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Ce sujet a 98 réponses, 11 participants et a été mis à jour par  ValeureuxRenard, il y a 2 ans et 1 mois.

24 sujets de 76 à 99 (sur un total de 99)
  • Participant
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    Member since: 27 août 2014

    J’exulte! Je renais! Je suis touché par la grâce.
    Seigneur, que c’est bon.
    Alors que je me morfondais dans une luxueuse résidence tokyoïte, alors que je trompais l’ennui en attendant la mort par la pratique studieuse de la calligraphie, du kendo et de l’hojojutsu, Dieu m’envoya un ange.
    Non, je suis pas en proie à une crise mystique. Je me suis entretenu avec notre PDG.
    Il m’offre une seconde chance!
    Depuis la mort du maire de Batcity, Dark Corp connais une crise profonde.
    Si j’aide notre estimé leader à trouver une solution, je suis sauvé.
    Je n’aurai pas le droit à l’erreur, mais si je réussis, je deviens numéro trois de DC International. Directeur exécutif. Oui, Madame.
    Rien ne m’arrêtera.
    Dusse ais-je brûler Batcity jusqu’aux fondations, je reviendrai au sommet du pouvoir.

    *RP episode 22*
    Par Ex ValeureuxRenard

  • Participant
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    Member since: 27 août 2014

    Archive BC 810

    Allocution aux cadres de catégorie P4 et supérieures de Dark Corp International et de Dark Corp- Batcity Division-

    Reproduction et diffusion interdite.
    Les contrevenants seront sanctionnés.

    Mesdames, Messieurs, Notre entreprise se trouve à un carrefour de son histoire.

    Suite à une série d’actes criminels tous plus ignobles les uns que les autres survenus à Batcity, Dark Corp n’a eu d’autre choix que d’assumer ses responsabilités et de se dresser face à l’anarchie.

    Ainsi, pour la première fois dans notre glorieuse histoire, sommes nous au pouvoir. C’est en notre propre nom et oints du baume du suffrage démocratique que nous gouvernons.

    Les yeux se braquent sur nous, nous sommes dans la lumière.
    Nous ne pouvons PAS échouer.

    Ainsi nous vous présentons les grandes lignes de notre stratégie pour Batcity.

    Cette stratégie se résume aisément: nous allons faire pleuvoir l’argent sur la cité et, sous notre soleil bienfaiteur, elle croitra et embellira comme jamais.

    Pour commencer, nous allons proposer à notre concurrente Hégémonia Corp la paix des braves.
    A quoi bon nous user en luttes stériles là où nous pouvons prospérer dans l’harmonie?
    Dans les prochains jours, un projet de fusion des deux entités sera proposé aux actionnaires.
    Bien que Dark Corp soit d’une taille sensiblement plus importante qu’Hégémonia, les propriétaires se verront offrir la moitié des parts de la nouvelle entreprise.
    Ainsi Dark Hégémonia, car c’est ainsi que nous l’appellerons, sera en mesure de résister à toutes les oppositions.
    Afin de signifier l’importance que nous accordons à la ville, le siège social sera installé à Batcity.
    C’est une offre généreuse et, considérant notre capacité de nuisance, capacité accrue depuis notre élection, nous ne doutons pas qu’Hégémonia acceptera.

    Concernant notre autre concurrente à Batcity.
    A condition qu’elle fasse allégeance au nouveau maître céans, Toxic City ne subira aucune brimade, humiliation ou spoliation.
    Nous sommes entre gens de bien et comptons que ceci perdure.
    Les sociétés désireuses de se fondre dans Dark Corp, ou dans Dark Hégémonia, verront leur dossier étudié avec une bienveillance modérée mais réelle.

    Afin d’assurer la prospérité de Batcity, nous stimulerons la création d’entreprises.
    A condition que les nouvelles venues ne soient pas en mesure de menacer notre position, les sociétés de tous les secteurs d’activité trouveront chez nous l’opportunité de croître et de s’enrichir.

    Bien sûr, cette politique ambitieuse ne pourra s’accomplir qu’en désenclavant Batcity.
    Afin que notre ville devienne une métropole mondialisée, la construction d’un aéroport, d’une gare de voyageurs et d’un port à ferrys seront réalisées dans les plus brefs délais.
    Nos bureaux d’étude sont déjà à l’œuvre.

    Afin d’assurer à Batcity de nouveaux relais de croissance et de garantir la pérennité des infrastructures sus-mentionnées, nous valoriserons le patrimoine naturel dont jouit notre cité.
    Des zones touristiques seront aménagées tant pour les masses populaires que pour l’élite.

    L’Université Kepler est, et restera, un des piliers du rayonnement municipal.
    Les crédits seront accrus sensiblement, particulièrement dans les domaines les plus techniquement avancés.
    Bien sûr, les autres disciplines bénéficieront aussi de cette manne.

    Concernant les extrémistes des Fairview Mountains, ceux-ci sont déjà infiltrés.
    Afin de ne pas prêter le flanc à la critique en matière de liberté politique, et parce qu’ils ne sont pas une grande menace, ils ne seront pas inquiétés.
    Par ailleurs, ils pourraient être utiles dans certaines circonstances.

    Pour finir, les criminels qui ont ensanglanté Batcity seront traqués et punis de manière exemplaire! La police n’aura de repos qu’à ce prix!

    N’oubliez pas, Mesdames, Messieurs, que nous comptons sur vous pour que cette aventure soit un succès!

    Nous ferons de Batcity une vitrine!

    Nous prouverons au monde notre capacité à gouverner!

    Qui sait, si l’expérience est un succès, peut-être serons nous amenés à de plus hautes responsabilités?

    José Ignacio del Castellar y Urgell. Président du conseil exécutif de Dark Corp
    International.

    *RP épisode 22*
    Par Ex ValeureuxRenard

  • Participant
    Posts275
    Member since: 12 mai 2015

    (petite parenthèse pour signaler le fait que c’est mon premier post sur ce forum ! 😛 Bravo pour son contenu et la qualité des interventions de ses membres)

    * en rapport avec l’épisode n°22 *

    “- Dépêchez-vous donc un peu chauffeur, je ne dois pas arriver en retard à cette entrevue !!
    – Je vous assure que je fais mon maximum monsieur le directeur, mais les travaux de voirie ralentissent constamment la circulation…”

    Il a raison, pensais-je intérieurement, la ville est en travaux perpétuels… Bon dieu, et ce sacré Dupont qui s’en met plein les poches avec son entreprise de voiries, cette satané DCC ! Lui n’est qu’un pantin articulé, un simple objet exécutif des ordres hiérarchiques.
    Alors que moi, je suis arrivé seul et sans un sou en poche au commencement même de Batcity. Je fus l’un des premiers amis de ce pauvre maire assassiné, alors que ce dernier ne contrôlait qu’un village d’une centaine d’habitants sans prétentions ! J’ai, de la sueur de mon front, fondé et développé ma propre entreprise de BTP et c’est encore moi qui, durant des mois, ais bâti les immeubles qui font ce que Batcity est aujourd’hui !!!

    “- la fidélité n’est pas toujours source de rançons George, ne l’oubliez jamais !
    – Bien, monsieur…
    – Rendez-vous compte, continuais-je, que je fus l’homme le plus respecté de la ville à ses fondements… Tout le monde tremblait au simple nom d’Hugo Delacroix, PDG de la “Delacroix-corp.construction”, fondateur du premier quartier napoléonien, bâtisseur de Toxic City, véritable maître du jeu, contrôlant à mon gré l’expansion d’un district, le développement d’une zone commerciale, de la grande autoroute à la plus petite impasse !.. Et ma fidélité à notre ancien maire ne fut jamais remise en question, n’est-ce pas George ?
    – Oui, enfin je veux dire non, monsieur…
    – Et vous avez raison de le dire !! Mais mon pouvoir était alors trop étendu, et le maire, qui se méfiait toujours des personnages trop puissants, décida de soutenir la montée d’une toute nouvelle entreprise concurrente, l’infâme “Dark Corp Constructions” (DCC), en lui confiant la réalisation d’un tout nouveau district, le romain (d’où la grande influence dont jouit DarkCorp là-bas, notamment auprès de l’Université, qu’il a construit et financé)… à mes dépens, et malgré mes avertissements !!! Soutenue politiquement par la Mairie, financièrement par Dark Corp et socialement par la population du nouveau district, la DCC put créer une filiale spécialisée dans les aménagements routiers et de voirie, qui me retira bien vite le monopole dans ce secteur et gagnait en puissance au fur et à mesure que Dark Corp se renforçait… ET C’EST A MOI QUE CES PARVENUS, CES MALFAITEURS CORROMPUS, OSENT ENVOYER LEURS SBIRES LOBYISTES POUR RACHETER LE FRUIT DE MON TRAVAIL ACHARNE !! George sursauta brutalement en se réveillant de ses rêveries et la voiture fit un écart ; quelques coups de klaxon à notre encontre.

