Post has published by mongotmery

Ce sujet a 13 réponses, 6 participants et a été mis à jour par  mongotmery, il y a 1 an et 12 mois.

14 sujets de 1 à 14 (sur un total de 14)
  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    L’opération Anvil-Dragoon est le nom donné au débarquement allié en Provence, à l’aide d’unités issues du théâtre d’opérations italien et des USA. Ces unités sont françaises et américaines. L’opération doit se dérouler dans les premiers plans en même temps que l’opération Overlord. Mais des difficultés dans les combats en Italie (sur la ligne Gothique) obligent à reporter le planning. Ce qui a deux conséquences qui vont radicalement changer ce débarquement:

    – Anvil-Dragoon devient une opération à part entière, et son déroulement est revu. D’un simple débarquement de troupes destiné à retenir des troupes allemandes, pour favoriser la percée en Normandie, le débarquement de Provence devient l’établissement d’une tête de pont pour vite remonter au Nord par le Rhône, jusqu’à rejoindre les forces de Normandie en bloquant le repli allemand. Ce nouveau plan est favorisé par le fait que les Allemands ont retiré une partie de leurs forces pour renforcer le théâtre de Normandie.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1a/Seconde-guerre-mondiale-dragoon-cavalaire-15aout1944.jpg/350px-Seconde-guerre-mondiale-dragoon-cavalaire-15aout1944.jpg
    Le débarquement de troupes américaines de la 3e division le 15 Aout: c’est un jour de premier débarquement plus tranquille qu’en Normandie

    – L’opération Overlord a “pompé” un grand nombre de moyens logistiques, ce qui oblige à mobiliser des ressources laissées de côté, comme les navires de la marine française. Des péniches sont aussi cherchées du côté du front italien.

    Bref, en clair, il faut finalement débarquer plus vite et avancer plus vite, avec de moyens logistiques, mais on peut se permettre de débarquer un peu moins de troupes combattantes. Un peu, parce que les Alliés pensent que les Allemands vont s’acharne dans la défense comme ils le font en Normandie, et donc qu’il va quand même falloir amener des tanks et de l’artillerie avec les fantassins et auto-mitrailleuses.

    Un point positif dans tout çà: L’aviation pourra intervenir: composées de FAFL (bombardiers et chasseurs-bombardiers surtout), d’avions anglais (chasseurs) et américains (bombardiers et chasseurs-bombardiers, et chasseurs), elle dispose de plein de bases: la Corse, la Sardaigne, l’Italie du Centre dont se sont emparés les Alliés.
    Il en est de même pour la flotte: les bases alliées de Méditerranée sont très nombreuses, et les moyens de transport vont avec. En effet, la Méditerranée est une mer plate, entre autres en Eté (époque d’Anvil-Dragoon). Du coup, tous les navires de guerre rapides et peu stables (croiseurs, destroyers, voire dragueurs de mines) qui se trouvent en Méditerranée peuvent, en l’absence de flotte adverse (l’Italie a capitulé), débarquer les munitions et embarquer des soldats et leur train à la place, et malgré cette charge naviguer à pleine vitesse sans trop malmener leurs passagers.
    Ainsi, trois croiseurs peuvent transporter une brigade en quelques jours (voire heures) de Libye à Rome.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f2/Fantasque.jpg/280px-Fantasque.jpg
    Le croiseur léger Fantasque qui a participé à l’opération Anvil-Dragoon

    Voici pour l’introduction. L’opération ne se présente donc pas trop mal pour une opération militaire: on a moins de doutes sur son échec que sur Overlord. Au pire, les Alliés seront confinés sur une petite tête de pont, et devront rembarquer, mais les Allemands n’ont aucune chance de les rejeter à la mer en capturant tous les soldats débarqués. Ils n’ont pas assez de troupes. Et l’épisode d’Anzio a dû les dissuader de réessayer.

    A suivre: le débarquement, et puis.. les difficultés logistiques

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/ca/Operation_Dragoon_-_map.jpg/800px-Operation_Dragoon_-_map.jpg
    Une petite carte des opérations

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts2925
    Member since: 26 février 2013

    Un dossier prometteur, le titre m’allèche en tout cas ç

    Omnia Sunt Comunia

    Je suis anarchiste au point de traversé dans les clous pour ne point avoir de soucis avec la maréchaussée.

