Post has published by Noble 7

Ce sujet a 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  Noble 7, il y a 1 an et 1 mois.

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  • Participant
    Posts930
    Member since: 6 novembre 2015

    16 Avril 1917, soit 100 ans en arrière. Cette date est l’anniversaire de la Bataille du Chemin des Dames. Une bataille quelque peu oubliée de notre histoire, et de celle de la première guerre mondiale. Pourtant, pour l’armée française, cette date représente quelque chose de beaucoup plus grand qu’une simple bataille: C’est le baptême du feu des chars français !
    Et oui, le 16 Avril 1917, les premiers chars français de notre (merveilleuse) armée furent enfin utilisés sur le champs de bataille !

    Afin de célébrer cette date, je vous propose de se remémorer l’histoire de nos chars qui ont marqué notre histoire.

    Le char Schneider CA-1

    Ce blindé signifie le début de la longue histoire des chars français.

    L’idée d’un char débute dès 1915, suite à la demande de 1914 de l’armée française d’un moyen efficace de contrer les mitrailleuses et les réseaux de barbelés de la guerre de tranchées. Schneider-Creusot ( qui etait une aciérie jusqu’en 1980 environs) propose le 16 Juin 1915 un véhicule blindé devant le Président de la République française, Raymond Poincaré, devant répondre au besoin de l’armée française. C’est le prototype du CA-1.

    Les premiers chars Schneider CA-1 sont livrés en septembre 1916, et seront produits à environs 400 exemplaires.

    de notre point de vue, le char est à peine reconnaissable en tant que tel et apparaît comme une caisse en acier blindée reposant sur un tracteur à chenilles (ce qui est à moitié vrai). Il n’a pas de tourelle, et son armement principal est un canon de 75 mn en casemate, placé dans une barbette dans le coin avant droit du “blindé”. Ce côté fut choisi parce que le tireur opérait à gauche du canon.
    Une autre caractéristique inhabituelle est le surplomb oblique de la partie frontale du châssis qui a la forme d’un nez pointu ressemblant à un éperon en fer. Il avait été conçu pour couper et écraser les fil de fer barbelés allemands, ouvrant ainsi des passages pour l’infanterie française suivante -souvenez vous, c’est ça principale fonction: un bélier d’acier.

    128 chars Schneider seront utilisés pour la première fois le 16 avril 1917 à Berry-au-Bac, sur le Chemin des Dames. C’est la première utilisation de chars français dans l’histoire, qui plus est par l’armée française ! Cependant, cette attaque se solda malheureusement par un échec cuisant: 57 sont détruits, 64 sont tombés en panne ou sont enlisés.

    Mais le char est là ! Et dès lors, commence notre épopée…

    Le Char Renault FT

    Qui lu’eut cru que les ingenieurs francais allaient passer d’un tracteur chenillé blindé à un char moderne, pendant que les autres nations, elles faisaient des tracteurs chenillés blindés toujours plus gros ?

    Les études en mai 1916, avec Louis Renault lui-même en tete de projet. C’est lui qui imposa une limite réaliste au poids projeté du FT, qui ne pouvait dépasser 7 tonnes, en plus de la conception globale de l’engin. Un premier prototype fonctionnel fut essayé par Louis Renault (encore lui!) devant une commission militaire en mars 1917, et dès lors, le blindé fut accepté. On estime que plus de 3 800 exemplaires furent produits, en tous cas, au moins 3 177.

    Le char FT comprenait une tourelle tournante à 360° degré, qui révolutionna la définition technologique du char, avec une tourelle concept encore utilisé aujourd’hui. Il avait une configuration arrière du moteur, un conducteur avant, avec l’opérateur de la tourelle (et le commandant) juste derrière. Pour gérer les traversées de tranchées, une queue arrière fut montée, ce qui facilite l’équilibre et la suspension du char dans de telles situation, en plus de l’empêcher de se renverser en arrière.

    Au lieu de ressembler à une «forteresses mobiles» ou un «croiseur terrestre», comme ses concurrent essayent tant de se rapprocher, le Renaut FT semblait légèrement armé, mais l’ajout par la suite d’un canon de 37 mn, et la tourelle à 360° le rendait polyvalent et efficace dans la plupart des cas.

    Le petit FT (connu sous le nom officieux de FT-17) fut un succès indéniable, malgré certains défauts de la première série, y compris la courroie du radiateur et les problèmes du système de refroidissement. Un grand nombre de FT furent fournis à la plupart des unités frontales occidentales d’ici le milieu de 1918 et ils furent impliqués dans toutes les offensives majeures (environs 4356 engins engagés et 746 chars perdus), franchissant avec succès les no man’s land, et nettoyant les tranchées ennemies, mais aussi les forets.

    Le char Renault FT marque le début de l’ère du char moderne, et de l’élitisme du matériel français, notamment par rapport au chars.

