Post has published by Leonidas
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    Member since: 21 avril 2012

    Nom : Wilhelm Fahren

    Âge : 59 ans

    Taille : 1m67

    Emplois : contrôleur des impôts à la retraite

    Idéologie : fasciste à tendance conservatrice

    Résidence : quartier bourgeois de Hambourg

    Religion : protestantisme

    Antécédents militaires : s’est engagé en 1917 dans l’armée allemande, s’est battu jusqu’en 1918, à participé la répression contre les Spartakistes et a été démobilisé en 1921. Mobilisé en 1939, à 40 ans donc, sert dans les services de transports de logistique jusqu’en début 1944, est mis au repos jusqu’en 1945 où il est démobilisé.

    Biographie : né dans une confortable famille de Hambourg, Wilhelm Fahren est dès le plus jeune âge éduqué pour obéir. Élève moyen, il s’engage dès qu’il le peut dans l’armée allemande en 1917, d’abord dans un effort patriotique, ensuite pour fuir une famille oppressante. Découvrant les horreurs de la guerre, il tente de survivre dans le bourbier des Flandres où il échappe plusieurs fois à la mort.
    En 1918, choqué face à la défaite allemande, il participe activement à la répression des révolutionnaires spartakistes. Croyant d’abord au mythe du Coup de Poignard dans le Dos, il se ravise au début de 1923, voyant pulluler les partis d’extrême-droite accusants principalement les Juifs d’être la cause de la défaite.
    Se complaisant dans une petite vie de fonctionnaire aux impôts, il regarde l’ascension d’Adolf Hitler vers le pouvoir, avec une impression d’admiration mêlée à de l’inquiétude. Bien qu’approbateur du régime fasciste de Mussolini en Italie, il est effrayé par les discours violants des nazis car n’éprouve aucune haine envers les Juifs, réprouvant les théories de complot juif mondial.
    En 1933 est une année doublement importante pour Wilhelm Fahren, car non seulement il se marie cette année-là mais voit Hitler prendre le pouvoir en Allemagne. Homme réfléchi, hésitant entre haine et tolérance, violence ou pacifisme, car éduqué à la dure par un père strict, mais effrayé par la guerre, il se positionne sur une aile “gauche” du parti nazi, représentée par Hernst Röhm, le chef des SA jusqu’à la Nuit des Longs Couteaux où celui-ci et plusieurs grands chefs des SA sont arrêtés et assassinés pour une tentative de coup d’État, en 1934. Il soutient alors les éléments les moins radicaux du parti nazi, devenu parti unique.
    Soutenant l’annexion de l’Autriche, celle des Sudètes, ainsi que les rattachements de la Sarre et de Memel, il est contre les actions armées car prévoit une nouvelle guerre européenne qui mènerait à un bain de sang, il assiste impuissant aux persécutions des Juifs, oscillant toujours entre la haine et la tolérance.
    En 1939, il est mobilisé et incorporé dans les services de logistiques. Il conduira des camions de ravitaillement, assurera l’organisation des stocks de guerre, etc. En 1944, il se blesse lors d’un accident de la route durant le service, il est alors mis au repos, c’est-à-dire renvoyé chez lui, il est définitivement démobilisé l’année suivante.
    Son fils, Gerhart Fahren, contre l’avis de son père, s’engage en 1947, vers la fin de la guerre, à tout juste 16 ans. Wilhelm ira le dénoncer et le ramener “par la peau des fesses” jusqu’à chez lui, il lui filera d’ailleurs la raclée de sa vie.
    Homme habituellement peu violent, il se montrera dur avec son fils, et lui interdira l’armée. Gerhart lui rappellera alors que lui-même s’était engagé en 1917 l’âge de 18 ans. “D’abord, j’avais l’âge de me battre, et ensuite j’ai vu la guerre d’une certaine façon qui m’empêchait de te laisser partir !” lui répondra-t-il un jour.
    La guerre terminée, la vie reprend normalement, mis à part les grands travaux que la famille Fahren voit à Hambourg et dans les autres grandes villes d’Allemagne, notamment Berlin, devenue Germania.
    Malgré tout, la vie reprend son cours, Wilhelm assiste au fanatisme grandissant de son entourage, lui restant quasiment le seul à dire “Gutten tag” en rentrant dans une boulangerie face aux autres beuglant leur “Heil Hitler!” en guise de réponse.
    S’étant méfié d’Hitler pour sa violence, il l’apprécie à partir de la fin de la guerre, le Führer s’étant marié, eu un fils et vivant normalement, à Berchtesgaden, loin des uniformes SS et de la Wermacht. Il le trouve en fait plus humain qu’en 1933.
    Néanmoins, beaucoup de questions restent dans l’esprit de l’homme qui, en 1955, a pris sa retraite comme les interrogations à propos des Juifs, tous partis loin à l’Est, et dont on ne sait jamais rien…
    En 1956, Wilhelm se retrouve face à un grave ennui, son fils et sa belle-fille meurent dans un accident de la route, et il doit s’occuper de son petit-fils Gustav, un charmant garçon de 10 ans respectant parfaitement les critères raciaux du régime nazi. C’est ainsi que ce vieil homme, quelque peu usé, se retrouve à devoir éduquer seul (sa femme est décédée deux ans plus tôt) un garçon au cerveau lavé par l’endoctrinement.

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    Wilhelm Fahren et son petit-fils, Gustav, en 1958.

    Une Spartiate équipant son fils : "Reviens avec ce bouclier au bras ou bien dessus"

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