit adopter une loi qui permet de céder des armes, du matériel et des ressources gratuitement: c’est la loi Prêt-Bail. L’approvisionnement en ressource et matériel pour l’Angleterre était vital pour son effort de guerre et ne pouvait l’être que par voie de mer. Les Allemands l’avaient bien compris et entreprirent la bataille pour la maîtrise de l’Atlantique. Une meute de sous-marins lancé dans l’Atlantique à la recherche de navires alliés. Pour se protéger les navires s’armèrent et se regroupèrent en convois avec escorte de porte-avions d’escorte et de destroyers.

    En Libye, c’était une série de succès et d’échec des deux côtés. Tandis que l’Éthiopie était libérée en mai 1941. En juillet, les Britanniques et Français libres prennent le contrôle de Syrie et du Liban.

    Le 22 juin 1941, Hitler déclenche l’opération Barbarossa. La Wehrmacht et ses alliés (Italiens, Roumains, Bulgares, Hongrois, Finlandais) lancent l’assaut. L’aviation russe est quasiment annihilée dans les premiers jours. L’armée allemande, beaucoup plus mobile que son adversaire, encerclèrent et détruisaient des armées entière. La Wehrmacht fit des centaines de milliers de prisonniers et avançait de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré le désastre initial: pertes de centaines de milliers d’hommes et de territoire, les Russes encaissèrent le choc. Ils pratiquaient la Terre brûlée pendant que des milliers d’hommes convergeaient vers l’Est appelé par le général Joukov en vue de la défense Moscou (dont les célèbres chasseurs sibériens). Des usines entières étaient démontées et évacuées vers l’Est tout en détruisant volontairement tous ce que pouvait intéresser les Allemands. Une nouvelle fois, les Russes pratiquaient la tactique de la Terre brûlée. Tous cela permit à l’armée rouge de ne pas disparaître. En septembre, débuta le siège de Leningrad qui allait duré 900 jours. Malgré les bombardements incessant, le froid et la faim, les usines de la ville continuèrent à produire du matériel pour le front. Après un dernier succès à Kiev (Ukraine), les Allemands arrivent dans les faubourgs de Moscou. C’est là, surpris par l’hiver, les Allemands font face à la contre-offensive russe du général Joukov le 5 décembre. Les Allemands, n’ayant ni vêtements chaud et leur véhicules immobilisés à cause du froid, sont balayés par les Russes. L’armée allemande est écrasée et repoussée de 100 à 200 kilomètres. Elle enregistre à son tour de lourdes pertes en hommes et en matériel.

    Le dimanche 7 décembre 1941, vers 7.45 heures du matin, les Japonais attaquaient sans déclaration de guerre les Américains sur leur base navale de Pearl Harbor (Hawaï). Cette déclaration de guerre devait arriver quelques minutes avant l’attaque, elle n’arriva qu’après. Dans le même temps, l’Allemagne et l’Italie déclarèrent la guerre aux États-Unis. Le début de l’année 1942 est une période faste en victoire pour le Japon. Ils occupèrent l’Indochine alors territoire français (dès 1940). Ils chassèrent les Anglais de Malaisie et de Singapour (février 1942). Les Hollandais de l’Indonésie (mars 1942). Les Anglais de Birmanie. Les Américains des Philippines (mai 1942). Cependant, les Japonais échouent dans leur tentative d’isoler les Australiens après leur défaite lors de la bataille de la Mer de Corail (mai 1942). Un mois plus tard, les Japonais sont défait lors de la bataille de Midway (juin 1942) et l’Australie est définitivement à l’abri d’une tentative d’invasion japonaise pendant que le Japon enregistre la destruction de quatre porte-avions. Pertes auxquels ils ne se remettront jamais. Ces deux batailles navales doivent être complétées par la défaite japonaise de Guadalcanal (août 1942 – juin 1943). Cette dernière mettant définitivement fin aux initiatives offensives des Japonais sur mer. Grâce à la conjonction de ces trois batailles, l’initiative passe aux Américains sur mer. Cependant, les Japonais gardent la main sur terre, notamment en Chine et en Malaisie.

    Malgré sa lourde défaite de l’hiver 1941 devant Moscou, la Wehrmacht est en mesure de reprendre l’offensive. Cependant, l’attaque est portée vers le Don puis la Volga et la chaîne du Caucase. Fin août, la 6e armée arrive dans les faubourgs de Stalingrad. Cette ville de 600 000 habitants est un important nœud de communication et un important centre de production d’armements. Début septembre commence la bataille de Stalingrad. À la mi-octobre, les Russes ne tiennent plus qu’une bande de quelque centaines de mètres le long de la rive droite de la Volga.

