Post has published by Nicopoleon 1er

Ce sujet a 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  mongotmery, il y a 8 mois et 3 semaines.

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  • Participant
    Posts2169
    Member since: 12 avril 2012

    Tout comme le débat ”Pourquoi combat le Landser”, j’aimerais qu’on analyse les motivations qu’on les soldats soviétiques, tout au long de la guerre, à aller au combat ou justement à refuser ce combat. En particulier, j’aimerais qu’on s’intéresse aux questions du patriotisme soviétique, de l’idéologie, de la haine du régime, de celle des allemands, des différentes nationalités et de la réelle importance des mutineries et autres bataillons d’arrêt.

    Tout comme pour le Landser, il conviendra de distinguer les différentes unités (si distinction il y a à faire) et les différentes périodes.

    En définitive, l’Armée Rouge n’avance-t-elle que parce que, comme le dit Staline, dans l’Armée Rouge il faut plus de courage pour reculer que pour avancer, ou les autres raisons qu’a le Frontovik de se battre sont-elles encore plus importantes ?

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    @Nicopoleon1er

    Je citerais pour commencer la réponse des raisons globales:
    – la propagande: les soviétiques de 1941 sont bien imprégnés de propagande et de culte de la personnalité de Staline: il croit en lui, d’autant plus que ces erreurs sont cachés. Cela les motive au combat.
    – Le comportement raisonnable du Parti Communiste après les premiers engagements: après les désastres entraînés par les agissements de certains commissaires politiques incompétents militairement au plus près des combats, et l’action des bataillons d’arrêt en 1941, le Parti se replie fin 42, apparaît moins, au profit de la “Mère Patrie”. Cela donne un sujet plus profond, car plus ancien et très important pour les ruraux attachés à leur terre, de se battre pour les frontoviks.
    – Les exactions allemandes: en particulier vis-à-vis des Ukrainiens, les Einsatzgruppen ont eu un effet désastreux sur les prémices de ralliement des minorités non russes opprimées en URSS
    – Dans la même idée, les défaites ont pu avoir un rôle d’affolement de la population, qui l’a poussé au combat, a poussé le frontovik a protégé sa famille de l’avance allemande. Cette attitude n’aurait peut-être pas eu la même ampleur si les Soviétiques avaient enchaîné els victoires et progressé en Europe

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Pour donner suite, il existe une fracture temporelle et spatiale dans la façon dont elle motive le soldat soviétique au combat.

    Je l’ai su en lisant le livre de Jean Lopez sur les Grandes Offensives de l’Armée Rouge de 1945. Il y indique, en se basant sur le contenu des lettres et sur l’évolution des messages de propagande et des discours de Staline:

    Avant que l’Armée Rouge ne franchisse la frontière soviétique de 1941, le discours porte sur la libération de la mère patrie et la fin des exactions.

    Après, il porte sur la vengeance de ces mêmes exactions, dont la perception de l’ampleur a été décuplée par les constatations sur les territoires occupés: destructions, déportation, massacre de masse locaux, viols, exécution de partisans…

    Et on verra en 1945, en Allemagne, des exactions soviétiques en masse, qui sont presque annoncées par les correspondances des soldats soviétiques. Parmi ces exactions, des pillages, des viols en masse et même montrés à l’adversaire (ce qui s’est vu aussi au Rwanda et plus récemment en Irak et en Syrie, et est considéré comme une utilisation à des fins politico-militaires du viol), et des meurtres…

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