  • Participant
    Posts372
    Member since: 18 août 2015

    Très bon début et très intéressent, le débarquement de Provence m’est assez méconnu, j’en apprendrai plus, merci 😉

  • Participant
    Posts524
    Member since: 2 septembre 2012

    Hâte de suivre ce dossier ! Cette opération est rarement mentionnée et au final, je ne crois pas en avoir souvent entendu parler, sûrement que cela permettra d’en apprendre bien des choses ! :cheer:

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Anvil-Dragoon est paradoxalement peu évoqué en France en général, alors qu’elle est très évoquée dans le Sud (où elle s’est déroulée). Mais ce qui est paradoxal, c’est que par rapport à Overlord, elle a été réalisé par plein de troupes françaises en plus des troupes américaines (et quasiment pas de troupes britanniques). C’est par cette opération qu’a débarqué la 1ère armée du général De lattre

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts2324
    Member since: 11 mai 2012

    (et quasiment pas de troupes britanniques).

    Et quasiment pas de troupes allemandes. 😆

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Ca peut se discuter, en comparaison de la Normandie oui, mais les troupes allemandes en retraite sont bien présentes et çà va être une des sources du problème logistique.

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Le débarquement

    Le débarquement des troupes américaines et françaises s’effectuent globalement bien. Localement, on trouve des actions particulières, comme des commandos qui franchissent des champs de mines sans matériel de déminage pour s’emparer de batteries côtières défendues par une garnison supérieure. Mais entre diversions par contre-mesures électroniques pour faire croire qu’une grande portion de côte est menacée, de Marseille à Gênes, largage de mannequins parachutistes, bombardements préliminaires navals et aériens (5000 tonnes de bombes), et débarquements massifs, les Alliés ne rencontrent pas une grande résistance allemande.
    Il faut dire que si la côte se prête à la défense et qu’il existe un “Mur de la Méditerranée”, les unités allemandes le tenant sont faibles: à titre d’exemple, une division comptait deux tiers de combattants au repos du front russe, et la moitié de l’effectif était blessé…

    Les Alliés débarquent donc facilement, et les troupes font mouvement. Les Français de la 1ère armée de De Lattre sont chargés de s’emparer de Marseille et de Toulon, qui permettront de décharger les navires. Puis ils passeront le Rhône au niveau d’Aix-en-Provence. Les unités américaines du VIIe corps passeront quand à elles la Durance et remonteront au plus vite sur Grenoble.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/ca/Operation_Dragoon_-_map.jpg/800px-Operation_Dragoon_-_map.jpg
    Une carte des opérations d’Anvil-Dragoon (un peu fouillie certes)

    Les 15 et 16 Aout, le 1er échelon de français débarque, composé de 38 000 hommes et 5500 véhicules. Elles disposent de réserves de ravitaillement, comptées en “unité d’utilisation”: une unité représente un jour de combat de moyenne intensité. Les Français disposent d’une unité de munitions, quatre d’essence et entre deux et quatre jours de vivres.

    Aucune unité logistique de la 1ère armée n’est encore débarquée, ce sont les unités américaines qui établissent les dépôts sur les plages, à partir des péniches faisant la navette entre les cargos et le rivage. Ce système est destiné à attendre la prise d’un port.

    Il apparait rapidement que la voie est libre pour attaquer Marseille et Toulon. Le 2e échelon est débarqué, ce qui porte à 75 000 hommes et 11 460 véhicules les effectifs français. Les unités avancent vers l’Ouest, une partie de leurs véhicules faisant l’aller-retour avec les dépôts des plages pour le ravitaillement. Mais le 20 Août, Toulon est isolé, et le combat commence contre la garnison de Toulon. La 1ère armée débarque alors son état-major logistique, le 4e bureau. Celui-ci organise alors le débarquement et l’envoi au front des trois compagnies de réparation de la 1ère armée, ainsi que 2 hôpitaux de campagne.
    L’un d’eux, l’hôpital 422, en s’approchant trop près des unités de tête pour être rapidement opérationnel, est pris sous des tirs au cours d’une contre-attaque allemande. Malgré plusieurs infirmiers (et infirmières) blessés, l’hôpital fonctionne au soir du 20 Août.