    Fin juillet 1942 en Afrique, Rommel est stoppé par Auchinlek devant El-Alamein. Trois mois plus tard, le nouveau commandant du front d’Égypte, Bernard Montgomery, déclenche la seconde bataille d’El-Alamein le 4 novembre 1942. La percée réalisée grâce à cette bataille permet aux Anglais et Français libres la conquête de Libye et de la Tunisie (février 1943). Le 8 novembre, les Américains débarquent au Maroc et en Algérie dans une opération nommée Torch. Ils affrontent alors non pas les Allemands… mais les Français de Vichy. Cependant, les chefs cessent le combat au bout de trois jours et les Français qui servaient Vichy, se rallient aux Alliés. En raison de l’opération Torch et pour contrer un débarquement dans le sud de la France, les Allemands envahissent la zone libre le 11 novembre 1942.

    Le 19 novembre est lancée la contre-attaque russe nommée Opération Uranus. Il s’agit d’une opération d’encerclement de la ville de Stalingrad. Profitant du succès de l’opération Uranus, Joukov lance l’opération Saturne (16 décembre 1942). Les Allemands, ravitaillés par les airs, tentent de résister mais le général Paulus (nommé la veille par Hitler à la distinction de maréchal), se rend le 2 février 1943.

    Au printemps 1943, sur l’Atlantique, les convois sont de mieux en mieux défendus pendant que s’ajoute l’aviation spécialisée à l’arsenal anti-sous-marin. Au même moment en Allemagne les bombardements contre les villes et les centres industriels s’intensifient en multipliant par les cinq le tonnage de bombes larguées.

    À l’Est, les Allemands tentent de reprendre l’initiative. Plusieurs fois reportée, l’offensive est finalement lancée le 5 juillet 1943 contre le saillant de Koursk. Pour cette bataille, la plus grande concentration de blindés fut réalisées et sa préparation avait été minutieuse. Mais les Soviétiques purent anticipés l’attaque et renforcèrent considérablement leur défense. Après une semaine de progression dans le saillant au prix de très lourde pertes, s’engage le 12 juillet la plus grande bataille de chars de l’histoire. Encore une fois les pertes furent très lourdes mais en raison de leur réserves, les Soviétiques prirent l’avantage. Les Allemands se replièrent. C’est à ce moment que les Soviétiques déclenchèrent Koutousov, une contre-offensive qui repousse sur tous le front les Allemands sur une distance de 200 à 300 kilomètres à l’automne 1943. Désormais, les Allemands sont sur la défensive.

    Le 10 juillet 1943 les Alliés débarquent en Sicile. Les revers de l’armée italienne entraîne la chute de Mussolini et signe la fin du parti fasciste. L’Italie signe l’armistice le 3 septembre. Le même mois, les Alliés débarquent en Italie. Ils prennent Naples mais sont bloqués sur la ligne Gustav dressé par le maréchal Kesselring. Le mont Cassin est débordé par les Polonais et les Alliés marchèrent sur Rome qu’il libérèrent le 4 juin 1944.

    Dans le Pacifique, c’est la reconquête des îles Salomon en juillet 1943 par les Américains.

    En octobre, Kiev est libérée et en janvier 1944, Leningrad est enfin dégagée.

    En juin 1944, les alliés sont prêt à débarquer en Europe. Après un report à cause de la météo, l’assaut est lancé le 6 au matin. Après un parachutage à l’intérieur des terres pendant la nuit du 5 au 6, le débarquement eut lieu au matin sur cinq plages: une canadienne (Juno), deux britanniques (Sword et Gold) et deux américaines (Utah et Omaha). Aidés des alliés, les Allemands prenaient le débarquement en Normandie pour une opération de diversion. Ce qui laissa le temps aux alliés de consolider leur tête de ponts. Mais rapidement l’illusion cessa et les alliés, qui avaient prévu la bataille de Normandie comme une opération de quelques jours, s’étalera sur un peu moins de deux mois quand les Américains parvinrent à percer à Avranches le 28 juillet. Le 20 juillet eut lieu une tentative d’attentat contre Hitler.

    Le 22 juin 1944, sur le front de l’Est, les Russes déclenchent l’opération Bagration. Tandis que les Russes progressent, les alliés de l’Allemagne se rendent : la Roumanie en août, Finlande et la Bulgarie en septembre. Pendant ce temps à Varsovie, l’avancée rapide des troupes russes incita la résistance polonaise à se soulever Le 1er août. Mais Staline leur refusa son aide. Il laissa les Allemands se charger de la réprimer. Cependant, la résistance polonaise avait tenu deux mois avant de succomber. C’est durant cette avance rapide que les Russes découvrent et libèrent les premiers camps de concentration.

