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Ce sujet a 22 réponses, 7 participants et a été mis à jour par  Muelka, il y a 1 an et 10 mois.

23 sujets de 1 à 23 (sur un total de 23)
  • Participant
    Posts23
    Member since: 24 juin 2015

    Dans le contexte actuelle l’OTAN et la Russie se disputent sans cesse comme en Ukraine, Moldavie, Syrie…
    Dans se contexte on évite de s’affronter directement.
    Mais le monde est changeant :dry: et je me demander si la nouvelle administration américaine à vraiment de quoi résoudre les crises. N’hésiter pas a apporter des élément de réponse car je suis dans le flou. On exclue ici les scénario de guerre directe Russie/OTAN.
    Et maintenant PLACE AU DÉBAT !!

  • Participant
    Posts180
    Member since: 1 janvier 2013

    Bonjour,
    Pour ma part j’ai de plus en plus de mal à voir une confrontation direct entre la Russie et l’OTAN.
    Je m’explique :
    Certes la Russie et notamment son président sont depuis quelques années, souvent montré du doigt comme étant un monstre dangereux et etrange qui sort des cendres de l’URSS. Elle est même décrite comme belliciste et est sur le point d’envahir l’est de l’europe et une partie du MA. Mais si on prend du recul, les choses ne sont pas évidentes pour cette dernière.

    Quels sont (où etaient) les grands points chauds entre l’OTAN et la Russie ?
    L’Ukraine ? Ancien bastion de l’URSS, l’intervention de la Russie lors de la dernière révolution lui à coûté très chère (sanctions économiques importantes de l’Europe et opinion ukrainienne défavorable à la Russie).
    La Libye ? La chute du dictateur Lybien est vu comme une trahison des Occidentaux par les Russes. Khadafie étaient très proche de pas mal d’oligarques Russes (donc des très proche du cercle du pouvoir Russe).
    La Syrie ? La révolution (toujours en cours) touche le plus grd allié de la Russie du Moyen Orient. Cette guerre permet de servir de vitrine pour l’armée russe mais coûte extrêmement chère. Et malgré le gain d’influence sur ce pays, la russie joue gros car le régime Assad tiens aussi bien qu’un chateau de carte. Une trop grande bourrasque et tout s’envole.

    Pour ma part, je vois ici que des pays qui étaient ou qui sont toujours proches du Kremlin.
    Ce qui montre donc que la Russie n’avance pas des pions sur l’échiquier mondial mais plutôt defend ses positions ou les positions qu’il pensait acquises (#Ukraine). Nous pouvons également souligner que l’intervention des russes dans ces dossiers leurs ont coûtés un isolement international et une récession économique drastique.
    En effet c’est bien gentil de montrer ses biceps avec son Hard Power mais ce pouvoir montre rapidement ses limites quand l’appareil militaire est bloqué. Et justement sur le plan militaire la Russie s’est trouvé québlo dans de nombreux dossiers assez chaud.

    Donc pour l’instant, je ne vois pas vraiment beaucoup de gros problèmes avec la Russie pour la future administration américaine, quand on voit que la dernière à reussit malgré son non interventionisme à faire aussi mal à cette dernière.

    Pour le cas de la Chine, par contre ça risque d’être autrement plus difficile…

    Edit : Sans m’en rendre compte j’ai réussi une prouesse, parler de la Russie sans prononcer une seul fois Poutine.

  • Participant
    Posts23
    Member since: 24 juin 2015

    Je vois se que tu veux dire mais dans plusieurs pays les crises sont gelé et on attend que l’autre agisse, en fin j’en ai l’impression. Je parle en partit de résoudre ces crises. Mais il est vrai de pas oublié la Chine qui a énormément gagné en puissance malgré quelle n’arrive pas a résoudre ces propres problèmes (Iles en mer de chine, Taiwan, …) . Après il me semble qu’il s’entendent bien non? (Russie-Chine)

  • Modérateur
    Posts8423
    Member since: 14 mai 2013

    @muelka

    L’Ukraine ? Ancien bastion de l’URSS, l’intervention de la Russie lors de la dernière révolution lui à coûté très chère (sanctions économiques importantes de l’Europe et opinion ukrainienne défavorable à la Russie).