    *

    “- Oui oui, monsieur le directeur, me répondit-il au hasard.
    – Je vous prie de bien vouloir m’excuser George, mes nerfs ont lâché… mais comprenez moi, comprenez l’injustice dont je suis la victime ! La “Delacroix-Corp.” était passée n°2 ! n°2 dans le secteur BTP & Voirie vous dis-je ! impensable !!!
    A la suite de démêlés politiques entre la mairie et Dark Corp, la première revint vers moi ces derniers temps, me demandant de construire le nouveau quartier de la 1ère Guerre Mondiale pour faire de l’ombre à la DCC un certain temps, puis la zone d’implantation d'”Hégémonia Corp”, de crainte d’espionnage industriel ou de sabotages des installations par les ouvriers bâtisseurs de Dark Corp…
    Hugo Delacroix revenait dans la course ahah ! Mais les menaces, notamment de mort, parallèlement à cela se multiplièrent, anonymes bien entendu… Quand le maire me chargea d’élaborer les plans de son nouveau quartier Alexandre le Grand, les lobyistes de Dark Corp redoublèrent d’effort pour freiner mon action et tenter de racheter mon entreprise. Peine perdue, vous me connaissez n’est-ce pas George, on ne se laisse pas impressionner nous ?..
    – Ah ça non, monsieur le directeur.
    – Hélas George, je crains que tout soit perdu… l’assassinat de notre protecteur, et l’arrivé de Dark Corp à la mairie ne présagent rien de bon pour nous !.. Je n’ai pas beaucoup de choix : 1° je mets la clé sous la porte. 2° j’accepte de me faire racheter par la DCC (impensable !) 3° je profite des moyens actuels que j’ai en ma possession pour tenter de renverser l’influence de Dark Corp avant qu’il ne soit trop tard… et vous le savez George, à la “Delacroix-corp”, on ne tourne pas le dos à l’affrontement, on fait face !
    – Ah oui oui oui, monsieur, on fait face !
    – BIEN, vous noterez donc :
    1° Contacter, via nos propres lobyistes, les alliés politiques et financiers de feu notre maire
    2° Se rapprocher (avec prudence), des écologistes extrémistes dégénérés (ne notez pas ça voyons, imprudent !) des fairwievs mountains
    3° Contacter nos relations avec la pègre du district de la 1ère Guerre Mondiale
    4° Publier une tribune faisant état de possibles négociations de rachat de notre chère entreprise… il faut nous rapprocher de nos ennemis afin de les observer de plus près et qu’ils ne se doutent pas d’où provient le coup de poignard dans le dos

    *

    “- Cela m’a l’air parfait, à vous de faire mon ami, et que tous se tiennent prêts à l’action !! je les veux disponible à tout : attaques médiatiques, attentats, intimidation etc.
    – Bien, monsieur, oulala monsieur… Au fait, où devons-nous aller à présent, monsieur le directeur ??
    – Au siège social de Dark Corp, je tiens à rencontrer ce José Ignacio del Castellar y Urgell dès aujourd’hui. On le dit très influent auprès de qui vous savez, et il pourrait bien être un adversaire coriace à mater… Que la bataille commence, George !!
    – Oui monsieur le directeur, PLACE AU COMBAT monsieur le directeur !
    – Ahah, je ne sais pas d’où vous vient cette phrase George, mais elle me plait bien ! PLACE AU COMBAT, comme vous dîtes !!!! ahaha”

  • Participant
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    Member since: 27 août 2014

    RP de l’épisode 23
    *Ex ValeureuxRenard*

    Du haut de la tour je contemple la cité.
    Derrière les vitrages épais, protégé des fumées d’usines par un système de filtration de l’air au sommet de la technologie, je regarde s’agiter les fourmis.
    Notre estimé leader est au loin, il golfe avec le Président et quelques satrapes orientaux. De gros contrats sont en jeu.

    Le plan se déroule sans accroc, nous avons contré sans difficultés les quelques agités qui voulaient mettre la ville sans dessus dessous.
    La politique du défunt maire fonctionnait, la population le soutenait, le système nous profitait. A quoi bon tout chambouler?
    Nous procédons par petites touches. L’ambiance délétère et la crise mineure qui ont suivie les élections nous ont permis de purger la ville de quelques éléments problématiques.
    La petite crise migratoire a noyé les départs forcés sous le nombre. Oh, nous n’avons pas envoyé la force publique vider les maisons. Il n’y eut pas de scandales, pas de familles en pleurs sur le trottoir ni de brutalités publiques. Rien qui puisse attirer les médias ou choquer la population. Beaucoup sont partis d’eux-même, apeurés.
    D’autres (très peu en vérité) ont disparus, ou se sont laissés mourir de chagrin…
    Ceux qui restaient se sont retrouvés en but à mille tracasseries. On sous-estime généralement la force destructrice du harcèlement. Avoir toute une administration dévouée à cette tâche rend la chose extrêmement efficace.
    Nous légiférons discrètement. Camouflés par un jargon juridique incompréhensible, ne modifiant que des articles extrêmement techniques (mais essentiels), nous nous taillons une ville sur mesure sans que l’opinion publique ne s’en émeuve. Alors même que toutes les lois, tous les décrets, qui régiront sa vie sont sous ses yeux, elle regarde ailleurs.
    Mais j’ai pris peu de part à tout cela.

    Je me suis attelé à des tâches bien plus essentielles.
    La première concerne Hégémonia Corp.
    Notre offre généreuse n’a pas suscité l’enthousiasme. Je m’y étais préparé, Dark Corp aussi.
    Nous avons donc divisé l’actionnariat et déstabilisé la bête. Nous avons fait des offres particulières à quelques détenteurs de titres. Ils ont vendus. La technique coûte fort cher et ne pourrait être utilisée pour acquérir la majorité au Conseil d’administration. Mais nous avons mis le pied dans la porte. Utilisant nos dossiers, nous avons multiplié les conflits. Hégémonia donne maintenant sérieusement de la bande. L’équipage maintient encore le bâtiment, la majorité reste aux mains des propriétaires historiques, mais ils s’épuisent, leur patrimoine fait les montagnes russes en bourse, l’un d’entre eux craquera.
    En attendant, nous utilisons la “muiñeira de los tiburones”. Je préfère cette expression dansante au triste “sharks ring” qu’affectionne mes collègues.
    Comme toute danse, les principes en sont simples mais la réalisation complexe.
    Affaiblie par les conflits internes, Hégémonia est une baleine blessée dans le grand océan de la finance mondiale.
    Très vite, son sang gras et goûteux a attiré les prédateurs.
    Ceux-ci l’encerclent et la pressent. A la moindre ouverture, un squale arrache une pièce de viande et la proie faiblit, attendant la curée.
    Mais la bête blessée est la plus dangereuse et il faut prendre gare coups de queue. Les requins ne se font pas de cadeau non plus. Le plus faible, ou le moins habile, a tôt fait de perdre la pitance chèrement gagnée. Pour se goinfrer des meilleurs morceaux, il faut être malin, discret, rapide et violent.
    J’excelle à cet exercice.
    Je mets d’autant plus de coeur à l’ouvrage que j’ai énormément à perdre ou a gagner.
    Ma fortune doit moins au salaire mirobolant que me verse Dark Corp, salaire d’autant plus mirifique que je n’ai rien payé de ma poche depuis des années, qu’à la politique de la firme. DC laisse ses hommes prendre au tas. Comme lors du sac d’une cité, le général prend la plus grosse part, mais les vaillants seconds peuvent se remplir les poches.
    Dans l’opération Hégémonia, je joue aussi mes propres billes via KAM (Kitsune Assets Management), une société ad hoc immatriculée dans un paradis fiscal et réglementaire.

