Post has published by Natsu

Ce sujet a 13 réponses, 6 participants et a été mis à jour par  Solduros_390, il y a 1 an et 5 mois.

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    Alexandre le Grand et la Grèce
    http://www.antikforever.com/Egypte/Dyn/Images/Mace_ptolemee/Alexandre%205.jpg

    Introduction :

    « Combien grands sont les dangers que je rencontre pour gagner une bonne réputation à Athènes ». Il s’agit d’une citation d’Alexandre le Grand qui montre bien toute la difficulté qu’il a eu, tout comme son père pour maintenir de bonnes relations avec les Grecs alors que lui-même est le roi Macédonien. Je vais faire une rapide biographie d’Alexandre. Il est né à Pella en Juillet 356 et a pour parents Philippe II, roi de Macédoine depuis 359, et de Olympias, fille du roi des Molosses, une des tribus d’Épire. Il eu d’abord pour précepteur un parent de sa mère nommé Léonidas. Mais le plus connu est sans nu doute Aristote qui fut appelé à la cours Macédonienne par Philippe II en 343 et il y resta jusqu’en 340. Du fait du manque de source solide, il est difficile de juger l’influence de ce dernier sur Alexandre. Aristote aurait, selon certains historiens, voulu inculquer à son élève la conviction que la Grèce peut être unifiée sous l’égide de la Macédoine et faire triompher l’hellénisme à travers le monde grâce à la personnalité d’un roi remarquable et fier. On a longtemps dit que c’est Aristote qui a fait découvrir à son élève la culture grecque mais on sait aujourd’hui que cette dernière était déjà présente à la cours macédonienne depuis plusieurs générations. Alexandre eu ses premières responsabilités en 340 à l’âge de 16ans quand son père parti mener une expédition contre Byzance et qu’il lui laissa la direction du royaume. Il fit ses premières armes face aux Thraces mais c’est à la bataille de Chéronée en 338 qu’il impressionna tout le monde en dirigeant la cavalerie macédonienne. Après cette bataille qui vit la domination macédonienne sur l’ensemble de la Grèce, il fut envoyer à Athènes avec Antipater pour y ramener les cendres des tués. Il y eu des problèmes de relations en 337 quand Philippe II répudia Olympias la mère d’Alexandre et épousa Cléopâtre une princesse macédonienne avec qui il eut un fils.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/80/Expansion_of_Macedon_%28English%29.svg/992px-Expansion_of_Macedon_%28English%29.svg.png

    L’expansion de la Macédoine

    En 336, Philippe II est assassiné par un jeune noble macédonien du nom de Pausanias au cours du mariage entre sa fille et le frère de sa femme. Il existe pas mal de théories au sujet de cette mort, à savoir si Pausanias avait agit seul ou nom, si Olympias était lié au complot, voir Alexandre lui même. Alexandre devint à la mort de son père le nouveau roi de Macédoine. Il devra d’abord consolider son pouvoir en menant des campagnes rapides au Nord puis au Sud de son royaume. On peut donc se demander en quoi à consister cette relation entre Alexandre et la Grèce. Il va donc s’agir de voir dans un premier temps l’héritage de Philippe II, puis dans un second temps la guerre menée contre les Perses et les motifs, et enfin les derniers sursauts d’indépendance des cités grecques.

    I/ L’héritage de Philippe II

    A/ La Ligue panhellénique de Corinthe

    Après la bataille de Chéronée en 338, Philippe II réunit à Corinthe en 337 le congrès des Etats grecs sous sa présidence. Seule Sparte refuse d’y participer. On a donc une paix commune arbitré par un roi. On y avait la stabilité intérieure des cités les mesures subversive comme les changements de constitutions, les partages des terres ou la libération d’esclave devenait un délit fédéral.
    La paix était garanti par un conseil(synédrion), qui représentait les parties contractantes : cités, peuples et fédérations. Mais le traité était aussi garanti par Philippe II en tant que chef militaire(hégémon). L’hégémon apparaissait comme un facteur de stabilité ce qui était l’objectif de cette paix. Le choix de Corinthe n’était pas du au hasard. En effet, ce choix renvoie directement à 481 où l’on avait eu les assemblées des différentes cités pour lutter contre les Perses même si aucune clause du traité ne concernait une alliance militaire contre les Perses. C’est la première institution panhellénique à l’échelle des Balkans même si on ne peut pas parlé d’alliance, de fédérations ou d’états. Philippe II était aussi en position de force car tous les parties lui prêtaient serment ainsi qu’à ses descendants.

