Post has published by Henri Dubret
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“C’est pas que l’amitié, entre chrétiens n’est pas forte, c’est qu’elle totalement inexistante. Il n’y en a aucune, absolument aucune, ce n’est très certainement pas dans les mentalités de l’époque. Après dirent que les musulmans ont grignoté des territoires en Syrie aux Byzantins certes, mais les Latins ont bien grignoté les territoires Byzantins en Italie auparavant, ça ne change rien pour eux, un ami peut très bien être l’ennemi de demain et vice versa, il n’y a qu’à voir les relations entre Byzantins et Bulgares ou Byzantins et Rus’. Par exemple pour les Bulgares si ils attaquent les forces du Califat entrain d’attaquer Constantinople ce n’est pas par solidarité ou quelconque altruisme, c’est tout simple que le Khan des Bulgares voulait être le premier à prendre Constantinople c’est tout.”

Non, l’amitié entre chrétiens n’est pas “inexistante”. Il y a de grosses tensions et des points de désaccord importants mais elle n’est pas inexistante. En effet, si tu dis que les byzantins entretenaient grosso-modo les même relations avec les Latins qu’avec les Musulmans, et bien il n’y a alors jamais eu de coopération entre byzantins et musulmans, comme il n’y en aurait pas eu entre chrétiens. Ce qui est faux.
Il y a des rivalités entre catholiques et orthodoxes, mais ceux-ci savent se souvenir d’où ils viennent quand leurs intérêts convergent. Ainsi, plusieurs croisades sont menées côte à côte, malgré les rivalités, et des Latins assistent les Byzantins lors du siège de Constantinople en 1453.

“La méfiance des Latins, c’est vite dit, ça dépend des Latins, les byzantins étaient très amis avec Venise puis avec Gênes ce n’est pas un groupe Monolithique. Quand à la Diplomatie les Latins n’ont qu’à s’en prendre à eux même aussi, il n’y a qu’à voir la razzia de Renaud de Chatillon sur Chypre,suffisamment violente pour que le Basileus prenne la Tête d’une immense armée en personne pour se diriger vers Antioche, ce qui frappa de terreur Renaud qui alla se prosterner devant le Basileus une corde au cou pour demander pardon. De même qu’à la même époque l’Empire affronte régulièrement la Hongrie, les Lombards et les Normands. Bizarrement c’est face aux Etats musulmans que l’empire a le moins de problèmes.”

Les Byzantins s’attirent la méfiance des Latins, et vice-versa. Mais la position des premiers s’avère bien plus délicate que celle des derniers. Pour eux, il s’agit de survie, de préservation de l’empire. Et au final, c’est à eux que ces abus de jeux d’alliance coûtent le plus cher, bien qu’ils leur aient permis auparavant de se sauvegarder. Mais ces retournements incessants finissent par leur mettre tout le monde à dos.

Quant à tes exemples, j’aimerais bien que tu les dates car je ne comprends pas bien ce que tu veux dire entre les Normands, Renaud de Chatillon, les Lombards (écrasés par Charlemagne) et les Hongrois. J’ai l’impression que tu mélanges plusieurs périodes et je ne comprends plus ce que tu veux dire.

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