    Allons soyons sérieux… La population ukrainienne était divisée sur le sujet, et maintenant si elle l’est encore plus, la population favorable à la Russie et le territoire où elle habite en majorité est maintenant sous le contrôle russe.

    Quand aux sanctions européennes, elles n’ont que peu influé une économie russe qui vend de toute façon forcément ses matières premières, sans grande concurrence, mais n’a pas d’entreprise d’envergure internationale impactée. Alors que l’agriculture européenne, et en particulier française, est littéralement morte de ses “sanctions économiques”.

    Sans parler des cas plus particuliers comme les Mistral qui sont au final de la technologie gratis pour les Russes t aux frais égyptiens et français, donc américains et français…

    Quand à l’appareil militaire bloqué…. Il est intervenu en Ukraine, au Donbass (même s’il n’y a pas de preuve officiellement reconnue par la Russie), en Syrie.
    Alors certes ce sont des interventions limitées, mai l’armée russe sert. Au contraire des forces OTAN inactives.
    Après je n’ai pas envie de çà pour l’armée française: le coût psychologique de ces opérations où les soldats endossent un rôle de mercenaires est très lourd, surtout dans les périodes “semi-calmes” où ils ne sont pas intégrés dans la population, mais ne sont pas H24 en militaires.

    C’est quand même bizarre que les gens parlent toujours de la confrontation Russie-OTAN ou USA, alors que ces deux pays semblent bien être amenés à se rassembler. Les USA avaient déjà fait des pas vers l’Asie-Pacifique, mais les printemps arabes les ont interrompu dans ce fameux pivot stratégique. Cela a aussi montré les limites d’une doctrine stratégique si abstraite, qui envisage d’abandonner un théâtre pour un autre alors que les USA sont la 1ère puissance du monde et ont des intérêts partout dans le monde.
    La Chine sera probablement amené à se confronter avec les USA, et c’est assez “prometteur” en termes de tensions. La place de la Russie y sera peut-être importante, mais l’Ukraine et la Syrie sont déjà des théâtres qui absorbent beaucoup.

    Un autre problème russe, c’est la Tchétchénie: la région semble calme, mais l’est-ce vraiment durablement avec de puissants groupes djihadistes au moyen-orient? La question se pose pour les Russes, les experts ont sûrement des réponses mais je ne les connais pas.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts1194
    Member since: 12 avril 2012

    Oh que si les sanctions ont eu des effets intenses, et des deux côtés.
    en 2015, l’économie Russe a subie une perte de 4% là où les prévisions voyaient au contraire une croissance de 5%. Le secteur de l’énergie en particulier a été touché – doublement d’ailleurs avec la baisse mondiale des cours du pétrole. Le rouble quand à lui a sérieusement dégringolé, perdant assez de valeur pour impacter négativement la vie des citoyens.
    en 2016, l’économie Russe s’est adapté et les effets ont été bien moindre au point d’être sujet de propagande. La Russie avait pioché dans ses réserves (500 milliards de dollars à peu près) pour arrêter la baisse du rouble, maintenu artificiellement bas les taux d’intérêt (permettant de financer l’économie comme si de rien n’était et donc diminuant l’impact des sanctions) et la résilience de la population a diminué les effets de la baisse du rouble (qui était redescendu au niveau de 2010)

    Mais les sanctions n’ont pas été établis pour pulvériser l’économie mais pour laisser le temps à la Russie de réfléchir. En cela, c’est sur le long terme que les effets seront les plus intenses.
    Cependant, les pays baltes subissent aussi des dommages collatéraux et rien ne dit qu’ils ne fassent pas pression à terme contre les sanctions. Jusque là, ils étaient néanmoins en faveur de leur maintien mais les effets véritable n’ont pas encore été ressentis. En 2015, les effets des sanctions sur l’UE furent de 0.5% du PIB de l’union, inégalement répartis
    La résilience Russe s’est fondé sur ses réserves monétaires et énergétique mais les réserves, ça s’épuise. Et les réserves énergétiques sont de plus en plus difficile à extraire quand les technologies nécessaire ne peuvent plus être transféré à cause des sanctions.