    B/ Une arrivée au pouvoir difficile

    A la mort de son père, la situation intérieur du royaume de Macédoine était compliquée. Alexandre dut lutter pour le trône, assurer la frontière Nord avec une campagne danubienne et une autre contre les Illyriens. Au même moment, en 335, Thèbes se révolte grâce au financement perse. Les autres cités vont éviter de s’engager même si elles souhaitent elles aussi se libérer de la domination macédonienne. Alexandre va donc se diriger vers Thèbes à marche forcée et va réduire la révolte. La ligue de Corinthe, conformément à ses statuts, eut à en juger. Elle condamne la cité à être rasée et sa population à être réduite en esclavage ce que va faire Alexandre. Il est intéressant de voir qu’à chaque fois que le jeune roi est en difficulté, les cités grecques vont profiter de l’occasion pour bouger leurs chaînes si je puis dire. Mais avec ces guerres de début de règne, les finances sont dans un état déplorable ce qui force le roi à emprunter et l’oblige à partir au plus vite dans une guerre afin de s’y faire du butin. Il va donc continuer l’œuvre voulu et commencé par son père : envahir le puissant et riche Empire Perse.

    II/ La “Guerre de représailles

    A/ La “Guerre de Libération

    Le projet de libération des Grecs d’Asie mineure n’est pas vraiment évident, tout comme la finalité de l’expédition. En effet, les Grecs voyaient l’Asie comme une terre potentielle de colonisation. On avait déjà de nombreuses cités grecques en Asie mineure mais qui étaient sous domination perses. On avait en effet en Grèce un problème de surpopulation, de victimes de guerre et de proscriptions. Coloniser l’Asie permettrait de diminuer le mercenariat et donc stabiliser le monde grec. Ce projet avait déjà été mis en avant par Isocrate, l’un des 10 orateurs attiques, repris ensuite par Aristote. Les deux hommes mettaient en avant la supériorité militaire des Grecs sur les Perses, la fertilité des terres mais surtout la fragilité de l’empire achéménide du fait des intrigues de cour. Or je rappelle qu’Aristote a passé quelques années à la cour macédonienne, qu’il a été le précepteur d’Alexandre que les deux hommes ont par la suite gardé contacte pendant plusieurs années.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c4/Universal_manual_of_ready_reference_-_antiquities%2C_history%2C_geography%2C_biography%2C_government%2C_law%2C_politics%2C_industry%2C_invention%2C_science%2C_religion%2C_literature%2C_art%2C_education_and_miscellany_%281904%29_%2814590266027%29.jpg/800px-thumbnail.jpg

    Aristote enseignant à Alexandre

    Mais pour ce qui est de la finalité des terres à conquérir, il était tantôt question de ne prendre que l’Asie antérieure jusqu’au fleuve Halys(appelé Kızılırmak aujourd’hui), tantôt des territoires les plus vastes possibles, voire même l’intégralité de l’Empire. Philippe II avait, peu avant sa mort, en 338, fait passer l’Hellespont à 10.000 hommes sous les ordres de son général Parmenion. La ville de Chios est libérée de l’oligarchie pro-perse qui était au pouvoir mais maintient à Ephèse le pouvoir en place. Il n’a pas hésité non plus à détruire des cités grecques comme Gryneion. Malgrés quelques revers infligés par Memnon en 335, les macédoniens arrivent à garder Abydos qui est le point de débarquement parfait pour une armée venue d’Europe.