    Mais à peine la bataille de Toulon est-elle assurée en ravitaillement que De Lattre détache la 3e DIA (division d’infanterie algérienne) et des goums (bataillons) marocains vers Marseille, qui est atteinte et encerclée le 23 Août avec plus de 40 000 hommes en garnison.
    La 1ère armée se trouve donc, une semaine après le débarquement, étirée sur 140 km de côte, des dépôts des plages de St-Tropez jusqu’à Marseille.
    Heureusement le jour même de l’investissement de Marseille, le 4e bureau apprend que le VIIe corps US a libéré Aix-en-provence (au Nord de Marseille) par les routes de l’extérieur. Il y envoie des hommes pour établir un dépôt.

    Malgré ce dépôt avancé qui facilite le travail des échelons logistiques internes aux unités, le ravitaillement reste critique. Les flux des plages aux dépôts sont trop ténus, par manque de véhicules (quatre groupes ont été débarqués, soit 500 tonnes). De plus, le personnel chargé de les faire fonctionner n’est pas encore débarqué.
    La voie ferrée a été sabotée par les Allemands, et si le personnel SNCF s’est mis au travail pour la réparer depuis Saint-Raphael, la priorité va aux troupes du VIIe corps US progressant au Nord.
    A cela s’ajoute la capitulation de Marseille le 29 Aout. Pour le 4e bureau, c’est dramatique car cela représente des prisonniers à ravitailler, et des troupes qui vont pouvoir avancer à nouveau – en se gorgeant de carburant bien évidemment.Tout cela alors que, comme en Normandie, le port libéré a été saboté sur tous ses quais, et qui plus est des bateaux sont coulés dans les bassins, dont les eaux sont minés!
    Heureusement, le système D, première arme du 4e bureau, va permettre de relâcher un peu la pression: A Marseille se trouve des coolies des colonies (Indochine et Madagascar venus en France pour former des unités en 1940). Ils sont immédiatement reformés et constituent quatre bataillons supplémentaires de pionniers pour le ravitaillement.

    http://i45.tinypic.com/33wp5ip.jpg
    Une vue de Marseille à la capitulation des Allemands

    Relancée en avant, la 1ère DB atteint respectivement les 25 et 30 Aout les villes d’Arles et d’Avignon sur le Rhône, à 200 km à l’Ouest du Cavalaire où est débarquée une autre unité de la 1ère armée, la 2e DIM (division d’infanterie de marche).
    C’est pour trouver les ponts détruits sur le Rhône par les Allemands. Le problème est alors épineux, car si les Alliés disposent en théorie de pontonniers expérimentés et bien outillés, aucun de ces unités n’a été débarquée dans toute la Provence!
    Le génie (101e bataillon et 88e régiment) se met malgré tout au travail, récupérant le bois, les péniches et remorqueurs sabordés, et cherchant à réparer le matériel de l’école des ponts d’Avignon, lui aussi saboté par les Allemands.
    Dès le 26, des passages pour l’infanterie sont effectués à Arles à l’aide de ces moyens disparates, et le 28 deux autres points de franchissement sont établis à Arles et Vallabrègues. La résistance disparate voire inexistante des Allemands autorise des passages d’unité d’infanterie sans matériel lourd.
    Le 29 Aout, Toulon est tombée et la 1ère DFL arrive sur le Rhône.

    Le 30, le 101e bataillon ouvre un pont près d’Avignon. Des restes des ponts, les élèves de l’école des ponts, et toute main-d’oeuvre civile ont été utilisés pour cet exploit. Cela permet enfin de décongestionner l’Est du Rhône et c’est la ruée: 3500 véhicules passent le pont en deux jours, en parallèle de huit LCM (péniches de débarquement de véhicules et chars) arrivés à Arles pour aider aux passages.

    Evidemment, le problème du franchissement du Rhône résolu entraine à nouveau le problème des dépôts. Le 4e bureau établit le 1er Septembre un nouveau dépôt à Avignon pour le carburant et les vivres.