    Un point, c'est tout.

    Et deux si t'insistes.

  • Modérateur
    Posts8423
    Member since: 14 mai 2013

    Tu démontres en fait toi-même que j’ai raison.

    Je ne nie pas que les sanctions économiques ont mené la Russie à devoir prendre des mesures les baisses du rouble et autres. Mais une sanction économique ne fera pas plier un président directement, elle fera plier sa population qui poussera ses dirigeants à arrêter de faire les imbéciles. C’est ainsi que çà fonctionne historiquement, et c’est pour cela que cela ne fonctionne pas dans les pays à forte “motivation”.

    Dans le cas russe, le gouvernement a eu les moyens de contrer les effets de ces sanctions: exportation vers l’Asie avec la baisse du rouble qui les favorise, développement interne de l’agriculture à grands coups d’investissements, maintien (malgré une baisse des cours globaux) des revenus sur les exportations énergétiques.

    Au final, la population a t’elle vraiment ressenti ces sanctions? Non. La population française non plus remarque, à part les agriculteurs mais c’est pas une grande proportion. Problème, il n’y a guère plus d’impacts en proportion côté russe.

    En agriculture, le problème est que les russes étaient déjà en train d’essayer de combler leurs importations en porc, patates et produits laitiers. Et pour les produits plus compliqués (fruits et légumes) dans les terres russes, la Chine et l’Asie en général fournit de quoi. Sans compter l’Asie Centrale

    La résilience Russe s’est fondé sur ses réserves monétaires et énergétique mais les réserves, ça s’épuise. Et les réserves énergétiques sont de plus en plus difficile à extraire quand les technologies nécessaire ne peuvent plus être transféré à cause des sanctions.

    On parle de sanctions prises il y a quoi.. même pas cinq ans. Les réserves énergétiques ont au moins 30 ans devant elles à coup sur, et bien plus en réalité. Quand aux technologies, les existantes sont exploitées actuellement: retirer les sociétés occidentales qui aident à la maintenance ne fait qu’aider les russes à se prendre en main pour ces exploitations, puisqu’au final les travailleurs de ces puits et autres activités minières sont russes et donc connaissent le sujet. D’ailleurs, les Russes ne nous ont pas attendus pour développer une technologie d’exploitation…

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  • Participant
    Posts1194
    Member since: 12 avril 2012

    J’aime débattre avec toi, mongotmery.
    j’ai contesté le fait que les sanctions ont eu un impact minime, c’est tout. Nuance.
    Les réserves monétaires, elles, ne vont pas duré 30 ans et la Chine ne fera pas la charité, loin de là. De plus, la Russie doit aussi composé avec le cours du pétrole, très volatile et qui risque de réduire fortement la rentabilité du pétrole.

    Chaque camp joue l’attrition et les spectateurs, comprendre la chine qui a en autre obtenu de la Russie vraiment bon marché, en récoltent les fruits.

    Un point, c'est tout.

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  • Modérateur
    Posts8423
    Member since: 14 mai 2013

    En quoi ai je démontré que tu as avait raison ou tord ? j’ai contesté le fait que les sanctions ont eu un impact minime, c’est tout.

    Parce que tu dis toi-même comment la Russie s’est sorti de l’impact des sanctions en usant d’atouts qui relève d’une dimension temporelle et quantitative supérieure aux sanctions.
    En d’autres termes qu’ils ont noyé la goutte de savon des sanctions en déversant un océan d’eau.

    la Chine ne fera pas la charité, loin de là

    Non, elle fera du commerce qui relancera celui des Européens. Tu crois que les Européens faisaient la charité?

    e plus, la Russie doit aussi composé avec le cours du pétrole, très volatile et qui risque de réduire fortement la rentabilité du pétrole.

    Cet argument se retourne: puisqu’il est volatile, il descendra mais remontera, et finalement gardera une bonne moyenne quoiqu’on en dise, car les pays arabes et le Vennezuela ne vont pas eux-mêmes se ruiner pour embêter la Russie. Surtout qu’ils ont moins de résilience qu’elles.

