Post has published by Provencal le Gaulois

Ce sujet a 7 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  mongotmery, il y a 6 mois et 3 semaines.

8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)
  • Participant
    Posts567
    Member since: 29 avril 2016

    Il y a un peu plus de deux mois, j’ai commencé à mettre au brouillon un projet de site internet sur la Grande guerre et là je pense en avoir fait le squelette. J’ai donc pensé à présenter ici mon introduction sur ce forum pour avoir les avis de personnes ayant les connaissances supérieures à la moyenne sur cette guerre.

    Donc pour commencer ici, j’ai pensé qu’un retour venant de vous pouvait m’être utile. Je ne vous demande pas de faire le travail à ma place mais me signaler ce qui va et ce qu’il ne va pas. S’il manque des choses importantes à dire dans une introduction et ce qu’il ne l’est pas. À l’origine long de 10 pages word, je voudrais qu’il n’en fasse que 3.

    Version 1: 10 pages word.
    Version 2 (14 septembre): réduction à 5 pages word.
    Version 3 (25 septembre): version définitive à 3 pages word et 1798 mots.

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    Depuis 1878 l’Empire d’Autriche-Hongrie avait été incapable de régler ses problèmes internes qui le menaçaient d’éclatement. En 1908, profitant des difficultés de la Russie, l’empereur François-Joseph annexa la Bosnie-Herzégovine. En 1912 et 1913 les guerres balkaniques accrues les sentiments nationalistes des différents peuples sous sa domination.

    La Russie alliée de la Serbie et protectrice des minorités slaves, était minée par les révolutions internes et humiliée après sa défaite durant la guerre russo-japonaise de 1904-1905.

    L’Allemagne avait mené une politique de puissance navale, terrestre, industrielle et commerciale. C’est pour parer au danger de la Triple-Entente signée en 1907 entre la France, l’Angleterre et la Russie que le général Schlieffen avait élaboré un plan qui prévoyait d’écraser l’armée française en formant un mouvement tournant à travers la Belgique avant de se retourner contre la Russie, juger plus lente à se mobiliser.

    En 1914, le mythe revanchard des Français en ce qui concerne la guerre de 1870 et la récupération de l’Alsace-Lorraine était dépassée. Toutefois, deux crises diplomatiques éclatèrent en 1906 et en 1911 entre la France et l’Allemagne à propos du Maroc convoité par les deux puissances. Réglées diplomatiquement, elles laisseront des traces dans les opinions publiques.

    L’assassinat de François-Ferdinand et sa femme le 28 juin 1914 déclencha durant un mois des remous diplomatiques. Le 23 juillet, l’Autriche lança un ultimatum inacceptable à la Serbie. Sur les conseils de ses alliés, celle-ci accepta la quasi-totalité dans le délai de 48 heures. Un succès diplomatique pour l’Autriche… mais cela ne suffisait pas. Une semaine plus tard le monde bascula dans la guerre par le mécanisme des alliances.

    1914-1915 : le grand abattoir

    Même avec la résistance courageuse de la Belgique, les allemands entrèrent en France par le Nord et marchaient en direction de Paris pendant que l’offensive française en Lorraine fut un échec cuisant. En faisant retraite sur Anvers, l’armée belge entraîna avec elle deux corps d’armée allemands, ce qui affaiblie le flanc droit de la 1re armée allemande. Renonçant à Paris, elle obliqua vers le Sud. La manœuvre créa un trou de 35 kilomètres entre la 1re et la 3e armée allemande. Découverte par les Français, une 6e armée française fut créée pour frapper le flanc de la 1re armée allemande pendant que la 5e armée française et le Corps expéditionnaire britannique (BEF) s’engouffrèrent dans le trou. L’échec du Plan Schlieffen et la défaite sur la Marne vit le remplacement de von Moltke par Falkenhayn. S’engagea alors la course à la mer, une série de tentative pour déborder l’adversaire. Cette course sanglante pour les deux camps se solda par la 1re bataille d’Ypres. À partir d’octobre/novembre 1914 sur le front occidentale, la guerre s’enlise sur un front de près 750 kilomètres. Les années 1914-1915 voient de grandes offensives comme des attaques localisées.