    La seconde tâche… Je n’ose la formuler, même en pensées, je n’ose pas.

  • Participant
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    Member since: 27 août 2014

    *RP de l’épisode 16*
    Ex ValeureuxRenard

    Renard, journal mental, dixième partie.

    Avant de me laisser aller au sommeil, je médite un peu sur cette très longue journée.
    Tant de chose se sont passées.
    Je dois m’assurer que Dark Corp est bien en ordre de bataille pour les luttes à venir.

    Je suis à peu près sûr que le maire acceptera notre offre.
    L’adjoint à la communication, qui se lasse des inaugurations d’échangeurs, est presque conquis. Encore un cadeau, encore un dîner et le fruit tombera dans notre escarcelle. L’homme à des références, nous pourrons compter sur lui pour que les évènements marquent les esprits.
    Je pense même que Dark Corp n’aura pas à lui verser de pots de vin pour que la mairie choisisse une de nos agences. Il est ambitieux, il voit au-delà de Batcity. La promesse d’un poste dans un grand cabinet de conseil devrait suffire.
    Il faudra un nom prestigieux, un de ceux qui épaulent les multinationales et fournissent des spin doctors aux chefs d’Etat.
    Comme par un fait exprès, Dark Corp en possède plusieurs et à des dettes à collecter dans quelques autres.

    Je repense à Maurisson.
    Je suis de moins en moins assuré de sa collaboration.
    Je dois savoir ce que Saul a sur elle, mais sans lui demander. Je ne veux pas devoir quoi que ce soit à ce fils de chienne.
    Tout le problème vient de ce qu’il sait protéger ses sources mieux que quiconque.
    Je trouverai, je suis pas un débutant. Notre chef de la sécurité règne par la peur, il a beaucoup d’ennemis.

    Pour notre ami le commissaire, je sais déjà comment procéder.
    Lui taper sur l’épaule et lui annoncer qu’il aura des fonds et des instructeurs ferait mauvais effet. Le maire et lui trouveraient un tel pouvoir suspect.
    Je lui ai obtenu une entrevue avec la directrice de cabinet du ministre. Son patron et elle viennent régulièrement pantoufler dans l’une ou l’autre de nos de nos filiales lorsque le sort des urnes (ou les alliances partisanes) leur sont défavorables.
    Bien que tout soit joué, le chef de la police aura le sentiment d’avoir décroché ses crédits comme un grand.

    Je repense au maroquin et aux synthèses financières qu’il renferme.
    Quelque chose ne va pas.
    Je ne suis pas du genre à me formaliser, je sais qu’une certaine créativité est de mise en matière comptable. Dark Corp- Batcity Division- a son rôle a jouer dans l’organisation complexe des transferts de fonds, biens matériels et propriétés diverses que le groupe opère en permanence.
    Je n’ai pas eu le temps de m’investir à fond dans l’étude des chiffres. Ce n’est peut-être rien, une simple fraude. Mais je me demande sérieusement si je devrais pas brûler tout ça et oublier ce que j’ai vu.

    La tête se tient devant moi, elle me parle. Aucun son ne passe ses lèvres, mais ses mots vibrent dans ma chair.
    Sa bouche exhale un parfum putride d’enfance. Senteurs honnies d’encaustique et de cierge, de vinaigre et potage. Parfums méprisés d’une vie méprisable.
    Sa langue s’agite, ses mots silencieux s’enfoncent en moi.
    Je frisonne au plus profond de mon être.
    Tout ce qu’elle dit me révulse. Mais j’arbore un masque de carnaval au sourire grotesque. Mes réponses coulent sur mon menton, sirupeuses. Elles forment une marre gluante à mes pieds. Elles s’étirent, reptiliennes, jusqu’à elle.
    Et la tête les gobe.
    Et la tête est heureuse.
    Et la tête me sourit.
    Alors mon ventre se déchire et expulse un noeud noir. Cent serpents sifflants cinglent le sol puis s’évaporent.

    Je me réveille de méchante humeur, j’ai dû faire un mauvais rêve. Je ne me rappelle jamais mes songes nocturnes. Si je ne savais la chose impossible, je pourrais me persuader que je ne rêve pas, tout simplement.

    J’ai peu dormi, je vais profiter du décalage horaire pour secouer les minables chargés de traquer les créances de Maurisson. ça ne servira à rien, mais me montrer autoritaire et cassant me fera du bien.
    Avant cela, je vais enfermer le maroquin dans le coffre de la safe room, il y sera plus en sécurité.

  • Participant
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    Member since: 21 avril 2012

    Septième partie (se référer à l’épisode 21 de Batcity).

    9/11/2024

    Tient ? J’ai appris que les Fairviews Mountains allaient être traversées par le premier tunnel de Batcity, et franchement, ce n’est pas une mauvaise idée, ces monts millénaires seront moins surplombés par toutes ces routes faisant jonction entre le nord et le centre de la ville.

    22/11/2024

    Ça alors, voilà que j’apprends dans un recensement de la ville que nous sommes 60 000 personnes à vivre dans Batcity, quelle drôle d’impression… Je me souviens qu’à mes débuts, je n’étais qu’un sur 12 500 habitants. En fait, je me sens de moins en moins nombreux…

    Quelle fierté pour notre ville, notre Maire et notre Université ! La municipalité vient d’investir une somme honorable pour bâtir un observatoire. L’Université Kepler va pouvoir baser ses recherches sur des observations et des faits concrets. J’y ai d’ailleurs envoyé nos meilleurs éléments du département de physique de l’Université comme Kathleen Holmes, une étudiante exemplaire. Aussi l’observatoire sera nommé Io en l’honneur de ce cher Galilée qui l’avait observer au XVIIème siècle.

    29/11/2024

    Tiens, tiens, mais que vois-là ? En plein sud de la ville, la Maire a lancé la construction de nombreuses routes longeant le fleuve ? Ne serait-ce pas là les prémices d’un tout nouveau quartier ? En tout cas, tous le monde y croit à la maison, et au sujet du thème de ce quartier, si mon épouse pense à la Guerre russo-japonaise, mes enfants à Alexandre le Grand, je crois plutôt de mon côté aux noms de grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale, notamment sur le front de l’Est.

    Et bien alors, c’étaient mes enfants qui avaient finalement raison, Alexandre le Grand, après tout, pourquoi n’y avais-je pas songé plus tôt ? Après Napoléon et César (avec le district romain), Thymbra (bataille de l’empereur Cyrus de Perse), ce seigneur de guerre macédonien avait sa place à Batcity ! En gage, je dois offrir à mes enfants autant de sucreries qu’ils désirent… Le dentiste risque d’avoir bientôt du travail !


    Le discours du Maire dans le stade de Batcity, à deux pas du quartier de Thymbra, fut assez étrange, bien que si les gens semblaient heureux et même emballés par l’ouverture du quartier alexandrin, il a régné une atmosphère assez lourde. Le Maire lui-même semblait ne pas être dans son assiette. Mais bon, ce n’est pas très grave, il devait simplement être stressé par cette journée importante.

    « Nom de Zeus ! » m’écriais-je en apprenant l’impensable : le Maire, ce cher homme auquel nous devons tant, vient de mourir ! Assassiné par un mystérieux individu en plein quartier de Toxic-City, je suis effondré, anéanti. Je repense alors à cette ambiance pesante qui a régné durant le discours du Maire dans le Stade Olympique, comme s’il avait pressenti le danger arriver. Quelle horreur ! Comment a-t-on pu en vouloir ainsi à ce brave monsieur tant dévoué au sort de ses concitoyens. Rentré chez moi et submergé par l’émotion, je m’effondre dans mon grand fauteuil. « Nous y tenions, tout de même ! Il nous inspirait, ce brave homme ! » murmurais-je en sanglotant. Cette terrible nouvelle me secoua tellement que le lendemain, me rendant au travail, je fis un malaise en plein dans le hall principal de l’Université devant des centaines d’étudiants. Un voile profond et sombre m’obscurcit la vue, je ne sentais plus mon cœur battre…

    Une Spartiate équipant son fils : "Reviens avec ce bouclier au bras ou bien dessus"

  • Participant
    Posts1615
    Member since: 21 avril 2012

    Huitième partie (se référer aux épisodes 22 et 23 de Batcity).