    Chaque camp joue l’attrition et les spectateurs, comprendre la chine qui a en autre obtenu de la Russie vraiment bon marché, en récoltent les fruits.

    C’est précisément pour çà que je trouve ces sanctions stupides: elles n’ont pas changé la ligne de la Russie, et au final les Occidentaux et la Russie y perdent économiquement alors qu’ils n’étaient pas en bonne situation économique.

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  • Participant
    Posts1194
    Member since: 12 avril 2012

    La Russie a besoin d’exporter beaucoup et cher pour récupérer ses réserves, toute hausse de production entraînant cependant une baisse des taux.
    L’OPEP appelle à une baisse de production pour remonter les taux mais rien ne dit que cela soit respecté. L’Iran a besoin de liquidité et est en lutte contre l’Arabie saoudite.

    Le pétrole pourrait bien, dans ce contexte, devenir très instable entre les intérêts divergents.

    Le but des sanctions est aussi pour freiner les velléités russes. En ce sens, le but est d’étouffer progressivement, pas te tuer brutalement. La Russie n’a pour l’instant pas de problème majeur pour financer son armée mais l’horizon est moins clair.
    l’intensification des opérations russes en Syrie y est probablement lié, La russie souhaitant sanctuariser ce qui est tenable en Syrie avant d’être en difficulté.

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  • Participant
    Posts180
    Member since: 1 janvier 2013

    @mongotmery

    Allons soyons sérieux… La population ukrainienne était divisée sur le sujet, et maintenant si elle l’est encore plus, la population favorable à la Russie et le territoire où elle habite en majorité est maintenant sous le contrôle russe.

    Il me semble que le forum en a dejà discuté dans un sujet consacré à la crise ukrainienne.
    Certe, une partie du Donbass est tombé au main des pro-russes mais ce dossier reste un échec pour la Russie. En effet de nombreuses villes russophones n’ont pas rejoins le camp des séparatistes malgré la puissante propagande mis en place. La ville de Mariopol est un bon exemple il me semble. Et même durant quelques mois la tendance s’est inversé et le Donbass à faillis retombé aux mains de Kiev.
    D’autant plus arretez moi si je me trompe, mais les deux camps sont bloqués militairement et sont tous les deux perdants sur le long terme. Ils laissent une des régions les plus riches d’Urkraine ravagée par la guerre sans possibilité de la reconstruire correctement.

    Oui sauf qu’Ergogan veut sans doute mettre en avant le fait que la Russie bénéfécie beaucoup moins des largesses commerciales européennes qu’avec la Chine. On peut très bien voir l’Asie comme une porte de secours face aux sanctions immédiates mais ce n’est pas une possibilité sur le long terme.

    D’ailleurs on peut voir cette dégradation de l’économie russe en chiffre avec un très bon baromètre qui permet de connaitre l’état de santé économique d’un pays.

    Ainsi selon l’institut de relations internationales et stratégiques, le PIB par habitant en 2012 en Russie se classait au 52ème rang mondial avec 14 037 dollars par habitant.
    Selon ce même institut, le PIB par Habitant en 2014 en Russie, soit 2 ans plus tard, se classait à la 58ème rang avec 12 937,03 dollars.
    Et il me semble que le PIB par habitant à encore baissé pour l’année 2015-2016.

    Tout ceci montre donc que la situation ne peut se tenir durablement pour la Russie. Et qu’il faut qu’elle trouve rapidement un moyen de sortir de cette spirale négative.

    Edit : En effet selon le FMI, le PIB par habitant en 2016 en Russie, se trouve à 8.838,23 dollars.

  • Modérateur
    Posts8423
    Member since: 14 mai 2013

    Le problème est que justement, les Russes ont réussi à prendre la région ukrainienne. Kiev n’y reviendra plus, c’est quasiment sur, et ils vont être obligés de faire un cessez-le-feu définitif à un moment ou à un autre. Déjà malgré des combats sporadiques, la situation se calme. Quand aux destructions, elles ne sont pas di grandes que çà il semble, il y a eu somme toute peu de bombardements de l’aviation ukrainienne.