    À l’Est, les Russes entament leur campagne en Prusse orientale (août 1914) comme un rouleau compresseur jusqu’à ce qu’ils soient arrêtés par Hindenburg et Lundendorff à Tannenberg (26-30 août 1914) et aux Lacs de Mazurie (7-14 septembre 1914). Pendant ce temps en Galicie, les Russes remportaient de francs succès face aux Autrichiens. Mais ils ne purent traverser les Carpates et entrer en Hongrie. En 1915, les Austro-Allemands conquirent la Pologne et la Lituanie. Ce fut le moment ou Moltke remplaça Prittwitz par Hindenburg et lui donna le général Ludendorff comme chef d’état-major. Après une année de combat, les Austro-Allemands avaient repris la Galicie et mis hors de danger la Prusse orientale. Les Allemands entrèrent dans Varsovie le 5 août 1915.
    En Afrique, l’assaut sur l’empire colonial allemand avaient été lancé dès 1914. Le Togo (août 1914), le Sud-Ouest africain allemand (juillet 1915) et le Cameroun (1916) sont pris. Seuls les troupes du général von Lettow-Vorbeck stationné au Tanganyka résistèrent jusqu’à la fin de la guerre en pratiquant la guerrilla.

    L’idée de percer le front par son supposé point faible plutôt que d’attaquer par son point fort germa dans la tête de Churchill. Prendre le détroit des Dardanelles permettrait aux alliés de contrôler la Méditerranée. Mais en sous-estimant l’adversaire, l’opération se solda par un échec total.

    Deux offensives furent lancées contre la Serbie le 12 août et le 6 novembre 1914. Elles se terminèrent toutes deux par des échecs humiliant pour les Autrichiens même si l’armée serbe était à moitié décimée pendant qu’en décembre 1914 une épidémie de typhus se déclara. L’empire ottoman n’avait pas de raison directe à entrer en guerre. Pour des raisons de politiques intérieures, Enver Pacha signa un accord secret le 2 août 1914 et entra officiellement en guerre le 29 octobre de la même année. La première opération de guerre des Ottomans se termina par un désastre lors de la traversée du Caucase du 22 décembre 1914 au 15 janvier 1915, en pleine hiver et dans des condition effroyables. Les Turcs subissaient revers sur revers : en Anatolie face aux Russes, en Mésopotamie face aux Anglais et en Égypte. L’Italie avait signé avec l’Allemagne des accords de défenses mutuelles. Mais le 3 août s’empressa de déclarer sa neutralité. Finalement, le 24 mai 1915 l’Italie entre en guerre au côté des Alliés. La Bulgarie amadouée par l’Allemagne grâce à des promesses territoriales et une grosse subvention, entra en guerre contre la Serbie. Le Japon ne participa à la guerre que pour étendre ses frontières en attaquant et en prenant Quingdao en Chine et plusieurs îles du Pacifique. Fin 1914, la guerre était terminée pour lui.

    1916 : l’année des batailles

    Malgré les revers subies, l’armée russe n’avait jamais été aussi bien préparé et équipé qu’en ce début d’année. Une grande offensive fut préparée par le général Broussilov. Elle fut lancée le 4 juin 1916 et fut une énorme surprise pour les Austro-Allemands. L’offensive russe progressa de 100 km en Bukovine et Volhynie. Malgré son succès, l’offensive dut être stoppé à cause de l’épuisement des forces russes.

    Falkenhayn déclencha le 21 février l’offensive sur Verdun. La stratégie allemande consistait à procéder par vague successive et limitée avec un appui considérable de l’artillerie durant 10 heures destiné à anéantir l’adversaire sous un déluge de feu. Les Français résistèrent malgré des pertes énormes et repoussèrent les assauts allemands jusqu’à la fin de la bataille en décembre 1916.

    Sur mer, se déroula la bataille de Jutland (31 mai au 1er juin). Même si les Allemands obtiennent une victoire tactique, elle fut une défaite stratégique.