    B/ Les limites du philhellénisme d’Alexandre

    Pour partir en guerre contre les Perses, Alexandre rassemble une armée de 32.000 fantassin et 5.500 cavaliers. Conformément aux décisions du Synedrion et de l’hégémôn, des contingents ont été levés dans les cités et états de la Ligue de Corinthe. On a donc, provenant de ces contingents, 7.000 fantassins et 2.400 cavaliers. Quand à la flotte grecque, Alexandre la licencie dés l’été 334 à Milet. Cette participation des contingents avaient un double objectif pour Alexandre. En effet, leur présence justifiait le caractère panhellénique de la « guerre de représailles » qu’Alexandre mène en tant que stratège des Hellènes. Au famille des soldats tués au combat, il a accordé des remises de taxes personnelles et foncières. Il va aussi multiplier les gestes de bonne volonté envers les grecs au même moment où Agis III, roi de Sparte, cité qui ne fait pas parti de la Ligue je le rappelle, menace la domination macédonienne en Europe : ainsi au printemps 331, il accepte de libérer les mercenaires athéniens faits prisonniers au Granique. En effet, sur les 40.000 hommes de l’armée achéménides, 10.000 étaient des mercenaires grecs. Il le fait là alors qu’en 333 à Gordion, Alexandre avait refusé car il avait jugé qu’à un moment où la flotte perse faisait peser un risque sur la poursuite de l’expédition, il ne fallait pas diminuer la crainte qu’il inspirait alors aux grecs. En décembre 331, il renvoya à Athènes les statues des Tyrannoctones que Xerxès avait fait enlever en 480 lors de la prise de la cité. L’incendie de Persépolis est aussi un signe destinés à la fois aux Perses mais aussi aux Grecs d’Europe. C’est un signe de la volonté d’Alexandre de mener jusqu’au bout la guerre de représailles au nom de la Ligue de Corinthe et venger les destructions lors des guerres médiques, comme la destruction d’Athènes par les flammes.

    http://www.photo.rmn.fr/CorexDoc/RMN/Media/TR1/DK3I0G/12-519820.jpg

    Les Tyrannoctones s’apprêtent à tuer le tyran Hipparque : Harmodios et Aristogiton

    Mais l’autre objectif de la levée des contingents grecs est de s’assurer de la tranquillité des états grecs. En effet, selon les historiens, les contingents grecs n’étaient ni plus ni moins que des otages dans les mains d’Alexandre, surtout qu’en l’on voit le faible rôle qu’elles ont eu lors de l’expédition, la cavalerie mis à part. D’ailleurs, il est intéressant de voir que la seule révolte ouverte contre les Macédoniens vient de Sparte, la seule cité qui ne fait pas parti de la Ligue de Corinthe.
    Quand aux cités grecques, il est intéressant que du moment que l’on accueillait correctement Alexandre, les cités n’avaient rien à craindre mais si on lui résistait, il n’hésitait pas à prendre la cité par la force et à y établir une garnison. Ainsi, la liberté n’est pas accordé de fait à la cité grecque, c’est une liberté concédée et donc précaire. Le meilleur exemple est avec la cité d’Aspendos qui, pour ne pas avoir de garnisons macédoniennes dans la cité accepta de payer 50 talents et un tribut en chevaux. La cité avait donc son autonomie. Mais quand Alexandre appris que la cité refusait d’appliquer l’accord, il revint et la cité passa « d’autonome » à « sujette », elle devait obéir au satrape, fournir des otages, payer le tribut convenu et au lieu de verser 50 talents du en verser le double.

    III/ Les sursauts d’indépendance

    A/ La guerre d’Agis

    Comme je l’ai déjà mentionné, il existait le risque d’une révolte de la part des cités grecques et Alexandre était parfaitement conscient du danger. Il a d’ailleurs laisser en Macédoine une armée de 15.000 fantassins et 1.500 cavaliers placés sous les ordres du général Antipater qui avait pour mission de surveiller les cités. La révolte va venir de Sparte qui, comme je l’ai déjà dit, ne fait pas parti de la Ligue de Corinthe et donc pas envoyé de contingents à Alexandre et donc pas d’otages. Le roi de Sparte Agis III arrivé au pouvoir en 338 à la mort de son père a donc pu librement préparer l’armée spartiate.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/33/Map_Macedonia_336_BC-en.svg/992px-Map_Macedonia_336_BC-en.svg.png
    Carte de la Grèce