    Oui sauf qu’Ergogan veut sans doute mettre en avant le fait que la Russie bénéfécie beaucoup moins des largesses commerciales européennes qu’avec la Chine. On peut très bien voir l’Asie comme une porte de secours face aux sanctions immédiates mais ce n’est pas une possibilité sur le long terme.

    C’est assez incroyable de lire çà: l’Asie est le continent le plus peuplé du monde, et de très loin. Les Chinois et les Indiens ont des besoins en hydrocrabures et autres matières premières grandissantes, et leurs capacités technologiques grandissent. Leur approvisionnement en hydrocarbures est loin d’être sécurisé avec l’instabilité actuelle du Moyen orient.
    Il y a donc de vraies opportunités de remplacement de l’Europe là-bas pour un pays comme la Russie, qui depuis quelques temps réchauffe ses relations avec la Chine.

    Quand à la chute du PIB par habitant, il provient de la baisse du rouble puisque que tu l’exprimes en dollars. Mais cette baisse est elle vraiment importante sur le marché russe interne (donc la part de PIB qui reste en interne)? A voir mais généralement cela a moins d’impact que le chiffre exact de dévaluation de la monnaie.

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  • Participant
    Posts1194
    Member since: 12 avril 2012

    L’union européenne reste le marché le plus important, plus important en 2014 que la chine, le japon, les USA et le Canada réunis.
    La perte du marché européen ne sera pas compensé par l’Asie. La Chine ne réchauffe pas ses relations, elle profite d’une position de force pour bénéficier de réductions importante.

    Un pays peut d’ailleurs être peuplé sans pour autant être riche. La Chine privilégie de plus en plus son marché intérieur et ses partenaires en Asie. Je ne pense pas qu’elle apprécie beaucoup de voir la Russie venir la concurrencer dans son pré-carré.
    Surtout, les sanctions font craindre une instabilité économique en Russie et les investisseurs, quelque soit leur patrie d’origine, préfèrent les pays stables

    De plus, la volonté de Donald Trump de relancer de façon majeure la production de pétrole, conventionnel et non conventionnel, risque de réduire à néant les efforts de l’OPEP et des pays associés pour faire remonter les taux. Et ce sans compter la rivalité Iran/Arabie, même si la levée des sanctions contre l’Iran est sujet à caution.
    La Libye est trop chaotique pour des prévisions même à court terme mais si d’aventure elle recommence à exporter tout comme l’Irak, les taux vont encore baisser -sauf si les pays leaders comme l’Arabie Saoudite décide d’abandonner ses parts de marché, chose qu’elle ne semble pas prête à faire-.

    ça faisait longtemps que je n’avais pas débattu comme ça, je suis content ^^

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  • Modérateur
    Posts8423
    Member since: 14 mai 2013

    Le marché le plus important… en quoi? Quantité, valeur monétaire, nombre de clients? Pour quels produits?

    Surtout, les sanctions font craindre une instabilité économique en Russie et les investisseurs, quelque soit leur patrie d’origine, préfèrent les pays stables

    Ca dépend desquels. Investir dans un pays subissant des sanctions (mais pas d’embargo), c’est aussi bénéficier de certains marchés en hausse l’agriculture précitée) avec aides de l’état et tout.

    Certes le pétrole est sujet à variations, mais çà reste un marché stable (il en faut) et à grand prix (bah oui c’est cher le pétrole). Du coup çà reste une manne économique pour la Russie, sujette à variations certes, mas ce ne sera pas la première fois.

    Le problème à mon avis des sanctions est qu’on parle d’impact come objectif de ces sanctions, mais on ne l’a pas défini(enfin pas à ma connaissance et pas sur ce sujet): comment le quantifie-t’on? De quelle nature est l’impact?
    Car on parle bien de sanctions économiques issues de la géopolitique, l’objectif n’est pas de briser le PIB ou l’économie russe, l’objectif est de casser les reins de sa politique extérieure: le lien entre les deux (économie et géopolitique) est compliqué et varie selon le pays.
    Pour la Russie, j’avoue ne pas savoir quel est le seuil d’impact: est-ce que ce sera quand toute la Russie entrera en faillite et que l’armée ne sera plus payée, plus financée en équipement, ou est-ce que la chute du PIB du Russe moyen que tu évoques suffira à faire baisser le moral et pousser le peuple à forcer son gouvernement à cesser cette géopolitique? Je ne sais pas, il y a surement un milieu entre les deux.