    A suivre: L’ordre général d’opérations n°24, et le paroxysme des problèmes logistiques

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  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    L’ordre d’opérations n°24, un nouveau déploiement et la poursuite de l’offensive

    C’est le 29 Aout que De Lattre diffusait son ordre d’opérations n°24, qui confirment les grandes lignes du plan sur l’exploitation de la « bataille de Provence ».
    Un dispositif de quatre poussées est mis en place :

    D’Est en Ouest, on trouve :
    – La 2e DIM (général Dody) s’engagera dans les Alpes en couverture du flanc droit, contre d’éventuelles surprises d’Italie ou de contre-attaques de flanc.
    – A l’Est du Rhône le futur 1er corps d’armées (créé le 6 Septembre), constitué de la 3e DIA à laquelle s’ajoutera la 9e DIC, avance en direction de Grenoble avec des troupes américaines, et de là il s’engagera dan le Jura et la trouée de Belfort
    – A l’Ouest du Rhône, le 2e corps d’armées (créé le 2 Septembre) constitué de la 1ère DFL et de la 1ère DB avance vers Lyon et Saint-Etienne
    – Dernier groupe, plus faible mais motorisé et blindé, les 2e dragons et RICM s’avancent dans le Languedoc-Roussillon pour libérer ces territoires que les Allemands évacuent. La mission n’essaye pas de bloquer la retraite, trop avancée, des Allemands

    Entre les 1er et 2e CA se trouvent le 6e CA US et le Rhône, c’est cette séparation qui incite au regroupement en deux entités.
    A ce moment le 4e bureau n’a aucune disponibilité en approvisionnement. Tout juste a-t-il assuré les besoins des combats à l’Est du Rhône.

    Or la progression des unités dans ce nouveau dispositif est très rapide : la XIXe armée allemande est en retraite depuis le 20 Août,et il ne s’agit pas de combats mais de poursuites.
    La 2e DIM s’empare de Briançon le 6 Septembre, puis occupe les positions de la frontière. Malgré le terrain, cols et sommets sont occupés avec peu de résistance (avec l’aide il est vrai de plusieurs groupes FFI dont la simple connaissance du terrain est déjà d’une aide précieuse).
    Pour le 1er CA, la situation est tout aussi simple : il « recolle » avec les troupes américaines au Nord de Grenoble, franchit le Rhône puis l’Ain. Là il se heurte à quelques résistances allemandes, mais il continue de progresser jusqu’à Pont-de-Roide, sur le Doubs, d’où il doit cette fois chasser les Allemands par un engagement en règle.
    Le 2e CA s’empare de Saint-Etienne et Lyon facilement, mais il rencontre les premières résistances à Beaune et Chagny, puis surtout à Autun. Il atteint Dijon le 11 Septembre, et le 12 fait sa jonction avec la 2e DB de Patton venue de Normandie. Le 13, il s’empare de Langres malgré des contre-attaques allemandes.

    Cette avancée représente 600 kilomètres, parcourus en reléguant les armes lourdes à l’arrière, et concentrant les ressources (surtout le carburant) sur quelques unités. Le carburant manque et est réclamé de partout à cors et à cris. Mais la résistance allemande se durcit peu à peu, et la demande en munitions augmente en conséquence. A titre d’exemple, la 3e DIA se trouve le 5 Septembre au soir avec une demi unité de feu d’artillerie et un quart d’unité de feu d’infanterie. Les demandes grossissent, mais les moyens sont faibles.

    Le 4e bureau s’organise pendant tout ce parcours pour maintenir les approvisionnements.
    Le 1er CA se trouve dans une ligne logique depuis les bases logistiques de Provence. Une ligne unique est organisée sur un axe Aix-Grenoble-Lons Le Saulnier, pour ravitailler le 1er CA et la 2e DIM.
    Le 2e CA se trouvant en revanche à l’Ouest du Rhône, avec toujours peu de passages remis en état, se voit attribuer des moyens de transport organiques pour assurer lui-même son ravitaillement : au total il bénéficie d’un groupe de transport (120 tonnes), un détachement de compagnie d’essence, un hôpital de campagne et une ambulance chirurgicale mobile.
    Mais il faut remplacer ces moyens détachés au Nord par d’autres pour approvisionner les bases de Provence depuis les ports. Le 3 Septembre, les Américains « cèdent » une part de l’usage de la voie ferrée St-Raphael-Aix, à hauteur de 600 tonnes/jour. Puis le 5, sur 130 km entre Laragne et St-André-le-Gaz, une voie ferrée est utilisable.

