Post has published by Provencal le Gaulois

Ce sujet a 4 réponses, 4 participants et a été mis à jour par  Ambarequiem, il y a 1 an et 2 mois.

5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)
  • Participant
    Posts568
    Member since: 29 avril 2016

    Hier soir je relisais un passage sur le bataille de la Marne de 1918 et je me suis rendu compte que la tactique employée par les Français le 18 lors de la contre-attaque généralisée ressemblait beaucoup à la tactique de la Wehrmacht.

    D’abord un bombardement violent mais court. Puis feu roulant de l’artillerie avec avancée des chars couvert par l’aviation . EIl me semble qu’il y a bien eu une liaison char-avion puis avanc
    Est-ce vraiment le cas ?

  • Participant
    Posts196
    Member since: 26 mai 2013

    En 1918, reprenez moi si je me trompe, mais il n’y avait pas de divisions blindés. Les chars accompagnaient l’infanterie lors des assauts de tranchées. Hors la Blitzkrieg ce n’est pas seulement des opérations inter-armes avec une utilisation de l’aviation coordonnée avec les chars. Ce qui était révolutionnant dans la blitzkrieg c’est l’utilisation de chars comme arme à part entière et pas seulement pour accompagné l’infanterie. Je ne pense pas qu’on puisse parlé de blitzkrieg mais il faut avouer qu’on s’en rapproche. Pour finir les avions et les chars sont pas encore tres développés.

  • Participant
    Posts568
    Member since: 29 avril 2016

    En 1918, reprenez moi si je me trompe, mais il n’y avait pas de divisions blindés. Les chars accompagnaient l’infanterie lors des assauts de tranchées.

    Lors de la contre-attaque du 18, les chars étaient en fer de lance et l’infanterie avançait derrière.

  • Participant
    Posts1317
    Member since: 17 juin 2016

    L’Allemagne n’avait que 20 char :whistle: .

    Et puis la doctrine française des blindés à l’époque ne différait guère de 1940. :dry:

    Un peuple qui n'aime pas son pays, ne mérite pas son indépendance.
    Moi

    Tiens , il pleut
    Napoléon Bonaparte

  • Participant
    Posts1037
    Member since: 17 juin 2014

    Tactique d’attaque française en 1918 :

    – Bombardement massif mais court d’artillerie.
    – Barrage roulant pour favoriser l’avancé de l’infanterie.
    – assaut d’infanterie, chars généralement en seconde vague (l’infanterie doit s’emparer au moins de la première tranchée, souvent aménagée en fossé antichar et y ménager des points de passage pour les blindés)
    – une partie de l’infanterie est retenue en arrière par les travaux et le nettoyage des tranchées, l’autre partie avance plus difficilement vers des positions plus épargnées par les obus (hors de portée d’une partie des canons), de plus, l’infanterie c’est sûrement désynchronisé du barrage roulant. Les chars arrivent, ils sont une aide appréciable pour réduire les positions de résistance de la deuxième position ennemie, ils repoussent aussi les contre attaques allemandes qui jusque là tombées sur une infanterie affaiblie, désorganisée et sans connaissance du terrain. Le char léger, permet d’avoir une mitrailleuse ou un canon immédiatement disponible sur place, quand les pièces à pieds sont encore en train de se faire trimbaler à dos d’homme à travers le réseau de tranché ennemi (25 kg une Hotchkiss + l’affût, les munitions etc…).
    – les chars peuvent permettre de prendre la seconde ligne de défense en cas de situation fort favorable : ligne peu préparée (c’est arrivée en 1918, avec les allemands qui ont pas mal avancé, peu de réserves disponibles pour la tenir etc…). Dans ce cas, les chars traversent la ligne, suivi par les restes de l’infanterie de la première vague d’attaque qui a survécu. Et on avance en terrain “ouvert”, sans positions aménagées. Là, les chars se font distancer par l’infanterie, en effet, 7 km/h est leur vitesse maximale, et en marche, roulant le plus souvent à 3,5 km/h, ils deviennent un boulet pour les fantassins, sans compter qu’il faut faire parvenir assez vite de l’essence aux chars, et assurer une maintenance sans laquelle il ne vont pas bien loin.
    Bref, passé tout combat, les chars de la première guerre mondiale sont incapable d’exploiter la victoire, il faut faire repasser la cavalerie devant, mettre l’infanterie en ordre de marche, et faire bouger l’artillerie jusqu’à la prochaine position ennemie. Et parce que les armées sont extrêmement lourdes en artillerie, on n’avance pas bien vite. De même, parce que l’infanterie avance devant, à la première résistance on est potentiellement arrêté (et cette résistance peut être une unique mitrailleuse);
    Le rôle de l’aviation :
    – reconnaissance préalables à l’attaque
    – harcèlement des colonnes de l’ennemis en mouvement de retraite ou des forces de contre attaque identifiées

    1940, et la doctrine allemande pour le passage de la Meuse :
    – bombardement violent d’aviation qui remplace l’attaque d’artillerie
    – attaque d’infanterie pour passer l’obstacle de la position française le long de l’obstacle naturel (pionniers d’assauts). L’infanterie prend d’abord seule le pied de l’autre côté de la Meuse, elle y réduit les casemates françaises, et fait passer des canons antichars pour tenir la tête de pont.
    – préparation du franchissement de l’obstacle pour les chars, ici la pose de passerelles pour franchir le fleuve par les équipes de pontonniers
    – passage des chars à travers la ligne de défense, les chars allemands vont aussi devoir repousser des contres attaques (incluant des chars français). En cas de contre attaque de chars légers, ils peuvent gérer, pour les contre attaque de chars moyens (Somua, B1), on va se cacher sous les jupes des 88.
    – une fois la contre attaque repoussée, reprise de l’avance, puisqu’il n’y a pas de réserve disponible, pas de nouvelle ligne de défense organisée pour nécessité un nouvel assaut en force. Les chars progressent, et cette fois ci, la vitesse des chars est de l’ordre de 30/40 km/h sur route. Les chars ne se laissent plus distancer par l’infanterie, ce sont eux qui courent devant et l’infanterie qui peine derrière. Les chars deviennent une force d’exploitation immédiate d’une percée dans le sens où ils peuvent mener le combat contre la plupart des forces rencontrée dans cette phase de déplacement, en l’absence de nouvel obstacle naturel. L’avance devient irrésistible, de plus, la liaison char/avion permet de régler la plupart des petits bouchons qui seront dressés sur la route.

    Les modes d’attaque d’une position fortifié sont similaire entre 1918 et 1940, les modes d’emploi dans la bataille sont similaires. C’est dans la phase d’exploitation que la différence majeure apparaît. Les chars de 1918 sont incapables d’exploiter la percée qu’ils ont permis. En 1940, les chars allemands exploitent sans soucis la percée réalisée, et c’est ça qui constitue la blitzkrieg. Donc en l’absence d’exploitation par les chars, on ne peut pas dire que la guerre éclair a été inventé en 1918. Même si des bases sont posées.

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