    Mais quand on voit la géopolitique des 3 dernières années, est-ce que ce seuil a été atteint: çà n’en a pas l’air, l’armée russe est toujours en Syrie, le Donbass toujours en guerre civile.

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  • Participant
    Posts1194
    Member since: 12 avril 2012

    Pour le seuil, je pense que la Russie ne l’a pas encore atteint mais au vu des efforts diplomatique pour sanctuariser la Syrie utile et le quasi-abandon du Donbass, on doit s’en rapprocher petit à petit car l’état major Russe me semble un peu plus pressé qu’auparavant de terminer ses engagements armées.

    La place croissante des autres alliés du régime syrien sur le champ de bataille peut faire penser à un ralentissement en 2017, après avoir sécurisé à marche forcée un espace viable.
    Le terrain va faire place aux chambres de discussion avec les élections majeur en 2017.

    si la Chine alerte sur les dangers d’une guerre économique, ce n’est pas pour rien à mon avis. Ce genre de propos n’est pas pour rassurer les marchés et ne sont pas lancés à la légère. La Russie dispose cependant de plusieurs atouts pour compenser une limitation de son hard power.
    Les oppositions pro-russe dans les pays capitaux comme la France, les probables dissensions à venir entre Donald Trump et le congrès, le protectionnisme en lutte contre la globalisation de l’économie pour ne citer que les principaux.
    Poutine a semblé ses dernières années subir les événements plus qu’il ne les contrôlait mais quand bien même il a vieilli, le terrain diplomatique est son point fort. Il a rétabli une certaine influence de la Russie tout en diminuant celle de ses rivaux -les négociations de paix en Syrie où ni les pays européens ni les USA ne sont parti prenante est un fait majeur, quelque soit l’issue des négociations (qui ont peu de chance de régler quoique soit mais c’est un autre débat) –

    2017 va être très intéressante pour la géopolitique et potentiellement une année charnière.

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  • Modérateur
    Posts8423
    Member since: 14 mai 2013

    A propos de la guerre économique, c’est effectivement probablement quelque chose qui va avoir lieu entre les USA et la Chine. Mais il y a peu de (mal)chances que cela dégénère en guerre ouverte.

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  • Participant
    Posts1194
    Member since: 12 avril 2012

    Les effets seront peut être plus dévastateur qu’une guerre ouverte cependant.

    La Chine s’est basé sur des exportations massives au point d’avoir noyé certains marchés comme celui de l’acier qui est en surproduction massive.
    En ce sens, le retour du protectionnisme est une mauvaise nouvelle car ses productions sont trop importante pour être absorbé par son marché intérieur, malgré tout les efforts pour le développer.

    Les USA sont pris entre deux tendances. L’élection de Donald Trump est le reflet de la colère des laissé pour compte de la mondialisation et des déclassés (ou craignant de le devenir). Cependant, ses volontés provoquent un déplacement du leadership asiatique vers la Chine, chose que le congrès pourraient mal voir. Idem pour les sympathies de Trump envers Poutine, peu partagé par son propre camp -partisan au contraire d’un accroissement des sanctions et une opposition plus franche contre la Russie-
    Pour le moment, Trump peut se targuer d’une légitimité contre ses opposants républicain et si le sociétal ne devrait pas poser de problème, l’international et l’armée vont être sportif.

    La Russie souhaite restaurer sa puissance et sa fierté. De fait, le peuple russe est près à certains sacrifices. Sa résilience est cependant sujette à caution car elle ne fait que commencer à être éprouvé. Ses réserves monétaires lui ont donné un peu de temps pour renverser les sanctions mais le temps joue contre lui. Sa popularité au sein d’état clef comme la France ou l’Italie lui donne tout de même de bonne cartes en main pour 2017. Même si rien n’est fixé dans un aucun pays et que la frénésie -justifié ou non- autour des ingérences russes dans les processus électoraux va nécessiter un peu de subtilité et des plans de rechange.
    La Russie est favorable au libre échange or, les pro-russes en Europe ont parfois tendance à être plus protectionniste. Ce n’est qui pas favorable au redressement des comptes.

