Post has published by Pano
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    La stratégie des Romains ? :huh:

    Bon. Premier temps, les légionnaires présentent un mur de boucliers à l’adversaire (mur plus ou moins impénétrable) et balancent quelques milliers de pillums :woohoo: qui déciment les rangs des assaillants britons, qui ralentissent un peu la charge britonne et qui se plantent dans bon nombre de boucliers qui, ainsi rendus inutilisables, sont plus ou moins désarmés face aux légionnaires romains.

    Ensuite, les Britons arrivent au contact… les Romains maintiennent leur formation. Position défensive dans un premier temps. 😉 Les Britons, comme bien des celtes, sont gênés par leur longue épée dans des batailles similaires… Tout ce qu’un Romain a à faire, là, c’est de lever son grand bouclier (bras gauche) pour encaisser les chocs ; les Britons, de par la longueur de leur arme et la densité des combatants, ne peuvent quasiment que faire des attaques de haut en bas avec leur épées : facile à bloquer pour les Romains. Romains qui glissent alors leur glaive (plus court ; bras droit) par en-dessous pour le faire passer sous les côtes des assaillants… Très efficace. (Pour les Romains. :lol:)

    Ceci (lever le bouclier bon nombre de fois du bras gauche pour retenir de lourdes épées qui arrivent et lever le bras droit avec son glaive…) est fort fatiguant, à la longue. 😛 C’est là que joue le génie romain : périodiquement (toutes les 5 minutes, peut-être), les Romains du premier rang reculent et se placent tout derrière, alors que ceux du deuxième rang entrent en contact avec les Britons. Classiquement, les Romains sont sur 8 rangs… cela permet aux hommes de souffler entre deux : pendant 7 fois environ 5 minutes (à peu près), les hommes qui formaient le premier rang ont le temps de souffler, de récupérer… c’est-à-dire qu’ils retourneront ensuite frais et prêts à en découdre au contact, quand leur tour reviendra. Plutôt pas mal, comme stratégie, non ? Ainsi, le mur des légionnaires est sans cesse renouvellé… donc moins de fatigue, donc plus de chance de le maintenir impénétrable. 😉

    Ainsi plusieurs charges des Britons n’arrivent pas à percer ce mur. La Reine Boudicca les fait reculer, puis revenir après les avoir harangués, etc.

    Donc les Romains, au début, ne voulaient “que” maintenir leur position : en nette infériorité numérique (quoique si on parle de 230’000 Britons, c’est peut-être comme pour le coup des Helvètes : femmes et enfants compris – ils assistaient à la bataille, pas loin derrière, avec leurs chariots !), les Romains ne semblaient guère à leur avantage au début de la bataille.

    Le problème, c’est que les Britons avaient plutôt comme tactique principale les charges furieuses (qui s’arrêtaient contre le mur formé par les légionnaires romains) ou les duels épiques (que les Romains leur refusaient) entre champions. En plus de la pluie initiale de milliers de pillums…

    Or, de par la configuration du terrain, les Britons devaient démollir le “mur Romain” par l’avant (pas possible de vraiment le contourner, ici). 🙂

    Ainsi, la bataille a duré comme ça un bon moment… Quand le général romain a vu que des milliers et des milliers de Britons jonchaient le sol, transformé en éponge imbibée de sang :sick:, que le moral ennemi commençait à vaciller, que les Britons s’essouflaient… alors, il a fait lancer ses renforts dans la bataille et a fait avancer toute sa ligne de légionnaires. 🙂

    Mais en avançant, avec un peu une formation en dent de scie, toujours impénétrables entre les rangées de longs et larges boucliers et les petits glaives qui se glissaient (presque en traître) là entre, impossible de combattre. Epuisés, les Britons tentent de reculer, mais les légionnaires (moins fatigués grâce notamment à leur système de rotation, comme expliqué un peu auparavant) les talonnent, les poussent de leurs boucliers… B)

    C’est alors que, oui, la tactique devint de faire reculer les Britons. Mais c’est aussi de leur faute : sûrs de leur victoire, ils avaient amassé leurs chariots sur leurs arrières (avec femmes et enfants). Donc la retraire leur était coupée. :pinch: Du moins pour le gros de leur armée. Alors oui, faire reculer les Britons, les pousser avec les boucliers… pour les enfermer entre un mur infranchissable de boucliers (d’autant plus infranchissable que les guerriers ont perdu le moral en même temps que la bataille, car ce qui suit n’est plus une bataille, mais un massacre) et les chariots britons… pour les tailler en pièce. Hommes, femmes, enfants. :ohmy:

    Bref, un désastre pour les Britons. La Reine Boudicca aurait échappé à la bataille… mais se serait empoisonnée par la suite…

    Voilà. B)

    PS : Un peu long, ce post, non ? 😆

    La guerre, c'est l'histoire de l'humanité !
    Vouloir juger sans (bien) connaître, n'est-ce pas là le meilleur moyen de se tromper ?

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