Post has published by sackboy_val

Ce sujet a 77 réponses, 24 participants et a été mis à jour par  Noble 7, il y a 7 mois et 1 semaine.

3 sujets de 76 à 78 (sur un total de 78)
  • Participant
    Posts75
    Member since: 8 avril 2017

    Bonjour, je présente ici le déroulé réel des efforts des Britanniques pour empêcher un débarquement. Cela donne une idée sur les difficultés rencontrées par les Allemands si ils avaient tenté de traverser la Manche :

    Le 5 septembre 1940, les bombardiers de la Royal Air Force commencèrent à bombarder les concentrations de péniches allemandes dans les ports français et belges de la Manche durant la nuit.

    Le 8 septembre, 18 navires de la Royal Navy traversèrent la Manche et coulèrent deux steamers et en endommagèrent sérieusement deux autres dans le port d’Ostende. Dans la nuit du 11 septembre, deux destroyers et un navire d’escorte coulèrent une péniche auto-propulsée et un chalutier à Ostende.

    Dans la nuit du 13 septembre, pour la première fois, l’ensemble de l’effort nocturne du Bomber Command fut consacré aux ports de la Manche et aux péniches et aux navires qui y étaient massés. Au total, 91 sorties furent effectuées par le Bomber Command cette nuit là et quelque 80 péniches furent rapportées avoir été coulées ou endommagées à Ostende seulement.

    Dans la nuit du 14 septembre, les bombardiers britanniques firent presque 180 sorties contre les ports de la Manche.

    Dans la nuit du 15 septembre aussi, le Bomber Command de la RAF attaqua en force la flotte ennemie dans les ports de Boulogne jusqu’à Anvers, infligeant des pertes particulièrement lourdes à cette dernière. Deux nuits plus tard, 84 péniches furent proclamées avoir été coulées ou endommagées à Dunkerque seulement.

    Vers le 21 septembre, les pertes cumulées de la flotte allemande furent estimées à 214 péniches et 21 transports au total, soit environ 12% de la flotte d’invasion entière.
    La dispersion des péniches fut d’abord due à la nécessité de présenter une cible plus difficile pour les bombardiers britanniques.

    A cette période, les cadavres de quelque 36 soldats allemands échouèrent à des points épars le long de la côte anglaise entre Great Yarmouth et les Cornouailles. L’explication la plus probable fut que les Allemands avaient procédé à des embarquements dans des péniches le long de la côte française et que certaines d’entre elles avaient été coulées par les bombardements britanniques ou par le mauvais temps.

  • Modérateur
    Posts8352
    Member since: 14 mai 2013

    Ces actions britanniques représentent effectivement une forte usure, qui peut retarder le débarquement. Vu l’armée allemande à cette époque, et l’état de l’industrie, et l’industrie des pays européens capturés qui n’est pas encore remise en marche, on peut se dire que cette usure aurait retardé de longtemps un débarquement en angleterre.

    EDIT:

    Plutôt qu’une attaque directe en Grande Bretagne avec une logistique défaillante, ne peut-on pas envisager une attaque de Gibraltar par la flotte italienne?
    Avec pourquoi pas un soutien espagnol qui fournit des terrains d’aviation à portée, voire un soutien française vychiste en Afrique du Nord qui fait de même?

    Comme le forum, me voici amélioré du type 2 au type 10!

  • Participant
    Posts931
    Member since: 6 novembre 2015

    Sur l’immédiat d’un débarquement, je doute que la Royal Navy aurait pu poser des problèmes aux forces amphibies. En 1940, la totalité de la Home Fleet opère depuis Scapa Flow, (immense) base navale se situant en Ecosse, donc assez loin des hypothétiques sites de débarquements allemands en Angleterre. D’ailleurs, si Scapa était assez loin pour ne pas avoir à s’en faire des stukas, le danger des U-boot, qui attendaient impatiemment aux portes de l’installation, et des bombardiers à long rayon d’action, était omniprésent à l’époque.

    Aussi, avec le transfert des escadrons allemands vers les aérodromes côtiers français, la Manche est devenue un immense terrain de chasse pour les avions de la Luftwaffes. Lors du premier mois de la Bataille d’Angleterre, l’aviation allemande, qui s’était tournée sur les ports et convois alliés traversant (impunément) la Manche, coula plus d’une cinquantaine de navires de part et d’autres de la mer. Ces parties de chasse eurent pour effet de vider les ports anglais de tous navires militaires importants en faveur de Scapa Flow, ne laissant que des navires d’escortes derrière eux. Plus grossièrement, jusqu’à la fin de la bataille d’Angleterre, il était interdit de faire passer des convois ou des navires de hautes mer à travers la Manche.

    Donc au final, si la Royal Navy, grande de plus de 322 navires, ne peut être battue, je ne la considérerai toutefois pas comme un problème direct face à l’invasion. En prenant en compte la situation géographique de la Home Fleet très éloignée du champs de bataille, et celle militaire de la Manche, survolée par les avions allemands et bourrée de mines sous-marines, Je dirai que la kriegsmarine a une fenêtre de 5 jours à une bonne semaine pour délivrer le plus de munitions, d’équipements et de nourritures possibles aux troupes de débarquement. Ce sera sur ces stocks de logistiques qu’il faudra ajouter les apports du ravitaillement aérien, beaucoup moins important quantitativement et qualitativement. Evidemment tout ceci ne peut marcher que si la RAF est hors jeu (chose qui fut pratiquement faite à un certain point de la guerre).

    Les allemands ont compris que cette invasion ne serait qu’une course à la montre avant d’être à cours de carburants et d’obus; il faut au plus vite capturer Londres, afin de détruire le moral de la population. Cette action affirmera la sécurisation d’un assez grande parcelle de terre allemande en territoire britannique, chose, qui pour moi, serait un exploit historique.

    Je ne dis pas que Seelowe etait tout à fait faisable, mais elle n’etait pas non plus impossible à faire.

    Allez bye Fanta !

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