    Le char Somua S35

    Le SOMUA S35 était un char de cavalerie français de la Seconde Guerre mondiale. Construit de 1936 à 1940, il est l’un des premiers, si ce n’est le premier, des chars à concentrer mobilité, puissance de feu et protection dans un même design. Oubliez le T-34, le voici votre premier MBT !

    La conception du SOMUA S35 provient d’une demande de l’armée du 26 juin 1934 pour une Automitrailleuse de Combat (AMC) qui devait équiper les unités de cavaleries. Le projet préliminaire était prêt en septembre, et les plans définitifs en octobre. Le premier prototype était prêt en avril 1935, et passa tout les tests donnés en Aout. Le coût par unité était élevé et seul un nombre limité de cet excellent engin fut produit. Environs 1000 unités furent produites.

    Le S35 était l’un des chars les plus avancés lorsqu’il est entré en production, mais il était compliqué à construire et à entretenir. La coque était en quatre parties- une première mondiale. La tourelle était dérivée de celle du char lourd B1, mais avec un anneau de tourelle agrandie, permettant à la fois le commandant de l’engin et l’artilleur d’y être en même temps.
    Comme dit en haut, le char S35 est révolutionnaire par ses performances. L’épaisseur maximale de la coque et de la tourelle était d’environ 47 et 40 mm respectivement. Le canon SA35 de 47 mm était efficace contre la plupart des blindés allemands et soviétiques de l’époque. La suspension fut conçue par Eugène Brillié, le même homme qui avait développé notre bon vieux tracteur chenillé blindé, le Schneider CA1. Le moteur de 200 ch permettait au S35 de faire du 40Km/h sur route, et du 33Km/h hors-route.

    Dans l’ensemble, le S35 était considéré comme le meilleur char moyen de son temps. Il est dit que le M4 Sherman est directement inspiré du S35.

    Le S35 participa à toutes les grandes batailles de la campagne de France. Que ce soit dans la bataille de Hannut ou celle de Stonne, le S35 fut excellent.

    Le AMX-30

    L’AMX-13 est le premier MBT Post-SGM français à se proliférer totalement dans l’armée française. En effet, avec la fin de la seconde guerre mondiale, les unités blindés françaises furent équipés de quelques ARL-44, M4 Shermans et Panther. Par la suite, tout 3 furent remplacés par des M-47 Patton. Mais ce n’est qu’en 1970, avec le AMX-30, que la lignée des chars français redevint totalement standardisée.

    Sous la supervision du chef ingénieur Heissler, le premier prototype fut achevé en Septembre 1960 et fut testé ultérieurement (AMX 30A). Le deuxième fut dévoilé en juillet 1961. Il faudra en tout 7 prototypes pour finaliser la version de production.

    À l’origine, 300 AMX-30 furent commandés par l’armée française et, en 1971, l’ordre fut porté à 900, divisé entre huit lots, y compris toutes les variantes basées sur le châssis. À partir de 1966, la fréquence fut de 10 AMX-30 par mois. En tout, 3 571 chars furent produits.

    La caractéristique unique de l’AMX-30 était son canon F1 monobloc de 105 millimètres, complété par un obus tout aussi unique, qu’est l’obus polyvalent OECC F1. Armé comme cela, l’AMX-30 était un véritable chasseur de char à son époque. Pour ce qui est du reste, ça protection n’était à l’honneur de ça mobilité: l’AMX-30 était le MBT le moins blindé de tout l’Europe. La philosophie de conception favorisa en effet une protection entièrement active donnée par la rapidité, l’agilité et les petites dimensions de l’engin.

    L’AMX-30, durant ses 30 ans de services, détruisirent une quinzaine de AFVs, tout en perdant 1 engin. Mais ce qui est impressionnant, c’est le nombre de versions que ce chassis à engendré. En tout 9 variantes se sont basés sur l’AMX-30, en passant de l’engin de génie, à la DCA mobile, tout en engendrant un système de lancement de missile balistique.

    L’AMX-30 représente l’élitisme de l’industrie blindée française alliant avec finesse puissance de feu et mobilité, mais il signifie aussi l’indépendance d’un pays, qui veut être armé, qu’avec du français !

    Allez bye Fanta !

  • Modérateur
    Posts8313
    Member since: 14 mai 2013

    C’est intéressant parce que dans le chars que tu as choisi, qui sont effectivement parmi les chars français les meilleurs (dans le sens les plus adaptés et les plus pertinents pour l’Armée française) de leur époque, on trouve des chars jouant surtout la mobilité.
    Peut-on tirer une conclusion de cela, ou est-ce un choix de présentation qui pourrait biaiser ma généralisation depuis ces quelques exemplaires?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts930
    Member since: 6 novembre 2015

    C’est vrai que beaucoup des chars post-SGM donnent une certaine importance à la mobilité, couplée généralement d’un bon canon; l’AMX-13, AMX-30, l’AMX-40, l’AMX-Leclerc …

    Allez bye Fanta !

3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)

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