    24/02/2025

    Une étrange lueur blanche semble enfin percer ce voile noir, je me réveille enfin. Mes yeux me font mal et j’ai du mal à assimiler l’endroit où je me trouve. En regardant lentement autour de moi, je vois une pièce blanche où règne un calme absolu. Seul une grosse machine ronronne et bipe régulièrement à côté de moi. Je regarde à gauche, une fenêtre à travers laquelle je vois le haut des arbres. Je regarde vers la droite et je vois mes enfants, les larmes aux yeux. Je tente, toujours à moitié inconscient, d’esquisser un sourire. Ils me sourient à leur tour et me prennent doucement dans les bras. Quelle sensation étrange, d’habitude, c’est moi qui a le rôle de cajoleur. L’un d’eux s’éloigne doucement et toque à la porte, celle-ci s’ouvre et je vois mon épouse, tout sourire et les larmes aux yeux entrer. « Tu es enfin parmi nous ! » s’étrangla-t-elle, la gorge serrée par l’émotion.
    Durant plus de deux heures, ma famille ainsi qu’un médecin me racontèrent ma mésaventure. Le lendemain de la mort du Maire, j’avais fait un grave malaise dans le hall central de l’Université Kepler et je m’étais évanoui. Pris en charge par les secours, je fus d’abord envoyé à l’hôpital prés de Thymbra mais mon cas s’aggravant, on m’envoya de toute urgence à l’excellent hôpital de Dark Corp où je fus plongé dans un coma artificiel. Ayant fait une crise cardiaque et ayant frôlé la mort, mon coma fût prolongé de plusieurs mois.
    Alors que je priai à recevoir des nouvelles de la ville. On m’annonça qu’après une courte période, l’équipe du feu Maire avait brillamment rempli ses fonctions avant de périr dans un incendie. Frappé par le coup du sort, je demandai la suite des évènements. Ceux-ci assombrirent mon visage. Des élections anticipées eurent lieux et ce fut le comité Dark Corp qui triompha. « Où sommes nous aller ? Qu’avons-nous fait ? En quelques mois, la ville avait basculé des mains protectrices et réconfortantes d’un Maire exemplaire aux griffes d’un oligarque industriel » pensais-je.
    « Tu sais Papa, me répondi l’un de mes enfants, ce monsieur dans sa tour n’a pas l’air de faire des bêtises ! » « C’est vrai, renchéri mon épouse, j’avoue avoir eu peur de son arrivée au pouvoir mais il semble savoir ce qu’il fait » Le médecin ajouta malgré tout que l’ascension du PDG de Dark Corp était quand même louche et que les mystères entourant l’assassinat du Maire et l’incendie ayant décimé son équipe n’étaient toujours pas éclaircis.
    « Quels étaient les autres candidatures, à part celles de Dark Corp et de l’équipe du Maire ? » implorais-je, à bout de force. Le médecin me répondit que seul un petit activiste de Fairview Mountains avait posé sa candidature. Tétanisé par le manque de réactivité de la ville, je m’écriai « S’il ne m’était rien arrivé le lendemain de l’assassinat du Maire, j’aurai posé ma candidature. J’ignore si j’aurai fait un bon chef mais au moins, je n’aurai pas laissé cet olibrius prendre le pouvoir politique à Batcity ! » avant de m’évanouir encore une fois.

    Une Spartiate équipant son fils : "Reviens avec ce bouclier au bras ou bien dessus"

  • Participant
    Posts72
    Member since: 29 mars 2015

    RP épisode 23

    “Se réunir est un début; rester ensemble est un progrès; travailler ensemble est la réussite”
    Henry Ford (1863-1947)

    Journal Mental 2 de Garry Specter

    Camera numéro 1 _ Localisation Inconnue _ 2H08 22/02/2027

    Un homme dans l’ombre enlèves les cagoules de 2 individus ligotée sur des chaises, l’un est très agiter l’autre bien plus calme:

    – ” PUTAIN, MAIS T’EST QUI TOI FUMIER ? HEIN RÉPOND SAC A MERDE ! TU SAIS QUI JE SUIS SUIS MOI, TU SAIS PAS DANS QUELLE MERDE TU T’EST FOUTUE TOI ET TOUS TES PETIT COPAINS ! JE SUIS LE KING DE TOXIC CITY MOI, JE SUIS UN O’CONNELL MOI, JE SUIS … ”

    – ” Fermez-là Scott, c’est pas en injurient cette homme que vous allez changer notre situation. ”

    Un nouvelle homme rentre dans la pièce, il applaudie

    – ” Bien ! Nous sommes content d’apprendre que votre cerveaux est rester intactes malgré ce violent mais nécessaire kidnapping José ! Icare va cherchez le colis de Vigile.

    A ces mots, le premier homme pars de la pièce, le second prend un siège est s’assoie devant les 2 premier. A la vue du visage du ravisseur Scott retourne sa tête par peur, José observe droit dans les yeux sont kidnappeur

    – ” Garry ! ”

    – ” Appels nous Janus !
    Tu sais nous attendons se moment depuis plusieurs mois. Nous réfléchissions a cette rencontre pendant l’ajout des italiens a notre coalition ou pendant l’allégeance des communiste, des écologistes et de la mafia, même quand nous avons pris la tête cette fraternité mythologique a feu Romulus ”

    – ” PUTAIN MAIS C’EST QUOI CE CHARABIA INCOMPRÉHENSIBLE, SA VEUT DIRE QUOI TES CONNERIES ? ”

    – ” Sa veut dire Scott que tous ce que ne détient pas DC nous l’avons, en d’autre termes il y a nous ou eu. ”

    Icare revient avec des document de Redsky qui mettes Scott dans une fureurs noirs, il sort aussi de son manteau un maroquin qu’il donne a Janus.

    – ” Nous avons mis KAM H.S José, et votre maroquin est bien mieux ici que dans votre coffre tous comme tous les secrets de votre entreprises Scott ”

    – ” Vous voulez quoi ? ”

    -” Voie tu, tu est la dernière pièce de notre puzzle, tu est la balle qui va mettre a genoux DC, tu est l’avenir de Batcity et de tout c’est habitants, tu va être notre victoire. Mais pour cette réussite, il faut que tu fasse une collaboration avec Scott .. ”

    – ” MAIS PUTAIN BUTÉE VOTRE PATRON, VOUS VOYEZ PAS QU’IL EST TIMBRÉE, NON MAIS VRAIMENT .. ”

    Icare donne un grand coup de point en plein tête à Scott qu’il l’assomme

    – ” Merci Icare mais nous n’avions pas terminez notre conversation, enfin bon nous lui répéterons tous quand il reprendras ces esprits.
    Nous dissions quoi déjà, … ah oui votre collaboration. Si un de vous deux ne fais pas correctement sons travaille; nous vous tuons, si un deux vous deux prévient DC; nous vous tuons, si un de vous deux tente de fuir; nous vous tuons. Quand nous y repensons bien, sa ne sera pas la mort mais plus la destructions de ta familles, de ta réputation, de ton physique, de ton mental puis enfin tu pourra mourir ”

    Icare détache Scott pour l’emporter autre pars, Janus détache José et montre la direction d’un vieux matelas.

    – ” Repose toi bien car demain et est un nouveau jours. Nous te donnerons tes premiers objectif avec les croissants ^^ “

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    RP épisode 10 par Красный Hameldir

    Dans le quartier Wagram, Etienne faisait la gueule devant sa meilleure bouteille de gnôle. Il n’aimait pas ça, il n’aimait pas ça du tout.

    Il était arrivé à BatCity quelques mois avant, on disait qu’il y avait là du travail. Effectivement à son arrivée Dark Corp venait d’ouvrir ses portes concurrençant le vieux quartier de Toxic City englué dans ses traditions de vieille industrie. Dark Corp semblait tout promettre depuis l’assurance du travail jusqu’à la construction des écoles mais aujourd’hui la vérité semblait éclater. Prétextant une conjoncture économique difficile la Direction avait informé les travailleurs que “des sacrifices allaient devoir être faits”, désormais il serait possible de travailler le dimanche pour arrondir ses fins de mois en espérant que la hausse de la productivité permettrait d’être plus compétitifs et de s’en sortir et tout le monde semblait trouver ça super. Etienne lui il voulait conserver son dimanche mais tout semblait lui faire comprendre qu’en ne travaillant pas plus il passerait pour un fainéant et les fainéants n’ont pas leur place dans les industries. Le travail se généralisait et déjà on entendait la Direction dire qu’il faudrait “rééquilibrer les salaires” en d’autres termes payer les ouvriers autant qu’avant pour plus de travail.

