Post has published by mongotmery

Ce sujet a 6 réponses, 4 participants et a été mis à jour par  PapaZoulou, il y a 2 mois et 3 semaines.

7 sujets de 1 à 7 (sur un total de 7)
  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    Contrôle Commande: Unicité ou Pluralité?

    Les coalitions militaires sont fréquentes dans l’histoire et l’actualité. Elles sont utiles pour le rassemblement de forces qu’elles présentent, mais souvent elles peuvent mener à des problèmes du fait de la difficulté à établir une hiérarchie complète entre les combattants.

    Il faut alors prévoir la possibilité à des subordonnés d’avoir tout de même des exigences, mais celles-ci peuvent être de motivations diverses: politiques, de prestige, ou militaires. Une coalition peut s’en trouver fortement fragilisée.

    Mais il existe aussi des exemples de coalition qui se sont montrées efficaces, malgré ou grâce à la présence d’un commandement à ”plusieurs têtes”.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts159
    Member since: 25 juin 2017

    Les deux mon général!
    Un commandement central unifié regroupement des unités en grand autonomie gardant leur propre hiérarchie.

    Patton, Joukov et Guderian entrent dans un bar...

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    @Matricule

    Je pense que tu n’as pas compris ma question (même si je n’en ai pas vraiment posé).
    Je ne parle pas d’un commandement central vs commandement décentralisé (le sujet en traitant est plutôt ici).

    Mais plutôt, on a des exemples de coalition avec des commandements Mais le commandement central est souvent fait de plusieurs personnes à égalité, parfois cela cause des problèmes, parfois non, pourquoi?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts275
    Member since: 13 avril 2015

    mongotmery dit:

    on a des exemples de coalition avec des commandements Mais le commandement central est souvent fait de plusieurs personnes à égalité, parfois cela cause des problèmes, parfois non, pourquoi?

    Ah! Je vais encore faire une réponse philosophique (en fait ce n’est pas à proprement parler de la philosophie, mais une approche par la philosophie). Les coalitions, comme les armées, sont un ensemble de forces armées. Celles-ci sont employées à la guerre pour vaincre l’adversaire (je ne développe pas ici la théorie de Clausewitz). Pour ce faire, les armées doivent être organisées/commandées d’une certaine manière, et c’est le commandant chef d’armée qui remplit ce rôle. Mais quand il y a plusieurs commandants, que ce soit dans une armée ou dans une coalition, eux tous participent à l’organisation de l’armée, de sorte que l’ordre qu’elle constitue est ordonné de différentes manières (autant qu’il y a de généraux), cela aboutissant au désordre. En langage technique, on dira qu’il y a plusieurs principes organisateurs/directeurs de l’armée. Idéalement il faut qu’il y ait un seul principe directeur qui organise l’armée. Mais en coalition ce n’est pas possible. Il faut alors user de diplomatie afin de garantir l’unité du commandement. Le meilleur exemple pour moi est Eisenhower, qui a dû user de diplomatie au sein de la SHAEF afin de concilier les alliés lors de la seconde guerre mondiale.

    http://img.xooimage.com/files51/f/c/6/p1030196-229aca5.jpg
    Voir la vignette en bas à gauche, quand les deux roues de la voiture de Gaston vont dans des directions opposées. La voiture est pour moi l’analogie de l’armée coalisée, tandis que les conducteurs en sont les commandant. On constate les dégâts causés par un désaccord lorsque les deux commandants agissent différemment.

    Stratège en devenir !

  • Modérateur
    Posts8250
    Member since: 14 mai 2013

    J’aime juste pour l’illustration! ^^

    Plus sérieusement, par rapport à cette image et à ce que tu développes sur un ensemble d’ordres aboutissant au désordre, il faut bien voir: les coalisés ont une raison d’être ensemble, et c’est d’avoir un but à peu près commun.
    Généralement, la défaite de l’ennemi est commune, et ce sont des points annexes (où aller par exemple) qui causent des divergences.