    À l’Ouest, une partie de l’armée alliée convergea vers la Bretagne pendant que d’autres fonçait vers la frontière allemande. Pendant ce temps, le 15 août en Provence, se déroula le débarquement de troupes franco-américaine. Remontant le long du Rhône et de la Saône, elle fit jonction avec les troupes alliés venant de Normandie début septembre. Paris se souleva le 19 août avant que la 2e division blindée du général Leclerc n’arrivent le 24 août.

    En septembre, Bernard Montgommery planifie une attaque par la Hollande. L’opération, qui pourtant n’est pas passé loin de réussir fut un échec pour les alliés mais

    Dans le Pacifique, les Américains déclenchèrent en octobre 1944 une grande offensive en direction des Philippines.Les Japonais regroupent une importante partie de leurs forces navales pour tenter de stopper les Américains mais ils subissent une écrasante défaite. Ils perdent lors de la bataille de Leyte quatre porte-avions, cinq cuirassés et dix croiseurs. Leur marine est décimée et ils ne s’en remettront jamais. La reconquête commence mais elle s’avérera très difficile pour les Américains. Les Japonais préfèrent se suicider en emmenant le plus d’ennemis possible plutôt que de se rendre. Il faudra à l’armée américaine plus de huit mois pour libérer les Philippines. C’est à ce moment là que débute les attaques kamikazes de par avions-suicide.

    Malgré les écrasantes défaites sur tous les fronts, les Allemands purent encore lancer une attaque dans les Ardennes le 16 décembre 1944, sous un ciel extrêmement couvert empêchant l’intervention de l’aviation alliée. Les Américains sont au début balayés par l’attaque. Mais au sud, les parachutistes de la 101e tiennent bon autours de Bastogne. Le 2 janvier 1945, les Américains contre-attaquent et un mois plus tard, la Wehrmacht est rejetée sur ses positions de départ.

    Le 12 janvier, l’armée soviétique lança une nouvelle offensive qui amena en trois semaines à 70 kilomètres de Berlin. En Hongrie, les Allemands tentèrent une nouvelle contre-offensive qui échoua. Début février, eut lieu la conférence de Yalta. Les sujets avaient surtout été politique.

    Les alliés franchirent le Rhin en mars-avril. En Allemagne, du côtés des alliés, il n’y eut pratiquement plus de résistance. Pendant ce temps, les Soviétiques avançaient rapidement vers Berlin. Le 16 avril, ils étaient dans les faubourgs de la ville et firent leur jonction sur l’Elbe avec les troupes américaines. La bataille de Berlin avait été très dure jusqu’à ce que Berlin capitule le 2 mai. L’acte de capitulation définitif marquant la fin de la guerre en Europe est signée le 8 mai 1945.

    Dans le Pacifique, les villes japonaises endurent quotidiennement les bombardements aériens: Tokyo, par exemple, est complètement rasée. Les Américains débarquent à Okinawa le 1er avril. La bataille est certainement l’une des plus dures: 12 500 Américains et 110 000 Japonais sont tués. Pendant ce temps, les Britanniques libèrent la Birmanie. Le 9 août, les Soviétiques entre en Chine et attaquent les Japonais en Mandchourie.

    En juillet Churchill, Staline et Truman se réunirent pour la conférence de Postdam. L’Allemagne perdit toutes ses conquête. La Pologne revint à l’Union soviétique. Évidemment, le régime nazi est mis à bas, l’Allemagne se retrouve sous l’administration conjointe des puissances occupantes (Union soviétique, États-Unis, Grande-Bretagne et France). Les principaux dirigeants du Reich encore en vie furent jugés au procès de Nuremberg en 1946.

    Selon les dirigeants américains de l’époque il fallait pour arrêter la guerre utilisée une nouvelle arme mise au point par les scientifiques de l’époque: la bombe atomique. Une première est largué sur Hiroshima le 6 août, la deuxième sur Nagasaki le 9 août. Cependant, la guerre continua encore un mois. Si la justification avancée pour l’utilisation d’une telle arme étaient d’épargner la vie des soldats américains. Une autres explication étaient d’avantage politique et dirigée vers les Soviétiques. Finalement, le Japon capitula le 2 septembre 1945. Le Japon fut démilitarisé et administré par les États-Unis. En janvier 1946 eut lieu le procès de Tokyo sur le modèle de celui de Nuremberg.

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    Sources spécifiques:

    • Choix fatidique, Ian Kershaw.
    • La guerre germano-soviétique, Nicolas Bernard.
    • La guerre du Pacifique, Nicolas Bernard.
    • Sous les bombes, Richard Overy.
    • Comme des lions, Dominique Lormier.

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