    Et Etienne voyait le formidable moyen de pression qu’il était devenu en arrivant sur Dark Corp. C’était un chômeur qui avait pris la place d’autres. C’est parce qu’il y avait des gens comme lui prêts à travailler coûte que coûte que d’autres abus avaient pu être faits et aujourd’hui on pouvait le remplacer comme il en avait remplacé d’autres. Cela concernait tout le monde, on n’ignorait pas que M. Rivelaine le Directeur de Dark Corp était lui même élu par des gens qui ne voyaient rien d’autres que les profits totaux des usines, qui pouvaient élire n’importe qui d’autre à tout instant et comme ils ne voient rien ils créent des horreurs dont ils ne sauront jamais rien.

    Bien sûr Etienne aurait pu partir si il n’était pas content mais partout il savait que la situation était semblable. Dark Corp ou Toxic City, le profit était le but par tous les moyens. Bien sûr il y avait bien quelques écologistes pour faire bonne figure et le maire savait ne pas céder à tout mais le fond restait le même.

    Etienne pris une gorgée, grimaçât et songea qu’à tous vouloir le monde entier personne n’aurait jamais rien. Il convenait de trouver un autre moyen de vivre pour satisfaire chacun.

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    RP épisode 12 par VuldEdone

    POUR UNE INDUSTRIE AGRICOLE ET FORESTIERE

    À l’attention des citoyens de Batcity.

    Nous habitons une ville qui se targue d’un grand souci écologique. À plusieurs reprises nous avons fait entendre notre voix pour obtenir ce qui allait de soi : espaces verts, cimetière et eau pure.
    D’autres dossiers pourtant tout aussi évidents sont toujours en attente, et le maire n’en fait simplement plus mention : le démantèlement de la centrale à charbon, devenue inutile dans une stratégie énergétique renouvelable et qui fait craindre qu’il opte prochainement pour des sources d’électricité moins propres ; la fermeture également de la Fairview Road, expansion des usines dans nos montagnes qui, avec le nouveau quartier industriel, n’a plus raison d’être ; embellissement des rues notamment vis-à-vis des commerces dont le bruit nuit à la qualité de vie des gens.

    Rien dans les finances de la ville, largement positives grâce à nos contributions, ne justifie de ralentir plus avant ces réformes de bon sens.

    Mais si le maire, comme il le prétend, se soucie du bien-être et de la réputation de notre ville, alors pourquoi continue-t-il de s’orienter vers une industrie polluante, au financement et aux contrôles douteux et qui, à terme, semblent alimenter la criminalité ?
    Il existe des industries tout aussi profitables et bien plus écologiques ; industrie agricole et industrie forestière qui non contentes de fournir emplois et produits frais à notre ville seraient une garantie de maintien de ses paysages et de son air, et un véritable pas vers une vision économique et écologique de long terme.

    Nous ne pétitionnons pas pour la suppression des industries actuelles : nous pétitionnons pour une politique de soutien future à ces industries délaissées et même en concurrence déloyale avec les grands groupes financiers actuels qui nuisent au libre marché et à la bonne exploitation des terres publiques.
    Nous pétitionnons pour que le maire change sa vision industrielle à long terme et s’attelle au défi de la culture et de l’environnement.

    Plus de champs, plus de forêts, plus d’emplois, moins de criminels et moins de malades. Voilà à quoi nous pensons avoir droit.

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    Member since: 27 août 2014

    RP épisode 13 par Красный Hameldir

    BatCity grandissait inlassablement, elle se mettait aux énergies vertes en grande pompe et proclamait être la nouvelle métropole du progrès.
    Mais elle grandissait inlassablement en basant son succès sur cette progression. Le jour où elle atteindrait les limites de son monde il éclaterait une grande crise.

    Etienne et Jeff buvaient un coup au Devil’s Nest, un petit bar où les travailleurs venaient se rincer la gorge après une journée dans le froid sec de Décembre. Il y avait du nouveau dans les ateliers, de nombreux habitants étaient venus les usines en avaient besoin et à la table voisine par exemple se trouvaient deux nouveaux machineurs, des russes Vladimir Gargarinov et Igor Rasteriaev, le premier un homme d’une cinquantaine bien entamée avait l’air conquérant et ses yeux reflétaient la détermination dans un monde dont il avait compris les rouages, le second avait l’air d’un doux rêveur du haut de ses vingt ans et jouait toujours des petits airs dont on ne comprenait pas les paroles sur l’accordéon qui ne le quittait jamais.

    Etienne, lui, était arrivé une année avant, quant à Jeff c’était un enfant du pays, un vieux de la vieille. Il se méfiait des francophones depuis qu’on avait parlé d’un certain Eric Dejean mais ses préjugés étaient tombé avec Etienne.

    Ils parlaient encore de politique, les ouvriers adorent ça.
    “Tu vois Etienne, notre système qui récompense l’effort marche bien, aujourd’hui tu as un bon salaire et tu vis bien.
    _Je ne veux pas te faire de peine Jeff mais je ne crois pas que ça durera, tout cet argent qui part dans les poches des actionnaires de Dark Corp et dans le poches de ce type dont on ne sait rien, c’est de l’argent qui manque.
    _Et bien prends en des actions de Dark Corp, tu en auras de l’argent.
    _J’aime pas ça ! Recevoir sa part sans bosser, c’est comme enculer sa cousine ça se fait pas.
    _Alors fait comme tu veux ! En tout cas tu vois que tout va encore bien.
    _Tu verras Jeff, un jour ça va s’arrêter.
    _Ah oui quand ça ?”

    Jeff avait parlé d’un ton presque railleur mais ce n’est pas Etienne qui lui répondit. “Quand le marrché s’étendrra verrs les pays où les trravailleurrs n’ont pas notrre chance. Ce n’est qu’une question de temps. Un jourr, on ne prroduirra plus rrien à BatCity et les trravailleurrs comme nous qui ne possèdent rrien de fixe nous n’aurront plus notrre part du gâteau, et ceux de là bas sous le coup des dictaturres de leurrs prroprres dirrigeants et des patrrons n’auront rrien non plus. J’ai connu autrre chose que ça, quelque chose de trrès crritiquable mais qui faisait rrêver, j’étais jeune mais je m’en souviens, c’est rresté vif dans les mémoires rrusses. Le Capital vaincrra si nous le laissons fairre. Cette ville est belle mais conserrver cette beauté passerra parr des luttes”

    Vladimir Gargarinov les regardait fixement, Igor esquissait un petit sourire. Jeff et Etienne interrogèrent le slave du regard mais celui ci éclata de rire et repartit dans sa pinte.

    Que voulait dire Vladimir ? Qu’est ce que c’était que son histoire de Capital ?

    Etienne et Jeff parlèrent du maire pour changer. Ils n’avaient rien contre son projet de panneaux solaires mais quand même ils ne pouvaient pas s’empêcher de trouver ça bizarre. De toutes façons, les universitaires qui ont pondu une telle idée ne peuvent qu’être un peu dérangés, déjà ils ne se salissent pas les mains donc ils ne travaillent pas vraiment.

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    Member since: 27 août 2014

    RP épisode 14 par Красный Hameldir

    “Hé, Jeff ! T’as vu ça ?
    _Vu quoi ?
    _Le projet d’extension vers le Sud. Ils vont construire tout un nouveau quartier et aussi se mettre sur l’île.
    _Et j’imagine que pour un rétrograde comme toi c’est absolument infâme ? _Attends je n’ai pas fini. Ce nouveau quartier il sera pour les plus riches.
    _Et alors ? C’est normal qu’ils aient leur quartiers un peu plus beaux. Si ils sont riches ils méritent ça non ?
    _Mais tu ne comprends pas ! Tous ces riches qui vont s’installer là bas ils ne seront plus dans les autres quartiers. On va bientôt avoir d’un côté les dominants et de l’autre les dominés.
    _Arrête tes bêtises Etienne, personne ne domine qui que ce soit. Contente toi de travailler et peut être qu’un jour tu y sera dans le quartier riche.”

