Post has published by Berton

Ce sujet a 6 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  Berton, il y a 6 ans et 1 mois.

  • Participant
    Posts624
    Member since: 15 avril 2012

    Bon après c’est quelques jours plus mouvementé, revenons un peu à un sujet plus historique.
    J’ai donc décidé d’instauré une chronique à caractère historique que je publierai le plus régulièrement possible. Aujourd’hui, on va parler de l’empire ottoman (si vous ne l’aviez pas encore deviné dans le titre). Mais plus précisément de sa décadence et de sa chute.

    Comme vous le savez très certainement, l’empire ottoman à subit une longue décadence depuis le XVIIème siècle déjà. En retard sur les Européen en matière de technologie, notamment militaire et enclin à des difficultés à faire régner l’ordre dans l’ensemble de l’empire, Le sultanat va progressivement tomber dans l’ingérence. Et çà malgré une tentative de modernisation aux cours de XIXème siècle. C’est à ce moment qu’il est surnommé « l’homme malade de l’Europe » par Nicolas Ier.
    Mais malgré tout, l’empire tiendra encore jusqu’au XXème siècle, lors de sa dislocation finale au traité de Sèvres (1920).

    Aujourd’hui, nous s’allons-nous s’intéresser plus près à pourquoi l’avons-nous appelé l’homme malade de l’Europe. Au milieu du XIXème siècle, l’empire ottoman est affaibli par la réorganisation intérieure, par les mouvements nationaux des peuples balkaniques et par les convoitises des grandes puissances.

    La désorganisation intérieure :
    Dans cet immense empire, aucune institution ne fonctionne parfaitement. Le sultan est incapable d’obtenir l’obéissance de son grand vizir, de ses pachas et de son armée formée de janissaires.

    Les mouvements nationaux :
    En tant qu’Etat musulman, l’E.O. rencontre en Europe d’autres difficultés découlant des oppositions religieuses. Seuls, les musulmans sont seigneurs et propriétaires, fonctionnaires et soldats. Les anciens habitants restes chrétiens en majorité orthodoxes, quasi étrangers dans l’Etat Ottoman, sont, par contre tenanciers et sujets. Accablés d’impôts et de corvée, victimes parfois de massacres atroces, ils ont pourtant conservé leur religion. Par ailleurs, les populations d’Europe ont également conservée leur langue nationale : ils constituent ainsi dans l’E.O. des minorités linguistiques.

    Les convoitises :
    Les intérêts des grands Etats s’opposent à Constantinople.
    La Russie désire la liberté de passage par les détroits (le Bosphore et les Dardanelles). De plus, les tsars se posent en protecteurs naturels des populations slaves et orthodoxes.
    L’Allemagne veut continuer son expansion dans le Proche-Orient, où elle finance notamment le chemin de fer vers Bagdad et le golfe Persique : c’est le Drang Nach Oosten.
    L’Autriche-Hongrie, pour compenser ses pertes en Italie et en Allemagne, cherche un dédommagement dans les Balkans (la Bosnie-Herzégovine).
    L’Angleterre Veut garder la maître de la route des indes et est donc hostile à l’installation de la Russie dans les détroits. Elle s’installera à Chypre dès 1873 et occupera l’Egypte en 1882.
    La France, comme l’Angleterre veut garder le statu-quo pour protéger ses intérêts en Egypte et continuer à être protectrice des Lieux Saints de Palestine.
    L’Italie s’emparera de la Tripolitaine et du Dodécanèse (1912).

    Les Guerres : Enfin ce qui nous intéresse, assoiffé de sang que nous somme. 👿
    L’intervention de la France et de l’Angleterre dans les affaires grecques amène la Turquie à reconnaître l’indépendance de la Grèce (1929)
    En 1853, lorsque le tsar Nicolas i réclame le pouvoir de protéger les chrétiens orthodoxes à l’intérieur de l’empire Turc, une coalition anglo-française se forme pour secourir la Turquie (Guerre de crimée-1854-1856). Le traité de Paris (1856) affirme la neutralité de la Mer Noire et des Détroits et proclame l’indépendance des provinces roumaines.
    La guerre russo-turque (1877-1878) permet aux armées du tsar Alexandre II de prendre l’avantage, mais le congrès de Berlin (1878) (vf congre de Berlin) limite les avantages de cette victoire russe.