    Malgré ces mesures, le débit total de la chaîne logistique était de 800 à 1000 tonnes par jour, quand les besoins étaient évalués à 14 000 tonnes (évaluation ne tenant pas compte des mesures prises en interne des unités, comme relégué en arrière une part de l’équipement voire des soldats).
    Alors le 6 Septembre, le trait est forcé au sein des unités, réduisant encore la demande de 14000 tonnes : les unités ne sont plus approvisionnés en vivres, il faut vivre sur le terrain. Chance, on est en Septembre, après les moissons, et la population est favorable. La 9e DIC du 1er CA est stoppée, et ses moyens de ravitaillement (sauf de quoi subsister) sont réattribués. Les hôpitaux de campagne sont stoppés. Heureusement, des dispositions étaient prises pour utiliser les hôpitaux civils. Enfin, décision interne aux divisions, les camions des impedimentas sont déchargés et envoyés s’approvisionner en Provence, voire sur les plages. Cette décision est critiquable, car les camions consomment une grosse partie de leur chargement dans ce long trajet.

    Toutes ces mesures ne visent qu’une chose : rapporter du carburant. Par chance, une raffinerie à Berre et six péniches-citernes sont trouvées et réutilisées sur le Rhône pour ravitailler le 2e CA.
    Mais avec le durcissement de la résistance allemande, la demande en munitions qui réaugmente, la situation est critique.
    Le 15 Septembre, la 1ère armée française compte 165 000 hommes, 33 000 véhicules et 5 500 mulets débarqués. Les moyens de transport en comparaison de seulement sept groupes de transports, soit 900 tonnes en camions de 2.5 et 4.5 tonnes.

    Dans cette situation, il est normal que le 20 Septembre la progression stoppe. Une ultime tentative du 4e bureau est de retarder le débarquement des unités lourdes (artillerie, FTA) au profit de celui de leurs camions qui viennent renforcer le transport. Mais la demande en munitions a explosé devant la résistance allemande revenue, et elle ne peut être correctement assurée. L’avance est stoppée le temps de réapprovisionner.

    A suivre: la conclusion

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  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013
    Conclusion

    L’opération Anvil-Dragoon ne coule pas de source. Sur une carte, le Sud de la France parait très loin de la Ruhr et de la Normandie. Géographiquement, l’obstacle était donc conséquent.
    Comme militairement, il était moindre qu’en Normandie, la logistique allait être le problème épineux. Comme on a pu le voir, il a fallu pour la 1ère Armée française gérer une progression importante, sans avoir la priorité, et avec une avance à front large face à un ennemi encore présent.
    Cette action préfigure la progression alliée en Allemagne, et d’une manière générale est un exemple de gestion logistique vigoureuse, plutôt efficace au final.

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  • Participant
    Posts318
    Member since: 28 février 2014

    Peux-tu te relire il n’y a pas mal de fautes de frappe dans la partie débarquement qui gâche le contenu qui est excellent dommage 🙁

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Corrigé, des remarques sur ce qui est présenté sinon?
    Des questions?

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  • Admin bbPress
    Posts6316
    Member since: 5 août 2017

    Est-ce qu’il y a des sites à visiter des défenses ou des traces toujours visibles des combats s’étant déroulés au sud de la France?

    La guerre a été écrite dans le SANG...
    Pour le reste, il y a le FORUM DE LA GUERRE!!!

  • Modérateur
    Posts8432
    Member since: 14 mai 2013

    Eh bien j’y étais il y a quelques temps, en vacances, on a quelques traces comme des petits bunkers, à la manière de certains restes du mur de l’Atlantique en Bretagne. On a des mémoriaux, dont un avec un LCI américain qui est placé sur une dalle en béton, à proximité d’une plage où des Alliés ont débarqué.
    Ce qui est assez intéressant, c’est de voir un paysage très différent du mur de l’Atlantique, avec une cote très accidentée.

    Après sur les opérations logistiques, il n’y à ma connaissance pas de conséquences visibles actuellement sur les réseaux routiers ou ferroviaires, ou sur les infrastructures puisque les ponts par exemple ont tous été refaits en dur.

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