    Etienne ne trouva rien à redire à ça. Il se formait et ne connaissait pas encore tout mais il savait qu’un jour il saurait que cette dernière phrase n’avait pas de sens. Il avait un pressentiment que tout s’écroulerait et qu’on ne pourrait que faire en sorte que ça s’écroule proprement pour reconstruire derrière.

    Vladimir Gargarinov lui parlait chaque jour de sa Russie. Il lui avait raconté son parcours d’intellectuel formé par le régime pour le régime. Mais les intellectuels ont tendance à trop penser et Gargarinov avait commencé à dénoncer certaines choses et ça ne plaisait pas à ses supérieurs. Aujourd’hui l’oligarchie le pourchassait car il pensait trop et parlait et voilà pourquoi cet homme qui connaissait huit langues était devenu employé incognito dans une usine à l’étranger où déjà grisonnant il formait sa relève en Etienne et en Igor Rasteriaev son jeune compatriote.

    A Batcity, le maire Baileys affichait clairement son empathie pour l’environnement, on le sentait véritablement convaincu d’agir pour le bien de tous mais Etienne avait le pressentiment qu’il ne tarderait pas à être impuissant même avec toute sa force et sa volonté face à certains intérêts, la preuve en était que plutôt que de se contenter de la rive droite du fleuve déjà fertile et pleine de promesse il avait entamé de grands travaux d’extension vers le Sud et sur le fleuve même, à terme l’environnement n’aimerait pas ça.

    Peut être Etienne avait-il tort ? Peut être pas.

    L’Avenir seul dirait la réalité des choses, mais l’Avenir est fait par les hommes eux-mêmes.

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    Member since: 27 août 2014

    RP épisode 16 par Красный Hameldir

    L’ombre de l’immense tour s’étend sur le quartier industriel écrasant de son poids les frêles silhouettes des travailleurs parmi lesquels se tenaient Etienne et Jeff et leurs collègues dont notamment les deux émigrés russes, Vladimir Gargarinov et Igor Rasteriaev. Vladimir souriait gravement, heureux de constater qu’il avait hélas raison et Igor tenait son accordéon muet sur son dos.

    Quelques étudiants de Kepler étaient eux aussi venus voir de plus près cette nouveauté et ils discutaient avec les quatre collègues. Louis, étudiant en Histoire voyait là une marche vers le progrès tandis que Nina du département de chimie ne constatait qu’une futilité grandiose.
    Beaucoup s’enthousiasmaient d’enfin avoir le dessus de manière claire sur Toxic City mais au fond, Toxic City ou Dark Corp n’appartiennent ni l’un ni l’autre à la population.

    Le vieux Gargarinov fort de son expérience autour du monde et à travers le siècle passé tempêtait, voilà cette domination outrancière de ceux qui possèdent affichée au grand jour, les travailleurs vivraient bien mais ils n’auraient que ce qu’on leur donnerait alors que ces cravatés inconnus s’approprieraient la plus grosse part du gâteau.
    Etienne qui commençait à comprendre suggéra que l’on confisque les machines, la terre et les bénéfices pour les distribuer entre ceux qui travaillent sans rien donner à ceux qui regardent du haut de leurs tours.

    “Ce n’est pas très libéral ! lui dit Louis. Tu es contre la liberté ?
    _Au contraire, rien ne serait plus libéral que de prendre ce qui nous appartient sans entretenir des gens qui ne travaillent pas et qui se reposent seulement sur la richesse qu’ils ont déjà. J’ai pas de mot pour décrire ce que je ressens.

    Gargarinov regarda Igor et lui demanda en russe : петь славу союза, Игорь Растеряев. Et Igor quittant enfin son air d’abattement saisi son arme et entonna une première note profonde et grave accompagnant le tout d’une phrase psalmodié avant d’être chantée, un chant guerrier, du guerrier qui pense à ce pourquoi il se bat résonna dans es oreilles de ceux qui étaient là et bien qu’ils n’en comprennent pas un mot ces phrases slaves ébranlaient par le rêve d’une autre réalité tous les auditeurs. Varshavianka résonnait.

    Tout resurgissait, toutes ces vies données à l’utopie, celles données volontairement et les autres, et à l’ombre de la tour ce chant prenait une dimension terrible car le monstre sans visage était toujours là en vendant sa fausse idée de la liberté profitant des utopies comme l’avait fait l’homme glorifié dans la chanson cent ans avant lui. Les choses changeait dans la forme mais le fond de domination rouge ou sombre restait le même. Si Stalingrad avait été la victoire de ce peuple dominé se libérant enfin dans un cri de victoire n’étant autre que le nom de son oppresseur, Dark Corp pourrait bien être similaire mais le lendemain de cette bataille ci ne serait pas rouge du sang du peuple mais rouge des coquelicots dans les plaines.

    Ne pas renoncer au progrès, ne pas vivre dans la misère mais se réapproprier toutes les richesses qui nous sont dûes, voilà le projet qui germait dans les têtes, n’osant nommer cette chose car le nom rappelait toutes ces horreurs mais cependant ce nom servait à nommer ce rêve social et non à servir de prétexte aux fous.

    Tous ces progrès, toutes ces choses mises ici n’étaient pas là pour le bien être de tous mais pour celui d’un seul homme. Les étudiants aussi comprenaient cela, ils voyaient que les environnementaux des montagnes qu’ils admiraient tant ne se battaient que pour du vent tant que ce n’est pas la société qui changeait.

    Gargarinov souriait, la hiérarchie russe avait manqué le meurtre de l’utopie, elle renaissait. Au fond de lui il n’avait envisagé un autre scénario.

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    Member since: 27 août 2014

    RP Batcity 17 par VuldEdone

    POUR L’EXTENSION AU SUD

    À l’intention des citoyens de Batcity.

    Notre maire a montré maintes fois qu’il méritait notre confiance, en insonorisant les autoroutes, en démantelant les vieilles centrales à charbon ou encore en révisant l’imposition.
    Pourtant, indéniablement, il reste beaucoup à faire, et le maire en étendant Toxic City a définitivement enterré toute révision de la Fairview Road qui empiète sur nos montagnes. Mais, et surtout, nous avons vu s’ériger les autoroutes et les quartiers pris entre des déchetteries et des convois de fret pour le futur centre industriel de Darkcorp. Tout cela semble acté sans qu’aucun de nos presque quarante mille concitoyens n’ait eu son mot à dire.

    Il est temps que le peuple s’exprime.
    À cette évolution inquiétante, les partis les plus radicaux et les plus extrémistes de notre ville n’ont su répondre que par la violence, tel Bulosconi, ou par la défiance et le rejet.
    Cette attitude hostile n’a entraîné que des tragédies.
    Nous pensons pouvoir mieux faire, et reprendre l’initiative.

    Tandis que la Darkcorp regarde au nord les immenses champs pétrolifères, bien connus des premières cartes de Batcity, nos regards devraient se tourner au sud, sous l’Agora, où le maire avait promis de nouveaux quartiers.
    Étendons-nous au sud !
    Il s’y trouve, entre autres, les dernières terres fertiles exploitables, après que le quartier universitaire en ait recouvert le plus grand champ et que le reste ait été vendu à Darkcorp.
    Mais il s’y trouve aussi de vastes forêts et, pour les plus sceptiques, des filons de minerai. Et quand cela ne suffirait pas, alors ce serait l’occasion d’enfin étendre de véritables bureaux et offices que réclament toutes les administrations.
    L’industrie n’est pas un ennemi !
    Le travailleur ne comprend pas cette lutte aveugle de réfractaires qui critiquent un visionnaire et en retour ne proposent rien. Soyons visionnaires à notre tour, proposons, proposons !

    Notre cité cède à la peur, aux rumeurs et aux violences. Plutôt que de choisir la voie du conflit, choisissons le devoir citoyen : soyez actif, faites entendre votre voix, et réclamez au maire de ne plus acheter des parcelles qu’au sud ! Donnez à votre ville son visage futur !
    Et sous la pression populaire, non pas de masses en colère mais des signatures, le maire une fois encore montrera qu’il mérite toute notre confiance.