    Du côté allié, est lancé du 1er juillet au 15 novembre la bataille de la Somme. Un assaut principalement britannique sur les positions allemandes. La bataille était perdue dès le premier jour mais le général Haig s’obstina à continuer le massacre jusqu’en novembre.

    Longtemps hésitant, la Roumanie finit par entrer en guerre le 27 août contre l’Autriche-Hongrie au côté de l’Entente après les premiers succès russes de l’offensive Broussilov. Mais elle se vit submergée par les armées allemandes et autrichiennes.

    1917 : la paix manquée

    L’ampleur considérable des pertes sans aucun résultat menèrent les empires centraux à faire des ouvertures aux Alliés en décembre 1916. Mais les Alliés refusèrent, y voyant un affaiblissement. Cependant, le moral des soldats comme des civils donnait des signes d’épuisement.

    Cela commença en Russie avec la révolution de février qui aboutit en novembre à la prise du pouvoir de Lenine. Le gouvernement des Soviets pu obtenir un armistice (en décembre) avant de signer la paix de Brest-Litovsk (février 1918).

    Joffre avait été remplacé par le général Robert Nivelle (décembre 1916). Nivelle préparait son offensive sur le Chemin des Dames (16 avril—15 mai) qui se se conclue par un nouveau désastre principalement parce que les Allemands étaient parfaitement au courant du plan. Ce nouveau désastre militaire provoqua des mutineries dans l’armée française. Le calme fut rétablit après un mois d’agitation. Le général Philippe Pétain remplaça Nivelle à la tête des armées françaises (mai).

    Du côté britannique, le général Douglas Haig lança une nouvelle grande offensive en Flandre: la bataille de Paschendaele (16 juillet au 10 novembre). Là encore, une hécatombe de 250.000 pertes pour l’armée britannique.

    Sur le front italien, les Allemands percèrent à Caporetto (octobre 1917). Cette défaite vit le remplacement du général Luigi Cadorna par le général Armando Diaz.

    L’Allemagne entama en février 1917 la guerre sous-marine à outrance dans l’espoir de couper les ravitaillement des Alliés s’attaquant à tout trafic commercial avec la France et l’Angleterre y compris celui venant de pays neutre. De plus, une note secrète allemande avait été intercepté par les Britanniques dévoilant au monde les manœuvres allemandes consistant à faire entrer dans la guerre le Mexique dégradant les relations entre les Allemands et les Américains. Le 6 avril 1917, les États-Unis déclarèrent la guerre à l’Allemagne.

    La Grèce n’avait aucun intérêt à entrer dans la guerre. Ce fut un cas particulier où c’est en dehors de sa propre volonté qu’elle entra dans le conflit. En effet, la présence de l’armée d’Orient à Salonique depuis octobre 1915 et la déposition du roi par les alliés. La Grèce entra dans la guerre le 29 juin 1917 malgré elle.

    1918 : la victoire alliée

    L’effet de la déclaration de guerre de l’Amérique fut considérable sur le moral des Alliés. La guerre sous-marine à outrance, elle, n’était cependant pas suffisante pour compenser l’infériorité du potentiel des empires centraux.

    La paix signée avec la Russie, les Allemands décidèrent d’emporter la décision avec une série d’offensives sur le front occidental déclenchée à partir du 21 mars. L’une d’elle arriva près de Compiègne et sur la Marne en juillet. Paris, bombardé par la fameuse Grosse Bertha, était de nouveau menacé par les Allemands. Le 15 juillet débutait la seconde bataille de la Marne. En quatre mois, les armées alliés reconquirent le Nord de la France.

    Sur tout les autres fronts, les armées alliées étaient passées à l’offensive. Les Anglais avaient entraîné une révolte arabe contre les Turcs et s’étaient emparé de Bagdad et de Jérusalem. L’armée de Salonique sous le commandement de Franchet d’Espèrey, avait percé le front bulgare et libéra la Serbie et la Roumanie provoquant l’effondrement de l’armée austro-hongroise. L’empire signa l’armistice le 4 novembre. En Italie, le général Diaz avait effacé Caporetto en remportant la bataille de Vittorio Veneto le 24 octobre. Enfin, début novembre, la révolution éclata dans la flotte de guerre allemande et dans la plupart des grandes villes. L’armistice fut signé le 11 novembre dans le wagon du général Foch à Rethondes à 11 heures.