    Il voulait agir en collaboration avec Darius le roi des Perses mais les problèmes de communications vont faire qu’il n’y aura pas de coordinations. D’ailleurs quand en 333, il décide de s’engager complètement du côté des Perses, il retrouve à Siphnos dans les Îles Cyclades les satrapes Autophradatès et Pharnabaze avec pour objectif d’envahir la Grèce. Mais ils apprennent alors la défaite d’Issos ce qui va ruiner le plan d’un attaque contre la Macédoine en Asie et en Europe. Il va alors aller en Crète avec son frère Agésilas où il prend le contrôle de la plupart des cités et les forces à prendre le parti anti-macédonien. En 331, on a une révolte en Thrace mené par le stratège Memnom. Au même moment, Agis ouvre les hostilités dans le Péloponnèse. On ignore si il y a eu une véritable volonté de coordination mais ça ne serait pas étonnant. Antipater est donc occupé en Thrace et envoie le stratège Korragos dans le Péloponnèse qui est vaincu et tué. De nombreuses cités du Péloponnèse rejoignent les Spartiates dans la révolte. C’est d’ailleurs pour éviter qu’Athènes rejoignent la révolte qu’Alexandre libère les prisonniers Athéniens. Il demande aussi à Antipater de traiter avec Memnon afin de pouvoir se diriger contre Agis. D’ailleurs Alexandre ne bougea pas tant que la révolte en Grèce ne fut pas régler. Antipater va enrôler des contingents de la Ligue de Corinthe et à la tête de 40.000 hommes marchent vers le Péloponnèse où l’armée d’Agis assiège la cité de Mégalopolis. Agis y est vaincu et tué. Malgré cette victoire et la fin de cette révolte, Alexandre va multiplier les gestes de bonne volonté à l’égard des grecs d’Europe.

    B/ Le double-jeu d’Athènes

    Athènes avait proclamé sa loyauté à Alexandre en 335 après la défaite de Thèbes et une seconde fois en 332 lors de la révolte mené par Agis. Mais en même temps, Lycurgue va mettre en place des mesures destinés à rétablir la cohésion de la cité et on peut d’ailleurs se demander qi il n’y avait pas une volonté de se préparer à une guerre de libération. Lycurgue est un noble qui a été un élève d’Isocrate, c’est excellent gestionnaire et il va réussir à restaurer l’économie de la cité et augmenter les revenus grâce à des taxes indirectes. Le port du Pirée va être un véritable port internationale. On a aussi à cette époque une multiplication des procès d’impiété qui ont pour but de renforcer la cohésion religieuse de a cité. Aristote en fut par exemple une victime. Démosthène arriva en 330 à régler définitivement le contentieux qu’il avait avec Eschine. Lycurgue va développer la marine athénienne et renforcer les forteresses. On a une mise en place d’un apprentissage militaire des jeunes hommes, l’éphébie, comme un véritable service civique qui est organisé et contrôlé par l’état.

    http://www.socialstudiesforkids.com/graphics/demosthenes.jpg
    Discours d’un orateur devant la population athénienne

    En 324, Alexandre va imposer deux décrets, l’un qui oblige de réintégrer les exilés depuis des générations qui n’avaient comme seul ressource que le mercenariat et de leur restituer leurs terres, et l’autre qui est doit instaurer un culte civique envers sa personne afin de légitimer le rappel des exlés et le présenter comme un bienfait divin. On eu alors une vive opposition. Le trésorier d’Alexandre Harpale est envoyé à Athènes avec la caisse royale et les mercenaires. Certains athéniens voulaient refuser en bloc le rappel des exilés mais Démosthène va préférer négocier avec les Macédoniens. Il sera d’ailleurs exilé pour ça.

    Conclusion :