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    Member since: 27 août 2014

    RP épisode 18 par Красный Hameldir

    Au Reszta Wojownika, Jeff et Etienne buvaient un petit coup parmi les autres travailleurs. Le Reszta était une zone neutre, un bar du district napoléonien où se côtoyaient aussi bien ceux de DarkCorp que ceux d’Hégémonia Corp. Il régnait néanmoins une certaine tension dans l’air, on évitait de regarder ceux d’en face pour éviter tout incident surtout que le patron, un polonais du nom de Bezstronny ne rigolait pas avec l’ordre qui lui avait permis de rester neutre. On avait un peu l’impression de voir les supporters de deux équipes de foot dans un lieu un peu trop plein de policiers.

    Ceux d’Hégémonia était surtout des Belges qui habitaient le district de la première guerre mondiale, des pauvres gars qui n’avaient vraiment rien d’autre que leurs deux bras et qui étaient prêts à se brader au plus offrant, leur salaire n’était pas lourd et la direction de Dark Corp tirait son épingle du jeu en soulignant bien qu’ils pouvaient embaucher des Belges pour moins cher et que donc “il fallait rester compétitif au niveau des salaires”. Les plus hargneux parmi les anciens appelaient les Belges les Puants du fait de la proximité de Dump Industries dont l’odeur de décharge vous prenait au narines jusqu’au bout de la voie de chemin de fer.

    Cependant il n’y avait pas que des travailleurs au Reszta Wojownika, des environnementalistes y étaient aussi. Pour la plus grande part des étudiants idéalistes qui pensaient y voir enfin clair. Inévitablement la table d’Etienne où on parlait surtout politique (comme toujours) se trouva mêlée à celle des environnementalistes; Vladimir Gargarinov, le vieil intellectuel russe devenu machineur ne disait rien et couvait les échanges d’un regard amusé, les jeunes rouges étaient en désaccord profond avec les jeunes verts sur quelque détail mineur sans voir leurs accords de fond. Mais tout le monde dans la salle n’était pas contre les industriels si bien que lorsqu’Etienne dit un peu fort que cette ville se transformerait sous peu en Etat policier le silence se fit dans la salle. La stature de Bezstronny suffisait à éviter tout incident mais on pouvait alors voir dans les regards qui était avec les dominants et qui était contre eux, les environnementalistes étaient contre.

    “Vous connaîtrez un jour la conscience de classe !” lança Etienne à l’assemblée, laissant ceux qui comprendraient le message agir en conséquence, s’unir et résister. Il finit sa pinte et en offrit aux écolos. Ils trinquèrent ensemble.

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    Member since: 27 août 2014

    RP épisode 20 par VuldEdone

    Nickel Largent, Parti FEM

    Quitté mon poste public pour un travail de presse. J’ai enfin ma carte chez les éco-modérés des Fairview mountains, et je suis comme eux, désabusé.
    Depuis mon jardin sur la colline je peux voir les quartiers populaires et les sommets. Tout était plus simple à l’époque du cercle. À présent les montagnes sont rougies d’usines des deux côtés, comme de la rouille, et ce n’est pas prêt de changer.

    Mais, plus inquiétant encore, la population n’y réagit plus. Entre les baisses d’impôts et le billet gratuit, le maire n’a jamais été si populaire. Il se tourne vers le pétrole et personne ne songe à y redire. Tout le monde se concentre sur la petite lutte artificielle entre DarkCorp et Hegemonia.
    Ces quartiers-ci devaient faire “contrepoids”, mais les cadres que je croisent travaillent pour la tour de verre et les employés font toujours le grand trajet. Il faudra encore des années avant qu’Hegemonia puisse peser.
    De toute manière, Hegemonia n’est qu’une quatrième Toxic City. Peu importe les luttes intestines, c’est toujours la même industrie qui l’emporte, avec la bénédiction des ouvriers et l’indifférence des élites.

    Obsédé par ses commerces, le maire tient à ses cheminées. Les Fairview sont perdues. Elles servent désormais de dépotoir gratuit aux industries pour éviter les tarifs de Dump Ridge, et ironiquement Dump Industries est la première à le faire.
    La police ne peut rien faire et le journal ne veut pas en parler. Faudra-t-il un troisième mort pour faire réagir ?

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    Member since: 27 août 2014

    RP épisode 21 Красный Hameldir

    C’est au Reszta Wojownika que les choses allaient être mises à plat après ces événements. La même foule de travailleurs de tous bords et d’activistes divers s’y trouvait. Etienne avait considéré le maire comme un paternaliste bourgeois bienveillant mais néanmoins oppressant mais maintenant qu’il n’était plus là son absence se faisait plus que jamais sentir. La Révolution semblait inévitable mais impossible de savoir qui elle servirait, on pouvait déjà deviner cependant qu’elle ne serait pas déclenchée par les plus oppressés. Les ombres rouges de la violence approchaient lentement mais sûrement.

    Malgré que rien d’officiel n’ait été organisé, le Reszta prenait des allures de réunion politique entre tous les partis, un silence de mort régnait, aucun des partis n’osait dire le moindre mot, ni le partisans de telle ou telle corporation, ni aucun contestataire ni même Bezstronny l’imposant patron. Gargarinov qui semblait avoir une certaine habitude de ce genre de situation prit la parole, son accent russe sonnant agréablement dans les oreilles de l’auditoire.

    “Il est indéniable que la mort du maire est une tragédie, personne ici n’en est coupable. On ne saura peut être jamais si il a été victime d’un complot industriel, d’un acte de prétendue résistance ou de l’oeuvre d’un fou de passage. Toujours est-il que cette mort peut sans doutes arranger les intérêts de certains qui ont maintenant les mains plus libres. Vous me connaissez je crois, j’ai connu l’Union Soviétique et je crois toujours en la pensée qui l’a engendrée, j’avais beaucoup à reprocher au maire mais maintenant, quel que soit votre bord je vous demanderais de faire très attention à ce que personne n’essaie jamais de vous asservir, cela sera plus facile pour eux désormais. Protégez toujours vos libertés et ne les sacrifiez à rien ni à personne, cela n’en vaut pas la peine.”

    La salle se détendit, les conversations reprirent doucement. On entendait des phrases d’approbation venant d’un peu partout, chacun se reconnaissant dans ce discours et approuvant le vieux machineur. Bezstronny se détendit voyant qu’une fois de plus ce ne serait pas ce soir qu’il y aurait du grabuge, ce ne serait pas le cas partout ailleurs en ville.

    Etienne cependant devait savoir une chose, s’asseyant à la table des environnementalistes qu’il commençait à connaître il leur demanda simplement :
    “Est-ce vous ?
    _Non, jamais nous n’aurions de telles méthodes qui en plus permettraient aux loups de tout à fait entrer dans la bergerie.
    _Vous êtes avec nous ?
    _Oui, venez dans les montagnes si vous sentez que ça s’envenime, il y a déjà pas mal de monde d’un peu tous les bords qui ont comme point commun de sentir venir la merde. On a aussi un base arrière, on sera prêts quand ça éclatera.”

    Etienne se dit en buvant sa pinte qu’il ferait bien d’écrire un journal pour consigner les événements à venir. Ça allait être intéressant.

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    Member since: 27 août 2014

    RP épisode 22 par Красный Hameldir

    La domination paternaliste s’achevait dans le sang, nos thèses se vérifiaient, le capital l’emportait.

    Dans les montagnes où on s’était réfugiés pour s’organiser on sentait approcher l’orage. Darkcorp serait impitoyable et réduirait toute opposition à néant. On y était, Big Brother arrivait et bientôt il nous surveillerais tous. On connaissait ça, Vladimir Gargarinov et Igor Rasteriaev, les deux émigrés russes qui nous avaient accompagnés nous racontaient ce qui était encore dans la mémoire collective slave; ce visage moustachu qui vous regarde, et il arrivait à BatCity.

    Il y avait du monde aux Fairview, des libertariens, des hippies, des environnementalistes et nous les rebuts rouges du grand rêve. Bizarrement on s’entendait tous bien et on arrivait à faire rêver les libertariens en chantant Katyusha, Igor surtout était un accordéoniste de génie qui mettait l’ambiance avec son vieux pliable. On avait tous ce rêve fou d’un monde juste et la sensation d’être les seuls à voir la vérité. Au fond nos seules différences tenaient du folklore, on avait une faucille et un marteau et eux un serpent à sonnette mais le reste était pareil sinon pour quelques détails.