    L’UE est à un moment capitale de son existence. La fin programmée du soutien US et le mépris de Trump envers son existence même fait du brexit un test. L’Allemagne en particulier va devoir choisir car sa puissance économique, -unique et non reproductible en Europe- est lié pour partie à sa faiblesse internationale. Elle est, plus que n’importe quel pays en Europe, à un moment clef de son existence. Les choix qu’elle prendre vont impacté son avenir et celui de ses voisins de façon importante. Si elle continue de thésauriser, elle court le risque d’amplifier la germanophobie et de fait, de détruire à terme l’union; mais si elle se montre généreuse, l’AFD va irrémédiablement monter dans l’opinion. De plus, les débats sur l’OTAN vont la contraindre soit à utiliser son argent pour son armée -et gréver sa bonne santé économique- soit se mettre à la remorque du dernier pays d’importance militaire et diplomatique, à savoir la France, au risque de perdre toute réelle influence en Europe.

    Un point, c'est tout.

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  • Participant
    Posts23
    Member since: 24 juin 2015

    C’est intéressant mais du coup si l’Allemagne se remorque a la France, est-ce que nous on est capable de maintenir notre influence et notre armée ? Enfin sa dépend des candidats a la présidentiel mais il faut pas oublié la Chine qui fit grandir son influence en Afrique (alors qu’avant il y avais surtout les Français et Anglais). Si les Américains se replie sur eux on risque de rentrer en conflits d’influence avec eux, sachant qu’on aura aussi les russes a dos. L’Europe peut’elle vraiment se lancé dans des conflits d’influence entre la Chine et la Russie ?

  • Participant
    Posts460
    Member since: 10 avril 2015

    “L’Europe peut’elle vraiment se lancé dans des conflits d’influence entre la Chine et la Russie ? ”

    Oui si elle s’unit.

  • Participant
    Posts686
    Member since: 1 juillet 2015

    ”L’Europe peut’elle vraiment se lancé dans des conflits d’influence entre la Chine et la Russie ? ”

    Oui si elle s’unit.

    Ce qui arrivera jamais

    La démocratie ,c'est l'oppression du peuple par le peuple pour le peuple
    Oscar Wilde

    Donnez moi une raison et je vous donnerai une guerre (Achille dans Troy :Fall of the city )

  • Participant
    Posts1768
    Member since: 8 septembre 2015

    ”L’Europe peut’elle vraiment se lancé dans des conflits d’influence entre la Chine et la Russie ? ”

    Oui si elle s’unit.

    Ce qui arrivera jamais[/quote]
    Pourquoi être pessimiste! Il y a encore 5 mois on pensait pas trump président, en 2001 on ne pensait pas au 11 septembre, en 1939 on ne pensait pas l’Allemagne si puissante. Un peu plus d’optimisme!

  • Participant
    Posts180
    Member since: 1 janvier 2013

    J’ai trouvé un article interessant d’un journal électronique Russe appelé Gazeta, en gros c’est un des plus gros site d’information russe assez libérale.

    Pour faire simple je vous donne quelques extraits les plus importants :

    “Malgré sa réelection annoncée en 2018, Vladimir Poutine n’envisage pas l’année à venir avec optimisme. Car les 20% de la population Russe qui consitute la locomotive du pays sont contre lui”.

    “Au cours des deux premiers mandats de Poutine, ce concensus s’est progressivement fissuré, même si un observateur non averti pouvait avoir l’impression qu’il se renforçait d’année en année”.