    Pour conclure, la relation entre Alexandre et la Grèce a été compliquée tout au long de son règne et ce depuis son père. Quand Alexandre meurt le 13 juin 323 et qu’on apprend la nouvelle en Europe, les hésitations disparaissent. L’orateur Hypéride, qui dispose de l’argent d’Harpale, et le stratège Léosthènès, qui est un vétéran revenu d’Asie avec les mercenaires, vont préparer la guerre. On parle alors de Guerre Lamiaque. Athènes va former une nouvelle alliance pour remplacer la Ligue de Corinthe, ils seront rejoints par les Etoliens et les Thessaliens. Démosthène obtiendra son amnistie par une campagne diplomatique dans le Péloponnèse mais Sparte et les Arcadiens ne s’engagent pas, ils ont été trop affaibli par leur révolte mené par Agis. Cette alliance connaisse des succès dans un premier temps et Antipater est obligé de se retrancher dans la forteresse de Lamia en Thessalie. Mais Léosthène va mourir et la flotte est battue à Amorgos en 322. L’armée macédonienne de vétérans menés par Cratère vont alors pouvoir passer en Europe et joindre Antipater. L’armée macédonienne va alors vaincre la coalition à Crannon en Thessalie. Athènes doit alors livrer les meneurs, Démosthène se suicide, une garnison macédonienne s’installe, une oligarchie basée sur un cens modéré se met en place dirigé par le vieux Phocion et 10.000 citoyens pauvres sont envoyés en Thrace comme colons. La Ligue de Corinthe n’est pas reconstitué et c’est dés lors la fin de la Grèce des cités qui n’arrivera plus à se relever. Je finirai avec cette citation de l’orateur athénien Démade : « Alexandre mort ? Ce n’est pas possible, s’il était mort, le monde serait plein de l’odeur de son cadavre » Cela résume bien la relation entre Alexandre et les Grecs.

    Bibliographie :

    -Anne JACQUEMIN, La Grèce classique, 2016
    -Marie-François BASLEZ, Histoire politique du monde grec, 2015
    -Pierre BRIANT, Que sais-je ? Alexandre le Grand, 2011
    Wikipédia

  • Modérateur
    Posts1944
    Member since: 20 juillet 2013

    Très jolie synthèse. J’ai une question. Mes propres livres sur le sujet mentionnent indifféremment Antipater et Antipatros. Quel est ton avis à ce propos ?

    .

    A l'inverse du généraliste, le spécialiste est celui qui en sait toujours plus sur un sujet de plus en plus restreint. Le spécialiste parfait est donc celui qui sait absolument tout sur absolument rien.

  • Participant
    Posts1100
    Member since: 12 avril 2012

    Logiquement, il s’agirait de la même personne, en grec ancien son nom est Ἀντίπατρος(prononcé Antipatros). Il y a eu certes d’autres Antipater par la suite, mais à l’époque de Philippe II et d’Alexandre, je ne connais que celui-là.

  • Admin bbPress
    Posts6314
    Member since: 5 août 2017

    Effectivement, il s’agit bien du même, soit le père de Cassandre. Antipater est le nom francisé tout simplement. Bon je retourne à ma lecture 😉

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Modérateur
    Posts1944
    Member since: 20 juillet 2013

    J’avais bien compris qu’il s’agissait du même personnage ! Je m’étonnais juste de l’usage d’un double nom, soit grec, soit latinisant, selon les livres. Une affaire de mode ?

    .

    A l'inverse du généraliste, le spécialiste est celui qui en sait toujours plus sur un sujet de plus en plus restreint. Le spécialiste parfait est donc celui qui sait absolument tout sur absolument rien.

  • Admin bbPress
    Posts6314
    Member since: 5 août 2017

    Oh 😆

    Ces livres utilisant Antipatros font donc une exeption que pour ce nom? Le reste est francisé?

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Participant
    Posts2177
    Member since: 16 avril 2012

    Natsu, quand tu écris que sur 40’000 soldats achéménides il y avait 10’000 Hellènes. Qui prétend que l’armée perse avait aligné 40’000 soldats ?

  • Admin bbPress
    Posts6314
    Member since: 5 août 2017

    Du consensus que j’ai lu dans maints livres, 40 000 s’avère le chiffre maximal côté perse. Certaines autres sources mentionnent plutôt 25 000 et d’autre 35 000, dont 5000 à 8000 Hellènes. Dommage avec ces vieilles batailles car les chiffres varient toujours grandement, soit pour des raisons politiques, soit par manque de sources fiables tout simplement.

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Modérateur
    Posts8423
    Member since: 14 mai 2013

    Dossier intéressant, clair et concis comme on dit! 🙂
    Le double jeu d’Athènes est effectivement surprenant, et je comprends mieux la difficulté à tenir Sparte dans Rome Total War:Alexander, au vu des révoltes face aux Macédoniens que tu décris.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts2177
    Member since: 16 avril 2012

    Du consensus que j’ai lu dans maints livres, 40 000 s’avère le chiffre maximal côté perse. Certaines autres sources mentionnent plutôt 25 000 et d’autre 35 000, dont 5000 à 8000 Hellènes. Dommage avec ces vieilles batailles car les chiffres varient toujours grandement, soit pour des raisons politiques, soit par manque de sources fiables tout simplement.