    En modifiant les frontières sans prendre en compte l’avis des populations locales, en humiliant l’Allemagne soumise à la perte de 20% de son territoire et en l’obligeant à payer des réparation qu’elle fut incapable de s’acquitter, en ne tenant à aucunes des promesses faite à l’Italie, en ne dotant la Société des Nations d’aucun pouvoir réel pour faire respecter ses décisions. Les vainqueurs se révélèrent incapables d’organiser une paix durable. On avait là les bases d’une nouvelles tragédie à venir.

  • Admin bbPress
    Posts6282
    Member since: 5 août 2017

    Intéressantes ces petites descriptions. Tu pourrais mettre des belles images interractves à côté. Si possible essais des respecter un certain nombre de mots par description par contre. L’angleterre par exemple n’a qu’une courte phrase. Il faudrait aussi mettre de l’ordre dans les descriptions : pays, pays, pays, front, front, front. Ici le tout semble mélangé.

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Participant
    Posts516
    Member since: 17 août 2012

    Les années 1914-1915 voient aussi de grandes offensives lancées:

    • Décembre 1914: 1re bataille d’Artois.
    • 15 février – 18 mars 1915: 1re bataille de Champagne.
    • 25 septembre – 6 octobre: 2e bataille de Champagne.
    • 9 mai au 18 juin: 2e bataille d’Artois.
    • 25 septembre – 11 octobre: 3e bataille d’Artois.

    Toutes ces batailles aussi inutile qu’extrêmement couteuse en vie furent des échecs démontrant la nullité de Joffre.

    Cette dernière remarque ne représente que ton avis personnel et est loin (pour ne pas dire pas du tout !) partagé par les historiens actuels. Et que dire de Luigi Cadorna ou Conrad von Hotzendorf si Joffre est nul. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi tu es aussi critique envers Joffre, quasiment chacun de tes posts étant particulièrement véhément (“inutile”, “catastrophique”, etc.).

    Ça mériterait un sujet je pense.

    Sinon, je te conseille également Pyrrhic Victory, French Strategy and Operations in the Great War de Robert A. Doughty. Il n’est pour l’instant disponible qu’en anglais, mais c’est une vrai merveille et je pense qu’il fera relativiser ton opinion sur Joffre.

  • Participant
    Posts516
    Member since: 17 août 2012

    Le 18 juillet débutait la seconde bataille de la Marne.

    La seconde bataille de la Marne a débuté le 15 juillet par une offensive allemande, et non le 18.
    Le 18, c’est la contre-offensive de Foch durant cette même bataille qui mène à une perte définitive aux Allemands de l’initiative.

  • Participant
    Posts567
    Member since: 29 avril 2016

    Les modifications du 14 septembre:

    • Erreurs corrigées
    • Réduction à 5 pages word.
    • Effacement des posts désormais inutiles.
  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    @Provençal

    Ton texte est encore trop linéaire, pays par pays. Bat’s t’a donné ce conseil pour la clarté, mais il faudrait établir les liens entre les différents fronts (sur le plan stratégique).

    De plus je pense que l’aspect d’explication militaire manque: les “coups de boutoir” de 1918 méritent plus de détails.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts567
    Member since: 29 avril 2016

    Ça y est, j’ai réussit à arriver à mon objectif. Cette introduction fait donc 3 pages (taille 12) et 1798 mots.

    @mongotmery. Pourquoi il n’y a pas de description détaillée des batailles parce qu’il s’agit d’une introduction destinée à être la première page d’un site consacré à la Grande guerre.

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    @Provencal

    J’avais mal compris ton objectif, désolé, je vais relire ceci avec cet objectif en tête

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)

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