    La naissance des états Balkaniques : La Grèce (1829) : Crée dans les limites très étroites du Traité d’Andrinople, elle devient par la volonté des grandes puissances une monarchie avec Othon de Bavière. Après la révolution de 1862, la couronne est confiée au prince danois, Georges I (1863-1913) dont les héritiers règnerons sur la Grèce jusqu’en 1967 et qui obtient de L’Angleterre les îles ioniennes. L’Etat grec s’accroîtra encore de La Thessalie et de l’Epire (1881), puis de la crête et de la Macédoine (1913).
    La Roumanie (1856) : l’autonomie des provinces de Moldavie et de Valachie est reconnue par le traité de Paris (1856). Leur union en un seul Etat, la Roumanie, a lieu en 1859. Confié à Charles de Hohenzollern, elle devient royaume en 1881.
    La Bulgarie : sa partie septentrionale avait été constituée en principauté en 1878. Après avoir annexé la Roumélie orientale (1885) , elle se donne comme souverain Ferdinand de saxe-Cobourg-Gotha qui proclame son indépendance totale en 1908)
    Le Monténégro : Séculairement rebelle à toute pénétration turque, le congrès de Berlin lui a donné un accès à la mer en 1878.
    La Serbie (1878) : Autonome au traité d’Andrinople (1829), elle accède à l’indépendance au congrès de Berlin (1878). Constitué en royaume (1882), elle aura pour premier souverain Milan Obrénovitch.
    La Bosnie et L’Herzégovine sont confiées en même temps à l’administration autrichienne avant d’être annexées en 1908.

  • Participant
    Posts624
    Member since: 15 avril 2012

    Si vous me le permettez, je rebaptiserai mes anciens sujets comme “chronique de Berton”, ce serai ma marque de fabrique. 🙂

  • Admin bbPress
    Posts6308
    Member since: 15 avril 2012

    Très intéressant ce petit dossier sur les relations des Grandes puissances face à cet empire en pleine décadence. Peux-tu placer le génocide arménien dans ce contexte? Tu semble bien connaître la question.

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Participant
    Posts624
    Member since: 15 avril 2012

    Oui. Le génocide arménien à lieu en 1915, Alors en plein 1ère guerre mondiale, l’empire ottoman craint l’agression russe à la frontière caucasienne. L’Arménie, province turc est enclin à une révolte indépendantiste. Ils se sentent alors différents des turcs (différent langage, religion,…) Ce sentiment est encore poussée par la récente indépendance de pays anciennement ottoman (Balkan).

    D’autre part, les turcs alors en plein nationalisme ne désirent pas l’indépendance d’une nouvelle province. L’Arménie est une région stratégique pour le sultanat car elle est à la frontière Russe.
    Une récente rumeur de pacte avec les ennemis Russes, possible mais infondée, provoque une réaction immédiate de l’empire ottoman. Dans une période de nationalisme couplé avec une guerre, il ne faut pas d’ennemi de l’intérieur. C’est pourquoi la solution adoptée par les russes est d’éradiquer les traîtres. Leurs justifications étaient « une réaction face aux désertions d’arméniens ».
    ils voyaient en fait dans les Arméniens un obstacle majeur à leur unification ethnique en Anatolie et dans le reste de l’empire.

  • Admin bbPress
    Posts6308
    Member since: 15 avril 2012

    Et as-tu des détails concernant les techniques envisagées pour ce génocide. Si je ne me trompe, ils les envoyaient dans le désert pour mourir de faim? Mais était-ce le seul moyen?

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Participant
    Posts1392
    Member since: 15 avril 2012

    Mince une chronique en moins pour le Bat’S Times 🙁

  • Participant
    Posts624
    Member since: 15 avril 2012

    De façon général, des forces spéciales appelé “jeunes turc” ont commencé par interpeller des hommes soupçonner de rébellion et de trahisons. Ceux-ci sont torturés pour leur faire avouer leurs “crime” et les exécuter. Ces pratiques ce généralise. En suite la population est déportée dans des camps de travaux forcés. Rare sont ceux qui en sont revenu. (Ça ne vous rappelle pas quelque chose? comme quoi Hitler n’a rien inventé).

    Mais les circonstances de ces exécutions, ces massacres restent flous. La Turquie refuse toujours d’avouer l’existence du génocide et d’ouvrir ses archives. Les seules sources dont nous disposons sont des survivants arméniens et quelques sources allemandes et russes.

You must be logged in to reply to this topic.

A password will be emailed to you.