    Du coup, pour ce qui est du militaire, je pense que c’est la confrontation de pensées différentes de la guerre (c’est à dire de la pensée du moyen (quelle manoeuvre faire), et non de la fin (détruire l’ennemi)) qui peut mener des conflits au sein d’un commandement constitué de plusieurs chefs coalisés au même niveau.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts275
    Member since: 13 avril 2015

    Oui, Je suis d’accords avec toi. Cependant je voudrai être plus précis. Pour commencer, les coalisés partage bien la même fin, mais pour des raisons différentes, pour la simple et bonne raison qu’ils sont des factions différentes (bien que dans un seul et même camps. Mon amis et moi-même formons une coalisions, mais ne somme pas la même personne. Cela peut poser problème (causer du désordre) si les différents membres de la coalition ne sont pas opposé à l’ennemi de la même manière. Je n’agirai pas de la même manière que mon amis si je suis dans une lutte à mort et lui dans un simple différent commercial. D’où une dose minimal de désordre dû aux différentes considérations d’une même fin.

    Pour ce qui est des moyens en vue de la fin, et bien cela consiste surtout en le discernement fait par le commandant parmi les moyens possible des moyens nécessaires et suffisants en vue de la fin. Du simple fait que les coalisés soit différents (mon amis et moi-même), ils ont non seulement des approches différente du discernement, mais en plus ils discernent en fonction de leurs positions et contextes propres. D’où une nouvelle fois une dose minimal de désordre, cette fois ci dû à des approches et à des contextualisations différentes.

    Stratège en devenir !

  • Modérateur
    Posts2258
    Member since: 8 février 2014

    Mon amis et moi-même formons une coalisions, mais ne somme pas la même personne. Cela peut poser problème (causer du désordre) si les différents membres de la coalition ne sont pas opposé à l’ennemi de la même manière. Je n’agirai pas de la même manière que mon amis si je suis dans une lutte à mort et lui dans un simple différent commercial. D’où une dose minimal de désordre dû aux différentes considérations d’une même fin. Du simple fait que les coalisés soit différents (mon amis et moi-même), ils ont non seulement des approches différente du discernement, mais en plus ils discernent en fonction de leurs positions et contextes propres. D’où une nouvelle fois une dose minimal de désordre, cette fois ci dû à des approches et à des contextualisations différentes.

    Vrai! On remarque ces troubles dans l’histoire, que ce soit à l’échelle tactique avec la préséance dans l’ordre de bataille au moins jusqu’à l’époque contemporaine, les troupes les plus efficaces étant placées traditionnellement sur l’aide droite et l’aile gauche, car les plus dangereuses, cela peut causer de sacrés problèmes si deux commandants s’estiment supérieurs l’un à l’autre, surtout si l’on doit en plus y ajouter la taille des contingents amenés combattre.

    A l’échelle stratégique, on remarque assez souvent ça dans les guerres de Louis XIV.
    Lorsque les coalitions se forment, la France a l’avantage de détenir un commandement centralisé et unifié, malgré les querelles inhérentes aux questions de préséances, rivalités de cour, etc…
    Les alliés, eux, poursuivent des buts de guerres différents. Pour résumer, les hollandais, particulièrement après la guerre qui a ravagé son territoire, se montrent très remontés contre les français, et poussent notamment lors de la guerre de Succession d’Espagne à faire payer Louis XIV. Les anglais donnent la priorité sur les intérêts mercantiles, d’autant plus que l’influence politique des partis pro et anti guerre tend à évoluer au fur et à mesure de l’allongement du conflit. L’Empereur veut surtout le gâteau espagnol, ou au moins la part la plus grosse possible. Le duc de Savoie voudrait bien devenir roi de quelque chose.
    Rien que pour cette dernière guerre, on voit que les coalisés ont chacun des objectifs différents, même si la constance de rabaisser l’orgueil français est toujours présent.

    Ceci permet à Louis XIV, dont le royaume fait preuve d’une grande capacité de résilience, de diviser les coalisés qui tendent à se disputer au fur et à mesure des évolutions politiques (rivalité de partis en Angleterre, mort de l’Empereur…) et militaires (Incapacité à briser les réseau défensif français, victoire de Philippe V en Espagne, ce qui garanti son trône).
    La France n’a pas besoin de remporter de victoires “décisives”, elle a juste besoin de tenir et de décourager ses adversaires, avec un travail diplomatique constant pour séparer les uns après les autres les membres des différentes coalitions de la deuxième moitié de son règne surtout.

    Dans le cas où deux commandants se coordonnent bien et travaillent en équipe, comme Marlborough et le prince Eugène, on peut s’attendre à des résultats spectaculaires, comme à Blenheim et les autres grandes victoires de Marlborough. Même à la sanglante Malplaquet, les troupes alliées sont très bien coordonnées par Marlborough et Eugène.

    "Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve"-Euclide

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