    “Avec le retour de poutine au kremlin en 2012, un nouvel ordre du jour devint nécessaire, et il fut trouvé avec l’appel à un sursaut impérialiste: annexion de la Crimée, doctrine du “monde Russe”, ingérence plus active dans les affaires des pays limitrophes, mais aussi plus lointains.
    J’appellerais cette phrase “concensus émotionnel”, pare que, d’un côté, ses partisans comprennent vaguement ce qui devait les rendre tellement fiers et ce qu’ils devaient attendre du pays, mais de l’autre, quasi tout le monde était enchainé à ce “vertige de succès” (…) La notion “émotionelle” du pays qui “relève la tête” a perdu elle aussi de sa force a mesure que se révelait le rôle de la crimée et qu’il devenait clair que ni dans le Donbass ni en Syrie il n’y aurait de victoire globales, l’engagement toujours plus important dans ces conflits n’apporte que des ennuis”.

    Bref, ces propos viennent confirmer mes craintes de voir une Russie plus mal en point qu’elle apparait dans les médias occidentaux. Elle semble pour ma part s’être épuisé en enchainant ces multiples crises sans réel succès.
    Epuisé ne veut pas dire vidée évidemment, mais je reste assez péssimiste dans sa capacité à tenir tête comme aujourd’hui aux états-unis de demain.
    Et si les relations restent toujour aussi basses entre l’OTAN, l’Europe et la Russie et que les prix du pétrole ne remontent pas sensiblement avant que les fonds de réserves soient épuisés, je doute sur la capacité à Vladimir à rester au pouvoir.

    Pourquoi j’avance cela ?
    Et bien premièrement, le PIB par habitant ne cesse de baisser, c’est à dire que la majorité de la population devient de plus en plus inerte tandis qu’une minorité, celle qui a les moyens de s’opposer restera contestatire devant la dégradation de la vie. Sauf que l’on sait tous que l’électorat de Poutine se base sur cette population qui souffre de ces dégradations économiques, donc sur la majorité.
    Autre point à prendre en compte, pour survivre à ces sanctions internationales la russie de vladimir poutine compte énormément sur ses ressources naturelles. Donc le pays compte sur son industrie des hydrocarbures. Cette industrie qui correspond grosso-modo avec d’autres secteurs clés aux 20% de la population Russes qui constituent la locomotive du pays. Ces mêmes 20% qui s’opposent de plus en plus à lui comme l’explique ce quotidien.

    Donc on peut en conclure que 2017-2018 est aussi une année charnière pour la Russie et notamment pour Vladimir Poutine qui devra trouver des solutions pour continuer avec ses ambitions impérialistes. Ces mêmes ambitions qui sont sa marque de fabrique depuis 2012, et que s’il les abandonnes il perdra une grande partie de son électorat.
    C’est pourquoi il me parait très difficile que Poutine change de ligne diplomatique avec l’OTAN et l’Europe s’il veut rester au pouvoir.

    Edit : Ce qui s’appelle aussi avoir le cul entre deux chaises.

  • Participant
    Posts23
    Member since: 24 juin 2015

    Donc pour toi la Russie la Russie est épuisé ? Il me semble en effets quel a annoncé, il n’y a pas longtemps, un début de retrait de troupes en Syrie. Mais Est-ce que cela suffira a faire tombé Poutine il semble bien en place et surtout, est-ce que les autres crises vont trouver une résolutions ou rester au statue quo? Il faut pas oublié que certains homme politique sont pour levée les sanctions, se qui pourrait relancer la machine russe.

  • Participant
    Posts180
    Member since: 1 janvier 2013

    [email protected] pour moi elle est en effet mal en point.
    Après c’est la Russie, elle s’est toujours débrouillé pour sortir des pires situations de son histoire. On peut compter sur elle et sur son président pour nous étonner dans l’avenir.
    Malgré tout, il me semble assez important d’évoquer sa situation très inconfortable.

    Dans l’état actuel des choses, il est impossible de voir juste et dire que c’est telle ou telle crise qui va faire tomber Poutine. Comme tu la souligné, il est bien en place et avec toute l’experience qu’il a accumulé en politique, ça reste difficile pour n’importe qui de le plier.

    Après c’est sur qu’il peut avoir de bonnes garanties pour un succès future mais il faut se rendre compte qu’il n’est pas maitre du jeu et qu’il va, lui aussi, serrer les fesses ces prochaines années. Le moindre faux pas peut lui couter chère.

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