    Les sources antiques exagèrent toujours :lol:. Si on reprend Diodore ou Arrien on doit arriver à 500’000 Perses à Gaugamèles et 250’000 au Granique si je me souviens bien. Par contre passer de plus de 200’000 à 40’000 me parait beaucoup quand même.
    En sachant que toutes les troupes sur le terrain n’étaient pas engagées durant le combat comme Natsu l’a dit.

  • Admin bbPress
    Posts6314
    Member since: 5 août 2017

    En passant Nats, j’ai oublié de te mentionné mais j’ai partagé ton dossier sur ma page Facebook et plusieurs semblent avoir aimé 😉

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Modérateur
    Posts197
    Member since: 12 septembre 2015

    Et oui Alexandre était un Macédonien. Comme son père avant lui, le monde grec ne lui a jamais tendu les bras étant donné la diversité des cités et ce qu’étaient les Macédoniens pour les Grecs : des barbares pour certains, si l’on regarde les discours de Démosthène. Natsu l’a très bien dit, l’héritage de Philippe II est essentiel dans la légitimation du pouvoir d’Alexandre. Le fils doit presque tout à son père. Natsu a aussi très bien insisté sur les débuts difficiles du règne d’Alexandre : des accusations contre lui à propos de l’assassinat de Philippe, la jeunesse du nouveau roi, la révolte de Thèbes qui se termine en massacre, la dette liée aux campagnes militaires…

    Alexandre devait absolument légitimer son pouvoir et renforcer son autorité aux yeux des Grecs, c’est pourquoi il procéda ainsi : partir en campagne contre les Perses à plusieurs conditions : placer 12 000 hommes en garnison à l’arrière en cas de révolte, exiger 6000 soldats à la ligue de Corinthe pour son expédition, mais surtout des gestes de propagande afin d’être associer à un champion du panhellénisme (monnaies représentant Athéna, visite à Ilion pour réaffirmer son philhomérisme). D’ailleurs, pour obtenir l’adhésion des Grecs, la conquête de l’Asie mineure devait être perçue à leurs yeux comme une libération des cités hellènes en Asie, c’est pourquoi Alexandre se montra clément lors de sa conquête en 334 avant JC, en totale opposition avec l’épisode de Thèbes : leur laisser une certaine autonomie, avec parfois une exemption d’impôts.

    Encore une fois un très bon dossier Natsu, on oublie souvent le début de son règne parce qu’on tombe facilement dans la légende du conquérant. Merci.

    "Lorsque le soleil frappa de ses rayons les boucliers d'or et d’airain, les montagnes en furent illuminés et brillèrent comme des flambeaux allumés"

    I, Maccabées, 6, 31.

  • Participant
    Posts1913
    Member since: 17 février 2013

    Il ne faut pas oublier que dans le monde grec pour être grec, il faut remplir quelques conditions cumulatives. Il faut en premier lieu parler un des dialectes grecques, bref être inter-compréhensible avec les autres grecs, il faut vénérer à peu de choses près le même panthéon ayant pour centre sacré Delphes, être en quelque sorte dans la continuité culturelle grecque. Tout cela les Macédoniens ont sont pourvus, mais il leur la dernière condition qui nous semble à nous être baroque, il faut appartenir à une cité. Il ne faut pas oublier l’importance de la cité, de la Polis dans le monde grecque, qui est un élément indispensable au fait d’être totalement grec, la Polis est signe de liberté pour un grec, elle doit être son monde, on le remarque à travers les écrits de Platon par exemple. Or la Macédoine est un royaume et non une Polis tout comme l’Epire et Chypre qui comptait une dizaine de royaumes. Ces trois espaces géographiques n’étaient pas réellement considérés comme grec, mais comme semi-barbare, ils parlent comme nous, ils ont les mêmes cultes, mais il leur manque le pinacle de la civilisation:la Polis.

  • Participant
    Posts2177
    Member since: 16 avril 2012

    Les ligues achéennes et étoliennes ne sont donc pas grecques selon cette expression. La polis n’était pas une condition pour l’hellénisme.

14 sujets de 1 à 14 (sur un total de 14)

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