    Sauf que voilà, BB était élu. On avait jamais cru aux élections, on avait juste joué le jeu par principe mais ce n’était qu’une occasion de plus de se faire traiter d’extrémiste, quand tout le système est extrême c’est vraiment être extrémiste que de vouloir le modérer ? Tout ce qu’on savait c’est qu’on aurait vite de la merde au cul, il allait y avoir une police politique, ça en faisait aucun doute et encore une fois on serait en première ligne.

    Certains camarades commencent à s’exiler, ils forment une petite communauté dans la campagne, un base arrière en vue de l’orage. On y vit comme au temps des vikings dans des maisons en torchis mais on pourra s’y faire oublier… si ils ne savent pas pour ça non plus. Il va y avoir de la résistance, on va voir si un libertarien est aussi convaincu qu’un rouge quand il s’agit de mourir pour ses convictions.

    Ca va venir j’en suis sûr…

    Etienne Tanlier, Mémoires urbaines.

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    Member since: 27 août 2014

    RP épisode 23 par Красный Hameldir

    Le plus dur n’est pas de prendre le contrôle des corps, c’est facile d’obtenir la moitié +1 au suffrage universel. Le plus dur c’est de prendre le contrôle des cœurs et DarkCorp n’était pas débutante là dedans.

    Un bon service marketing, quelques investissements bien placés pour montrer qu’on est pas méchant, voilà le début lorsque le monstre est souriant mais on sait tous ici que si on accepte les bonbons et qu’on suit le monsieur dans la camionnette blanche on allait avoir mal au cul à la fin, c’est d’ailleurs pour ça qu’on est dans les montagnes, parce qu’on tient à notre intégrité anale.

    Ce n’est que le début mais on connait la suite. D’abord ils jouent les humanistes pour se faire voir comme la seule vérité possible et ainsi éliminer leurs adversaires en faisant croire à tous que ce ne sont que des illuminés ou de dangereux extrémistes mais après si on ne plie pas l’échine ils vous font savoir que si vous n’êtes pas content ici vous pouvez partir, d’autres seront heureux de prendre votre place. La violence ira de plus en plus croissante jusqu’à tout briser ou jusqu’à se faire stopper.

    A la fin ils mettront en place leur pouvoir absolu, soit directement soit en faisant passer tout ce qui va contre eux pour une absurde folie. C’est déjà le cas partout. Notre base arrière dans la campagne est prête, c’est d’ailleurs elle qui nous envoie des provisions pour tenir ici. Combien de temps va-t-on pouvoir rester avant que les montagnes aussi soient prises et changées en un parc d’attractions ?

    “Dans les révolutions, ce ne sont jamais les révolutionnaires qui entament les hostilités” a l’habitude de nous dire Vladimir Gargarinov l’intellectuel russe exilé ici.

    Je sens qu’il va y avoir du changement, mais je ne pourrais pas dire si il ira dans le bon sens.

    Etienne Tanlier, Mémoires Urbaines.

  • Participant
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    Member since: 27 août 2014

    RP épisode 24 Красный Hameldir.

    Qui ne s’en doutait pas ? Qui fermait les yeux assez fort pour ne pas voir ce qui se passait ?

    Nous avions prévenu tout BatCity depuis le début mais nous étions toujours vu comme des extrémistes incapables de se départir de leur idéologie alors que justement nous dénoncions celle qui était nocive. Nous n’avons pas d’idéologies, nous n’avons que des héritages.

    DarkAntenna vomit depuis plusieurs mois déjà un flot d’opium qui a tôt fait d’endormir le peuple, le convaincre sera plus dur que jamais. Ces porcs savent où frapper pour se rendre invincibles. Ce n’est pas dans la lutte armée que nous pourrons trouver notre salut mais en sortant de leur logique. La Révolution doit se faire par le comportements, si des gens même de bonne foi renversent le pouvoir en place par la force alors ce sera pour remplacer un despotisme par un autre… comme la dernière fois. Endormir les consciences est le meilleur moyen pour eux de se protéger.

    En plus de tout ça l’escalade sécuritaire va se poursuivre, ils vont vouloir “plus de sécurité” et ça leur fera une bonne occasion de se débarrasser de nous. Il va peut être falloir qu’on rejoigne notre base arrière isolée loin des limites de la villes, on y a besoin de rien, nous saurons y survivre et parallèlement nous devrons réveiller les consciences, les apprêter au changement avec une émission de radio, un blog ou je ne sais quoi si tant est que les radios et les ordinateurs restent autorisés.

    Les décroissants, les écologistes, les libertariens et nous les vieux rouges devront avancer soudés pour mettre le monstre à terre.

    Etienne Tanlier, Mémoires Urbaines. Extrait écrit dans son journal du jour.

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    Member since: 27 août 2014

    RP épisode 23 par VuldEdone

    Retour aux Fairview. C’est bon de savoir que le même type qui nous a fait perdre les élections est désormais en tête de l’opposition, avec la même stratégie qui échoue constamment depuis la fondation de la ville. Confiance.
    Le parti… non, ce n’est même pas un parti : le mouvement n’a que des critiques, pas de politique. Même Hegemonia a plus d’influence. Non, même la mafia italienne a plus de poids que nous autres les écolo’. Et pourtant on leur ressemble beaucoup.

    Notre seule chance, pour lutter contre DarkCorp, est de proposer notre propre programme. Un programme écologique, bien sûr. Terres agricoles, quartiers d’offices, défense des plages et sauvetage des Fairview. On peut déjà avancer le dossier forestier, puisqu’on a bétonné l’herbe dans ce but depuis des années.
    Et on peut déjà tracer la ligne rouge : le moratoire sur le nucléaire. La pression va être intense pour son abandon, surtout de la part de l’université, et la population aura la tête sous l’oreiller. Si on veut éviter ça, le combat doit commencer maintenant. Forcer DarkCorp à dire, tant qu’il veut encore faire bonne figure, qu’il n’y touchera pas.

    Il va falloir préparer une nouvelle pétition en ce sens…

    Nickel Largent, Parti Fairview Éco-Modérés

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    Member since: 29 mars 2015

    RP final

    “Le seul ennui avec la fin du monde, c’est que l’on ne peut la raconter à ses petits-enfants.” anonyme

    Épilogue de Garry Specter

    Qui aurait pu imaginer une autre fin a Batcity ! L’utopie du deuxième millénaire renverser par un seul facteur, la logique humaine !

    Toutes l’équipe de l’université a été arrêter puis envoyer dans la prison qui a des relent de goulag, les mafieux ont essayer de s’enfuir, une très faible minorité a réussît mais les autres ont été exécutes, les camarades de la révolution permanente on combattue jusqu’au dernier lors d’une attaque contre la basse militaire quand aux écolo anarchiste, ils ont disparue du jours au lendemain. Avec la chute de tout mes pions, mon projet étais impossible a finaliser alors j’aie libérés José et Scott dans le chaos de notre bonne veille ville et dans le même temps ma schizophrénie s’envola.

    Quand a moi, j’aie chopper un de leur cancer, je change régulièrement de planque pour ne pas être envoyer dans leur camp de repos que je lis camp d’extermination.
    Chicago est bien loin désormais ,l’aéroport O’Hare n’est plus qu’un vague souvenir, mais ton visage … ton visage Kate sera … toujours … là

  • Participant
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    Member since: 24 février 2015

    – Comment ce cancer est apparu ?
    – Nous l’ignorons.
    – Comment se fait-il qu’il se propage si rapidement ?
    – Nous l’ignorons.
    – Combien de personne sont atteintes ?
    – Nous l’ignorons.
    https://www.youtube.com/watch?v=Hwt1DVaYLy4

    La dictature c'est ferme ta gueule !
    La démocratie c'est cause toujours...

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    Member since: 27 août 2014

    *RP PARTIE 12 par darklol83630*

    Voici mon arrivé dans la ville de Batcity. Je ne sait vraiment pas pourquoi on m’a muté ici, loin de mon tout petit village de campagne. Je suis Flessan mais mon nom resteras caché pour des raisons pratique a mes futures actions. Je suis shérif ou plutôt devrais je dire j’étais, désormais j’appartient a une unité spéciale des forces de maintien de l’ordre de cette soit disant ville moderne. Mais un point qui ne différencie pas entre Batcity et les autres futures mégalopoles c’est que le crime, le crime ne disparaît jamais, du moins totalement. Aujourd’hui je vais prendre connaissance de ces quartiers qui vont bientôt me devenir familier mais aussi et surtout de mon futur chef de section et de ma nouvelle mission

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